*} Chapitre 7 :
??? : Dans une boîte.
Mes membres étaient engourdis, comme si ça faisait plusieurs jours qu'ils n'avaient pas bougés. C'était le cas en réalité. Je ne savais pas où je me trouvais. Je m'étais réveillée de cette souffrance interne horrible. Ça m'avait donné l'impression que ça avait duré une éternité. Comme si un démon avait pris possession de mon corps. Je n'avais jamais connu auparavant de telle souffrance. J'avais l'habitude d'avoir des accidents, d'être blessée, mais là, ce n'était pas du tout pareil. Je n'avais jamais été préparée à ça. Je ne savais pas ce qui s'était passé. J'étais dans le noir total, je ne savais même pas sur quoi j'étais allongée, tout ce que je savais, c'est que ce n'était pas des plus confortable. J'avais l'impression d'être sur du bois. Je m'étiras pour essayer d'enlever les courbatures qui devaient avoir prises possession de mon corps pendant ma souffrance, mais je ne put à peine bouger, quelque chose m'en empêchait. Ce n'était pas ma volonté, loin de ça. Non, c'était comme si j'étais enfermée dans une boîte. Je ne savais pas du tout ce qui avait bien put passer pour qu'une chose telle arrive. Où étais-je ? Qu'était-ce cette boîte ? Non, on n'avait pas put m'enfermer quelque part. Je n'avais aucun souvenir de ce qui s'était passé avant que je tombe dans cette douleur si horrible. J'essayais en vain, mais rien. Je ne pouvais pas dire ce qui avait provoqué cette douleur. Une douleur qui n'était pas fixée à un endroit, elle avait traversé tout mon corps, me brûlant, me piquant, comme si tout en moi changeait. J'avais une rage en moi qui montait. À cause de quoi ou de qui j'avais enduré une telle souffrance. Mais surtout, qu'est-ce que je faisais là ?
Je réussis à trouver une faille dans la boîte qui m'enfermait. Elle pouvait s'ouvrir à partir du côté. Je ne savais pas qu'elle énergie m'animait, mais je réussis à ouvrir avec une facilité assez décourageante ce qui me servait de cage. Je me redressa et regarda au dessus de moi, c'était la nuit. Que s'était-il passé ? La boîte était dans un trou. Vous n'allez pas me dire qu'ils allaient m'enterrer vivante. Non, ce n'était pas possible, que s'était-il passé quand j'avais enduré cette souffrance. M'avait-on crut morte ? Je me mis sur mes deux pieds, alla sur la terre qui se trouvait à côté du ... non, ce n'était pas ça. J'avais été enfermée dans un cercueil. Je sortis donc de la boîte pour me retrouver à côté d'elle. Je la referma pour pouvoir m'appuyer dessus pour essayer de remonter à la surface. Le trou était assez profond. Je ne savais pas comment j'allais faire pour en sortir. Allait-il falloir que j'attende que quelque vienne m'aider ? La nuit était noire, combien de temps allais-je devoir attendre. Je ne voulais pas rester une minute de plus dans cette tombe, ça me fichait la chair de poule. Je n'avais jamais réellement aimé les morts et j'avais une vraie phobie du sang. Et j'avais rêvé un jour de devenir vampire. Je n'étais pas très logique dans mon raisonnement. La seule chose qui avait animé mon désir à ce moment là, c'était le fait que je pourrais passer l'éternité avec Edward, l'homme que j'aime, enfin, peut-être aimait.
J'émis un soubresaut. Un souvenir remonta à ma surface : j'étais allongée par terre, quelqu'un aspirait mon sang, et je me faisais une promesse. Je m'entendais même la dire : « Je vivrais comme s'il n'avait jamais existé. ». Qu'était-ce cette promesse ? Avais-je réellement cru la mort à ma porte pour pouvoir penser quelque chose comme ça. Je reniais l'amour de ma vie. Mais je m'étais faite cette promesse, il allait falloir que je la tienne. Je savais que ça risquait d'être un peu difficile, mas pour une fois, j'allais être une grande fille et faire un peu preuve de force intérieure. Après tout, j'avais 18 ans. À cet âge, on est majeur dans certains pays, comme la France. Mais chez nous, aux États-Unis, il faut attendre d'avoir 21 ans pour pouvoir enfin boire de l'alcool, pas que j'ai cette envie. Je n'y avais encore jamais touché, et le fait d'avoir vu dans quel état ça avait put mettre ma mère, j'avais préféré ne pas y toucher. Ce n'était pas vraiment mon style. J'étais assez solitaire comme fille, les soirées entre potes où on se bourre la gueule, je n'ai pas connu. Il faut dire aussi que le seul et unique petit ami que j'ai eu ne buvait ni ne mangeait, ce n'était pas lui qui aurait put m'initier. J'ai dis quoi ? Qu'il faut que j'arrête de penser à lui, allez ma belle, fais ça ! Tu en es capable !
La petite vision momentanée m'avait fait retrouver mes esprits. Je regardais à nouveau autour de moi, cherchant une solution pour sortir de ce trou. Il n'y avait pas d'échelle que je puisse monter pour pouvoir sortir. Je n'avais jamais été très douée en sport, il faut l'avouer, pas du tout. Si l'on pouvait mettre quelqu'un sur le banc, on m'y mettais la première, je suis trop maladroite. Je m'essayais quand même à sauter pour essayer d'attraper le bord, et à mon grand étonnement, j'étais sur le sol, à côté de la tombe, avant même que je ne puisse réaliser que je venais de sauter. Comment était-ce possible ? Je ne pouvais en aucun cas aller si rapidement. Je regarda l'endroit dans lequel j'étais quelques instants auparavant, c'était assez profond. Je pouvais remarquer que le trou n'avait pas été rebouché, je n'avais dut être enterrée que aujourd'hui. Ça me faisait mal de me dire que l'on m'avait enterré, je voulais rentrer immédiatement à la maison. Je voyais étrangement bien dans le noir, comme si c'était le jour. Je pouvais voir plus loin que je ne voyais avant. Il y avait eu un changement, mais je ne savais pas lequel. Je décidai de quitter cet endroit, je n'avais jamais vraiment aimé les cimetières.
J'étais en moins de une seconde à la sortie. Comment avais-je put faire ça ? C'était humainement impossible. Je me rappelai alors de la douleur que j'avais eu quand j'avais été mordue. C'était la même sensation que j'avais eu quand j'avais été inconsciente, enfin, parut parce que intérieurement, j'avais pas eu l'impression d'être inconsciente, comme si j'avais été enfermée, attachée et que je ne pouvais faire mouvement, que je ne pouvais rien faire pour enlever cette douleur qui prenait possession de mon corps. Cette sensation, c'était quand j'avais failli être vampire, et là, je faisais des choses de vampires, en étais-je un ? J'en avais bien l'impression.
Je regardais mes mains, elles étaient plus pales qu'avant. Alors qu'elles étaient déjà pâles auparavant. Je ne ressentais pas la froideur de la nuit. Alors que pourtant elle était fraîche. C'était ça. J'étais un vampire. Alors que j'avais passé des nuits à rêver d'être vampire un jour, pour pouvoir être avec l'homme que j'aimais pour l'éternité, j'avais arrêté de faire ce rêve depuis un moment. Parce que la personne pour laquelle je voulais devenir un vampire n'était plus là. Je ne voyais pas avec qui pouvoir partager cette éternité, la raison qui ferait que je n'aurais pas envie de me tuer. En fait, je ne savais pas comment on pouvait tuer un vampire, je n'étais pas resté assez longtemps à son contact pour pouvoir en connaître beaucoup plus. Ce n'avait jamais été une grande envie de la part de Edward de tout me raconter sur les vampires, il ne voulait pas me donner encore plus envie. Mais voilà, maintenant je fais partie de cette espèce, personne ne sera là pour m'aider, personne ne sera là pour m'empêcher de boire le sang d'humains. Je savais très bien que c'était très difficile pour les vampires de résister, quelque chose d'impossible même.
J'avais envie de me regarder dans une glace pour pouvoir voir la nouvelle apparence que j'avais. J'avais envie de me voir au soleil. J'avais envie d'entendre ma voix.
« Alors ? Qu'est-ce que ça donne ? »
J'avais dit ça à haute voix pour pouvoir entendre ma voix. Elle était totalement différente, il faudrait que je m'y habitue et sûrement même que je la change un peu pour la faire redevenir normal. Enfin, à la mesure où elle pouvait l'être. J'aurais bien besoin de me retrouver seule. En tout cas, ce que je savais c'est qu'il faudrait mieux que je parte, les loups allaient sûrement me sentir et allaient vouloir me tuer. Surtout que Victoria rodait peut-être encore. Il fallait que je m'en aille de cet endroit le plus vite possible. J'allais donc vers le nord. Le vent soufflait légèrement sur mon visage, comme si je n'allais pas à cette vitesse assez impressionnante. Je n'avais jamais aimé la vitesse, et pourtant là, je commençai à m'y faire. Je me rappelle des fois où j'avais été sur le dos de Edward, la sensation n'était pas du tout la même, elle était que meilleure là parce que je pouvais aller à ma guise, c'était moi le maître de la situation. Je me sentais libre. Courir était comme un automatisme, je n'avais pas besoin de faire attention de peur de tomber, je ne tombais pas, j'évitais tout danger grâce à ma vue qui était largement meilleure, tout comme mon sens de l'équilibre qui, heureusement pour moi s'était largement amélioré.
J'arrêtai ma course effrénée subitement pour regarder autour de moi, observer la fôret.
« Et bien ma belle, que de changements en toi ! »
Je m'amusais à me parler, j'aimais bien ma nouvelle voix. J'avais envie de l'entendre plus. Je pouvais entendre le bruit d'un ruisseau, je me dirigeai alors dans sa direction. Il était plus loin que je ne le pensais, mon ouïe aussi devait être meilleure. Je comprenais maintenant ce qu'était la sensation d'être un vampire. J'aimais ça, j'aimais être un vampire, peut-être une première impression, mais elle était mienne pour le moment. Je pouvais enfin voir on visage, il était assez beau, je dois l'avouer, j'étais pas aussi belle que Rosalie, il faut l'avouer, mais je suis pas mal dans mon style.
Il allait sûrement me falloir du temps pour que je m'habitue à tout les changements qui s'étaient opérés dans mon corps. Pour m'habituer à mes sens et pouvoir vivre avec des humains. Je ne me voyais pas du tout vivre seule comme une ermite pendant des siècles entiers, même si je ne suis pas de nature très sociable, il fallait que je fasse un effort. Je ne voulais pas non plus me retrouver face à des vampires, je n'ai pas confiance en eux même si j'en suis un, je préfère m'intégrer aux humains, de sorte, ils ne se douteront jamais que je fais partie des leurs. Cette envie était sûrement motivée par le fait que je ne voulais pas que Edward soit au courant de cette transformation.
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Merci beaucoup pour toutes ces gentilles reviews, j'espère que la boite de mouchoirs n'est pas vide ... pas que je vais vous refaire pleurer après mais bon ... la suite bientôt, même si ce que tout le monde attend est dans 3 ou 4 chapitres je crois xD
