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« bla » pour les choses écrites par Juliet.

oOoOo Début de chapitre oOoOo

Dire que William (Bill) Weasley était surpris d'avoir été enlevé de son contrat en Égypte était comme dire qu'il y avait de la brume à Londres. Il aimait vraiment cette nouvelle occupation de découvrir de nouvelles tombes et de déconstruire les nombreux sorts les protégeant. Tout en ce faisant, il apprenait beaucoup de ses collègues et de nouveaux sorts anciens qu'il pourrait peut-être utiliser dans le futur. Mais maintenant il devait retourner en Angleterre pour remplir un contrat, dont la durée était indéterminée. Tout était bien flou lorsque Silverec l'avait rejoint pour le ramener. La seule chose dont Bill était certain, c'était que le gobelin accordait une importance peu commune à ce contrat particulier. Imaginez la surprise du jeune homme alors qu'il apprenait qu'il devait se rendre à Hogwarts en cette même journée et qu'Albus Dumbledore lui expliquerait le contrat avec plus de détails à ce moment. Il devait aussi travailler avec Christian Delaney, ce qui n'était pas facile. Le vieil homme avait tendance à être excessif, bien qu'étant l'un des meilleurs Conjureur d'Angleterre.

C'est pourquoi Bill Weasley marchait lentement sur le chemin qui connectait Hogwarts au petit village de Hogsmade. Il traversa la grande porte grillagée qui avait comme gardiens deux porcs ailés et se dirigea vers l'école, s'arrêtant un instant pour regarder le château devant lui. Il avait encore ce pincement au cœur chaque fois qu'il voyait cette école. Un sentiment indescriptible l'habitait, à la simple vue de ce château majestueux. Il ne pouvait mettre ni un nom dessus ni le décrire, c'était simplement une maison loin de la maison.

Il allait commencer à monter les longues marches pour entrer par la grande porte lorsqu'il la vit s'ouvrir et aperçu la silhouette familière du Directeur. Sa longue barbe blanche et sa garde-robe étrange avaient quelque chose de frappant qui restait avec vous. Il y avait aussi cette sensation qu'émanait du vieil homme, vous faisant sentir comme un écolier pris en faute encore une fois.

«Bien le bonjour Mr. Weasley. Vous n'avez pas oublié le chemin à ce que je vois… Et toujours en avance.» Les yeux pétillants du Directeur semblaient rire derrière ses lunettes en demi-lune.

«Trop tôt vaut mieux que trop tard, Professeur Dumbledore. Et je dois dire qu'il est bien intriguant de ce retrouver ici sans savoir exactement pourquoi…»

Bill entendit alors le rire doux du vieil homme alors que celui-ci ouvrait de nouveau les grandes portes, avec une surprenante facilité. Il fit signe au jeune homme de le devancer.

«Votre collègue est déjà dans mon bureau à nous attendre je crois bien. Il est arrivé alors que je venais vous chercher. Lorsque nous serons dans mon bureau je vous dirai exactement tout ce qu'il y a à dire.» La voix d'Albus était douce, mais contenait une fermeté que Bill ne pouvait ignorer. «Vous avez bien changé de style depuis que je vous ai vu Mr. Weasley. Je ne crois pas que votre mère approuve du tout...» Les yeux bleus d'Albus observèrent Bill par dessus ses lunettes.

Bill se sentit de nouveau comme un écolier. Il était vrai qu'il n'était plus le petit Préfet en Chef sans distinction. Il portait maintenant ses cheveux roux, qui étaient plus couleur flamme que rouille, très longs, tombant maintenant juste au bas de ses épaules dans un cardigan noué à la base de son cou. Il avait aussi décidé de se faire percer une oreille, supportant le croc d'un serpent. Son habillement rappelait celui d'un rocker ou bien d'un amateur de moto, ses bottes en peau de dragons auraient été bien sûr un peu étrange pour un moldu.

«Oui… eh bien, j'ai eu envie de changer…»

Bill était gêné de parler aussi facilement avec le vieux Directeur. Il était quelque chose comme une légende, c'était étrange de pouvoir parler ainsi de chose peu importante. C'est dans une conversation semi-embarrassée que le trajet jusqu'au bureau d'Albus se passa. La gargouille se tassa alors que le professeur disait le mot de passe («Mars, c'est une barre de chocolat Moldue, vous devriez l'essayer Mr. Weasley, délicieuse!») A l'intérieur du bureau les attendait un homme d'âge avancé, les tempes grisonnantes et au visage tiré les attendait sirotant un thé. Il regarda sa montre et Bill.

«Au moins vous êtes à l'heure Weasley.» La voix de l'homme était racle, comme si il ne l'avait pas utilisé depuis longtemps, mais Bill savait que c'était le résultat d'un sort mal enlevé par les infirmiers de St-Mungos. Bill croyait à un sort d'étranglement qui avait partiellement déformé ses cordes vocales, mais ne pourrait jamais le vérifier. Albus invita le jeune homme à s'asseoir alors que lui aussi prenait place Il tendit alors une coupe de thé à Bill. Il sortit alors un dossier de son bureau et plaça une charte devant les deux hommes. Delaney s'étouffa avec son thé et Bill qui allait prendre une gorgée redéposa sa tasse. Il prit alors la charte et l'observa de plus près alors que Delaney toussait pour faire passer le thé.

«Un Silencio permanant Professeur! C'est un sort dit impossible à faire permanant ! Depuis aussi longtemps que ça, il est probablement intimement lié à la magie de cette personne ! Le moindre faux mouvement pourrait la rendre muette à jamais au moins pire et au pire dérégler toute sa magie autour de sa gorge et la tuer…» Bill leva la tête vers Albus et fut surpris de voir l'homme paraître si vieux, le pétillement dans ses yeux avait complètement disparu. Bill se racla la gorge un moment et tendit la charte à Delaney qui reprenait son souffle.

«Le jeune a totalement raison Albus, c'est quelque chose de très risqué et les chances sont minces. Cette personne serait probablement mieux à ne rien tenter.» Delaney plaça la feuille sur la table et s'accota dans la chaise qu'il occupait. «Pourquoi est-ce si important ?»

Albus soupira. «Je savais que ce ne serait pas facile, mais elle est prête à subir tout ce qu'il faut car elle veut retrouver sa voix. Et c'est important Christian, Mr… William, car c'est la charte de Juliet Potter que vous venez d'observer.»

Les yeux de Bill devinrent ronds comme des sous, sa mouche tomba légèrement et la réaction était à peu près la même pour Delaney. Albus cru voir passer quelque chose dans les yeux de l'homme, mais après un tout petit moment il ne vit plus rien. Bill se reprit le premier et dut regarder la charte à nouveau.

« Je crois que la meilleure chance de voir quoi que ce soit, Professeur Dumbledore, serait de voir directement la Grille de Juliet... Êtes-vous d'accord Maître-Conjureur Delaney ? »

Après un moment l'homme hocha la tête, l'air un peu pensif, mais n'ajouta rien.

« Elle est présentement encore à l'Infirmerie. Suivez-moi. »

Alors qu'ils redescendaient et se dirigeaient vers l'Infirmerie, Bill n'écoutait que d'une oreille distraite la discussion de tout et de rien qu'entretenaient le Professeur Dumbledore et Maître-Conjureur Delaney. Il était surpris par deux choses, la charte était bien précise, mais les niveaux qu'elle représentait n'étaient pas normaux pour une fillette de 10 presque 11 ans. Il ne savait pas si Delaney l'avait remarqué, mais il n'avait rien dit. Il y avait quelque chose chez Juliet qui l'intriguait. Il était aussi très surpris de cette tournure d'événement.

Il s'attendait venir faire quelque chose par rapports aux protections entourant Hogwarts, pas être en train de devoir déficeler un sort sur la gorge d'une petite fille. Il secoua la tête alors que des notes de piano arrivèrent à son oreille. Bill fronça les sourcils, il n'avait jamais entendu personne jouer du piano à l'école, pas même l'un des professeurs. Il s'arrêta et tendit l'oreille. Les deux hommes, le suivant, firent de même. Albus ayant un petit pétillement dans les yeux, avec un sourire presque amer. La mélodie était belle, mais plus souvent qu'autrement, les notes ne se suivait pas, comme si le pianiste manquait une touche ou en accrochait une autre.

« Qui joue, Professeur ? »

« Juliet... Elle s'exerce pour retrouver la flexibilité de sa main gauche ainsi. Elle porte encore un pansement qui engourdit son bras... »

Alors que Bill allait poser d'autres questions, Albus reprit la marche et il n'eut d'autres choix que de le suivre. Il allait continuer de parler, mais ils furent devant les portes de l'Infirmerie. Albus les ouvrit et lorsque Bill franchit le sol de l'Infirmerie il fut surprit par ce qu'il vit.

Presque tout au fond de la pièce, un grand piano avait été placé juste à côté d'un lit. Assise là se trouvait l'enfant de 10 ans le plus petit qu'il n'avait jamais vu. Il lui semblait que sa petite soeur de 9 ans était beaucoup plus grande que cela ! La masse de longs cheveux noirs qui couvraient son dos jusqu'à sa moitié semblait tourner aux auburn parfois, alors que le soleil brillait dessus elle. Les mains touchant les touches étaient vraiment trop petites, voire minuscules. La jeune fille avait été mal traitée et sûrement mal nourrie depuis longtemps. Il ne pouvait pas voir son visage, car elle leur faisait dos, mais elle arrêta brusquement de jouer pour se tourner doucement vers eux. Ses yeux saphir rencontrèrent brièvement les yeux émeraude de l'enfant. Bill se sentit un moment prisonnier dans ses prunelles vertes alors que son coeur se serrait péniblement puis, il fut soudainement relâché.

L'enfant tendit un bras pour prendre une cane, accotée au piano alors que les trois personnes entraient dans la pièce. Elle retourna dans son lit, pris un calepin et une plume rouge pour y écrire quelque chose pour ensuite fixer son regard sur Albus, lui faisant signe d'approcher.

Delaney et Bill restèrent en retrait alors qu'Albus retournait près de l'enfant. Poppy prenait son repos quotidien lorsque Juliet jouait du piano maintenant.

« Oui Juliet ? »

Albus prit le calepin des mains de la fillette. Il remarqua par ce fait même, qu'elle tremblait légèrement. Cela lui fit froncer les sourcils.

« Professeur, qu'elle est la chose pareille chez l'homme au tempes grise et Professeur Snape ? Tout deux ont un quelque chose de familier, de terriblement familier. Quelque chose de mauvais... Pourquoi cet homme est-il là ? Il est aussi noir que le fond de mon placard. »

Albus s'assit sur le lit. Quelque chose de familier et de mauvais ? Ce pourrait-il que cet homme ait la Marque des Ténèbres de Voldemort ! Aussi noir que le fond d'un placard, son âme était noire. Il se pencha vers Juliet et posa une main âgée sur sa petite tête.

« Peux-tu voir autres choses Juliet ? » murmura-t-il.

Juliet retourna son regard vers les deux hommes qui attendaient à l'écart. L'un deux était beaucoup plus jeune et presque blanc. En fait, Juliet croyait qu'il était blanc, jusqu'à ce qu'une ligne bleue semble s'entourer autour de lui, un beau bleu, de la même couleur que ces yeux. Il s'échappait de lui de la curiosité, de la peur, aussi de l'appréhension et une touche d'enthousiaste. L'homme à côté de lui par compte était aussi noir que le fond de son placard, le sentiment familier était présent beaucoup autour de son côté gauche, sans qu'elle sache pourquoi. Il la regardait avec froideur et au fond de ses prunelles noisette, Juliet vit promesse de souffrances et de douleurs.

Elle s'arracha à cette contemplation par le contact de la main d'Albus contre sa main. Elle se tourna vers lui et reprit son calepin. Après un moment elle lui tendit de nouveau.

« Le sentiment familier est concentré sur son côté gauche on dirait. Peut-être son bras gauche. Il me promet du mal, mais, il est heureux d'être ici... Pourquoi ? »

Albus remit le calepin à Juliet et se releva pour se diriger vers les deux hommes. Alors qu'il allait les rejoindre il tira sa baguette et lança une lumière bleue avec une bonne vitesse. Delaney réagit avec rapidité et le sort manqua légèrement. Bill avait aussi sa baguette sortie et était très surpris de la tournure des événements. Il recula lentement vers Albus, la baguette pointée vers l'homme qu'il croyait être son superviseur. Il ne comprenait pas vraiment ce qui se passait, mais il se disait faire la bonne chose.

« Je n'aurai pas un Mangemort opérer aussi doucement sur Juliet Potter, Delaney. Jamais. »

Pure pouvoir semblait s'échapper d'Albus Dumbledore alors qu'il parlait avec froideur à l'homme en face de lui. Partie était le vieil homme doux et gentil qu'était le Directeur de cet école, devant eux ce trouvait l'homme qui avait vaincu Grindelwald. Bill vit à côté de lui pourquoi on disait de lui, qu'il était le plus grand mage des temps moderne. La magie semblait tournoyer autour de lui, faisant bouger ses cheveux et sa barbe d'une brise inexistante.

« Ah, j'aimerais bien savoir comment vous savez ça Dumbledork. Bien dommage ! »

Delaney bougea rapidement, plus rapidement que s'attendait Dumbledore, il pointa alors sa baguette vers Juliet, dans son lit et cracha les 2 mots qui hantait ses rêves depuis 10 ans.

« AVADA KEDAVRA ! »

La lumière verte sembla bouger beaucoup plus vite que ce qu'ils pouvaient espérer bloquer. Mais c'était sans compter l'habiliter à survivre qu'avait acquis Juliet lors de sa petite vie. Avant même qu'il n'ait pointé sa baguette vers elle, Juliet avait déjà prit entre ses main le côté gauche du lit de métal et lorsque ces mots furent dit, elle utilisa toute la force de ses petits bras pour propulser son corps hors du lit et frapper douloureusement le sol. Alors que les sorts annoncés et non-annoncés furent jetés de part et d'autres de l'Infirmerie, Juliet rampa péniblement jusqu'au lit dans le coin de la pièce et se glissa au dessous. Les cris de Stupefix, Difendo, Reducto et d'autres que Juliet ne comprenait pas retentait alors qu'elle tentait de se boucher les oreilles. Les émotions qu'ils produisaient l'agressaient plus sûrement que leurs sorts.

Aussi vite que le tout avait commencé, l'Infirmerie devint silencieuse. Elle entendit la voix d'Albus, demandant au jeune homme de trouver Juliet alors qu'il faisait appel à des Aurors. Quelques secondes plus tard, elle vit des botes en un drôle de cuir juste devant le lit où elle était cachée. Bill s'agenouilla et regarda dans la noirceur vers le point plus sombre qu'il savait être Juliet.

« C'est fini petite Émeraude, allez, sors de sous le lit. Madame Pomfrey doit t'examiner pour être sur que tu n'as rien... Allez s'il te plait Emrys... »

Emrys... Ce mot caressa une mémoire sans tout de fois la remettre en place. Elle aurait bien aimé bouger, mais elle n'était plus capable de le faire. Son bras et sa jambe lui faisaient doublement mal, n'étant pas supposé subir ce genre de traitement. Elle ne pouvait pas lui dire non plus, son calepin était resté sur son lit... Après un moment de silence, le jeune homme soupira doucement.

« Je vais soulever le lit d'accord ? Ne soit pas surprise. Wingardium Leviosa »

Le lit bougea lentement et il alla le placer un peu plus loin avant de regarder l'enfant. Elle avait l'air pitoyable, des traînées de sang marquaient ses joues, elle était recroquevillée sur elle-même, dans le coin de mur et l'observait, elle avait l'air terrifiée et en douleur. Bill se demandait ce qui avait bien pu causer tout cela, si elle avait été atteinte par quelque chose... Il se pencha lentement et prit la petite fille dans ses bras pour aller la remettre dans un lit. Il ne pouvait guère la remettre dans le sien car il était maintenant marqué de cendre et le matelas était à moitié détruit par le sort de Delaney. Bill fut surprit à quel point la petite était légère, il avait peur de la briser. Alors qu'elle tremblait lorsqu'il l'approcha, elle cessa dès qu'il la prit dans ses bras.

Juliet était encore sous l'effet de l'énormité des émotions qui avaient couvert l'Infirmerie, elle tremblait de tous ses membres. Alors que le jeune homme un peu étrange aux yeux saphir se pencha pour la prendre, elle se laissa faire, n'ayant guère le choix. Cependant, lorsqu'il la prit dans ses bras, une chaleur qu'elle n'avait jamais connue semblait s'émaner de lui, la calmant rapidement, effaçant la douleur qui la traversait. Une chaleur réconfortante, douce et enveloppante, qui la faisait sentir en parfaite sécurité. Juliet ferma les yeux doucement, comme elle aimerait rester là, si confortable, mais il la reposa vite sur un lit et la douleur revint. Elle leva les yeux vers le jeune homme et celui-ci caressa doucement sa tête.

« Je vais chercher Poppy, elle doit regarder ce qui va pas d'accord ? »

Il avait une voix douce, étrangère à tout ce qui avait accompagnée sa vie avant. Hogwarts lui donnait la chance de rencontrer des gens tellement gentils. Elle hocha tout de même la tête négativement, faisant un geste un peu tremblant qui symbolisait de l'écriture. Le jeune homme se leva, traversa la pièce et repris le calepin un peu abîmé et la plume près de son ancien lit. Il revint les donner à Juliet.

« Madame Pomfrey a du prendre une potion de Sommeil-Sans-Rêves. Elle avait de la difficulté à dormir après m'avoir soignée... Elle ne dort que depuis peut-être 2 heures, vous ne pourrez pas la réveiller, Monsieur. Je m'excuse de vous donner tant de problèmes... »

Bill lit le petit message et hocha la tête. Il ne voulait pas risquer de prendre une mauvaise potion pour la donner à la fillette, mais elle était visiblement en douleur. Il eut alors une idée. Il savait que c'était le Professeur Snape qui faisait les potions pour l'Infirmerie, il devait donc savoir laquelle ils pourraient bien donner à Juliet pour qu'elle ait un soulagement jusqu'à ce que Madame Pomfrey se réveille.

« Tu n'est pas un problème toute petite Emrys, tu as mal et c'est quelque chose que nous devons empêcher. » Il posa l'un de ses mains sur la tête de Juliet « Professeur Snape est-il toujours à l'école Juliet ? Le sais-tu ? »

« Je l'ai vu il y a trois jours. Il doit encore être à l'école, quelque part. Professeur Dumbledore disait qu'il passait ses étés ici... »

Bill hocha la tête et pointa sa baguette sur sa tempe en murmurant quelque chose que Juliet ne comprit pas. Il fit alors un mouvement sec et sembla envoyer dans les airs un filament blanc qui traversa le plancher. Juliet observa le jeune homme avec un sourcil levé. Elle avait mal partout, mais aimait tant la magie, cette chose si fantastique, qu'elle tentait de savoir le plus possible.

«Avec un peu de chance, Professeur Snape ne croira pas que c'est un mauvais tour et viendra nous aider, d'accord Emrys ? »

Bill agita sa baguette pour faire apparaître un bol et une serviette avec de l'eau. Il prit alors la serviette pour nettoyer le visage de Juliet. Juliet n'avait jamais été l'objet de si douces manipulations. Elle se rappelait encore lorsque Pétunia lui lavait le visage, c'était très inconfortable, avec un objet presque rude qui semblait vouloir lui arracher le visage. Mais ce jeune homme prenait doucement la serviette pour enlever le sang qui avait coulé sur ses joues. Juliet ferma doucement les yeux, se sentant plus en sécurité qu'avec n'importe qui d'autres.

Quelques minutes plus tard, la porte de l'Infirmerie s'ouvrit pour laisser passer Severus Snape dans toute sa grandeur, avec la cape de son manteau voletant derrière lui. Il se dirigea vers Bill, s'arrêtant une fraction de seconde pour prendre en note les nombreuses brûlures de sorts qui ornaient maintenant les murs et le plancher de l'Infirmerie. Même le piano avait reçut un sort.

« Mr. Weasley, expliquez-vous. Vous venez de gâcher une potion importante. »

Il avait l'air furieux, avec son visage fixé dans un rictus fâché. Mais Bill ne se laissa pas impressionner, il connaissait le Professeur, il savait bien qu'il était facilement irritable. Il déposa la serviette et s'écarta pour que Severus puisse voir l'état de Juliet. Son pyjama était froissé et marquée de sang au col et il était plein de poussière. Le pansement qui ornait sa jambe était défait, ainsi que celui sur son bras. On pouvait encore voir un peu de sang dans le coin de ses yeux fermés.

« Mon supérieur était, semble-t-il, un agent de Voldemort et alors que le Professeur Dumbledore et moi tentions de le stupéfier, Juliet a du s'envoyer au sol pour le pas être touché par un Avada Kedavra pour ensuite ramper sous le lit du coin. Je ne sais pas pourquoi elle pleure du sang, mais elle est en douleur et Poppy est sur une potion de Sommeil-Sans-Rêves alors vous êtes le seul à savoir qu'est-ce qu'elle à dans ses étagères qui pourraient enlever la douleur que Juliet ressent maintenant. »

Bill n'aimait pas vraiment le Professeur Snape, mais il devait donner à l'homme qu'il était un Maître des Potions reconnu et c'est ce que Juliet avait besoin maintenant. Severus regarda un moment Juliet pour se dirigea vers le petit bureau qui se trouvait près de la porte menant aux appartements de Poppy. Il trouva facilement la fiche de Juliet.

« Heureusement pour nous, Mr. Weasley, Madame Pomfrey a l'habitude de noter chaque potion qu'elle donne à un patient. Nous allons devoir tout de même enlever les bandages de sa jambe et de son bras, lorsqu'ils sont abîmés, ils font plus de mal que de bien. Occupez-vous de cela alors que je vais chercher les potions nécessaires. »

Il n'y avait plus de colère, ni de froideur dans la voix du Professeur Snape, juste du professionnalisme. En tant que Maître des Potions, il n'était pas rare qu'il aide Poppy à l'Infirmerie, il savait alors comment elle fonctionnait et avait déjà eu un bandage comme celui-ci brisé. Cela avait empiré l'état de sa main au point qu'il avait eu peur de ne jamais pourquoi s'en resservir. Bill était un peu surpris de la facilité avec laquelle Professeur Snape avait accepté de l'aider, mais ne dit rien.

Bill se tourna vers Juliet et sourit en voyant qu'elle avait ouvert les yeux et le regardait. C'était dommage de voir les yeux magnifiques de cet enfant couvert d'un voile de douleur. Il reprit sa baguette et s'approcha.

« Je vais devoir enlever les pansements sur ta jambe et ton bras, tu auras mal, mais si on les laisse là, Professeur Snape dit que ce sera pire. Sois courageuse d'accord ? »

Juliet hocha la tête et mordit l'intérieur de sa bouche alors que le jeune homme coupait lentement les pansements avec sa baguette. Elle savait bien qu'elle pouvait crier autant qu'elle le voudrait le jeune homme autour d'elle ne l'entendrait pas, mais les enseignements que Vernon et Pétunia avaient battus en elle ne partiraient pas d'aussitôt.

« Je m'appelle William Weasley, mais tu peux m'appeler Bill si tu veux. Tout le monde m'appelle comme ça. Je ne suis vraiment pas habitué au Monsieur. »

Bill tentait de détourner les idées de Juliet de sa jambe et son bras, mais il voyait bien que cela ne fonctionnerait pas. Il commença alors à découper les pansements, mais ce qu'il vit apparaître comme jambe le surprit plus que n'importe quoi d'autre.

La jambe, trop petite et maigre, de Juliet était bleue et noire par endroit, avec de nombreuses marques de coupure vers l'intérieur de sa petite cuisse. Elle était enflée et par la respiration rapide que prit Juliet alors qu'il enlevait le reste, il savait que cela faisait très mal. Il se disait que le bras serait moins pire, mais il avait tord. Le bras de Juliet était encore plus maigre que sa jambe, on pouvait pratiquement voir les os au travers de la peau de Juliet. Sa peau était, elle aussi, parcheminée de marques noires et bleues, certaines dans le jaune montrant qu'elles étaient presque guéries. Bill releva la tête pour observer Juliet et vit qu'elle pleurait doucement sans un bruit, sans un mouvement.

Douleur, la seule chose qu'elle pouvait ressentir, elle ne pouvait plus penser ni ouvrir les yeux. Juliet se sentait prise dans un monde de douleur, elle savait qu'elle pleurait, mais ne pouvait s'en empêcher. Elle allait probablement être punie pour n'avoir pas été assez courageuse. Elle sentit alors des grandes mains se poser sur ses joues, sentant cette même chaleur radier d'elle, la douleur sembla s'apaiser, la laissant capable de penser. Les pouces de ses mains chassaient les larmes de ses joues. Elle ouvra les yeux et regarda alors William. Que de tristesse dans ses yeux saphir.

Juliet avait peur toute fois d'être punie, mais la douceur qui se dégageait de William, ainsi que la pitié profonde couvant dans ses yeux sous la tristesse était bien plus qu'elle n'avait besoin pour être rassurée. Alors qu'il caressait doucement le visage de Juliet pour la calmer, il murmura.

« Qu'est-ce qui t'es arrivé pour être ainsi petite Emrys ? Non, non, n'essaie pas d'écrire, tu vas te faire plus mal encore... » Bill écarta quelques cheveux du visage de Juliet, l'installant confortablement sur le lit alors que Severus revenait avec deux potions et un paquet sous son bras.

Il posa les deux potions sur la table de chevet près du lit de Juliet. Il déposa le paquet pour l'ouvrir. À l'intérieur de celui-ci se trouvaient deux rouleaux de pansements verts identiques aux anciens. Il en tendit un à Bill et prit doucement le bras de Juliet pour l'entourer du pansement. Bill leva la tête et observa un moment Professeur Snape alors que celui-ci entourait délicatement et avec douceur le bras de Juliet. Pendant toutes ses années scolaires, il n'avait jamais vu autre chose chez Professeur Snape qu'un homme plein de haine et sans aucune patience, maintenant qu'il voyait un autre côté de sa personnalité Bill se disait qu'il y avait peut-être plus au professeur que la chauve-souris des cachots.

Juliet soupira doucement alors que ses membres s'engourdirent de nouveau, la laissant un peu étourdie par les restants de douleurs. Après plusieurs minutes de silence, Professeur Snape prit l'une des potions et l'ouvrit. Il souleva un peu Juliet avec l'aide de Bill et la mit à ses lèvres.

Juliet but comme une gentille fille l'affreuse mixture.

« C'est une potions qui vas aider tes muscles à relaxer et à faire tomber l'adrénaline que tu ressens sûrement encore. J'ai apporté une potion calmante, si tu as encore mal... » Severus parlait doucement et Juliet fut surprise de ne sentir qu'un tout petit peu de haine encore, mais le reste était beaucoup plus de l'inquiétude, un peu de colère aussi.

Juliet reprit le calepin que Bill lui tendait.

« Je suis un peu étourdie encore, mais ça va. Je n'ai plus mal, c'est complètement engourdi. Je m'excuse de vous avoir fait gâcher une potion importante. »

Juliet tenta de sourire aux deux hommes au dessus d'elle alors que la porte de l'Infirmerie s'ouvrit de nouveau pour laisser entendre les pas précipités d'Albus. Juliet vit alors la figure rassurante du vieil homme penché au dessus d'elle et un simple sourire orna son visage, alors que l'étourdissement se transforma en noirceur et qu'elle accueillit avec plaisir.

Juliet ne vit pas que son manque de réaction avait fait monter une terrible peur chez les trois hommes l'entourant. Jusqu'à ce que Severus se reprenne et jette un sort Moniteur. Ce sort donnait les renseignements du corps un peu de la même façon que les outils que les moldus utilisait sur leurs malades pour savoir le battement de coeur et autres.

« Elle est inconsciente. La descente de l'adrénaline a probablement provoqué cela. Maintenant que Miss Potter se repose, pouvez-vous m'expliquer la situation, Directeur ? »

Severus prit donc place dans une chaise près du lit de Juliet en fixant Albus d'un drôle de regard selon Bill. Bill quand à lui, se plaça dans une chaise de l'autre côté du lit, caressant les cheveux de Juliet comme il le faisait avec Ginny, sa petite soeur, lorsqu'elle était malade. Il était lui aussi intrigué par ce qui c'était passé. Albus prit une grande respiration et se conjura une chaise pour s'asseoir avec eux, pour veiller sur Juliet.

« Cette information ne sortira pas d'ici. Je vous fais confiance William, car vous allez être celui à lui enlever ce sort et vous avez le droit de savoir tout ce qui entoure votre « patient ».

Bill leva un sourcil, mais ne dit rien. Que pouvait être cette information ?

« Lorsqu'elle est arrivé ici, elle semblait comprendre facilement les gens autour d'elle. Elle savait comment ils se sentaient et même pourquoi ils se sentaient ainsi. Lorsque je lui ai demandé d'expliquer tout cela, elle m'a décrit un niveau d'Empathie que j'avais seulement lit brièvement dans les livres, il y a de cela trop longtemps. Juliet Lily Potter est une Empathe Impériale, comme les quatre fondateurs de Hogwarts. Elle n'a aucun contrôle sur son don et le contact avec Hogwarts semble avoir accéléré le développement de celui-ci à des niveaux presque dangereux pour elle. Avant d'être ici, elle devait se concentrer longtemps pour avoir une vue de ce qu'était une personne, mais il semblerait que depuis qu'elle est ici, depuis quatre jours, elle n'a plus besoin de ce concentrer du tout, elle voit et ressent tout ce qu'il y a autour d'elle. Je crois qu'en plus d'avoir été forcée de se lancer par terre, les émotions que nous envoyions lors de notre petit Duel avec Delaney l'ont plus facilement agressée qu'autre chose. »

Alors qu'Albus parlait, Severus était devenu beaucoup plus pâle que d'habitude, Bill quand a lui avait la bouche ouverte et l'air un peu abasourdi. Ce dont parlait le Professeur Dumbledore n'était que de la théorie et maintenant, cette petite fille blessée en était porteuse ? Bill était certain que les professionnels de partout dans le monde allait traiter cet enfant comme un sujet et jamais plus comme un enfant ou un être humain. Bill ne savait trop pourquoi, mais il se sentait très proche de cet enfant avec très peu de temps passé avec elle. Il voulait la protéger, elle semblait avoir eu tellement de difficultés jusqu'à maintenant.

C'est ainsi que les trois hommes passèrent les prochaines heures, discutant de l'enfant maintenant endormie près d'eux. Plus souvent qu'autrement Bill fut surprit par le Professeur Snape, qui semblait réellement vouloir aider l'enfant. Il se disait donc qu'il devait comprendre mieux le professeur. Après quelques heures de discussion, celui-ci avait lâché le "Mr. Weasley" pour "William", ayant en même temps demandé à ce qu'il ne l'appelle plus "Professeur", mais bien "Severus".

Pour William, Bill, Weasley ce fut une journée pleine de surprises... peut-être trop, mais aussi pleine de nouvelles avenues...

oOoOo Changement de scène oOoOo

Poppy Pomfrey était une femme douce mais stricte, surtout lorsque ce qu'elle faisait avait rapport à sa profession d'infirmière. Cependant, rien ne la préparait à voir son Infirmerie ressembler à un champ de bataille et les 3 hommes qui s'y trouvaient semblaient discuter sans se soucier du décor ou de Juliet. Poppy était furieuse.

« QU'AVEZ-VOUS DONC FAIT À MON INFIRMERIE ! »

Pris dans leur discussion, les trois hommes n'entendirent jamais Poppy ouvrir sa porte et venir se placer tout juste derrière eux. Tout trois sursautèrent vivement, le plus jeune des trois, Bill Weasley, sortit sa baguette pour la pointer vers l'infirmière. Il la rabaissa vivement, penaud, pour ensuite s'écarter, laissant la place à Poppy près de Juliet. Alors que celle-ci se faisait expliquer la situation par Albus, elle chassa Severus et Bill d'un regard noir.

C'est ainsi que Severus et Bill se retrouvèrent dans le corridor. Après un moment de silence, Severus se retourna vers Bill, alors que celui-ci riait doucement.

« Que trouvez-vous donc drôle ? »

Cette simple parole venant du Maître des Potions suffit pour que Bill parte en un grand éclat de rire, devant se retenir au mur pour ne pas se rouler par terre. Le rire de Bill sembla contagieux, car après quelques secondes, Severus aussi était secoué d'un petit rire. Bill se reprit suffisamment pour dire quelque chose.

« Charlie a toujours dit que Madame Pomfrey ressemblait à un Dragon, je viens juste de voir la ressemblance... Je suis presque sur qu'elle pourrait cracher du feu tellement sa tête était rouge... ! »

Les deux hommes recommencèrent à rire de plus belle jusqu'à ce que la porte ne s'ouvre, laisse passer Albus secoué d'un léger rire pour ensuite se refermer sèchement derrière eux avec grand bruit.

« Nous venons d'être banni pendant le reste de la journée, Severus, William... Allons continuer notre discussion à mon bureau si vous le voulez bien. Je vais aussi devoir vous montrer votre chambre William, vous allez rester au château j'espère ? Au moins pendant qu'il n'y a pas d'étudiant. »

« Mais bien sûr Professeur. Ce sera beaucoup plus facile de travailler un peu plus avec Juliet pendant ces deux prochains mois que pendant son année scolaire. » Bill cessa alors de rire pour regarder le Professeur. « Je voudrais savoir si ce serait possible d'emmener Juliet voir ma famille... Lorsqu'elle aura plus de contrôle sur son don bien sûr. Peut-être que d'avoir déjà des gens qu'elle connaît en commençant l'école l'aidera un peu et elle pourra aussi travailler son contrôle sur son don. Elle pourra aussi voir ce qu'est réellement une famille et non se qu'elle avait comme gardiens. »

Au cours de leur discussion, Albus avait fait lire le parchemin transcripteur de la version des faits de Juliet donnée pour le procès de Vernon, Pétunia et Dudley Dursley. Bill avait été outré et lui aussi s'était surpris à comment cette enfant si douce pouvait venir d'un environnement si cruel. Bill vit alors Albus sourire.

« Je crois que c'est une merveilleuse idée William. Molly pourra lui montrer réellement ce qu'est qu'une famille... »

« Vous allez la corrompre avec votre famille William... Tant que vous ne la laisser pas seule avec vos horreurs de jumeaux... » Severus avait croisé les bras et tentait d'avoir l'air autoritaire, mais le petit mouvement dans le coin de sa bouche fit sourire Bill.

« Mais voyons Severus, si je la présente à la famille il faudra bien que Fred et George la voit. Je ne crois pas qu'ils puissent la corrompe plus que je ne le pourrais... »

Et les trois hommes continuèrent de marcher vers le bureau d'Albus pendant que celui-ci souriait, un pétillement très visible dans ces yeux. Oui Juliet Potter allait faire de grandes choses...

oOoOo Fin de chapitre oOoOo

Je suis tellement heureuse de vos reviews ! Ahhh un gros gros grooooooooooos merci à tout ceux qui m'ont donnés des reviews, c'est ce qui me fait continuer avec beaucoup d'entrain ! Ça me réchauffe le coeur de lire ces reviews là à chaque fois ! Merci merci !

Pour ce qui est du review de Fegnass, non non elle est constructive ;)

Et oui Fawkes est connecté d'une certaine façon à Juliet :) Comment... mais ce serait dire ! Kingsley à bel et bien jurer sur sa magie de faire tout ce qu'il pourrait pour qu'ils soient punis au plus dur de la loi. Les Dursley reviendront ne vous inquiétez pas. Leur procès sera juste avant que Juliet entre à l'école, dans quelques chapitres.

Hedwig sera là, bien entendu :) Hagrid fera son apparition bientôt.

Il n'y avait pas beaucoup de Juliet dans ce chapitre, mais je voulais introduire le Conjureur comme il faut !

Merci encore à Ishimaru ma Bêta

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Drider Queen