Avertissement : Tous les droits de Bleach/Harry Potter, sont à leurs propriétaires respectifs.
Note de la traductrice :
Je ne suis que la traductrice, en aucun cas cette fanfiction est mon œuvre. Elle appartient à Silvermoon42. Vraiment navrée pour ce retard, je suis inexcusable... Cependant ces dernières semaines ont été assez chargées, entre examens et devoirs à rendre, je n'avais plus la tête à rien... Vraiment navrée ! Après ces excuses minables, il faut bien le dire, je vous souhaite une bonne lecture ! Cela dit, je peux vous dire que l'attente en aura valu la peine !
Ils durent rapidement abandonner la séance s'entrainement, le temps s'assombrissant à vu d'œil. Toshiro avait prévu de faire un nouvel essai le lendemain, mais Harry avait des devoirs à faire, qu'il ne faisait pas vraiment en réalité, et il n'avait aucune raison d'y aller seulement avec Hermione et Ron. Aussi, ils ne reprirent l'entrainement qu'après le retour de Malfoy en classe.
Exactement une semaine après l'incident avec l'hippogriffe, Malfoy était arrivé avec vingt minutes de retard en cours de potion double : Gryffondor/Serpentard. Pour une raison ou pour une autre, il décida de s'asseoir à côté de Toshiro et exigea qu'il lui prépare tous ses ingrédients, son bras lui faisant trop mal. Le shinigami lui prépara ses ingrédients puis retourna à son propre chaudron, qui était censé être vert vif et brillant mais qui semblait bien trop sombre, il rajouta donc quelques racines.
''Tu n'agis pas comme les autres Gryffondors.''
''Hein ?'' Répondit distraitement Toshiro en levant à peine les yeux de son chaudron. Un tour dans le sens des aiguilles d'une montre…un pause et deux dans le sens contraire.
''Je veux dire,'' reprit Malfoy, ne remarquant pas, ou ne se souciant pas, que Toshiro semblait ne rien avoir à faire de ce qu'il avait à dire. ''Tu es prétentieux et arrogant comme les autres, mais tu n'es pas comme eux… tu vois ce que je veux dire ?''
''Non.'' Répondit Toshiro en saupoudrant sa potion d'un peu de… Oh mon dieu, d'un peu de quoi ?
Alors que Toshiro essayait de déterminer ce qu'il venait d'ajouter à sa potion, Malfoy continua son monologue. ''Tous les autres sont des imbéciles et des fainéants, mais au moins toi tu rattrapes le tout. Je pense que tu aurais pu faire un bon Serpentard.''
''Tu ne sais rien de moi,'' marmonna Toshiro, mais la plus grande partie de son attention était tournée sur sa potion. Celle-ci avait commencé à bouillir et avait tourné à une nuance écœurante de vert.
''Bien sur, mais… je parie que tu es puissant… Et quelque chose comme ça…'' fit Malfoy en levant son bras blessée autant qu'il le pouvait. ''Je parie que ça ne t'arrêterait pas.''
''Qu'est-ce que tu attends de moi ?'' S'enquit Toshiro en observant sa potion. Elle moussait sur les bords et il hésitait à se pencher au dessus pour mieux voir. Il leva les yeux et vit Rogue regarder le désastre en cours avec un léger sourire. Toshiro retourna à son chaudron, ne voulant pas demander d'aide pour le moment.
Malfoy remua sa propre potion sans grand enthousiasme. ''Est-ce mal de vouloir connaitre quelqu'un ?''
''Non, mais tu as une réputation bien connue pour détester les Gryffon… oh oh…''
''Qu'est-ce qu'il y a ?'' S'étonna Malfoy en se levant pour regarder sans son chaudron. ''Oh, c'est pas bon ça.''
Toujours en grommelant, Toshiro termina d'essuyer ses cheveux, à présent secs. ''Arrêt de rire,'' grogna-t-il à Hyorinmaru, dont les rires se répercutaient dans leur monde intérieur.
''Mais vous avez vu le visage de Rogue ?''
''Oui, et maintenant je vais devoir le revoir lundi soir.''
''Ça en valait la peine !''
Toshiro soupir et descendit les escaliers pour rejoindre la salle commune, où Hermione l'attendait sur le canapé. ''Prêt ?'' Demanda-t-elle joyeusement.
''Pas toi aussi…'' Soupira Toshiro en sortant de la salle commune, ignorant les rires de la Grosse Dame.
''Oh, ce n'est pas si terrible.''
Cette fois Toshiro céda à la tentation et leva les yeux au ciel. ''Dit celle qui n'a pas de retenue avec le professeur Rogue.''
''Hé bien… techniquement, ce n'est même pas encore arrivé !''
C'était vrai. Après… l'incident dans la salle des Potions, Hermione et lui avaient utilisé leur Retourneur de Temps pour que Toshiro puisse prendre une douche avant qu'ils ne se rendent en étude des moldus. La tour et les couloirs étaient vides, tout le monde étant encore en classe.
''En plus, maintenant tu sens la fraise !'' Gloussa Hermione en s'appuyant contre le mur où se trouvait la porte de leur salle de cours. Toshiro fronça les sourcils.
''Je ne sens pas comme Kurosaki !''
''Qui ?''
Ils se regardèrent pendant quelques secondes avant que la cloche ne sonne et que les élèves n'envahissent le couloir. ''Peu importe,'' marmonna Toshiro.
''Vous êtes en avance,'' fit leur professeur avec un sourire en appuyant sur le bouton d'une radio posée sur son bureau. Du Jazz commença alors à se faire entendre depuis les haut-parleurs.
''Nous avions du temps pour arriver,'' répondit Hermione alors qu'ils s'asseyèrent au fond dans un coin. Toshiro n'était certainement pas disposé à s'asseoir plus près. ''Réjouis-toi, on a Défense contre les forces du mal après le déjeuner, j'ai entendu dire que le professeur Lupin était vraiment bon.''
''Ouais.'' Acquiesça-t-il, ayant entendu ces rumeurs. ''Mais j'ai quand même une retenue avec Rogue lundi.'' Gémit-il en posant sa tête sur la table. ''Oh seigneur, j'ai une retenue avec Rogue lundi !''
Hermione sourit doucement et tapota son épaule. ''Tu sens toujours la fraise.''
A l'heure du déjeuner, tout le monde avait entendu parler de ce qu'il s'était passé en cours de Potion. Toshiro était assis vers le fond de la salle, mais il pouvait toujours les murmures le concernant et quelques Gryffondor vinrent même lui tapoter le dos. Ils voulaient aussi savoir pourquoi il sentait la fraise.
Il se sentait terriblement mal.
Décidant de renoncer au déjeuner, il s'en alla et erra sans but dans le château avant de se retrouver sur un balcon surplombant une partie du parc et de la Forêt Interdite. Avec un soupir, il s'installa sur la balustrade, le dos contre le mur, et il commença à lire un livre sur la progression des transports inventés par les moldus. Celui qui avait écrit ce livre semblait cependant être d'une extrême partialité à l'encontre des moldus, une grande partie du texte décrivant les divers accidents commis avec des voitures et autres véhicules : charrettes, avions…
''Je ne pense pas que tu devrais être perché là-haut.''
Toshiro sursauta et se tourna pour trouver à ses côtés un homme à l'air fatigué portant de fines robes de sorcier marron. ''Oh, bonjour professeur.''
''Bonjour…je suis navré, mais j'ai vu tellement de nouvelles têtes que j'ai du mal à me souvenir de ton nom. Tu es … ?''
''Hitsugaya Toshiro.''
''Le troisième année,'' sourit Lupin en lui serrant la main. ''Alors, qu'est-ce qui t'amène ici, Hitsugaya le troisième année ?''
Toshiro soupira et ramena une jambe contre sa poitrine, laissant l'autre pendre dans le vide. Lupin le regarda, visiblement mal à l'aise avec sa nouvelle position. ''Ce n'est rien,'' dit-il en regardant le parc. ''Ça passera.''
Lupin acquiesça et se rapprocha un peu, mais il s'arrêta vite, le nez froncé. ''Tu sens la fraise.''
Toshiro décida de ne pas répondre.
Prenant quelques inspirations, Lupin se dirigea vers la rambarde à côté de Toshiro et regarda le par autour d'eux. ''C'est une belle journée,'' dit-il en levant la tête. Une légère brise agita ses cheveux, les envoyant dans ses yeux. Il les écarta et une profonde inspiration.
Toshiro hocha la tête et changea de position, lâchant sa jambe pour pouvoir l'allonger sur la rambarde. La main de Lupin se crispa, sans doute s'empêchait-il de saisir Toshiro pour l'éloigner de la rambarde.
''Tu n'as pas peur des hauteurs,'' observa Lupin. Toshiro émit un claquement de langue amusé. Il était capable de tenir debout et voler dans le ciel ainsi que de contrôler la météo. Comme si allait avoir eu peur de s'asseoir sur une rambarde !
''Non, effectivement,'' acquiesça-t-il.
Lupin resta à ses côtés encore un moment avant de tourner les talons et rentrer à l'intérieur. Toshiro resta sur son perchoir et regarda le parc devant lui, respirant doucement et profondément. Il leva la main et toucha l'anneau de glace autour de son bras.
Dans la salle de Défense contre les forces du mal l'ambiance était bien plus excitée que d'habitude. La salle, à peu près la même que l'année passé à l'exception des murs exempts des peintures de Lockhart, s'est rapidement retrouvée remplie d'élèves. Ils prirent place et commencèrent à s'installer : placèrent leurs plumes près de leurs parchemins, débouchèrent leurs encriers et posèrent leurs livres sur leurs tables. Quand la cloche sonna, le professeur Lupin n'était pas encore arrivé, mais tous les élèves étaient à leurs places et chuchotaient avec enthousiasme. Toshiro commençait à peine à se demander si le professeur avait oublié qu'ils avaient une leçon aujourd'hui quand la porte s'ouvrit et que Lupin entra dans la pièce.
''Bonjour,'' dit-il de sa voix basse et fatiguée. ''Vous voudrez bien s'il vous plaît remettre vos livres dans vos sacs Aujourd'hui, nous allons faire des travaux pratiques. Vous n'aurez besoin que de vos baguettes magiques.''
Les élèves parurent curieux mais suivirent les instructions sans discuter, et bientôt les tables furent vides et les baguettes en main. Un élève, semblant beaucoup plus effrayé qu'excité, leva la main. Lupin lui fit alors signe de s'exprimer.
''Est… est-ce que… il y aura des créatures magiques, monsieur ?'' S'enquit le garçon en tripotant nerveusement sa baguette. Lupin hocha la tête et le garçon devint soudainement pâle. Lupin lui fit alors un sourire encourageant.
''Nous ne travaillerons qu'avec une seule créature aujourd'hui, il n'y a aucune raison de s'inquiéter si vous suivez bien mes consignes, si tout le monde est prêt, suivez-moi.''
La classe sortit de la salle et suivit le professeur jusqu'à ce qu'ils rencontrent Peeves entrain de coller du chewing-gum dans le trou d'une serrure au détour d'un couloir. '' Rusard sera furieux s'il n'arrive plus à ouvrir son placard à balais.'' Fit Lupin, Peeves leva les yeux vers lui avant de lui tirer la langue. Lupin soupira et sortit sa baguette, au même instant les yeux de Peeves balayèrent le groupe, se posant brièvement sur Toshiro. Laissant échapper une longue et colorée salve de jurons qui fit grimacer Lupin, il s'éleva et traversa le plafond. ''Ne répétez pas ça chez vous,'' fit Lupin avant de reprendre son chemin.
Pensant que le professeur avait effrayé le poltergeist simplement en sortant sa baguette, la classe le suivi en chuchotant leur ébahissement et leur respect envers leur nouveau professeur.
''Il est déjà meilleur que Lockhart,'' chuchota quelqu'un.
''Peeves doit toujours avoir l'ordre de rester loin de vous,'' fit Hyorinmaru, amusé. Toshiro hocha la tête pensivement, se souvenant du moment où le Baron Sanglant avait ordonné au fantôme de rester loin de lui.
''Je me demande pourquoi Peeves est aussi effrayé par le Baron Sanglant.'' Fit Toshiro à son zanpakuto.''Ce n'est pas comme si il pouvait à nouveau être tué et je doute qu'ils puissent même être blessés.''
Pour toute réponse Hyorinmaru émit un grondement pensif.
Pendant ce temps, Lupin avait ouvert la porte de la salle des professeurs et faisait entrer les élèves. A l'intérieur se trouvait une vieille penderie, tout au bout de la longue pièce. Alors que les élèves continuaient à entrer, la penderie se mit soudainement à vaciller, claquant fortement contre le mur derrière elle. Les élèves qui se trouvaient près d'elle sursautèrent brusquement et s'écartèrent rapidement.
''Qu'est-ce qu'ils y a dedans ?'' S'enquit le même garçon qui s'était exprimé un peu plus tôt. Il était debout, tous les muscles tendus et les yeux écarquillés.
''Un épouvantard,'' fit calmement le professeur Lupin.
Les élèves qui avaient des parents sorciers regardèrent la penderie vibrante avec une panique non dissimulée. Lupin sourit, ferma la porte et traversa le groupe pour se tenir face à eux. ''Il n'y a rien à craindre,'' dit-il alors que les coins de sa bouche se contraient. ''Ils contrôlent la peur, mais nous n'avons rien à craindre, car la seule chose qui puisse nous faire peur est la peur elle-même : quelqu'un sait qui a dit ça ?''
Cette fois les enfants de sorciers semblèrent perdus. Hermione haleta et son bras fendit l'air. Debout devant elle, un peu sur le côté, à droite de Toshiro, se trouvait Harry, qui leva timidement la main. Lupin l'interrogea.
''Roosevelt, monsieur ?''
''Exact ! Franklin D. Roosevelt, le trente deuxième président des États-Unis d'Amérique.'' Lupin fit une pause et joignit les mains. ''Maintenant, j'aimerais discuter de la peur et si oui ou non c'est une chose à utiliser dans la société d'aujourd'hui, mais je ne crois pas que ce soit ce que vous vouliez entendre,'' dit-il avant de reprendre après un instant de silence. ''Si ?''
''NON !''
''Très bien, alors,'' gloussa Lupin. '' Bon, les épouvantard, quelqu'un peut-il me dire ce qu'est un épouvantard ?... Oui, Hermione.''
''Je me souviens de ce discours,'' murmura Hitsugaya à Hyorinmaru. ''C'était lors de notre première mission à l'étranger, non ?''
''C'est exact.'' Fit Hyorinmaru avec un petit rire. ''Je me souviens que votre anglais n'était pas aussi bon à l'époque. Qu'est-ce que vous aviez cru entendre ? Que la seule chose qui puisse nous faire peur est sa chérie ?''
''Son micro était détraqué ! En plus j'étais distrais. La glace de cette petit fille était tombée sur moi.''
''Je maintien qu'elle l'a jeté sur vous.''
Une voix lui disant ''Viens !'' et une pression sur sa main le tirant en arrière ramena son attention sur ce qu'il se passait autour de lui. Toshiro constata alors que les élèves avaient formé une file. Hermione l'avait tiré un peu en retrait, mais quand il essaya de retirer sa main de la sienne, elle ne le laissa pas faire. Toshiro cligna des yeux et retira doucement sa main de sa prise. Elle ne sembla pas s'en apercevoir, les yeux tournés vers le devant de la salle, où le professeur Lupin parlait avec Neville Londubat.
''Le professeur Rogue ?'' Rit doucement Lupin. ''Oui, il est assez effrayant, maintenant, ce quoi n'as-tu pas peur ?'' Au regard vide de Neville il reprit différemment,'' Que trouves-tu amusant ?''
Le réponse de Neville fut marmonnée si doucement que Toshiro ne put l'entendre, mais Lupin parut satisfait de sa réponse et il fit signe au jeune homme de faire un pas en arrière après lui avoir donné quelques instructions dans un murmure. Neville souriait en prenant place en tête de file. Lupin éleva la voix et reprit. ''Bien, alors, quand l'épouvantard sortira, il prendra la forme que M. Londubat a choisi. Quand ce sera votre tour de lui faire face, vous devrez lever votre baguette et dire Riddikulus. Ça forcera l'épouvantard à prendre une forme que vous trouvez drôle. Vous devrez vous concentrer là-dessus, ça peut être n'importe quoi, un objet par exemple. Je voudrais donc que chacun de vous réfléchisse à ce qui lui fait le plus peur en imaginant le moyen de le transformer en quelque chose de comique... Prêt, Neville ?''
''Prêt, monsieur.'' Acquiesça Neville en levant sa baguette.
''Un, deux, trois !''
La porte de la penderie s'ouvrit brusquement et heurta le mur en pierre derrière elle. Le professeur Rogue sortit alors des tréfonds sombres du meuble et fit un pas en avant, il avait un brillant regard noir et un air renfrogné sur le visage. En tête de file, Neville déglutit mais leva sa baguette.
''R…riddikulus !''
En un instant, les vêtements de Rogue, le faisant ressembler à une chauve-souris, se retrouvèrent remplacés par ceux d'une grand-mère, avec en plus un chapeau avec un vautour empaillé dessus. La classe éclata de rire et même Lupin du prendre un moment avant de se ressaisir. Toshiro regarda l'épouvantard transformé, faisant en sorte de le garder en mémoire.
''Pensez à ça quand vous serez en colle avec Rogue !'' Rugit de rire Hyorinmaru. Il se tenait au bord d'une falaise, replié sur lui-même, ses griffes creusant le sol de glace. Sa queue claqua, envoyant une grande gerbe de neige. ''Ô combien glorieux !''
Alors que le Rogue en robe s'avançait sur ses hauts talons, Parvati s'avança, souriant craintivement. Les yeux de l'épouvantard se fixèrent sur elle et Rogue disparu pour être remplacé par une momie, ses bandages couverts de larges tâches de sang séché. « Riddikulus », haleta-t-elle avant que la tête de la momie de rebondisse sur le sol alors que le reste du corps trébuchait sur ses propres bandelettes.
Et ainsi de suite, chaque élève s'avança et l'épouvantard se transformait en leur plus grande peur avant de devenir quelque chose de comique. Parfois, les résultats étaient vraiment hilarants et la classe toute entière éclatait dans un rire tonitruant, parfois, encore, l'épouvantard prenait des formes n'ayant rien de particulièrement drôle, mais la personne en face de lui souriait simplement. Toshiro regarda le nombre d'élève devant lui diminuer et commença à chercher quelque chose d'amusant à recréer.
''Éloignez-vous !''
La voix d'Hyorinmaru, soudainement urgente et inquiète, résonna dans son esprit.
''Quoi ?''
''Votre pire peur… voulez-vous vraiment qu'ils là voient ?''
Le souffle de Toshiro se coinça dans sa gorge. ''Non…'' souffla-t-il en se déplaçant brusquement alors qu'Harry s'avançait pour faire face à l'épouvantard. La créature fit face au garçon alors que Lupin, adossé au mur, s'avançait d'un air alarmé. L'épouvantard, qui venait de se transformer en détraqueur, devint une pleine lune lumineuse. Toshiro s'immobilisa, la fixant un instant avant que Lupin ne face un geste avec sa baguette et que la lune ne devienne un ballon de baudruche jaune entrain de se dégonfler.
Le ballon virevolta dans les airs en tournoyant dans la pièce. Puis il s'arrêta… juste devant Toshiro.
Hyorinmaru laissa échapper un grondement menaçant au moment où l'épouvantard changeait de forme. Le cœur de Toshiro bondit sauvagement dans sa poitrine et il jeta un regard paniqué au professeur. Mais il n'y avait rien qu'il puisse faire, l'épouvantard venait de changer de forme.
Pendant une brève seconde, il y eut un long silence. Puis un cri perça l'air et comme si ce seul bruit avait percé ce moment de flottement, des halètements et des cris de terreur envahirent la pièce. Neville Londubat laissa tomber sa baguette. Parvati Patil enfouit sa tête dans l'épaule de sa sœur et Dean Thomas recula contre le mur du fond.
Toshiro n'entendit ni ne vit rien de tout ça. Il regardait ce qu'il se trouvait devant lui, incapable de bouger le moindre muscle.
Autour de lui se trouvait les restes noircis et effondrés de la dixième division, rasée par le feu. Ses subordonnés, ces hommes et femmes complètement idiots, souvent saouls, mais si loyaux et merveilleux… tous étaient éparpillés sur le sol, la peau brûlée et boursouflée. Leurs corps étaient tordus dans des positions de pure agonie alors qu'ils mouraient en essayant d'échapper à la torture des flammes.
Et là, couchée dans une flaque de sang, le visage vide, un masque de douleur et de peur dans les yeux, se trouvait Momo. Ses vêtements étaient gorgés du sang qui sortait de sa poitrine. ''Hinamori.'' Toshiro fit un pas en avant, mais il n'arrivait pas à aller plus loin. ''Hinamori…''
Il la reconnue. Cette blessure. Cette affreuse et horrible blessure, celle qu'il lui avait faite. La sienne. Il l'avait blessée. Il avait blessé Momo. Il l'avait poignardé… mais il croyait… Ses subordonnés. Ses subordonnés ils… le feu...
« Riddikulus. »
Le professeur Lupin s'avança, main et voix tremblantes.
Momo, elle, continua à s'écrouler sur le sol, dans une large mare de sang.
« Riddikulus ! »
''Shiro…'' Fit Momo en tournant la tête, ses yeux fixant les siens. ''Pourquoi ?''
''Je n'ai pas…'' Fit Toshiro d'une voix brisée.''Hinamori, je…''
''C'est de votre faute.''
Toshiro leva les yeux pour faire face à ce nouveau tourment, qui prit la forme de Matsumoto, s'agenouillant aux côtés de Momo. Ses yeux rencontrèrent les siens et ils étaient furieux. Accusateurs.
''Vous n'être qu'un enfant,'' reprit Matsumoto d'une voix dure. ''Vous n'êtes pas digne d'être un capitaine.''
''Hitsugaya.''
Ses yeux étaient rivés sur ceux de sa vice-capitaine. Il se noyait dans ses orbes gris pleins de haine. ''Vous n'êtes pas suffisamment fort. Vous n'auriez jamais dû être capitaine. Un vrai capitaine aurait empêché ça, il aurait lui-même arrêté ça.''
''Hitsugaya !''
Lentement, il baissa les yeux. Les lèvres ensanglantées de Momo bougèrent légèrement. Pourquoi ?
''Toshiro !'' Sa vue se retrouva soudainement bloquée alors que des mains se posèrent sur ses épaules. ''Ce n'est pas réel, tu m'entends ? Ce n'est pas réel !''
Toshiro cligna des yeux. Il se concentra sur les yeux de Lupin et ne détourna pas les yeux. Lupin continua de lui parler avec inquiétude et urgence.
''Tu es en sécurité, tu es à Poudlard, ce n'est pas réel, tu es en classe à Poudlard, écoute-moi, ils ne sont pas réels.''
Poudlard. Il était à Poudlard. La colère se propagea alors rapidement en lui, tel un feu de forêt.
Le sang ne devait pas tâcher les murs de cette école.
Il leva sa baguette.
''Riddikulus.'' Momo, Rangiku, le sang, la dixième division et leurs yeux accusateurs disparurent. A leur place apparut une petite toupie, tournoyant à jamais. ''Vous n'êtes pas réels.''
Notre de la traductrice:
Voilà pour ce fabuleux chapitre, l'un de mes préférés des trois années réunies ! Il est dans le top trois en tout cas !
Qui plus est, je voulais revenir sur le ''tu sens la fraise'' et '' Je ne sens pas comme Kurosaki''... En fait c'est dû à une blague que les anglais aimes bien faire avec le prénom Ichigo, qui signifie fraise en japonais... Voilà, c'est aussi bête que ça. Je ne la trouve pas particulièrement drôle mais l'auteur est maître et je suis son humble serviteur !
A la prochaine !
