Chers lecteurs et lectrices,
Un grand merci pour vos reviews, vos mises en fav ou en alerte. Je suis très contente de voir que vous suivez cette histoire. Je remercie ma Ninie pour sa correction.
Voici un nouveau chapitre avec la contre-attaque de Bella, face au comportement d'Edward.
Une spéciale dédicace à Grazie, qui a été ma 100ème review, ça se fête.
Bonne lecture et rendez-vous en bas.
CHAPITRE 9 : Représailles
BPOV
Ma première journée s'était bien passée dans l'ensemble. Bien évidemment, je n'avais pas été dupe du manège de Cullen.
Il avait fait exprès de me tomber dessus dès le matin, mais il ne me connaissait pas encore. S'il m'avait bien connu, il aurait su que j'adorais les défis c'était un moteur pour moi. Plus c'était difficile, et plus j'excellais.
Je pense qu'il a dû en prendre conscience en fin de matinée. J'aurais adoré être une petite souris, pour pouvoir me glisser dans son bureau et voir son visage se décomposer quand Alice lui a ramené ses dossiers.
Urgence, mon œil… En plus, il me prenait pour une gourde. Les questions posées dataient de plusieurs semaines, à voir les échanges de mails : l'une concernait le versement d'une prime de fin d'année et son traitement social et fiscal, une était relative à une éventuelle modification de la durée du travail dans un atelier et la dernière visait la mise en place d'un golden parachute pour un dirigeant.
Rien de bien original. C'était des problématiques que je maniais quotidiennement. En moins de deux heures, les trois consultations étaient prêtes à être envoyées aux clients.
Cullen devait s'en étouffer de rage.
Après avoir amené les dossiers à Alice, car il était hors de question que je m'abaisse à les lui restituer moi-même, j'avais retrouvé Jasper et Rosalie autour de la machine à expresso. Ils m'avaient questionné sur cette première matinée, pendant que je dégustais tranquillement ma boisson.
Il fallait savoir que dans un cabinet d'avocats avoir un tel engin n'était pas un luxe mais une nécessité.
La plupart des avocats que je fréquentais à New-York avaient plus de caféine dans le sang que d'hémoglobine. Il nous fallait au moins ça, pour tenir toute la journée. Chez Cullen et Associés, tout était bien pensé, il y avait aussi une cafetière grand modèle, pour les longues réunions et une bouilloire pour les amateurs de thé. La cuisine n'était pas très grande, mais bien équipée, il y avait un frigo, un four à micro-ondes, une table et 4 chaises. Ils avaient même installé un petit lave-vaisselle. Tout était là, pour que nous travaillions dans de bonnes conditions.
Je quittais le cabinet, vers 19 heures. Pour moi c'était assez tôt mais vu l'heure à laquelle j'avais commencé ce matin, je pouvais me le permettre.
Bien évidemment Cullen n'avait pas repointé son nez dans mon bureau de la journée. J'avais tout juste eu droit à un post-it, joint avec la copie des courriers que je lui avais remis, pour me dire que l'envoi aux clients avait été effectué. Aucun « merci », ça lui aurait probablement écorché la langue.
Si on comptait les points, dans notre guérilla personnelle, je crois que je menais largement. Il en voulait à ma peau, mais je n'allais pas lui rendre les choses faciles. Il devrait sortir l'artillerie lourde pour m'abattre et de mon coté, je préparais une contre offensive.
Demain, à son arrivée au Cabinet, il serait une nouvelle fois accueilli en musique. Pour varier les plaisirs, ça serait les Stones, à fond dans mon bureau. J'avais beau me dire que c'était un peu puéril, c'était plus fort que moi, lui mettre les nerfs en pelote, me procurait une satisfaction intense.
Je ne comptais pas m'arrêter en si bon chemin. La musique, c'est juste la cerise sur le gâteau, la mise en bouche. L'essentiel de mon plan consistait à déclencher une réunion d'associés, concernant les horaires du secrétariat. J'en avais touché deux mots à Rosalie et Jasper, la veille, et ils avaient eu l'air de me suivre.
Il me restait à accrocher Emmett… Si j'y arrivais, Cullen en ferait une syncope.
Si j'avais bien compris, pour le moment, le cabinet disposait de 3 secrétaires. Il y avait Alice, qui travaillait le lundi, le mercredi et le vendredi de 9h00 à 17h00, puis il y avait Kim qui bossait les mardis et jeudis aux mêmes horaires, et enfin il y avait Roberta, qui s'occupait du secrétariat tous les soirs de la semaine de 17h à 19h30.
Je souhaitais qu'Alice et Kim commence une heure plus tôt, quitte à finir à 16 heures et augmenter le temps de travail de Roberta, d'une heure.
Ma demande, outre qu'elle ennuierait profondément ce cher Edward – c'est moi le patron – Cullen, était tout à fait légitime.
Il était vraiment gênant pour mes clients, qui se situaient sur la côte est, de ne pas pouvoir me joindre, avant midi, à cause du décalage horaire. Nous avions tout de même 3 heures de moins avec New-York.
Une fois à la maison, je me fis réchauffer vite fait, le reste de l'osso bucco que j'avais préparé la veille et me calais dans mon canapé, pour le déguster en zappant, devant la télé.
Au détour d'une chaine, je tombais sur une interview d'Aro Volturi, qui parlait de la prochaine collection printemps-été de Volturi & Co et des nouveaux stylistes qu'ils avaient engagé pour sa maison de couture.
L'image de cette ordure me rappela les raisons de mon départ précipité de New-York et le fait que pour le moment ma quête de vérité et de justice en était toujours au point mort.
Tout à coup, ma querelle avec Cullen me paraissait bien futile…
Vers 22h00, je montais me coucher, afin de profiter d'un sommeil réparateur, car demain une rude journée m'attendait.
Le lendemain matin, j'avais décidé d'aller en moto au bureau, je comptais arriver plus tôt que les autres afin d'avoir le temps de me changer. Hier, comme prévu, j'avais amené quelques vêtements de rechange au bureau. Il n'y avait donc aucun problème.
Les rues de Seattle étaient encore relativement calmes, à 7h30. Il y avait principalement des camions qui effectuaient des livraisons, et la moto présentait l'avantage de gagner un temps considérable. En 15 minutes à peine, j'étais en bas du Cabinet.
Généralement, je carburais au café, même si l'après-midi je préférais largement le thé. Je n'avais pas encore eu une dose suffisante, ce matin, je profitais de cette avance pour commander un venti caramel macchiato avec une dose de caféine en plus.
Toujours engoncée dans ma tenue de moto, je pénétrais dans les locaux du Cabinet. Comme je m'y attendais, il n'y avait encore personne.
Après avoir déposé mon café sur mon bureau et allumé mon ordinateur, j'enclenchais la musique. Rien de tel que du rock pour vous booster pour toute la journée.
J'avais prévu une robe en laine grise, avec un col bénitier, que j'affectionnais particulièrement.
Après avoir ôtée mon cuir, et mon jean, j'enfilais mes bas, en me déhanchant sur le rythme de Paint it black.
- Je croyais vous avoir dit d'arrêter avec votre musique... Me fit sursauter une voix devenu trop familière.
Bordel, mais qu'est-ce qu'il foutait là ?
J'osais à peine me retourner, le devinant dans mon dos, alors que j'étais à moitié nue au milieu de la pièce.
Faire face et garder la tête haute… C'était ma seule option.
Après une grande inspiration, je pivotais pour tomber nez à nez avec Cullen. Je notais que ses yeux verts étaient beaucoup plus sombres que d'habitude, mais je préférais en ignorer la cause.
- Comme je vous l'ai dit, c'est mon bureau et tant qu'il n'y a personne dans les locaux, entre moins de clients, je ne vois pas ce qui vous gêne. Maintenant, vous allez me faire plaisir de dégager immédiatement d'ici, avant que je ne vous jette moi-même dehors. Une dernière chose, si une fois encore vous entrez dans mon bureau sans y être invité, je vous le ferais regretter… amèrement.
- Je voudrais bien voir à ça. Ricana-t-il, sans détourner le regard.
- Si vous tenez à votre santé, je ne vous le conseille pas. J'ai grandi entourée d'une bande de mecs qui m'ont appris à me battre. Précisais-je, froidement.
Je gardais sous silence mes 5 années de boxe française, en fac et le fait que je pratiquais toujours.
- Voyez-vous ça. Répliqua-t-il acide, tout en me détaillant de haut en bas. Oh, et puis ne jouez pas les prudes avec moi, c'est vous qui êtes dans cette tenue, sur votre lieu de travail. Personne ne vous a forcé.
- Ne me poussez pas à bout Cullen.
- Le chaton sort ses griffes, on dirait. Ironisa-t-il.
- Foutez le camp de mon bureau ! Hurlais-je, hors de moi.
Enfin, il se résolut à tourner les talons et à débarrasser le plancher, non sans avoir fait claquer la porte au passage. Encore un geste qui devenait une habitude entre nous.
J'étais plus qu'énervée. J'étais littéralement folle furieuse, et à deux doigts de me transformer en psychopathe. Je me serais fait une joie de délester ce connard de Cullen de ses bijoux de famille, et de les filer à bouffer à un chien… mais j'aimais trop les animaux pour ça.
Par contre, faute de pouvoir assouvir cette envie de vengeance sur un plan physique, j'allais lui faire regretter son arrogance à mon égard.
Avant, j'étais d'un naturel pudique, et il y a encore 5 ou 6 ans, la scène qui venait de se dérouler, m'aurait valu rougissements et embarras. Je me serais terrée dans un coin, mortifiée.
Maintenant, je n'avais plus honte de mon corps, que je savais désirable. J'étais mince et plutôt musclée. Mes jambes étaient longues et fuselées, mon ventre plat et j'avais une très jolie poitrine, pas très grosse mais bien proportionnée par rapport au reste. Ma tenue, même si elle n'était pas vraiment appropriée, compte tenu du lieu, n'était pas vraiment le problème. Je portais bien des bikinis beaucoup plus minimaliste que mon innocent shorty en coton noir.
Le souci, c'était que c'est Cullen qui m'avait vu comme ça, et il avait eu l'air de s'en délecter. Il espérait certainement me mettre mal à l'aise. Encore, une de ses combines merdiques, pour me faire fuir.
Dommage pour lui, car ça me donnait justement une nouvelle idée. Tout à coup, j'étais ravie d'avoir choisi cette robe en particulier, car lorsque je me baissais, il fallait que je fasse attention car la grandeur du col, révélait largement ma poitrine.
Je projetais une séance d'allumage en règles et on verrait bien, après, qui de nous deux se sentiraient le plus mal en face de l'autre.
Une fois habillée, chaussée de mes escarpins et mon maquillage retouché, je cherchais un motif pour me rendre dans le bureau de Cullen. Une fois dans la place, le reste ne serait pas très compliqué.
Si j'arrivais avec une tasse de café, il sentirait le coup fourré à des kilomètres, vu la froideur de nos relations et l'intermède qui venait d'avoir lieu dans mon bureau. Il fallait que je sois plus subtile…
Alors que mes yeux scannaient la pièce, à la recherche d'une idée, mon regard se stoppa sur une lettre que j'avais reçue un mois plus tôt… Cullen n'avait qu'à bien se tenir…
En arrivant devant la double porte de son Altesse Edward Cullen, je pris bien soin de frapper.
- Oui ?
- Edward, le Yale Law Journal me relance, pour que je leur écrive un papier, pour le prochain numéro de la revue.
- Et en quoi cela me concerne ? Me coupa-t-il.
- Je pensais qu'on aurait pu coécrire un article, ça serait bon pour la notoriété du cabinet.
- Yale et Harvard qui font équipe. Je ne pense pas que ça fonctionne. Déclara-t-il en se levant de son fauteuil.
- Il faudrait peut-être essayer. Ça ne coûte rien et puis nous pourrions repartir sur de nouvelles bases, et oublier tout ce qui s'est passé avant… Insistais-je doucement.
- Des idées de sujets.
Je souriais intérieurement alors qu'Edward avait les yeux rivés sur mes jambes, il commençait à se laisser convaincre. En tout cas, ses gestes me prouvaient, qu'il réfléchissait sérieusement à ma proposition il se pinçait l'arrête du nez, en signe de concentration.
- Oui, c'est d'ailleurs pour ça que j'aurais besoin de vos compétences. Je pensais à un sujet croisé sur la gestion pratique des fusions, avec un traitement des aspects sociaux et sociétaux. Je vous ai amené ma documentation sur ce thème. Dis-je en m'avançant dans la pièce.
J'essayais de paraître légèrement intimidée, afin de paraitre plus crédible, pour ce qui s'apprêtait à suivre.
Je fis mine de trébucher légèrement, en laissant tomber mon dossier à terre.
Comme je m'en doutais, il se dirigea droit vers moi et s'agenouilla pour m'aider à ramasser les papiers étalés à nos pieds.
En relevant la tête vers moi, il constata à quel point nos corps étaient proches et son regard tomba directement dans mon décolleté, largement dévoilé par la position penchée que j'avais adoptée.
Je le vis déglutir difficilement… Décidément, les mecs étaient tous les mêmes…
Il avait visiblement du mal à détacher son attention de mes seins… pitoyable. Après un raclement de gorge léger, j'arrivais enfin à capter son intérêt et je verrouillais mes yeux aux siens.
- Alors Edward, c'est oui ou c'est non ? Fis-je d'une voix que j'essaie de maintenir hésitante.
- Heu… Humm… Laissez-moi ça… Je… Je vais réfléchir à la question.
- Ne soyez pas trop long… Terminais-je, dans un sourire, alors que nous nous relevions tous deux.
J'entrepris alors de sortir du bureau, non sans prendre le soin de rouler des hanches, certaine que Cullen continuait de me déshabiller du regard.
Le poisson était ferré. Je jubilais, j'avais clairement réussi à déstabiliser cet être arrogant, et je ne comptais pas m'arrêter là.
J'espère que vous avez aimé ce chapitre. Pour partager vos réactions avec moi, cliquez sur la petite bulle.
Bonne fin de week-end à vous.
