Bonjour à toutes, voici un nouveau chapitre. Désolée pour le délai, mais entre les vacances scolaires et le boulot, je n'ai pas beaucoup de temps. J'espère qu'il vous plaira. Bonne lecture à toutes et n'oublier pas de me faire savoir ce que vous en pensez…
Trois jours plus tard Olivia se prépare à reprendre officiellement son poste à l'USV de Manhattan. Elle est extrêmement nerveuse. Elle cherche frénétiquement dans sa penderie les bons vêtements pour son retour. Elle veut qu'Elliot la remarque, sans pour autant qu'il ait l'impression qu'elle ait fait un effort vestimentaire. Elle veut être belle mais naturelle. Elle s'est déjà occupée de sa coiffure et de son maquillage, mais n'arrive toujours pas à se décider pour sa tenue.
Emma, toujours en pyjama et son doudou dans une main, entre dans la chambre de sa maman.
« Maman, quand je vais m'habiller ? »
Un tas de vêtements jonche le sol et Olivia a l'air complètement perdue.
« Dans une minute ma chérie, je m'habille et je m'occupe de toi. »
La petite fille grimpe sur le lit et regarde sa maman s'affairer.
Elle finit enfin par trouver ce qu'elle cherchait désespérément. Elle place le haut et le bas devant elle face au miroir et tourne la tête vers sa fille.
« Qu'est-ce que tu en penses ? »
Emma ferme sa main et lève son pouce pour lui faire savoir qu'elle a pris la bonne décision.
« Super maman. »
Olivia sourit, pose sa tenue sur le lit et commence à ramasser les vêtements qui sont par terre.
Quand elle a terminé, elle s'habille et inspecte le résultat dans le miroir.
«A nous deux Elliot. »
« C'est qui Elliot ? »
Elle sursaute, se rendant compte qu'elle a parlé à haute voix.
« C'est…c'est l'ami qui est sur la photo dans le salon avec moi. »
« Celui qu'était ton chéri ? »
Olivia s'avance vers Emma, pose ses mains sur le lit et se penche pour se retrouver face au visage de sa fille.
« Oui, c'est lui. »
« On va aller le voir ? »
«Juste moi mon cœur. Nous travaillons au même endroit. Toi tu vas chez Simon et Lucie, tu te souviens ? Mais je te promets que tu le rencontreras bientôt. »
Elle embrasse Emma sur le bout du nez et la prend dans ses bras.
« Allez jeune fille, on va aller vite se préparer. Tu ne veux pas que maman soit en retard pour son premier jour de travail ? »
Emma fait non de la tête.
« Parfait, alors allons-y. »
Elliot est assis dans son bureau et tire sur le col de sa chemise. Il transpire et cette fichue cravate qui le serre n'arrange rien à l'affaire. Olivia est de retour aujourd'hui et il est très nerveux. Il n'a aucune envie de lui parler, mais il est son capitaine et il va bien être obligé de lui adresser la parole.
« Ok, tu restes courtois, mais ferme. »
Depuis trois jours il se débat contre ses sentiments. Il a un enfant avec Olivia. Une petite fille.
Emma.
Il lui en veut tellement de lui avoir caché l'existence de sa fille. De leur fille. Il n'a pas pu poser ses mains sur le ventre d'Olivia et parler à ce petit être qui grandissait en elle. Il n'a pas pu assister aux échographies et entendre son petit cœur battre. Il n'a pas été là pour tenir la main d'Olivia pendant l'accouchement.
Ce qu'il ne peut pas lui pardonner n'est pas le fait qu'il n'ait pas su qu'Emma existait, mais surtout qu'il n'ait pas pu être aux côtés de la femme qu'il aimait pendant tous ces moments précieux. Elle a brisé son rêve de voir Olivia enceinte, souriante et épanouie. Il y avait pensé tant de fois. A quel point il serait heureux quand elle allait lui annoncer qu'ils allaient avoir un bébé. Ils s'étaient promis d'avoir un enfant ensemble, et elle l'avait trahi.
« Comment as-tu pu me faire ça Olivia ? »
Il est tellement en colère. Il veut la détester pour ce qu'elle a fait mais il l'aime toujours autant, sinon plus. La distance et le temps n'ont rien fait pour atténuer sa peine ou son amour pour elle. Mais il lui en veut terriblement et n'est pas sûr de pouvoir un jour lui faire confiance de nouveau.
Un coup sur la porte interrompt ses pensées. Il relève la tête et voit Olivia. Il lui fait signe d'entrée avec sa main.
Elle saisit la poignée d'une main tremblante et ouvre la porte. Elle entre dans le bureau et referme derrière elle. Elle s'avance vers les deux chaises qui font face au bureau d'Elliot et attend qu'il lui dise de s'assoir.
Ce qu'il ne fait pas.
«Si tu as quelque chose à dire fais vite. J'ai du travail. »
Elle ne s'attendait pas à ce qu'il lui ouvre les bras mais elle espérait au moins qu'il ferait un effort au travail.
« Je voulais simplement te faire savoir que j'étais là. Et je me suis dit que tu avais peut-être des choses à me dire. »
Il fait semblant de lire quelque chose pour ne pas avoir à affronter son regard. Il a beau lui en vouloir, elle reste néanmoins Olivia, la plus belle femme sur qui il ait posé les yeux.
« Le bureau a des vitres, j'aurais fini par te voir à un moment ou à un autre. Et dans l'immédiat, non, je n'ai absolument rien à te dire. »
La partie est loin d'être gagnée. Quand il s'agit d'être désagréable, Elliot Stabler est le roi.
« Elliot… »
« Tu travailleras avec John. Il te mettra au courant des enquêtes en cours. Si tu as des questions, fais-le-moi savoir. »
Elle est irritée par le fait qu'il ne daigne même pas lever les yeux vers elle. Il ne peut pas l'ignorer comme ça indéfiniment. Et ils doivent parler d'Emma.
« Justement j'en ai une. »
Il lève alors les yeux vers elle.
« Si elle concerne le travail, je t'écoute. Sinon tu peux sortir. »
Elle capitule pour cette fois-ci. Après tout ils ont le temps. Trois ans ne vont pas s'effacer du jour au lendemain. Elliot a gagné cette bataille mais la guerre ne fait que commencer.
« Bien capitaine. »
Et sans un autre mot elle sort du bureau et referme la porte avec un peu plus de force que nécessaire.
« Hé Liv, bienvenue à la maison. Alors, ça fait quoi d'être de retour ? »
Fin s'avance gaiement vers elle, suivi de près par le fameux jeune homme du cimetière.
« Salut Fin. L'accueil est mitigé mais dans l'ensemble je suis heureuse d'être là. »
Elle se tourne vers Chester et lui sourit en lui tendant la main.
« Je suis Olivia Benson, et je suppose que tu es celui qui a pris ma place il y a quatre ans ? »
« Chester Lake. J'ai beaucoup entendu parler de toi durant ces quatre ans. Je suis heureux de faire enfin ta connaissance. »
Elle se met à rire et regarde Fin du coin de l'œil.
« Je suis persuadée que Fin et John ont dû pas mal discuté de moi durant mon absence. Ces deux là ont la langue bien pendue quand il s'agit de parler des autres. »
« Qui a la langue bien pendue ? Tu dois certainement parler de Fin parce que moi je suis une vraie tombe. »
Les trois inspecteurs se tournent vers le propriétaire de la voix qui n'est autre que Munch, avançant fièrement vers eux.
« Bonjour Olivia. Prête à faire équipe avec le meilleur inspecteur de New York ? »
Chester pouffe de rire, et Fin lui met un coup de coude.
« Hé, il a raison, c'est le meilleur. »
John est surpris par la réaction de Fin, qui ne manque jamais une occasion de le railler.
« Merci Fin, je suis touché. »
« Non mais c'est vrai, tu es le meilleur. Et tu sais pourquoi ? Parce que tu es le plus vieux ! Tu as tellement vu passer d'enquêtes et d'inspecteurs que tu as une sacrée expérience ! Tu as beaucoup de chance Olivia. »
Même si les choses sont compliquées avec Elliot, elle est heureuse d'être de retour. Ils lui ont tous tellement manqué. Fin a raison, elle est de retour à la maison.
« Si vous saviez à quel point tout ça m'a manqué. Les collègues de Boston m'ont très bien accueillie et étaient très sympa. Mais il n'y a qu'un seul Fin et qu'un seul Munch. »
« Quand vous aurez terminé de discuter, vous pourrez peut-être vous mettre au travail ? »
Ils n'ont pas vu arriver Elliot qui, comme à son habitude, est de mauvaise humeur.
John se penche discrètement vers Olivia pour lui parler à l'oreille.
« Et le capitaine, il était sympa aussi ? »
Olivia essaye de ne pas rire mais n'y parvient pas. Alors elle baisse la tête pour ne pas être démasquée. Elliot, qui avait entendu les précédents échanges, ne perd pas une seconde pour frapper là où ça fait mal. Et quand il se met à parler, il regarde John mais pas Olivia.
« Si son nouveau capitaine ne lui plait pas, elle peut toujours retourner à Boston. Je ne la retiens pas. »
Il retourne dans son bureau rapidement, laissant une Olivia qui n'a plus de tout envie de rire. Elle ne redresse pas la tête, ne voulant pas laisser voir à ses collègues ses yeux remplis de larmes.
