Bonjour !
Je sais, ça fait une éternité que je n'ai pas posté. Je m'en excuse, mais j'avais comme un énorme blocage pour ce chapitre. Et plus je pensais à ce que j'allais mettre pour la suite, plus j'étais découragée. Alors j'ai préféré faire une pause… C'est ma fic la plus travaillée, et je dois dire que ça me ferait mal au cœur de l'abandonner totalement. Alors voilà : j'ai réécrit le chapitre 7 (parce que ce que j'avais fait ne me plaisait absolument pas, complètement bancal !) d'une manière un peu différente : plus court, moins dense, et surtout du point de vue de James.
Donc, ceci est un coup d'essai. Si vous aimez, dites-le moi, ça m'encouragera à continuer -
Peut-être qu'un petit résumé serait le bien venu…
Résumé général : Nous sommes à l'époque où les Maraudeurs et Lily sont en sixième année. Lily et James se connaissent depuis qu'ils sont tout petits, et ce n'était pas la franche entente jusqu'au jour où James est tombé amoureux de Lily. Là, Lily s'est carrément mise à le haïr. Après s'être faite malmener par la petite bande de Dursley Senior, Lily arrive chez James et retrouve Emily, (la cousine de James, qu'elle adore) James et Sirius. Elle obtient de Mrs Potter d'aller au Chemin de Traverse, même avec la menace de Voldemort au dessus de leurs têtes. Après un petit incident, la petite bande se divise et déclarent la guerre des sexes. Lily et Emily se débrouillent pour faire des sales coups aux garçons et inversement. Finalement, l'elfe de maison déclare match nul. C'est une grande réunion de famille chez les Potter, toute la famille de James est là, dont Ellen, la cousine d'Emily (pas directement liée à James) complètement folle de lui. Il est prévu de ce rendre au Chemin de Traverse l'après-midi…
Chapitre 7 : Morose, Mr Potter ?
James passa une main dans les cheveux.
Tout était allé de travers. Tout. Pourquoi est-ce que ça n'arrivait qu'à lui ?
Il avait pris un bon départ avec Lily, pourtant, juste avant de partir pour le Chemin de Traverse… Pourquoi lui avait-elle fait ça ? Pourquoi est-ce qu'elle ne lui avait rien dit ? Pourquoi était-elle obligée de lui faire subir ce supplice ?
Il expira bruyamment. Il n'avait jamais beaucoup aimé Adrian Parker, c'était un fait. Préfèt de Serdaigle, ils n'étaient déjà pas faits pour s'entendre. Sûr de lui, constamment gentil avec tout le monde, et particulièrement avec les filles, il était rentré dans les bonnes grâces de pas mal d'entre elles, ce qui avait le don d'énerver les Maraudeurs, tout particulièrement James.
Mais Lily ! Pourquoi avait-il fallu qu'il choisisse Lily ?
James n'avait aucun droit sur elle, il le savait, mais rien que le fait de les imaginer en train de… Eurk… Comparé à ça, l'idée de Dumbledore et Mme Pomfresh en train de batifoler le laissait indifférent.
En temps normal, le jeune homme se serait confié à Sirius – ou, du moins, il aurait passé ses nerfs sur lui. Mais voilà : son meilleur ami était à peu près dans le même état que lui, si pas pire. James s'était donc acharné sur une pauvre table de nuit, qui n'avait rien demandé et qui se vengea d'un orteil enflé.
James Potter était donc loin d'avoir passé une agréable après-midi.
Après « l'incident Parker », il avait sifflé à Emily d'éloigner Ellen (qui, voyant le danger s'écarter, était persuadée qu'elle aurait James pour elle toute seule) et s'était donc retrouvé avec Sirius, Kimberley, Remus et Nawei.
James, Sirius et Kim n'était pas très bavards (pour différents motifs, d'ailleurs), James avait soufflé à Remus d'emmener Nawei se balader (comme quoi, même à bout de nerfs, le jeune homme pouvait se montrer sympathique et compatissant.) Le reste de l'après-midi s'était déroulé dans une atmosphère… tendue (morose serait peut-être un terme plus approprié… ou lugubre ? sinistre ? macabre ? carrément glauque ?)
Bref, James Potter n'avait aucune envie de quitter sa chambre. A quoi bon ? Tout ce qu'il y gagnerait, ce serait de devoir supporter l'air sinistre de Sirius, la mine rêveuse de Lily ou les regards noirs d'Emily (pour l'avoir obligée à se colletiner Ellen toute l'après-midi, ça va de soi). En résumé, que du bonheur.
Il s'étala sur son lit de tout son long en soupirant. A travers la fenêtre, le gris du ciel orageux projetait une lumière sombre à travers la pièce. James eut un petit rire amer. De la lumière sombre… Encore un qui avait décidé de lui pourrir sa journée.
Il était perdu dans la contemplation du plafond quand il entendit une voix appeler son nom.
« James ! Jaaaaaaaaames ! »
Il se releva brusquement et balaya la chambre du regard. Personne.
« James ! Le miroir ! »
Le jeune homme sembla enfin se réveiller. Il se précipita vers la table de nuit – celle-là même qu'il venait de brutaliser, une demi-heure auparavant – et grimaça en se souvenant que son miroir magique se trouvait dans le tiroir. Quel imbécile ! Il aurait pu le casser !
Il saisit la glace et examina le visage qui s'y reflétait. C'était celui de Sirius.
« Ah, enfin ! C'est pas trop tôt ! Tu t'es fait assommer ou quoi ? » s'exclama-t-il.
James voyait bien qu'il essayait de plaisanter, mais c'était assez pitoyable. La lueur rieuse de ses yeux ne s'était pas allumée.
« Désolé… » marmonna James. « J'étais dans la lune. »
« Oui, hé bien, redescend sur Terre, j'ai un scoop. »
James dressa l'oreille.
« Les Prewett… Tu sais, ceux qui se sont fait attaqués ? » dit le jeune Black.
« Oui, je sais. » dit James avec un hochement de tête impatient.
Il savait très bien qui étaient les Prewett. C'étaient eux qui avaient écourté leur après-midi shopping : ils avaient été attaqués par des Mangemorts, dans leur propre maison, un peu plus tôt. Ils avaient prévenu les Potter, ce qui avait déclanché une peur panique chez la mère d'Ellen. Elle avait ordonné que les enfants soient immédiatement ramenés au manoir, ce qui avait pris Ian et Christopher, leur « gardes du corps », complètement au dépourvu. Ils avaient du retrouver Lily en catastrophe, car ils lui avaient permis de se balader une demi-heure avec Adrian. Les deux « tourtereaux »n'avaient donc pu passer qu'une dizaine de minutes ensemble. Maigre réconfort.
« Hé bien, ils sont dans ta cuisine. » lâcha enfin Sirius.
« Quoi ? Attends-moi, j'arrive tout de suite ! »
James sortit en trombe de la chambre, détala comme un lapin à travers les innombrables couloirs du manoir, prenant quelques raccourcis plus ou moins officiels, et arriva devant la porte de la cuisine 3 minutes et 51 secondes plus tard.
Il eut le grand déplaisir de voir que Sirius n'était pas seul : Emily, Lily et Ellen étaient là, elles aussi.
« Chuuuut ! » gronda Emily en se mettant un doigt devant la bouche. « Tu ne pouvais pas faire plus de bruit ? On aurait dit qu'un Troll des montagnes descendait toute la maison en faisant des roulades ! »
James la fusilla du regard, mais Lily émit un petit rire, prestement étouffé par sa main. Même Sirius eut un sourire.
« Oh, Emily, ne sois pas méchante ! » s'empressa de dire Ellen.
Ce qui énerva James bien plus que si elle s'était contentée de rire, comme les autres.
« C'est bon Ellen. » dit-il sèchement. Puis, à l'attention des autres : « Qu'est-ce qui se passe ? »
« Les Prewett sont ici. » dit Emily en baissant le ton, désignant la porte de la cuisine. « Je ne pense pas que les adultes veuillent qu'on le sache, parce que quand j'ai croisé ta mère tantôt, elle ne m'a rien dit. »
James fronça les sourcils. « En cas d'attaque, les victimes sont prises en charge par le Ministère. Une brigade spéciale s'occupe de leur trouver un logement, du matériel et un nouveau nom. Les Invisibles, c'est leur nom, parce qu'ils sont sous couverture. Les Prewett sont des amis de mes parents, mais ça n'explique pas pourquoi ils sont ici. C'est dangereux. »
« Si on n'est même en danger ici, chez toi, où peut-on se sentir en sécurité ? » demanda Lily, soucieuse.
« A Poudlard. » fut la seule réponse de James.
Elle le regarda un instant, puis finit par hocher la tête. Du coin de l'œil, le jeune homme vit Ellen se tendre quelque peu.
« Bon, » s'impatienta Sirius, « On fait quoi ? On espionne discrètement ou on reste là, les bras croisés, à ne rien faire ? »
« C'était une question ? » fit Lily en poussant légèrement la porte.
Elle n'était pas totalement fermée, et déjà des éclats de voix parvenaient à leurs oreilles. Ils se rapprochèrent lentement…
« … penses vraiment que c'est le message, Eva ? » faisait la voix de Mrs Potter.
« J'en suis certaine. » répliqua une voix de femme. « C'était on ne peut plus clair. »
« Alors, Il en est donc arrivé là... »
La phrase d'après fut prononcée si bas que les jeunes gens furent incapables d'en comprendre le moindre mot.
« … ralier toutes la familles de Sang Pur ! Il n'en existe plus que très peu, à présent, et certaines ne sont pas du tout en accord avec ses idéaux et ses méthodes. »
« Mais d'autres sont pour et n'hésiteraient pas à lui apporter leur soutient. Les Black, par exemple, (un tic agita la lèvre supérieure de Sirius) les Malefoy, les Weiss,… » Cette voix, plus grave, leur étaient inconnue.
« Ils nous ont menacé. Ils ont menacé ma fille, mon beau-fils et leurs enfants. Ils ont dit qu'on ferrait bien de se plier aux volontés du Seigneur des Ténèbres si on voulait avoir la vie sauve. Ils ont dit… qu'ils n'hésiteraient pas à enlever les enfants et les élever comme il le fallait, pas au milieux de Traîtres à leur Sang… » La voix de la femme tremblait. « S'il arrivait quelque chose aux garçons, au bébé… Aujourd'hui, j'ai bien cru qu'ils allaient… »
« Nous avions voulu soulager un peu Molly, prendre Bill et Charlie une semaine et la laisser se reposer. Une grossesse dans ces conditions peut être très mauvaise pour le bébé. Et avec Arthur qui travaille la plupart du temps, elle est souvent seule pour s'occuper d'eux… »
« Qu'est-ce que vous faites là, vous tous ? »
Les cinq jeunes gens se retournèrent brusquement. Adémar, l'un des (innombrables) oncles de James, les regardaient les sourcils froncés. Ils ne l'avaient pas entendu arriver.
« Heu… » improvisa James.
« On avait faim et… »
Mais l'homme les fit taire d'un regard.
« Vous ne devriez pas vous trouver là. Il y a des tas d'autres endroits où jouer, les enfants. »
Sirius sembla indigné, mais James et Emily s'empressèrent d'entraîner les trois autres vers un endroit moins « dangereux ».
« Hey ! » objecta Sirius. « Il vient de nous traiter comme si on était des gamins de 5 ans, toujours à faire joujou avec nos joueurs de Quidditch miniatures ! »
James ne put retenir un sourire. Sirius semblait aller beaucoup mieux que tantôt.
« C'est l'oncle Adémar, c'est normal. » répondit Emily, blasée. « Il est comme ça tout le temps. Tiens, il y a deux ans, il m'a offert une maison de poupée pour mon anniversaire. »
« Et moi, un balai miniature. » ajouta James. « Je pense qu'il ne sait toujours pas que j'en ai un grandeur nature. »
Sirius sembla ahuri. « Et vous le supportez ? »
« Quand il faut, oui. » sourit Emily. « Et puis, on n'a pas que lui comme oncle. »
Ils s'étaient dirigés vers le petit salon. James s'effondra dans l'un des fauteuils moelleux le premier, et regarda un moment Lily, qui s'était approchée de la fenêtre. Elle était assez taciturne, depuis leur retour…
« Donc, si je comprends bien, » fit Sirius. « Vous-Savez-Qui essaie de rallier toutes les familles Pures (il eut une légère grimace à ces mots) à sa cause. »
« Je ne savais pas que les Prewett constituaient une vielle famille de sorciers. » fit remarquer Lily, le regard plongé dans la contemplation du ciel.
« Si. » fit Sirius. « Au même titre que les Potter, Malefoy, Weiss, Diamond, Witton, Black,… »
« Et les Tong Shen. » murmura Lily.
Un grand silence suivit sa déclaration.
« Nawei ? Je ne savais pas qu'elle provenait d'une famille puissante. » dit James.
Lily lui jeta un regard ennuyé. « Elle – Si, en fait. C'est… C'est une longue histoire. »
Et elle se replongea dans la contemplation du ciel orageux.
Il y eut un nouveau silence, et Emily en profita pour allumer un feu. L'ambiance, déjà morne, semblait s'être rafraîchie d'encore quelques degrés.
Les idées bouillonnantes, James parvint presque à oublier « l'incident Parker ».
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Toc toc toc.
James releva la tête de son magazine de Quidditch, intrigué.
« Qui est là ? » demanda-t-il.
« Lily. » répondit une voix à travers la porte.
James se releva d'un bond et ouvrit prestement la porte. La jeune fille se tenait devant lui, en chemise de nuit, les pieds nus sur le carrelage froid.
« J'aurais besoin d'une chandelle, s'il vous en reste. » dit-elle en désignant celle qu'elle tenait à la main, presque déjà entièrement consumée.
« Ah. Ce n'est que ça. » fit James plus sèchement qu'il ne l'aurait voulu.
Elle lui jeta un regard légèrement irrité. « Oui, ce n'est que ça. » dit-elle, tout aussi sèchement.
Il se mordit la lèvre et traversa la chambre, morose. Il ouvrit le tiroir d'une commode et choisit la plus belle chandelle de son stock.
« Sirius n'est pas avec toi ? » demanda Lily, comme si elle le soupçonnait de l'avoir découpé en morceaux et d'avoir caché ses restes sous son lit.
« Non, il prend sa douche. » répondit le jeune homme en essayant de cacher l'amertume de sa voix. « Tiens. » fit-il en lui tendant la chandelle.
« Merci. Bonne nuit, Potter. »
Et elle s'éloigna.
Avant qu'il n'ait pu s'en empêcher, il la rappela : « Lily ! »
Elle se retourna, les sourcils levés. « Oui ? »
Il avala sa salive, mal à l'aise. « Je suis content pour toi et Parker. » fit-il enfin, au prix d'un grand effort.
Elle le fixa un moment, l'air ahuri, puis, à sa grande consternation, elle éclata de rire.
« C'est très gentil de ta part, Potter, mais je n'en crois pas un mot ! » fit-elle avec un grand sourire. « Bonne nuit ! »
Longtemps après qu'elle eut disparu dans le couloir plongé dans l'obscurité, il referma la porte.
« Les filles sont vraiment bizarres. » finit-il par marmonner, plus morose que jamais.
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Voilà ! Dites moi ce que vous en pensez, parce que j'ai vraiment besoin de savoir !
