Auteur : Amaterasu Chi

Pairing : RL

Genre : Yaoi, UR, OOC, humour, monde du future.

Disclaimer : Tout est à Akira Amano, à ma plus grande joie (si, si).

Résumé : Quand l'humeur est bonne, la connerie est grande et l'hôpital pas loin.

Blabla de moi : Et... TADAM ! Voilà le chapitre bonus avec Lambo, que je me suis bien amusée à écrire. Comme d'hab, rien ne se finit comme prévu mais j'aime le résultat donc... A vous de me dire si vous avez apprécié le lire autant que j'ai apprécié l'écrire !

Bonne lecture !


Comment embrasser Hibari Kyoya ?

Chapitre bonus : Lambo

Quand Lambo se réveilla, il grogna car on l'y forçait, mais quand il vit le sourire doux de son oniichan (1), il fit un effort pour ne pas râler.

- Lambo-kun, réveille-toi, la réunion est fini.

- Kua, demanda-t-il la voix légèrement enroué par le sommeil, j'ai encore raté la réunion ?

- Il ne se passe pas grand chose dans une réunion incomplète Lambo-kun, pouffa Tsunayoshi, Hibari a encore séché. Va te reposer, tu as fait un long voyage pour venir. Merci de ta présence, fit-il en lui offrant un large sourire franc ainsi qu'une caresse virile sur l'épaule.

Lambo eut le souffle coupé par l'émotion. Il était toujours heureux que son oniichan le considère comme son égal et le lui manifeste par des gestes tendres.

- Merci, souffla-t-il alors que Tsunayoshi quittait la pièce.

Il rejoignit sa chambre et alors qu'il fermait les rideaux afin que la lumière ne le gêne pas dans son sommeil, il vit Ryohei foncer hors de la bâtisse sur sa moto. Il leva les yeux au ciel, se demandant où sa continuelle surexcitation l'emmenait cette fois.

Il eut la réponse le soir même, alors qu'il se dirigeait vers les cuisines manger les délicieux mets de sa cuisinière préférée Kashiya (2) avec qui il s'était lié d'amitié dans cette maison. Alors qu'il traversait l'entrée de la maison Vongola, Hana débarqua telle une furie et balança son mari désarticulé au milieu de la pièce, hurlant qu'elle ne voulait plus le voir tant qu'il ne prendrait pas conscience de ses actes. La famille était devenue une habituée de ces scènes, Ryohei ne sachant vraiment pas parler aux femmes et vexant ainsi sa bien-aimée malgré tout l'amour qu'il avait pour elle. Après son départ furibond, Lambo s'approcha du pré-cadavre et s'accroupit près de lui, tentant de comprendre les faibles mots que le gardien arrivait encore à exhaler. Il arriva à percevoir « … embrasser Hibari... honneur... t'aime... Mukuro... difficile... ». Vite lassé, il plaça son index sur le front du sportif et lui envoya la décharge nécessaire pour le faire tomber dans l'inconscience sans pourtant lui faire de mal. Il se dirigea vers l'un des interphones de la maison qui était connecté à l'hôpital de la famille et passa une annonce via les hauts-parleurs.

- Allô allô ! Besoin urgent d'aide dans l'entrée de la maison. Pantin désarticulé à l'agonie.

Estimant avoir fait sa part du boulot et content de son message, il reprit son chemin vers les cuisines, se léchant d'avance les babines.


Le lendemain, après avoir passé la matinée à discuter et rire avec Kashiya, Lambo décida d'aller s'entraîner. Son terrain se trouvait au niveau moins vingt, avec celle de Yamamoto. Ils s'entraînaient parfois ensemble pour créer des techniques combinées. Arrivé face à la porte de Yamamoto, il voulut voir si son ami était là mais à peine eut-il le temps de se mettre sur la pointe des pieds pour voir à travers la lucarne qu'une vague immense défonçait la porte et l'emportait vers la sortie. Après que la vague se tarit, Lambo se mit à quatre pattes en toussotant, tentant de reprendre son souffle. Yamamoto déboula et, surprit de le voir, l'aida à se relever.

- Oh, excuse-moi, j'aurais été plus prudent si j'avais su que tu étais là.

- Pas grave... Tu foutais quoi là dedans ? T'essaies une nouvelle attaque ?

- Ahah ! Non ! Faut que j'aille voler un baiser à Hibari ! A plus !

Et il fila, laissant Lambo complètement largué. Il venait de dire quoi là ? Voler un baiser à une alouette ? (3) Erk ! Et c'était quoi le rapport avec l'inondation de son terrain d'entraînement ? N'y comprenant strictement rien au discours toujours un peu à l'ouest de Yamamoto, Lambo préféra laisser tomber et se dirigea vers son propre terrain, espérant dépasser son niveau de tolérance à la foudre.

Le soir même, alors qu'il devait dîner avec son oniichan, Tsunayoshi arriva en retard, expliquant qu'il avait du rendre visite à Yamamoto à l'hôpital.

- Il s'est fait mal en essayant d'embrasser un oiseau ? demanda Lambo, sceptique.

Le Boss Vongola comprit tout de suite l'allusion et se moqua gentillement de son gardien, ne lui révélant toutefois rien sur la nature du défi qui se jouait, afin de ne pas le mettre en danger. Pour se venger, Lambo bouda tout le long du dîner et profita de la culpabilité de son Boss pour lui piquer la moitié de son repas.


Quelques jours passèrent tranquillement, inquiétant quelque peu Tsunayoshi. Mais Lambo essayait de lui changer les idées en lui demandant de l'entraîner. Grâce aux conseils de son oniichan, Lambo progressait toujours plus rapidement.

Mais un jour, il aperçut Gokudera, qu'il n'avait plus vu depuis son arrivé, entrer dans le bureau du Boss l'air grave. Il se faufila vers la porte pour espionner et le surprit prévoir une attaque. Pour voir ce que le Gardien de la Tempête prévoyait, il décida de le suivre. Toute la matinée, il la passa à poser des bombes dans l'ancien collège d'oniichan. Lambo pensa que si l'effrayant Hibari le surprenait, Hahodera se ferait pulvériser ! Mais à sa grande surprise, alors que les deux gardiens se faisaient face sur le toit de l'établissement, celui de la Tempête avoua de lui-même ses intentions.

- EMBRASSE MOI OU JE FAIS SAUTER NAMIMORI !

Le brusque cri l'avait fait sursauter derrière sa cachette. Il eut peur de s'être fait démasquer mais alors qu'Hibari traînait le corps inconscient de Gokudera vers le bord du toit, il profita du dos tourné de Hibari pour courir discrètement vers la sortie. Il dévala les étages aussi vite qu'il le put et se cacha dans les toilettes du rez de chaussé, ne voulant pas que Kusakabe se rende compte de sa présence.

Quand il entendit du brouhaha dehors, il pointa le bout de son nez dans le coin de la fenêtre et vit le visage inquiet de son oniichan penché sur le corps du Gardien de la Tempête. Trop effrayé par le regard sauvage de Hibari plus tôt, il n'arrivait plus à réfléchir. La seule peur de se faire découvrir dans ce lieu où il ne devrait pas être le laissa paralysé jusqu'au soir, attendant longtemps après le départ de Hibari pour être sûr que celui-ci ne le surprenne pas ici.

Exténué et affamé, il demanda à ce qu'on lui monte un dîner copieux et tenta de reprendre ses esprits autant qu'il remplissait son estomac. Il était très curieux de l'attitude de Hahodera. Celui-ci haïssait Hibari, alors pourquoi demander un baiser à son pire ennemi ? Un baiser doit être partagé avec quelqu'un qu'on aime non ? Ca doit être doux et réciproque non ? Enfin... Pas qu'il y connaisse grand chose, malgré son succès auprès des filles, comme des garçons. Il était d'ailleurs très ouvert sur le sujet de l'homosexualité, ayant longtemps prit son amour fraternel pour oniichan pour le véritable amour. Aujourd'hui, il n'éprouvait aucune honte pour sa bisexualité. Mais tout de même, il avait suffisamment vu de films à l'eau de rose avec Mama (4) pour savoir que ce ne sont pas des ennemis qui se font des papouilles ! Puis tout à coup, il se souvint de Ryohei qui balbutiait « embrasser Hibari » et Yamamoto « voler un baiser à Hibari » qu'il avait trouvé tellement bizarre qu'il avait confondu le nom du gardien avec celui de l'oiseau. Il ne pouvait pas croire que les trois gardiens de la famille jouent à un jeu aussi stupide... Même lui comprenait que c'était trop dangereux ! Il se fit la remarque qu'il devait immédiatement prévenir oniichan de la bêtise que faisaient ses gardiens dans son dos ! Mais trop fatigué par l'exercice de discrétion au collège et trop lourd avec tout ce qu'il venait d'ingurgiter, il se dit qu'il pourrait très bien le faire demain, que rien ne pressait.

Et il s'endormit dans son lit au milieu d'assiettes vides.

Pourtant, ce n'est qu'une semaine plus tard qu'il se rappela du jeu de ses amis. Il se mit à courir vers le bureau d'oniichan mais il vit Hibari y entrer avant lui. Enfin, « entrer »... Plutôt défoncer la porte qu'il avait prit soin de choisir avec oniichan. Il se cacha dans la coin du mur, se demandant qu'est-ce qui pouvait ainsi mettre en colère l'effrayant Hibari. La scène qui suivit le tétanisa. Si, au début, il avait été outré de l'attitude du Gardien du Nuage face à son oniichan, il avait vite déchanté quand Tsuna révéla jouer avec les trois autres idiots.

- Je n'ai pas de chiens Hibari-san, juste des amis avec qui je joue.

Alors comme ça, Tsuna faisait parti du jeu. Lui aussi risquait sa vie pour un baiser ? Mais Tsuna était trop honnête pour ne pas donner un vrai baiser, cela voulait-il dire que... Que oniichan était amoureux de l'effrayant Hibari ?

- Et si tu jouais aussi avec moi Hibari-san ?

Malgré lui, il comprit l'allusion sexuelle et se sentit comme un voyeur face à son oniichan. Ne voulant pas plus le déranger dans sa vie intime, il partit en courant, l'estomac au bord des lèvres.

Dans sa précipitation, il ne vit pas qu'il fonçait droit sur Reborn et même si celui-ci avait un large couloir pour se décaler, il le laissa faire par sadisme. Quand Lambo se rendit compte de qui il venait d'offenser, le trop plein d'émotion le fit craquer.

- Je... Dois... Résister... et il se mit à pleurer, tombant à genoux aux pieds de Reborn.

L'acrobaleno, s'attendant à cette réaction, n'en fut pas moins exaspéré. Néanmoins, il sentait que leur rencontre n'était pas la seule raison de se débordement de larmes. Prit de pitié, il empoigna le jeune garçon par le col et le traîna dans le salon non loin. Il le jeta négligemment sur le canapé et lui-même s'assit dans le fauteuil non loin. Il attendit un bref instant que Lambo s'apaise mais ne le voyant pas se calmer de lui même, il pointa Léon, transformé en pistolet, sur le Bovino et le menaça.

- Maintenant, tu te calmes et tu me dis ce qu'il t'arrive.

Lambo s'arrêta net de pleurnicher, sachant que Reborn n'hésiterait pas à lui tirer dessus s'il n'obéissait pas. Toutefois, ne lui faisant pas confiance, il se recroquevilla dans le canapé, dos à Reborn, et grogna d'une petite voix :

- T'es pas mon psy.

Lambo entendit le fauteuil grincer alors qu'on le déplaçait et sentit le pied de Reborn effleurer son noble fessier alors qu'il étendait les jambes à l'extrémité du canapé. S'appuyant sur ses mains et relevant la tête, Lambo se rendit compte qu'il était coincé entre le dossier du canapé et Reborn, qui d'ailleurs, pointait toujours son arme sur lui, impassible.

- Mais quoi ? s'énerva-t-il.

- J'attends que tu accèdes à ma demande.

Sa voix froide montrait bien qu'il commençait à perdre patience mais Lambo ne comptait pas s'abaisser face à Reborn au point de suivre ses ordres comme une vache de ferme.

- Une demande ne se fait pas avec une arme, rétorqua-t-il en se repositionnant dos au criminel.

Tout à coup, Lambo sentit la peau froide de Léon caresser sa nuque, le faisant trembler, et la voix devenue sensuelle de son ennemi murmurer :

- Pourtant, en d'autres occasions, tu adores me satisfaire...

Lambo rougit, comprenant qu'il parlait des quelques fois où le criminel s'était invité dans sa chambre et lui avait fait subir des abus sexuels ! Bon, il devait avouer que, pour des abus sexuels, il avait été très consentant. Sa mauvaise foi ne pouvait masque le souvenir de la première visite de Reborn qui avait débarqué la nuit il y a deux mois et lui avait ordonné de crier, chose qu'il avait fait sous le coup des nouvelles sensations que lui avait procuré la fellation de Reborn. Cela s'était reproduit encore quatre fois avant que Lambo ne fuie vers l'Italie avec le prétexte de rendre visite à sa famille.

- J'm'en fous, dégage, grogna Lambo en chassant le pistolet de sa nuque.

Léon reprit sa forme originelle et partit par une trappe secrète. Reborn posa sa main sur l'abondante chevelure de Lambo et la lui caressa, demandant suavement :

- Alors comme ça, on avait décidé de me fuir ?

Sa main descendit vers sa nuque et coula vers son torse, s'insinuant entre ses bras pour caresser ses tétons sensibles entre les pans de sa chemise largement ouverte. Malgré la gêne, Lambo n'essaya pas de se soustraire à la main agréable. Au contraire, il essayait de se plaquer plus contre cette main ferme et caressante, ne prenant même plus la peine de contenir sa voix et ses faibles gémissements. Il releva son visage rougit et planta son regard émeraude dans les yeux sombres de son vis-à-vis.

- Je ne fuis plus devant toi, affirma-t-il plein de mauvaise foi.

- Alors prouve-le moi, rétorqua Reborn, amusé.

Acceptant le défi pour sa fierté, Lambo se leva et s'assit à califourchon sur les cuisses de Reborn, fondit sur ses lèvres et échangea avec lui son premier baiser. Il était fougueux et tendre contre sa bouche et bientôt, Reborn l'incita à jouer de sa langue, rendant le baiser plus passionné alors qu'il agrippait Lambo par la taille et le serrait contre lui, possessif.

- Ma chambre, tout de suite... souffla Lambo en bougeant des hanches contre le ventre de Reborn.

- Je pense qu'on va pouvoir passer à l'étape suivante de notre relation, chuchota Reborn alors qu'il agrippait les fesses de Lambo avec délectation et se levait pour se diriger vers la chambre de ce dernier.

- Mets l'accélérateur...


(1) Si j'ai voulu utiliser « oniichan », c'est parce que je trouvais que c'était plus mignon que « grand frère » qui fait tout de suite plus distant. Pis ça me permettait de mettre en évidence l'extrême amour de Lambo pour Tsuna.

(2) Kashiya signifie pâtisserie. Vu que Lambo aime ce qui est sucré... (C'est pas du tout recherché... -' )

(3) Hibari signifiant « alouette » en japonais, j'ai fait exprès que Lambo se trompe de sens.

(4) Référence à Nana Sawada.


Blabla de moi : Here it is ! Alors, qu'en avez vous pensez ? J'ai hâte hâte hâte de lire vos avis ! :D

Figurez-vous que j'ai trouvé ça très, TRES bizarre que mon chapitre bonus vire en RL parce que je ne sais pas vraiment quoi penser de ce couple. Je suis sans opinion à ce sujet et j'avoue ne jamais avoir cherché à approfondir mes connaissances sur ce petit couple donc bon, les choses venant ainsi, j'ai laissé mes mains faire. Qu'en pensez-vous ?

Pour me faire plaisir, je pense à faire encore un chapitre bonus sur la promesse de Hibari dans le précédent chapitre : « Tu ne perds rien pour attendre. ». Mais heu... Je sais pas trop quoi en penser. Mon couple fétiche tourne autour des trois 27 18 69, dans tout les ordres possibles et inimaginables. Mais je voyais bien Hibari faire regretter à Tsuna de s'être amusé de lui...

Donc ! Tout ça pour dire que je souhaiterai avoir votre avis : voulez-vous un chapitre bonus bis avec un M (on ne se refait pas) 1827 ?

Dans tout les cas, merci beaucoup à vous, lecteurs. Vos avis toujours positifs m'ont aidé et poussé pour vous donner le meilleure que je puisse !

A bientôt ! :)