Notes : Voici donc le dernier chapitre. Merci pour tous vos commentaires, cela m'a fait extrêmement plaisir de vous lire !
Chapitre 9 : Le verdict des autres
La veille de mon procès, Hermione me demande, avec de grands yeux innocents : « Severus, est-ce que tu me fais confiance ? »
« A quel sujet ? » je répond, extrêmement suspicieux.
« Pour te défendre demain. »
« Je suppose » je réponds, avec une pointe de méfiance.
« Il faudra te rappeler que tout ce que j'ai fait jusqu'à présent et que je vais faire demain, même si cela ne te plaît pas, est nécessaire pour te faire sortir d'ici. »
« Qu'est-ce que… ? »
« Il faudra que tu me pardonnes. » m'interrompt-elle. « Que tu te rendes compte que je n'avais pas d'autres choix. »
« Qu'est-ce que tu as fait !? » je m'exclame, extrêmement alarmé.
« J'ai fait ce que j'avais à faire pour être sûre que tu aies une défense suffisante. » dit-elle, d'une voix assurée.
« Et si cela ne suffit pas ? » je demande, intrigué.
« Alors il faudra passer au plan B. »
« Et quel est-il ? » je demande, stupéfait.
« Il faudra te faire évader, changer d'identité et d'apparence et que nous fuyons dans un autre pays pour commencer une nouvelle vie. »
« Je ne sais pas ce qu'est le plan A mais s'il est aussi ridicule que le plan B, j'ai du soucis à me faire. » dis-je, complètement effaré.
Puis je repasse dans ma tête ce qu'elle vient de dire et je m'exclame : « Comment ça 'nous' ?!!? »
« Non mais tu ne crois tout de même pas que tu vas te débarrasser de moi quoi qu'il arrive ?! Si c'est le cas, laisse-moi tout de suite te détromper… Ça » dit-elle en faisant un geste entre nous deux pour signifier un lien. « Ça, c'est pour la vie… Eh oui, Severus, tu es coincé avec moi pour toujours, alors tu ferais mieux de t'y faire dès maintenant ! »
« Hermione… » je murmure, choqué.
« C'est pour ça qu'il faut que tu me promettes de ne pas m'en vouloir. » continue-t-elle, inflexible
« Mais enfin ! Qu'est-ce que… »
« Promets-le ! » s'exclame t-elle
« Tu veux que je te promette alors que j'ignore tout de ce que tu peux bien mijoter ! » je m'exclame de plus en plus incrédule.
« Est-ce que tu crois que j'ai ton meilleur intérêt à cœur ? »
« Ça c'est le moins qu'on puisse dire. » je soupire.
« Alors, tu vois, tu n'as aucun soucis à te faire » dit-elle, avec un petit sourire.
« Je me méfie de tes méthode, ma chère Hermione ! »
« J'aime ça ! » s'exclame-t-elle, ravie.
« Quoi ?! »
« Que tu m'appelles 'ma chère Hermione'. »
« Evidemment, je suppose que le côté ironique de la formule ne fait que renforcer ce fait. » Je réplique, en levant les yeux au ciel.
…
« Severus ? » murmure-t-elle.
« Oui ? »
« Je t'aime. » dit-elle, sincèrement.
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« Severus ? »
« Oui ? » je demande, encore sous le choc
« Promets-moi que tu me pardonneras. » supplie-t-elle.
« Oui. »
Hermione hoche la tête avec un petit sourire satisfait
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!!!!!!!!
« Tu es diabolique ! » je m'exclame.
« Severus, tu sais que je pensais vraiment ce je viens de dire, n'est-ce pas ? » murmure t-elle, gentiment.
« Oui, je suppose que tu es assez démente pour le penser… » dis-je, faussement résigné.
« Et toi ? »
« Moi ? »
« Oui, toi. »
« Moi, il se pourrait bien qu'à cause de ton épouvantable influence, je devienne aussi dément que toi. »
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L'heure de mon jugement est finalement arrivée.
Me voilà donc, pour la deuxième fois, enchaîné sur le fauteuil réservé à l'accusé.
Depuis 18 ans, je remarque que rien n'a changé.
Le cachot est toujours aussi faiblement éclairé.
Je ne distingue que les ombres menaçantes de la cinquantaine des membres du Magenmagot, placé sur les gradins au-dessus de moi.
Ils me font penser à une horde de vautour qui attend de se délecter de leur proie.
La dernière fois, Dumbledore s'était porté garant de moi, mais cette fois-ci, il reviendra à Hermione de tenter de m'innocenter.
Et je suis en train de me dire qu'elle n'a aucune chance.
Mais celle-ci demeure à mes côtés et regarde d'un air déterminé les membres de la cour.
« Audience du 4 novembre 1999, ayant pour objet d'examiner les crimes de haute trahison et de meurtre sur la personne d'Albus Dumbledore commis par le présumé Severus Snape. Le prévenu sera interrogé sous Veritaserum par M. Kingsley Shacklebolt, ministre de la magie, M. Tiberus Ogden directeur du département de la juste magique et Mlle Hermione Jane Granger témoin de la défense !» tonne une des ombres du Mangenmagot.
Jane ?
« Severus Snape, en ce qui concerne les crimes que nous venons d'énoncer. Plaidez-vous coupable ou non coupable ? » demande Kingsley.
« Non coupable ! » s'exclame Hermione.
A ces mots, un murmure parcourt la salle.
…
« Hermione… Mlle Granger, vous êtes consciente, bien sûr, que si le prévenu avoue les faits, il peut obtenir une remise de peine ? » demande Kingsley d'un ton conciliant.
« Nous plaidons NON coupable. » s'entête t-elle.
« Je vois. » soupire Kingsley. « Avez-vous des témoins à présenter pour la défense ? »
« Oui, j'appelle mon premier témoin, Monsieur Albus Percival Wulfric Brian Dumbledore. »
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Les murmures deviennent de plus en plus bruyants : « Incroyable… » … « Mais, il est mort ? » … « Qu'est-ce que c'est que cette plaisanterie ? »
Hermione, totalement imperturbable, installe sur la chaise du témoin le tableau de Dumbledore.
« Faire témoigner un tableau, on aura tout vu… » murmure quelqu'un dans la salle.
« Bonjour Kingsley, Tiberus. Je vous écoute. » lance Dumbledore d'un ton jovial.
« Monsieur Dumbledore ? » commence Kingsley légèrement embarrassé.
« Appelez-moi Albus. » lance celui-ci, amusé.
« Hum… Oui…Albus. Est-ce que le prévenu ici présent. » dit-il en me désignant « Vous a… assassiné ? »
« Il a eut la gentillesse de m'accorder cette faveur » dit-il en m'adressant un petit sourire.
A la stupéfaction de toute la salle.
Et de la mienne.
« Une faveur !? Expliquez-vous ! » s'exclame Ogden.
« Mais bien sûr Tiberus, voyez-vous j'étais déjà mourant, je lui ai donc ordonné d'abréger mes souffrances. »
« Est-ce qu'il a discuté vos ordres ? » demande Hermione, d'une voix ferme.
« Oui, il a très vivement protesté, il m'a dit qu'il préférait mourir à ma place. Ses activités d'espion pour mon compte l'on conduit à contracter un serment inviolable avec Mme Narcissa Malfoy. Voldemort ayant confié pour mission à son fils Draco de m'assassiner, Severus a promis de le protéger et de mener à bien sa tache s'il n'y parvenait pas. J'ai fait donc promettre à Severus que c'est lui qui m'achèverait le moment venu. Il n'était pas question qu'un enfant se salisse les mains et que Severus meure. »
« Pourquoi avoir choisi sa vie plutôt que la vôtre ? » demande Hermione.
« Je n'étais plus bon à rien, je sentais mes forces m'abandonner, je savais qu'il ne me restait plus beaucoup de temps et que je ne serais bientôt plus capable d'aider Harry. Mais Severus, lui, en était capable. Après mon 'décès' j'ai continué à lui donner des instructions sous cette forme. »
« Vous voulez dire qu'il a toujours agi sous vos ordres ? » demande Hermione.
« Oui, il m'a été loyal jusqu'au bout, même si j'ai demandé énormément de lui… Au bout du compte, peut-être que j'en ai trop demandé, je crains d'avoir été aveuglé par mon objectif. » dit Dumbledore, avec une pointe de regret.
A ces mots la salle devient extrêmement agitée.
« SILENCE !!! » hurle Ogden.
« Ce témoignage est totalement irrecevable ! » crie, quelqu'un dans la salle.
Hermione soupire
« J'étais sûre que vous alliez dire ça… J'appelle donc mon deuxième témoin… » dit-elle, lassée.
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« …Monsieur Harry Potter. »
Hermione, je vais te tuer…
Arrive alors ledit Potter qui passe devant moi, non sans avoir l'audace de m'adresser un petit clin d'œil insolent.
« Monsieur Potter, pourquoi être-vous là ? » demande Kingsley, intrigué.
« Pour confirmer les dire d'Albus. » dit-il, tranquillement.
« Monsieur Potter, est-ce que vous étiez au courant de la promesse de Severus Snape faite à Dumbledore ? » demande Hermione.
« J'ai eu l'occasion de surprendre une discussion entre les deux au cours de l'année. Snape disait à Albus que celui-ci en demandait trop cette fois-ci et qu'il ne voulait pas faire ce qu'il lui ordonnait. A l'époque je n'ai pas compris de quoi il s'agissait. Je ne l'ai compris que bien plus tard, trop tard… »
« Saviez-vous que Dumbledore était mourant ? » demande Hermione.
« Au début de l'année, j'ai remarqué que la main gauche de celui-ci semblait en très mauvais état. Elle avait l'air complètement morte. »
« Monsieur Snape, pourriez-vous nous expliquer ? » demande Hermione.
« Oui » je réponds en la fusillant du regard. « Il se trouve que Dumbledore a été frappé par une forme extrêmement violente de magie noire en voulant détruire, à lui tout seul, un des fragments de l'âme de Voldemort. Quand il s'est décidé à venir me voir, il était trop tard, il n'y avait plus moyen d'arrêter le sort et tout ce que j'ai pu faire c'est de retarder sa progression. Mais sa main était déjà touchée. »
« Y avait-il une chance qu'il survive ? » demande Kingsley
« Aucune. »
« Monsieur Potter, pourriez-vous nous décrire la scène dont vous avez été témoin dans le bureau de Dumbeldore lors du fameux événement ? » demande Hermione.
« Oui. Albus et moi revenions d'une recherche où nous avions trouvé un objet contenant un des fragments de l'âme de Voldemort. Pour récupérer cet objet, Albus, sans crainte pour sa vie, m'avait obligé à lui faire boire un liquide qui l'avait vidé de toutes ses forces. Quand nous sommes arrivés dans le bureau, Albus a tout de suite compris la situation et m'a lancé un sort de stupefaction pour que je ne puisse pas intervenir et tenter de le protéger. Malfoy était là mais il semblait complètement pétrifié et incapable d'accomplir sa tache. Albus a donc supplié Snape de tenir sa promesse et de l'achever… Si vous voulez mon avis, il ne me semble pas qu'Albus tenait beaucoup à sa vie sinon il n'aurait pas bu le contenu de ce maudit gobelet. »
« Après que cet évènement se soit produit, est-ce que Monsieur Snape a continué de vous aider ? » demande Hermione.
« Oui, il s'est débrouillé pour que je trouve l'épée de Gryffondor pour que je puisse détruire les objets contenant les fragments de l'âme de Voldemort. »
« Comment a-t-il procédé ? » demande Hermione
« Il m'a envoyé son patronus. »
« Je ferais remarquer à la cours que Monsieur Snape est le seul 'soit disant' mangemorts a être capable de produire un patronus complet. » déclare Hermione.
« Qu'il le prouve ! » crie une voix dans la foule.
« Je regrette mais je crains que l'on m'ai confisqué ma baguette que mes mains soient plutôt… occupées en ce moment. » dis-je en soulevant mes mains enchaînées.
Quelques rires fusent dans la salle.
« Qu'on le détache et lui donne une baguette. » crie une voix.
« Que ceux qui sont pour que M. Snape nous fasse une démonstration lèvent la main ! » s'exclame Kingsley.
La totalité des mains se lèvent.
« Très bien. » soupire Kingsley.
« Pas de blague, Snape. » murmure Ogden d'un ton menaçant en me tenant en joue avec sa baguette.
Les chaîne du fauteuil se soulèvent aussitôt et me voilà libre.
Hermione m'adresse un petit sourire et me tend sa propre baguette.
Je la regarde et m'exclame : « Expecto Patronum »
De ma baguette surgit une éblouissante lumière argentée.
Je prévoyais que la lumière prendrait la forme d'une biche comme elle l'avait fait jusqu'à présent.
Mais au lieu d'une biche, c'est une renarde qui surgit. Celle-ci me regarde d'un air de défi avant de frotter sa tête contre mon pantalon.
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Hermione me regarde, complètement choquée.
Potter lui jette un regard stupéfait.
« Monsieur Potter, est-ce que c'était le patronus de Severus Snape que vous avez aperçu et qui vous a aidé ? » demande Kingsley
« Oui. » déclare ledit Potter, sans broncher.
« Monsieur Snape, vous pouvez vous rasseoir. » déclare Kingsley.
Je tends sa baguette à Hermione qui me regarde d'un air interrogatif.
Puis je reprends ma place sur le siège des accusés.
Néanmoins, cette fois, les chaînes ne se referment pas sur moi.
« Avez-vous quelque chose à ajouter Monsieur Potter ? » demande Kingsley
« Oui. Je voudrais remercier Monsieur Snape d'avoir gardé un œil sur moi et ce malgré notre antipathie réciproque. » dit-il en me regardant droit dans les yeux.
« Je ne vous dis pas 'de rien' Monsieur Potter, car vous ne m'avez nullement facilité la tâche. » je lui réponds en soupirant.
Celui-ci m'adresse un petit sourire.
« Bon accélérons le mouvement voulez-vous, il y a encore trois personnes à juger ce matin. » s'impatiente, Ogden. « Monsieur Sanpe, avez-vous oui ou non fait une promesse à Albus Dumbledore d'abréger ses souffrances ? »
« Oui, à mon grand regret. » je murmure.
« Avez-vous, depuis que vous êtes au service de Dumbledore, toujours été loyal à lui et à son camp ? »
« Oui. »
« Bon, est-ce que quelqu'un a encore quelque chose à ajouter ? » demande-t-il, en regardant Hermione.
« Non » répond celle-ci. « les preuves me paraissent suffisamment éloquentes. » dit-elle d'un air de défi en regardant la cour.
« Très bien, dans ce cas. Que ceux qui sont pour l'abandon des charges sur le prévenu, lèvent la main. » demande Kingsley
A ces mots plus des trois quarts de la salle lève la main. »
« Que ceux qui sont en faveur de l'inculpation du prévenu, lèvent la main. »
A ces mots une demi-douzaine de mains se lèvent.
« Très bien. » conclue Kingsley. « Les charges sont abandonnées ! Severus Snape, vous êtes désormais un homme libre. »
Inconcevable…
Hermione m'adresse un sourire parfaitement rayonnant.
Je ne peux que la regarder d'un air choqué.
Celle-ci s'approche de moi et me prend la main.
« Allez viens, Severus, il est temps de prendre le large. »
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Lorsque l'employé du ministère me restitue ma baguette, je la manipule avec une révérence quasi religieuse.
Je ne pensais jamais la retrouver.
« Voici toutes les affaires récupérées dans votre cellule. » me dit-il en me rendant les objets miniaturisés.
« Je garde mes trois objets préférés avec moi : le tableau, le bisounours et 'Jane Eyre' et je confie le reste à Hermione. »
« Prêt à Partir ? » me demande celle-ci.
« Oui… Cette fois oui »
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« Où est-ce qu'on va ? »
« Tu verras. » dit Hermione en m'enlaçant, avant de nous faire transplaner.
Nous arrivons bientôt dans une sorte de loft
« Et nous sommes ? » je demande
« Chez moi. Assieds-toi. » dit-elle en désignant son canapé.
Je m'exécute et finis par lui poser la question qui me trotte dans la tête depuis le procès.
« Hermione, comment as-tu fait pour convaincre Potter de témoigner ? » je demande avec une certaine appréhension.
« Je lui ai montré des extraits de l'interrogatoire. » murmure-t-elle contrite.
« Je m'en doutais. » je soupire, extrêmement lassé.
« Je n'avais pas le choix, il ne m'aurait jamais cru autrement. » dit-elle, d'un ton de regret.
« Je sais… Ce que je ne sais pas, par contre, c'est si je dois te tuer ou te remercier… »
« Euh… La deuxième ? » me demande-t-elle, avec un petit sourire.
« Merci. » dis-je, sincèrement. « Sans toi, je serais probablement resté en prison. »
« De rien. Ça valait la peine, crois-moi. » dit-elle ravie.
…
« Severus, ton patronus ? »
« Quoi mon patronus ? » je demande d'un air que j'espère innocent.
« Il a changé ! »
« Qu'est-ce que tu en sais ? » je demande, coincé.
« Harry m'a dit que c'était une biche, comme celui de Lily. »
« Oui et alors ? » je demande d'un ton de défi.
« Et alors c'est une renarde qui est apparue. » dit-elle agacé
« Bien sûr que c'est une renarde. » dis-je d'un ton blasé.
« Mais… ? »
« Cela ne pouvait être qu'une renarde. » je l'interromps « Aucun autre animal n'aurait pu te rentre justice aussi bien que celui-ci. »
…
…
Je regarde son air hébété avec une grande satisfaction.
Pour une fois, c'est moi qui ai réussi à avoir le dernier mot.
« Qu'est-ce qui se passe, Hermione, tu as perdu ta langue ? » je demande, moqueur.
...
« Expecto Patronum ! » s'exclame celle-ci d'un air de défi.
La lumière argentée prend la forme d'un corbeau qui se pose sur son épaule.
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« Je vois… » je murmure en contemplant le volatile d'un air stupéfait.
« Tu connais la fable du corbeau et du renard, Severus ? A la fin, tu sais QUI gagne, n'est-ce pas ? » demande t-elle d'un ton joyeux.
« Si je comprends bien je n'ai aucune chance. » dis-je, amusé malgré moi.
« Aucune, en effet. »
« Très bien, dans ce cas j'aimerais entendre la suite du plan A. »
« Tu es sûr ? »
« Vas-y, consterne-moi ! » je m'exclame, avec un petit sourire.
« La suite du plan A est : Tu sors de prison. Je démissionne de mon horrible travail et comme nous sommes tous les deux sans emploi nous nous associons pour monter une entreprise tout les deux. Nous trouvons un local qui nous serre de laboratoire où nous fabriquons des potions qu'utilisent Poudlard ainsi que la plupart des apothicaires du pays avant d'être victime de notre succès et de finir par expédier nos potions dans le monde entier. Comme tu ne peux plus te passer de moi ne serait-ce qu'une seconde, tu vends ta maison et tu viens t'installer ici ou nous prenons un autre appartement tous les deux. Après quelques années de vie commune nous avons un enfant et ensuite un autre parce que j'insiste. Enfin, je t'épargne les détails, nous finissons le reste de notre vie ensemble dans la joie et la bonne humeur. »
« J'avais raison, le plan A et aussi ridicule que le plan B. » dis-je en secouant la tête.
« Oui et c'est pourquoi nous allons le suivre à la lettre. » dit-elle, ravie.
« Comme j'ai hâte… Ma petite Jane. » dis-je, avec un petit sourire, mais sans ironie aucune.
FIN
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