OS écrit dans le cadre de la nuit d'écriture du Fof pour le thème Tempête.

Dernier OS du trio du couple Sirius/Lavande, enfin pour l'instant, j'espère n'avoir pas déplu à trop de personnes avec un tel couple dont je comprends qu'entre sa vraisemblance peut prononcée et la notion de relation prof-élève, il puisse gêner certaines personnes. Bref, désolée si vous faites partie de ces personnes et pour les autres...profitez et laissez un p'tit avis de passage! ;)


Tempête

Elle s'affala dans son lit et ferma les yeux, épuisée. Son cœur battait à toute allure, son sang pulsait avec force dans ses veines et elle se sentait plus vivante que jamais. Elle sortait de chez lui et, comme toujours, elle était partie pour mettre un moment à se remettre. Elle sentait encore son souffle, ses baisers sur sa peau, son corps contre le sien, leurs intimités s'emboiter…Son parfum avait imprégné la chemise qu'elle lui avait prise en partant et, rien qu'en en respirant l'oreille, elle sentait les pulsations du désir recommencer au niveau de son intimité.

Jamais un homme ne lui avait fait autant d'effet. A chaque fois qu'ils se voyaient, c'était la même chose, ils ne pouvaient réfréner leur désir mutuel et se sautaient très vite dessus, avide l'un de l'autre. Leurs lèvres, leurs yeux, leurs bassins, leurs corps trouvaient d'eux-mêmes le chemin à prendre, comme attirés par une irrésistible force magnétique. Et elle se laissait embarquer dans ce tourbillon de sensations, oubliant cette tempête de sentiments qui faisait rage en elle pour se laisser submerger par le plaisir.

Sirius. Un seul nom qui pouvait la retourner toute entière, mettre ses tripes sans dessus dessous. Ron n'avait pas compris pourquoi elle avait soudain décidé de rompre pour des choses qui duraient depuis le début de leur relation. Il n'avait pas compris pourquoi elle avait craqué tout d'un coup. Harry, lui avait compris. Elle ignorait si son amant lui en avait parlé ou s'il avait deviné tout seul, mais elle avait capté des regards qui ne trompaient pas. Il savait.

Peu importait dans le fond, elle savait qu'il ne les jugeait pas. Et puis, elle s'était bien confiée à Parvati, elle. Harry était la seule famille de Sirius, il était normal qu'il ait éprouvé le besoin d'en discuter avec lui. Si tant est qu'il l'ait mis dans la confidence, car on ne pouvait pas dire qu'ils étaient très discrets. Au début, oui, ils l'étaient. Mais après plus de trois mois de relation, ils se cachaient moins, ils ne pouvaient parfois se retenir de déshabiller l'autre du regard, et elle devait admettre que quand elle sentait celui indécent de son professeur et amant se poser sur elle, l'excitation montait en elle à la vitesse grand V.

Elle n'y pouvait rien, il avait une emprise totale sur son humeur. Comme si, depuis qu'il était entré dans sa vie, il était son seul repère dans une tempête qui aurait détruit tous les autres. Il était son mentor, son amant, son soutien et l'objet de tous ses fantasmes. Au départ, c'était plutôt une irrépressible attirance, un respect mâtiné d'admiration qui s'était mué en intérêt de moins en moins anodin. Et lorsqu'il était venu la consoler alors que son moral était au plus bas à cause de Ron…elle n'avait simplement pas réfléchi.

Aujourd'hui encore, elle ne savait pas comment elle avait eu le culot de lui soutenir qu'elle voulait sortir avec lui malgré ses trois remises en question successives, mais elle l'avait fait, et ça valait carrément le coup. Car à ce jour, c'était à elle que ses regards plus ou moins tendre, son désir fiévreux, ses sourires affectueux et ses rares élans possessifs étaient réservés. A elle et à elle seule. Alors peu importait le fait que leur relation ne devrait pas exister, qu'il ait l'âge d'être son père (un jeune père, certes, mais un père quand même) ou qu'il ne soit peut être pas amoureux d'elle, peu importait la tempête qui faisait rage en elle, la déchirant entre loi et amour, raison et folie, désir de rester avec lui pour le restant de ses jours et quasi-certitude que ce n'était pour lui qu'une relation, sérieuse peut-être, mais pas si exceptionnelle que ça.

Peu importait tout ça tant qu'elle pouvait rester à ses côtés, que personne ne tentait de la séparer de celui qu'elle aimait. Tant qu'il ne dispensait ses marques d'attention, de désir ou de tendresse qu'à elle.

Et elle avait raison car ce qu'elle ignorait, c'était le même dilemme agitait l'ancien Maraudeur.