Me revoila !Désolé de vous avoir fait patienter mais écrire ce chapitre mais fait trimer comme une folle car lorsque j'avais un commencement d'inspiration, qqch faisait que je ne pouvais pas avoir accès à mon ordi…DSL !


Réponse au rewiew :

Melkor666 : Salut j' adore ta fic elle est trop bien ,alors continue please

Ba voila la suite…J'espère qu'elle te plaira encore après ce chapitre…Merci pour le compliment(Je suis toute rouge)

Petite Emeraude :C'est de mieu en mieu et ce n'ai pa rien parce que je l'aimait dja.

ET je suis contente que tu n'ai mis que le POV de Line.

Je suis encore inpatiente de lire la suite!

Merci beaucoup !Là tu va voir que le POV de Line sera présent mais également celui de Dray !voila la suite

Vega264 :hello!

j'ai ador ce chapitre!

j'aime bien mieux depuis que tu ne t'attache qu' un seul point de vue!

et puis j'ai trouv ca tres chouette qu'ils arrivent a l'poque des maraudeurs!

par contre ca me fait mal pour line et elytis qu'ils ne puissent pas encore etre

ensemble! d'autant que line est magnifique!

j'ai hate de decouvrir la suite!

bon courage

biz

vega

Merci beaucoup ! tu n'es pas seul à trouvé mieux maintenant…Au départ je voulais faire encore deux chapitres ou line et Elytis ne sont pas ensemble mais j'ai craqué et je les ai mis ensemble…ou presque…MOUHAHAHAHA…Bonne lecture de chapitre Biz Naeloj

Zaika : Voila la suite…j'espère que tu vas aimer.

Fegnass : Magnifique!

a aprt que je ne comprnd comment a se fait que Harry soit dans le dortoir des

filles alors qu'il est apperu en garon!

Continue!

J'explique tous dans ce chapitre mais si tu comprend pa ba tu peux tjr me reposé des questions…Voila la suite

Adénoide : Draco serait-il le compagnon de Harry (Lyne) ou pas? Ils sont cousins par le pre

de Harry et la mre de Draco. Pourquoi ne sont-ils pas retourner leur poque?

J'aime bien ta fic.

Oui Draco est le compagnon à Line, Non ils ne sont que cousin par alliance donc n'ont aucun lien de sang ce qui fait que ce n'est absolument pas génant pour les mettre ensemble. Il ne sont pas retourné à leur époque car Matheo voulait, de un, qu'ils annoncent à leurs parents leurs origines et, de deux, leurs laisser la chance de connaître leurs parents lorsqu'ils n'étaient pas touché par la guerre. Merci…Voila la suite

Neverland :alors quand vont ils se dcider a savouer leur senitiments! J'attendle suite de

ta fic avec impatience elle est vraiment gniale.

Ba dans ce chapitre !Voila la suite..

Thilte : Ce chapitre avait l'air pal mal( voir mme gnial), mais je ne pourrais pas

confirmer tant que je n'aurais pas lu le suivant ( h h h!)

Vivement la suite alors lol !

Chantage !Je vais me pleindre !lolvoila la suite…à toi de juger.

Kelokelo : Je suis scotch devant mon cran pour lire.

C'est ... magnifique et tu as beaucoup d'imagination pour les dtails.

(aussi rouge qu'une tomate) Mici j'espère que tu as encore du scotch parce que j'arrive avec un autre chapitre légèrment moins sentimental…Sauf le début

Elie Euh je suis pas sre d'avoir tout compris... Harry est en fille Poudlard... Il

n'a pas peur que Dumby devine qui est la fille du ministre? Continue!

En fait Harry est assez puissant pour jeter un sort de confusion aux prof et élèves donc ils ne remarquent pas qu'il est en fait une fille. Dumby n'est jamais à Poudlard sauf trois fois donc il n'a pas vraiment de risque de se faire repéré. Voila la suite..

lUnicorne Et alors, notre futur couple, vont-ils bientt se dclarer? Sinon supert chapitre.

Bize et la prochaine.

Mais bien sur !c'est dans ce chapitre !Biz a toi et bonne lecture !

Caromadden : salut toi, je suis contente que tu aimes mon histoire lol... J'espre que c'Est

comme moi j'adore la tienne... Bref, j'ai vraiment aim ce chapitre et j'ai

vraiment hate la suite x caro

Non moi j'adore pas ta fic…Je l'aimeuuuuuuuuuuuuu !lol voila la suite et continue ta fic paske je l'aimeuuuuuu(mje me répète ! lol)

Artemis : Voila le chapitre…bonne lecture


Je le remercie et je pose mes mains sur ses épaules tandis qu'il pose les siennes sur mes hanches.


On se met doucement à danser sur le rythme de la chanson. Je le laisse guider mes pas car, même si Anea m'a donné des cours de danse avec les autres, je ne suis pas du tout rassurée et je préfère m'en remettre à mon cavalier. Je pose mon menton sur l'épaule d'Elytis, gravant son odeur dans ma mémoire. Je regarde avec émotion mes parents danser légèrement en retrait de la piste, un peu dans l'ombre. Ils se regardent dans les yeux, inconscients de leur entourage, il n'y a que l'autre qui leurs importent. Elytis remarque mon trouble et me demande pourquoi je ne me réjouis pas de les voir ensemble.

'Parce que j'aimerai que tu sois mon James et moi ta Lily !'

Je ne vais quand même pas répondre cela alors je me contente de lui dire que c'est l'émotion. Il n'a pas l'air de croire à ma réponse mais laisse passer, sachant qu'il le saurai seulement si je décide de lui dire. Le slow s'arrête pour laisser place à un air latinos. Je souri machiavéliquement à mon cavalier et je le vois avaler difficilement sa salive. Visiblement, il a compris mon allusion à un cours de Anea graver dans les annales.

Flash-Back

On est dans une salle de cours de danse. Le miroir faisant office de mur en face de nous, juste derrière notre prof, reflète nos expressions atterrées. Celle-ci, ayant décidé de nous apprendre à danser sur tout, vient de nous présenter un nouveau style de musique. Les musiques latinos. Elle nous change d'un claquement de doigts et je me retrouve en minijupe noire à froufrous avec un haut dos nus ne cachant rien à part ma poitrine. Je la fusille du regard mais je suis bien vite occupée par une autre sorte d'activité. Le matage intense. Gin' est habillée comme moi et Blaise porte un pantalon blanc ainsi qu'une chemise blanche dénoué. Elytis est vêtu comme Blaise mais en noir. Wow… Anea nous apprend donc à danser le reggaetton. Bien évidemment je dois danser avec Elytis puisque les deux amoureux veulent se trémousser ensemble.

Ce n'est pas que ça me dérange, mais ça me gêne au plus haut point. Chaque couple danse après l'autre. Ginny et Blaise nous font un petit show mais mon sourire calculateur ne les rassure pas du tout. Mouhahahaha ! Ils ne vont pas pouvoir me dépasser dans l'art de la danse latinos ! Je traîne Elytis sur le minuscule promontoire qui nous sert de piste de danse et je me déchaîne sur la musique. C'est hallucinant, Elytis prévoit tous mes mouvements et m'aide à les faire. Il me renverse plusieurs fois et je remonte en secouant ma poitrine de manière provocante. Je colle mon dos contre son torse et je me déhanche. Je descends en me frottant bien à lui, comme un chat et Je remonte toujours avec mon super déhanchement. Il me fait tourner et je me compresse contre son torse. Là, on descend les deux en même temps. La danse devient très chaude et nous arrêtons de danser à regret. Les autres personnes présentes dans la salle autrement dit le conseil, Blaise et Gin' nous regardent éberlués. Blaise laisse échapper un long sifflement

-Bah dit donc… Moi qui croyait que vous êtiez des petits anges de pureté, là je me retrouve avec deux démon de la sensualité !

Son ton incrédule nous fait rire et nous demandons aux membres du conseil la raison de leurs venues.

Fin du flash-back

Je murmure une sorte d'incantation qui nous change avec des vêtements de nos valises. C'est exactement les mêmes qu'au cour de danse d'Anea. La piste s'est bien vite vidée des quelques personnes ayant dansé la première chanson. À cette époque, ils ne connaissent que très peu ce genre de musique et ne savent pas le danser. Je soupçonne Ginny d'avoir demandé à Dumby de mettre ce morceaux en voyant qu'elle a eut la même idée que moi et que la chanson en question est celle que j'ai dansé avec Elytis. Blaise fait apparaître une table rectangle au milieu de la piste. Il y monte, accompagné de Draco. Mon cavalier m'aide à y grimper. Et la danse commence. Je vois Giacomo Zabini quitter la salle, dégoûté par le manque de tenue qu'un sang pur devrait avoir. Macgonagall aussi est choquée mais ne dit rien, préférant retourner à sa conversation avec Flitwick.

Je fais un signe à Ginny et nous entamons ensemble une descente grâce à notre déhanchement. Quelques élèves dont mes parents et ceux de mon cavalier, nous imitent sur la piste de danse. La danse n'est qu'un bal de mouvements sensuels et aguicheurs. La partie célibataire mâle de Poudlard nous, moi et Ginny, reluque avec insistance mais nos partenaires se collent bien à nous pour leur montrer que nous ne sommes plus libres. C'est chou tout plein, ils sont jaloux. Euh… deux minutes…depuis quand Elytis est jaloux à cause de moi ?

Je préfère taire mes interrogations et profiter de la danse pour ne pas me faire de faux espoirs. Durant les danses suivantes, je remarque que Dumby est encore absent. Depuis la dernière fois que je lui ai parlé, il n'a été que trois fois présent une journée entière au château. Ce sont les trois seules fois où je n'ai pas pu devenir fille. Enfin, tant qu'il n'apprend pas que je suis la fille qui a ridiculisé Voldy et que j'ai changé de dortoir pour aller dans celui de Lily, Narcissa et Ginny qui ont voulu que je vienne car je n'avais pas ma place chez les garçons, je ne risque pas d'avoir d'ennuis. Surtout que j'ai jeté un sort de confusion au prof pour qu'ils ne remarquent pas le faite que je sois une fille même s'ils le voient.

Mes hanches m'élancent douloureusement après une dizaine de chansons. Je propose à Elytis de faire une pause. Il accepte et va me chercher une bierre-au-beurre. Je le remercie et il me dit que nous pourrions aller prendre l'aire dans le jardin. J'acquiesce et nous nous y rendons, après que nous nous soyons changés en remettant nos habits de soirée. Le parc a été décoré pour l'occasion. Un chemin illuminé par des feus follets est tassé dans la neige. Un sort de réchauffement est placé sur sa durée pour éviter qu'un élève n'ait froid. On sort du sentier pour nous asseoir sur un banc. Je sirote pensivement le contenu de mon verre. Le silence plane mais je n'ai aucune envie de le casser. Finalement, Elytis prend la parole. Il me demande comment j'ai pu guérir Severus. Je secoue négativement la tête. Je ne vais quand même pas le lui dire.

Personne à part lui et moi ne sait que je suis son calice. Je n'ose pas imaginer la réaction de mes proches… Notre conversation dévie sur des sujets plus sérieux. Je dis à Elytis que Voldy est très puissant et qu'il faudrait qu'on l'attaque à quatre contre un, ce qui sera difficile en sachant qu'il est toujours entouré de ses plus fidèles mangemorts. Je propose à mon cavalier de retourner dans la Grande Salle. Il est d'accord et nous retournons auprès du couple de Gin' et Blaise. On soupire ensemble en les voyant collé l'un à l'autre sur un slow mais on prend exemple d'eux. Je plonge mes yeux dans ceux de Draco.

Son regard me trouble. Ses yeux d'acier en fusion sont débordants de tristesse, de désir, d'amour et de résignation. Je ne peux m'empêcher de m'exclamer de surprise en faisant le lien avec un autre regard. Tout le monde se retourne et nous regarde mais je m'en fiche pas mal. Je ne comprends plus rien.

-Pourquoi ne me l'as- tu pas dit ? Lui hulré-je

Elytis ne semble pas savoir ce que je lui reproche. Je le baffe magistralement avant de me saisir de sa tête et de poser doucement mes lèvres sur les siennes. Là, il est encore plus perdu qu'avant. Et dire que j'ai pleuré pendant une année et demie sur mon amour impossible…Si monsieur avait bien voulu me dire qu'il était mon compagnon, je n'aurai pas eu besoin de souffrir autant. Devant son expression d'incompréhension totale, je me décide de lui expliquer ma réaction. Disons que je le fais légèrement en colère contre lui et que j'élève vraiment, mais alors vraiment peu la voix.

-Monsieur Malfoy, la prochaine fois que tu me caches le fait que tu sois mon compagnon soi disant parce que je ne t'aime pas, tu vas souffrir ! ça fait une année et des poussières que je me morfonds sur toi et sur ce crétin de compagnon que je ne veux pas blesser en t'aimant et maintenant j'apprends que TU es mon compagnon alors là….

Il me coupe dans ma tirade d'une manière exquise, il m'embrasse. Le baiser se fait d'abord chaste et tendre puis passionné. Des applaudissements retentissent dans la salle et bien vite tous les élèves frappent dans leurs mains. Je réponds à son baiser et je passe mes mains sur sa nuque. Il m'attire contre lui dans une étreinte. Je pleure un bon coup sur son épaule en murmurant inlassablement « je ne peux pas y croire, toi et lui…Je ne peux pas y croire ». Il relève doucement ma tête, m'obligeant à le regarder dans les yeux. Il passe ses pouces sur mes joues pour effacer mes larmes.

-Je t'aime, Line Naeloj Lily Evans Potter.

Me murmure-t-il avant de m'embrasser passionnément. Le silence dans la salle me renseigne sur le nombre de personnes nous regardant, toute l'école, les professeurs et les musiciens engagés pour le bal, faut pas les oublier.

-Je t'aime Draco Elytis Lucius Black Malfoy.

Lui répondis-je. Nos lèvres se scellèrent, promesse d'un amour sans faille l'un pour l'autre. Des larmes coulent le long de mes joues mais je n'y prête aucune attention. Ma couronne et celle d'Elytis étincellent et se révèlent aux élèves. Le charme qui les cachait est brisé. Mais qu'importe, je suis heureuse comme jamais. Hélas, un trouble-fête gâche ce moment intense de joie et d'amour.

-Comme c'est touchant ! La princesse et son prince qui s'avoue un amour inconsidéré. Lance-t-il avec une voix de fausset, puis, il reprend de sa voix normale. Pitoyables et dégoûtant.

Voldemort est là, à l'entrée de la Grande Salle. Je remarque alors que ses mangemorts chéris ont infesté la salle. Je soupire avant de lui demander s'il revoulait le costume de la dernière fois. J'entends les élèves au courant du déroulement de la bataille du ministère pouffer. Blaise affiche à l'aide d'un sort la photo de Voldy en costume Playboy sur le plafond de la Grande Salle. Il voit rouge. Voldemort ordonne à ses mangemorts de tuer les élèves. J'entends Elytis ordonner à ceux-ci de se grouper derrière Blaise. Ils le font sans hésiter. Je rejoints Blaise et je lance un sort de mon crû qui réfléchis tout les sorts envoyés en deux fois plus puissants. Blaise, lui, maintient un bouclier sur Elytis et Ginny. Sans relâcher mon bouclier, je transforme d'un mouvement de main ma robe en tenue de combat elfique. Toujours en gardant le bouclier, je crée un portauloin qui mènera les élèves dans les appartements de Dumbledore. Ils sont bien cachés et surtout très grands.

Je le donne aux premières années d'abord, puis j'en refais un pour les deuxièmes, etc… Lorsque les septièmes sont partis à leur tour, je défais le bouclier et je sors mon arc. Je tire avec soin sur les silhouettes noires. Je remarque que James et Lily sont encore dans la pièce, entouré de mangemorts. Mon père essayant de protéger ma mère de son corps. Je me rue dans leur direction en me taillant un chemin à coup d'épée, ayant délaissé mon arc. Je me rends invisible et je prends mon revolver. Je tire un, deux, trois coups et trois mangemorts tombent face contre terre.

J'essaie avec peine d'ignorer la douleur que la proximité avec Voldemort m'inflige. Je redeviens visible et je sors ma baguette. Mes sorts doublent de rapidité car j'use de la magie sans baguette et des sorts informulés, surprenant ainsi les assaillants. Bien vite, le cercle de mangemorts s'élargit et se détruit, la plupart au sol, les autres fuyant lâchement vers leur maître. J'ordonne à mon père de maintenir autour de nous un bouclier pendant que je fais, encore, un portauloin. Je le leur donne et ils disparaissent. Je reprends mon souffle deux minutes et j'analyse la situation. Les professeurs se battent ensemble contre les mangemorts. Aucun souci de se côté-là en voyant le nombre d'ennemis à terre. Ginny, Draco et Blaise essaient tant bien que mal de tenir tête au seigneur noir. Je me dirige vers eux, baguette en main, pour les aider.

-Salut tout le monde ! Voldy , quel déplaisir de te revoir ! M'exclamé-je, tout sourire.

Mon ton doit le déstabiliser un peu vu qu'il me regarde comme si j'étais une martienne mais une expression perverse s'affiche sur son visage. Je n'aime pas, mais alors pas du tout cette expression. Il se passe sa langue sur ses lèvres et lance un sortilège de torture à Elytis qui ne s'y attendait pas. Blaise court vers lui pour lui donner un breuvage qui arrêtera les effets du sort. Mon regard passe des traits tirés par la douleur d'Elytis au sourire triomphant de Voldemort. Cette fois, s'en est trop. Je sens ma haine décupler. Mes yeux s'assombrissent et je me jette sur le responsable de la souffrance de la personne que j'aime.

Hélas, pour moi, la colère est mauvaise conseillère et nous fait perdre tous nos moyens. Il m'immobilise bien vite et forme une barrière invisible entre nous et tous les autres. Je vois Elytis hurler de rage et frapper contre cette barrière mais rien n'y fait. Voldy ordonne le retrait de ses troupes. Je plonge mes yeux dans ceux de mon aimée et je lui transmets tout l'amour que j'éprouve pour lui par ce biais. Mon ennemi de toujours arrache d'un mouvement brusque mon amulette et mon collier, sans vraiment porter d'attention à son faux mouvement. Tom transplanne en m'emmenant avec lui et je perds connaissance lorsque ma tête heurte quelque chose de dur et froid.

O0o.o0OO0o.o0O

Le noir, tout est noir. Ma tête m'élance douloureusement et je crois qu'un de mes bras est cassé. Peu à peu, je reprends conscience des évènements qui ont résulté mon kidnapping. Je grimace de douleur en essayant de me relever. Je n'y arrive pas et je retombe lourdement au sol. Je détaille le cachot dans lequel on m'a jeté. Il suinte la mort. Une porte doublée d'un grillage m'enferme mais un mince filet de lumière sort du dessous de la cloison. Je remarque une flaque alimentée par de l'eau tombant gouttes par gouttes sur le sol. Je me traîne jusque là et je passe de l'eau sur toutes mes blessures afin de les nettoyer. Lorsqu'elles sont propres, j'essaye de faire apparaître des bandages, sans succès. Je réessaie mais n'y arrive toujours pas. Je comprends soudainement que je suis dans une pièce interdisant l'usage de la magie. Pas con Voldy.

Je frissonne. Je ne sais pas où je suis mais je sais qu'il fait très froid. Je ramène mes genoux vers moi en les enserrant de mes bras et je pose mon menton dessus. Je m'enveloppe dans mes ailes, espérant trouver un peu de chaleur et de réconfort et je sombre dans un sommeil profond.

O0o.o0OO0o.o0O

-Schbaff !

Je me réveille en douceur à cause d'une claque qui me fait tourner la tête et craquer la nuque par l'impact. La douleur irradie mon corps mais j'ouvre les yeux. Deux mangemorts sont debout devant moi. Celui de gauche m'ordonne de me mettre debout et je le fais avec peine, sachant qu'il ne me servira à rien de protester. Ils me saisissent les bras et me traîne plus que me garde. Après une multitude de couloir, passage secret et autres choses dans le genre, mes deux geôliers me pousse sans douceur dans une pièce. J'entends le cliquetis typique d'une porte qu'on ferme à clé et des paroles dans une langue étrange. Je suis à nouveau enfermée dans une pièce sans magie.

Je me relève péniblement et je constate qu'au moins, j'aurais un peu plus de confort que dans le cachot d'avant. C'est une chambre décorée richement avec un lit double ainsi qu'un bureau, une armoire et une bibliothèque. Une petite salle de bain jouxte la chambre. Je m'écroule sur le lit, incapable de réfléchir correctement. Voldemort entre dans la salle en faisant pivoter un tableau. Génial ! Il commence par me lancer un doloris puissant et m'explique la raison de mon enlèvement. Il veut un héritier avec moi ! Beurk. Le con, je ne peux pas avoir d'enfants avec quiconque sauf avec Elytis, mais ça, il ne le sait pas. Il me pétrifie et s'avance vers moi, une lueur malsaine dans les yeux. Il m'arrache mes vêtements et se déshabille lui-même. Je ferme les yeux, incapable de voir ça.

Je sens sa bouche dans mon cou. Je frissonne de dégoût lorsque je sens ses mains me prodiguer des caresses. Il m'embrasse, forçant avec sa langue un passage dans ma bouche. Il se met sur moi, m'arrachant un cri de douleur lorsque ma blessure du dos est compressée contre le lit. Il me défait le soutien-gorge et le fait partir à l'autre bout de la pièce. Il palpe mes seins de ces mains. Je suis incapable de faire le moindre mouvement pour le lui interdire. Je sens son érection sur mon bas-ventre tout comme je sens sa bouche quitter la mienne pour aller s'attaquer à ma poitrine. Il m'arrache mes derniers lambeaux d'habits et enlève son boxer. Il rentre en moi sans aucune douceur, me faisant pleurer de douleur. Il martyrise un de mes tétons et le mord, le faisant saigner. Il commence un va et vient infernal et se libère en moi dans un râle. Il se retire, se rhabille et s'en vas, sans un mot.

Lorsque le tableau se referme sur lui, je ne pleure pas, je ne hurle pas, je ne fais rien. Les yeux dans le vague une expression hagarde sur le visage. J'ai mal, si mal.


PDV Elytis

-NON

Il n'a pas le droit! Je frappe de toutes mes forces contre la barrière qu'a dressée Voldemort mais je ne fais que renforcer le sourire vainqueur qui s'est affiché sur son visage. Line me regarde de ses yeux pleins d'amour. Je m'efforce à lui rendre son regard. Il transplanne, l'emmenant avec lui. Je m'effondre sur le sol, sentant mes forces me faire défaut. C'est un cauchemar, il n'a pas le droit de m'enlever Naeloj maintenant. Je sens la main de Blaise exercer une pression sur mon épaule. De ce geste, je comprends que ce n'est pas un rêve et que Naeloj est bien dans les griffes de Tom. Je repousse brusquement la main réconfortante de Blaise et je quitte rageusement la salle. Les couloirs sont déserts, tous les élèves à l'abri dans les appartements de Dumbledore. Je passe en coup de vent dans le hall. James, descendant du bureau du directeur, me regarde sans comprendre .Il me demande pourquoi je sors dans le parc, mais je l'ignore. Je coure dans le parc. Il s'élance tant bien que mal derrière moi pour me rattraper. Je m'engouffre dans la forêt interdite. Mes pas me dirigent automatiquement chez les licornes.

Celles-ci, sentant mon désespoir, s'approchent de moi. Le mâle du troupeau pose ses naseaux contre mon épaule. Je lui flatte l'encolure, lui racontant mon malheur. Mes phrases sont entrecoupées de sanglots mais je n'ai que faire des sillons de larmes sur mes joues. Je les essuie d'un geste désespéré. Une longue plaie sanguinolente sillonne ma joue. Le sang s'écoulant de cette blessure se mélange à mes larmes. La licorne me lèche la joue de sa langue râpeuse. Lorsque je repasse ma main sur ma coupure, elle a disparue. Seul le sang sur mon visage et sur l'encolure souillée de l'animal prouve que j'ai été blessé. Mais ma blessure la plus profonde est intérieure. Elle me déchire et me fait hurler. Elle me torture et me rend fou.

La scène repasse inlassablement devant mes yeux. Le regard résigné mais rempli d'amour de ma Naeloj me détruit de l'intérieur. Depuis notre départ de Poudlard en notre temps, j'avais réussi à oublier comment pleurer, comment se sentir incapable et inutile. Je frappe un tronc d'arbre avec l'énergie du désespoir. Mon poing m'élance douloureusement et ruisselle de sang mais cette douleur ne m'atteint pas. La douleur physique peut être ignorée, la douleur morale n'a aucun remède. Je me suis toujours efforcé de paraître fort et intouchable pour le monde mais là, je me fous de savoir que des gens ont besoin de me voir espérer et être fort pour faire de même. Je suis humain et ma carapace qui me protégeait du monde s'est écroulée. J'ai mal, trop mal. Jamais je n'ai connu une si grande douleur. Pourquoi, pourquoi elle? Pourquoi maintenant? Simplement pourquoi? J'hurle sans vraiment m'en rendre compte cette question.

Quelqu'un s'approche silencieusement de moi. Cette personne pose sa tête sur mon épaule. Je respire un grand coup, essayant d'étouffer la douleur et d'arrêter mes larmes. Je me retourne. C'est Ginny qui est venue vers moi. Elle m'enserre dans ses bras et elle me murmure doucement que je ne dois pas m'en faire, qu'on la retrouva. J'éclate en sanglots, incapable de faire autre chose. A travers mes larmes, je remarque que Lily, Narcissa, Blaise, James et Lucius sont aussi ici, légèrement en retrait. Les filles ont le visage ravagé par les larmes. Les garçons ne disent rien mais leur mine grave et leurs têtes baissées prouvent leur accablement. Blaise s'avancent doucement et me tend une chaîne en argent munie d'un pendentif. Je la prends en me demandant ce que ça peut être. Je remarque que le pendentif est à l'effigie de notre marque. Il y a aussi une émeraude entourée par de fins tressages d'argent. C'est le collier de Line avec son amulette. Lorsque je m'en rends compte je le laisse tomber par terre. J'arrache la mienne et elle rejoint l'autre sur le sol.

Je repousse doucement Gin' et j'expire profondément. Je fixe ma paume, essayant de me réconforter en regardant mon tatouage représentant Line. Je me précipite dans la forêt. Je ne laisse pas le temps aux autres de me suivre que je suis déjà loin.


Le lendemain, je m'éveille sur le lit de ma chambre chez le seigneur des ténèbres. Sur ma table de chevet, une multitude de potions de soins, un repas ainsi qu'une note ont été déposé. J'essaie avec peine de m'asseoir sur le rebord du lit. Mes muscles endoloris me font mal. Je saisis une potion cicatrisante que j'avale d'un coup sec. je sens le liquide couler dans ma gorge et se répandre dans mes veines. J'observe mes coupures se refermer, savourant la diminution de la douleur. Je prends toutes les potions une à une. D'abord celle qui aide la régénération de la magie, une autre pour que mon sang se refasse, ensuite une fortifiante et une dernière qui ressoude mes côtes cassées. Je place le plateau sur mon lit et je mange le plus que je peux, ne sachant pas quand sera mon prochain repas. Une fois rassasiée, je lis attentivement la note. Elle me laisse perplexe.

Désolé, je ne suis pas vraiment moi-même. Aide-moi!

Tom J.

Je n'ai pas vraiment le temps de réfléchir plus car Tom entre dans la pièce. Il hurle de rage en voyant les potions de soins et les détruit. Heureusement que je les avais déjà ingurgitées. De sa voix sifflante, il me lance quelques sorts de son crû. Le dernier me fait devenir une sorte de poupée articulée mais consciente de tout. Je vous laisse imaginer la suite...

Une fois qu'il a épanché sa colère, il se dirige vers le tableau par où il est entré. Il s'arrête brusquement et se retourne vers moi. Je remarque que ses yeux sont redevenus bleus et normaux. Il lève le sort "poupée"

- Aide-moi, je t'en conjure! Me dit-il de sa voix d'humain.

J'ai à peine le temps de lui demander comment que ses yeux redeviennent rouges et sa voix sifflante. Il part.

Un jour après l'autre, il revient. Parfois juste pour me torturer, mais le plus souvent pour me déshonorer. J'ai perdu la notion du temps depuis plusieurs jours. Tout ce que je sais, c'est que plus rien ne m'attire. J'ai perdu espoir, je ne ressens plus rien. Même lorsque Il me fait du mal, je ne le sens pas. Jour après jour je deviens folle dans cette prison. Je ne parle plus, mais je vois. Je vois son expression perverse lorsqu'il entre et son sourire triomphant quand il m'observe.

La nuit est aussi horrible que le jour. Je vois du sang, des morts, de la violence partout. Parfois, je revois la première fois où Il ma touché et je pleure. C'est la seule chose qui arrive à provoquer une réaction de ma part. Bientôt, je deviens une récompense pour les mangemorts. Je suis la catin de Voldy et le cadeau que celui-ci fait à ses sbires quand ils ont réussi leur mission. Après de nombreuses tentatives d'évasions, je constate avec dépit que le passage du tableau ne permet qu'aux personnes ayant la marque ou au seigneur des ténèbres de passer. La porte quant à elle, ne peut s'ouvrir que de l'extérieur et grâce à un mot de passe qui m'est inconnu.

Le tableau vacille, bascule et révèlent trois mangemorts. L'un est Kylan Malfoy, l'autre Nathaniel Zabini et le troisième Roger Back. Grands-pères d'Elytis et Blaise. Malfoy me lance un sort qui me fait devenir une sorte de poupée. C'est la première fois qu'ils viennent à plusieurs. J'espère juste qu'ils ne feront pas trop long. Zabini m'immobilise sur le lit et se déshabille en même temps que les deux autres. Malfoy, près le premier, s'empale en moi après m'avoir prodigué quelques caresses. Black attend que Malfoy me tourne pour que je soie couchée sur le côté et s'installe derrière moi. Les deux mangemorts peuvent ainsi faire leurs petites « besognes ». Devant le plaisir des deux autres, Zabini ne supporte pas son inactivité et m'ouvre la bouche de force pour que je le suce. Je les sens bouger, se répandre mais apparemment ils n'ont pas finis. Ils échangent leurs places et refont le même manège. Après cela, je me sens redevenir moi-même. Kylan me lance l'imperium et, trop faible pour résister, je me plie à ces ordres.

Longue séance de torture mais lorsqu'un s'occupe de moi, les deux autres se donnaient du plaisir ensemble. Jamais je n'aurais pu imaginer qu'homme puisse être aussi écoeurant que ces trois là. Ils viennent souvent. Séparément ou ensemble, ils sont des mangemorts très influents et réussissent presque à tout les coups leur mission. Après chacune de leur visite, je dois me précipiter aux toilettes pour vomir. Je n'ai plus eut d'autres potions de guérison et de nouvelles du Tom qui a besoin de mon aide. Parfois, je pense que j'ai rêvé mes le parchemin du premier jour est une preuve que non. Je l'ai mis d'ailleurs en sûreté, glissé dans un livre de ma bibliothèque. D'ailleurs, cette bibliothèque est ma seule occupation que j'ai à disposition. Résultat, je suis entrain de relire son intégralité pour la troisième fois consécutive.


Matheo m'a envoyé une lettre. Il m'a ordonné plus que demandé d'amener mes parents et ceux de Naeloj en Fariendil. J'ai donc préparé le rituel des pentagrammes. Je ne sais pas si je tiendrai le coup pour se sortilège car il demande vraiment beaucoup de magie et je n'ai plus beaucoup de force. Depuis l'enlèvement de Naeloj, je dépéris à vue d'oeil et les tentatives de libération ratées n'améliorent en rien mon état. Enfin, ce n'est pas le moment de penser à cela. Blaise et Ginny expliquent aux "anciens" le fonctionnement du sortilège. Je leur demande d'une voix morne de ce placé sur les pentagrammes. Le rituel se passe sans histoire hormis mon évanouissement après avoir fait trois pas en direction de ma chambre.


Personne ne sait mon identité, pas même Voldemort. Jamais il ne le saura d'ailleurs. Il enrage beaucoup à se sujet mais encore plus lorsque le médecin des mangemorts lui annonce que je ne suis toujours pas enceinte. Le résultat de la douzième réponse négative du médecin est une longue séance de torture physique pour moi. J'appris ainsi que Tom ne connaît pas que le doloris pour torturer. Il y a aussi les tortures à la manière moldue etc…Plusieurs fois, je crois me retrouver devant oncle Vernon, une ceinture à la main et je le supplie de me laisser tranquille. Hélas, je me rends compte que c'est le seigneur des ténèbres et je ne dis plus rien.

Le temps passe inexorablement. Les séances de tortures physiques comme morale me font peu à peu sombrer dans la dépression et dans la folie. Lorsque j'essaie de me souvenir de ma vie d'avant. Je n'arrive à rien sauf à trois noms Blaise, Ginny et Elytis. Aucune image ne se rattache à eux mais je sens qu'ils m'ont connue autrefois. Parfois, des bribes de souvenirs me reviennent mais je n'arrive pas à en saisir le sens. Je m'accroche désespérément à la réalité pour ne pas devenir plus folle que je ne le suis déjà. Je m'enferme dans ma tête et je tente de maintenir cette sorte d'anesthésie qui ne me fait ressentir aucune douleur. Les seules expressions de mon visages sur résume au regard vide et au visage hagard.


Je reprends mes esprits dans ma chambre. Je me lève et je descends au petit salon où le conseil des neufs doit être réunis avec mes parents, ceux de Line, Blaise et Ginny. L'ambiance en bas à l'aire plutôt joyeuse. Enfin, je pense qu'avec les retrouvailles de Matheo et ses enfants, il y a de quoi. Je colle mon oreille contre la lourde porte en bois. Apparemment personne n'a encore remarqué l'absence de Line. Line, ma petite Line. Comme je m'en veux de ne pas t'avoir protégée.

J'entre dans la pièce. Immédiatement, tous se taisent et me fixent. Je leur fais un sourire faux qui jure avec mon regard éteint et je leur demande d'une voix morne s'ils vont tous biens. Tout le monde hoche la tête sauf Matheo. Il se lève de son fauteuil et se poste face à moi. Il me serre l'épaule et me m'entraîne gentiment dans un endroit à part. Dans le salon, Ginny se fait un devoir d'expliquer aux habitants de Fariendil la mystérieuse disparition de ma petite Naeloj. Evidemment, elle raconte aussi que nous nous sommes mis ensemble.

Matheo me jure que nous allons la retrouver. Je lui demande comment et il me dit qu'il existe un sort ancien qui permet de faire transplanner inconsciemment quelqu'un à nous. Malheureusement, il faut le pratiquer dans le monde où la personne concernée se trouve et le sort nécessite dix personnes de puissance à peu près égales. Je soupire. Trouver dix personnes de puissances identiques est un défis bien difficile, mais en plus, qu'elles soient volontaire pour pratiquer le sort…C'est impossible.


Je ne sais plus mon nom, je ne sais plus qui je suis, où je suis et pourquoi je suis là. Je ne sais plus rien à part ce qui m'est totalement inutile dans cette pièce, la magie. Je sais très bien faire une invocation d'un familier mais je suis incapable de me souvenir de mon enfance. Aujourd'hui pourtant, je me sens différente d'hier, ou peut-être d'il y a une heure je ne sais pas, je ne sais plus. La seule chose que je sais comme je le disais auparavant, c'est que quelque chose au fond de moi s'est rallumée, quelque chose d'agréable qui me procure une joie douce, telle que je m'en souviens. Peut-être parce que personne n'est encore venu aujourd'hui. Quoique, je pense plutôt que j'ai sombré dans une douce folie.

Depuis que j'ai ai eut mon blocage de souvenirs, je supporte mieux les mangemorts. La carapace autour de mon esprit et de mon cœur s'est refaite en bien plus dure. J'en viens même à obéir docilement à ceux-ci car je sais qu'ils partiront une fois qu'ils auront eut du plaisir. (NDA : pensez par là que l'impression de trahir Elytis a disparu car elle ne se souvient plus vraiment de lui)

Mon repas apparaît sur mon lit. Je le mange rapidement. Je remarque qu'un mince livret noir est caché sous l'assiette. Je le prends et je l'ouvre. Ainsi, je découvre la vie de Tom Jedusor. Je me rends compte qu'il n'a pas eu une enfance et une adolescence facile. Détesté dans son orphelinat et battu par ses tuteurs moldus dans un monde et insulté, rabaissé, humilié dans l'autre à cause de son sang. Je m'arrête de le lire lorsque j'entends des pas dans le passage du tableau. Je fourre à la va vite le cahier sous mon coussin. Un mangemort que je ne connais pas entre.

Il commence à me parler. Je ne l'écoute pas, pensant qu'il me sort un petit discours sur sa vie et sur la torture qu'il me réserve. Le silence règne dans la salle. Visiblement, il attend une réponse. Je mime que je suis muette, ce qui est à moitié vrai en sachant que je n'arrive plus à produire le moindre son depuis le plus loin que je me souvienne. Un éclair de compréhension passe dans les yeux du mangemort. Il m'explique que je peux développer ma legilmancie afin que toutes les personnes d'une pièce puissent m'entendre parler dans leurs esprits sans que j'aie besoin d'ouvrir la bouche. Je lui fais un signe de tête pour lui signifier que j'ai compris puis il murmure une formule qui fait apparaître un livre d'environ mille pages sur mon lit.

Je me demande pourquoi il n'a pas profité de moi mais je décide de commencer ma lecture sur cette sorte de communication : (extrait du livre)

…La légilmancie poussée est un art bien difficile. Seuls les maîtres de cette matière arrivent à s'introduire dans l'esprit de plusieurs personnes à la fois. Les muets maîtrisent très facilement une autre sorte d'intrusion. Il s'agît d'une intrusion dans l'esprit de la personne visée et de lui parler par cette intermédiaire. Pour réussir cela, il faut être occlumens et avoir des bases en légilmancie. En fait, une fois à l'intérieur de l'esprit, il suffit de se concentrer et de parler mentalement pour que la personne entende tous. Elle peut vous répondre de la même manière. Les occlumens ne peuvent bloquer cette intrusion car elle est trop minime pour qu'ils s'en rendent compte. On peut sans problème utiliser cette magie avec les moldus mais il faut remuer les lèvres comme si nous parlons vraiment…

Je suis interrompue dans ma lecture par l'apparition de mon plateau de victuailles. Je me précipite dessus et je dévore en moins de deux son contenu. Mmmm….Une fois rassasiée, je décide de prendre une bonne douche en sachant qu'aucun mangemort ne me dérangera jusqu'à mon prochain repas qui, d'après mes statistiques, sera mon petit-déjeuner.

Je me dirige vers la salle d'eau attenante à ma chambre et je m'immerge dans la baignoire. Quoique, vu sa taille, on peut parler de piscine. Je frotte vigoureusement ma peau à l'aide d'une éponge, espérant inconsciemment que la sensation de mains sur mon corps disparaîtra à ce contact. Je sors de l'eau et je m'entoure d'une serviette. Je tresse habillement mes cheveux encore trempés. Même si je dois passer le restant de mes jours en invité forcée de Voldemort, j'ai encore ce petit moment pour profiter de mon corps sans que personnes ne se l'approprient et pour me relaxer.

Je me dirige vers la petite remise au fond de ma salle d'eau et j'y entre. Je ne peux éviter de voir le reflet de mon corps rachitique. J'avais appris à vivre avec ce corps, mais maintenant, je le hais. Je retourne dans ma chambre après avoir touché pour la ixième fois la cicatrice ornant un de mes seins, cadeau de Voldy lors de LA première fois. Je me couche dans mon lit, m'emmitouflant avec délice dans les draps soyeux. Je sombre bien vite dans une bonne nuit de sommeil.

(Rêve)

Je coure. Le couloir est sombre, noir, lugubre…Mes pas résonnent sinistrement sur les dalles dures. Un frisson de peur me parcoure le dos. Je coure comme si ma vie en dépend, même si j'en ai l'impression. Une armure tombe devant moi, me barrant le passage. Le casque roule un bout de couloir avant de se fracasser au bas de l'escalier que je viens de monter. Mais qu'importe, je coure. Une goutte perle sur ma tempe. J'ignore depuis combien de temps je coure, j'ignore pourquoi je le fais, mais je sais que je dois le faire, sans jamais m'arrêter.

Je sors du couloir mystérieux pour tourner à ma gauche. Un hululement de chouette résonne dans mon dos. J'accélère l'allure. Des sueurs froides coulent le long de mon dos tandis qu'un frisson glacial naît au creux de mes reins. Je coure. J'entre dans une pièce tout aussi lugubre et effrayante que les couloirs. Les chandeliers émettent une lumière chancelante qui est aussi inquiétante que la pénombre des couloirs. Après mon passage, la lumière cesse. Les flammes soufflés par un vent sifflant. Ce vent qui porte jusqu'à mes oreilles un message….

Naeloj…Naeloj…Naeloj !

Mais qu'importe, je coure. J'ouvre avec fracas une série de portes. Mes pas me guident, ils savent où je coure, je n'ai plus le contrôle. J'arrive à une intersection. Sans hésiter, je prends le couloir de droite, malodorant et angoissant. J'entends mon cœur battre dans le silence seulement troublé par le bruit de mes pas se répercutant contre la paroi. Mes cheveux volettent en tous sens dans mon dos. Une mèche s'est collée sur ma tempe mouillée. Mais qu'importe je coure.

(Fin du rêve)

Encore ce rêve bizarre…Voila quatre fois que je le fais mais il se complète petit à petit avec la suite de ma course. La boule formée par l'angoisse est toujours bien présente dans mon ventre. Je me lève et je m'asperge un peu d'eau sur la figure, achevant ainsi de me réveiller entièrement. Peut-être que cette course finira par me dévoiler le mystère de ma vie d'antan. Je n'arrive plus à me souvenir d'autre chose que d'un visage et d'une sensation que je n'arrive pas à nommer.

Un visage d'ange. Le visage gracieux, légèrement efféminé. Ses traits sont doux mais fatigués. Ils contrastent énormément avec la lueur de tristesse et de douleur présente dans ses yeux. Ses yeux gris comme l'orage sont une tempête de sentiments en mouvement constant. L'inconnu a de beaux cheveux blonds aux nuances argentées. Sur sa tête repose un diadème en argent encerclant presque tout le tour de sa tête. Seul son front en est démuni. Il se termine sur les deux cotés en s'incurvant légèrement comme s'il voulait retourné de la où il est venu. Ce bel ange a un port de tête majestueux et noble.

La sensation est bien plus complexe. Elle me saisit dès que je me remémore le visage de l'inconnu. Parfois, une chaleur naît au creux de mes reins, parfois, je crois élever une colonie de papillon dans mon bas-ventre. Mais toujours, une sensation de bien-être omniprésent m'envahit. J'ai l'espoir fou qu'un jour, il viendra me sauver de mon enfer…

Je secoue la tête. Il ne me sert à rien de me faire de faux espoirs surtout s'ils sont fondés sur un vague souvenirs confus qui peut très bien être le fruit de mon imagination.


Nous sommes déjà neuf pour pratiquer le sort. Nos puissances sont à peu près égales. Il y a bien sur moi, Gin', Blaise Matheo et les autres membres du conseil moins Luthien qui est enceinte. Nous recherchons désespérément la dernière personne qui se portera volontaire pour venir sur terre et nous aider à retrouver Naeloj. Des coursiers ont été envoyés aux quatre coins du royaume afin de prévenir tous les habitants de Fariendil de la menace pesant contre leur princesse.

Beaucoup de personnes viennent. La population la plus touchée par cette enlèvement sont les jeunes elfes qui ont aperçu la grâce et la beauté de Line et qui en sont tombé éperdument amoureux, comme moi avant eux. Dans chaque ville, des mages qualifiés testent les auras des personnes voulant tenter l'aventure pour trouver l'individu manquant à notre expédition.

Anéa et Astyan sont plongés dans des manuels de magie ancienne pour trouver un sort d'oubli qui engloberait tout Poudlard car personne ne doit se souvenir de notre passage à moi, Line, Blaise et Ginny. Ces deux derniers sont de plus en plus proches. Je pense qu'ils sont tous les deux très touché par la disparition de ma petite Naeloj. Gin' a perdu une sœur et Blaise, une confidente. Je soupire pour la énième fois de la journée. L'atmosphère de la pièce est étouffante pour moi, trois couples qui s'embrassent, ça me dégoûte, surtout quand je sais que j'aurais pu faire de même avec Line si elle était là.

Je sors en coup de vent. Je dévale les escaliers à grande vitesse. Je ne prête aucune attention aux personnes s'inclinant devant moi ou tentant de me parler. Mes pas me conduisent inconsciemment dans la forêt, dans mon refuge. Je grimpe lestement sur ma branche et je m'adosse contre le tronc, me délectant de l'odeur de sève que dégage le bois de l'arbre. Je ferme les yeux et je me laisse bercer par le doux bruit des feuilles agitées par la brise.

Je me réveille en sursaut, prenant ainsi conscience que je me suis assoupi un petit moment. Je me concentre légèrement pour me souvenir de mon rêve et de la cause de la sensation de malaise qui m'a prit. Je me souviens de la clarté irréelle émanant d'une vasque remplie de liquide argenté. Je me souviens de m'être penché au dessus d'elle et d'avoir observer mon reflet se troubler pour devenir une pièce.

La pièce était spacieuse. Une table ronde en granit trônait fièrement à son milieu. Des tentures vert sombre recouvraient la totalité des murs. Des dalles tapissaient le sol. Autour de la table, quatre sièges, ou plutôt trône. Sur celles-ci, des runes gravées à même le bois massif dont elles étaient faites, comme pour signifier leur appartenance à une personne. Une vasque semblable à celle sur laquelle je me penchai était posée au centre de la table. La pièce n'inspirait aucune confiance. L'air était vicié et l'atmosphère pesante. La contemplation de cette pièce est la cause de mon malaise.

Je me résolu de rentrer au palais en voyant le soleil décliner à l'horizon. Je sais que mon rêve ne doit pas être pris à la légère, car tous les miens ont une signification bien précise. Souvenez-vous de mon romantisme de Poufsoufle. Les anges déchu elfiques peuplaient bien souvent mes rêves juste avant mon seizième anniversaire. Quoiqu'il en soit, je préfère écouter mon ventre en cet instant parce qu'il commence à se faire entendre. Je fais donc un détour aux cuisines et je rentre chez Matheo. Je me faufile dans la chambre de ma petite Naeloj et je me glisse dans son lit pour m'enivrer de son odeur. La nuit porte conseil…


Le mangemort de la dernière fois revient me voir deux fois. Une fois pour me dire qu'il ne me fera rien car, ayant tout de même les croyances sur la suprématie des sang-purs, il ne voit pas le plaisir à torturer une femme sans défense qui n'est pas une moldue. J'essaie de le remercier mais mes mots restent coincés dans ma gorge, alors je me remémore le passage du livre qu'il m'a donné et j'entre dans sa tête. Je le remercie sans ouvrir la bouche, ce qui le fait bien sursauté, et j'arrive à glaner quelques informations sur l'endroit où je suis.

J'apprends donc que la place forte du seigneur des ténèbres se trouve en Russie, plus précisément à Kiev. C'est plutôt ironique que la fois où je sors des frontières britanniques, il faut que ce soie à cause d'un enlèvement.

La deuxième fois, le mangemort me raconte un peu sa vie à ma demande, voulant en savoir plus sur cet homme contre les massacres sanguinaires.

-Ma vie, me dit-il, n'a rien de bien passionnant. Je suis né en écosse, j'y ai grandi et j'y habite encore maintenant. J'ai fait mes études à Beauxbâtons, ma mère étant la professeur de métamorphose là-bas. Bien entendu, j'ai rencontré le maître au cours d'un voyage chez les Malfoy, grands amis de mes parents. J'ai tout de suite été ébloui par lui, bien qu'il puisse agir bizarrement d'un instant à l'autre. Aujourd'hui, j'ai vingt ans et des poussières…

Notre conversation continue pas mal de temps et j'apprends au fur et à mesure à le connaître. Je pense qu'il est content d'avoir trouvé une personne à qui il peut parler franchement, sans risquer de se faire tuer par Voldemort. Je ne comprends pas comment il a pu devenir mangemort. Il est peut-être d'avis que les moldus sont bien plus faible et qu'il devrait connaître l'existence des sorciers, il ne veut en aucun cas tous ces massacres que son maître ordonne. C'est quelqu'un de bien.

Il revient souvent, pour se confesser, pour m'apporter des ouvrages qui m'intéressent, pour me rapporter quelques nouvelles du monde britannique ou encore pour faire la causette. Bien entendu, les autres mangemorts et Voldemort se font aussi une joie en me voyant mais les moments passés avec lui diminue ma peine.

Un jour, je lui demande de rapetisser quelques livres que j'ai sélectionné de les mettre dans un pendentif plus gros que la moyenne, de rapetisser le pendentif et de me le donner car moi je ne peux pas faire usage de la magie dans ma chambre, dans ma prison dorée. Il le fait et me le rapporte. Je tire une cordelette de cuir sur un de mes vêtements dans le placard et je glisse le pendentif dessus. Je croche la corde autour de mon cou et Charles, pour parfaire mon mini bagage et pour que je ne le perde jamais, lance un sort de fixage sur le nœud. Ce jour-là, il m'annonce que c'est la fin des cours à Poudlard, et que je dois m'attendre à voir de nouvelles et jeunes têtes.

J'avance dans ma lecture du petit journal intime de Tom. J'ai vraiment l'impression qu'il est schizophrène alors j'appelle le Voldy gentil Tom et l'autre Voldemort. Mentalement,Tom ressemble à Charles car il a les mêmes idéaux. Je ne comprends pas comment il a pu devenir aussi cruel. Je pense que la schizophrénie n'est pas la cause de cette double personnalité. En magie, j'ai vite appris que tout est possible alors je penche plutôt pour un sort raté ou une possession d'esprit.

Comme Charles me l'avait annoncé, des petits nouveaux sont venus me rendre visite. Parfois, l'un d'eux étouffe une exclamation en me voyant. Visiblement, ils me connaissent mais aucun ne me dit quoi que ce soit sur ma vie d'avant. Je ne crois pas devoir faire la liste des noms, il suffit que je vous dise peut-être Lestrange, Avery, Black et vous pouvez vous imaginer les autres.

Voldemort est en colère, très en colère. Ma cicatrice me brûle douloureusement. Bizarrement, je me souviens tout à fait pourquoi elle est sur mon front et la période de vie allant avec. Souvent, je rêve de la mort de mes parents et de la « fin » du mage noir, terrassé par un bébé tout joli, moi. Enfin, ne nous écartons pas du sujet. La porte s'ouvre brusquement. Un seigneur des ténèbres furieux entre. Ho ho, j'ai fait quoi ? J'essaie de me faire toute petite dans un coin de mon lit mais peine perdue. Je ne comprends pas sa colère.

Il s'approche de moi et jette la couverture me couvrant à terre. Il tient des papiers serré avec rage dans son poing. Les résultats du test de grossesse ! Je ne suis pas enceinte, voila pourquoi il est enragé. A mon tour, il me jette à terre et m'envoie un coup de pied dans le ventre. Puis un autre et encore un autre. Les pieds et les poings frappent à une vitesse bien trop élevée pour que je puisse compter les fois ou ils me touchent. Il me roue de coups.

-Toi ! tu ne verras plus aucun de mes mangemorts. Tu ne vaux pas la peine que je t'accorde cette magnifique pièce. Dès maintenant, tu seras hébergée dans un cachot.

Il m'envoie son genou dans le nez, le faisant craquer et saigner. Je ne dis rien, sachant que parler ne me servira à rien sauf à augmenter la rage du mage. Celui-ci appelle deux de ses mangemorts, des armoires à glace, qui me traînent derrière eux jusqu'au cachots promis par Voldemort. La pièce est sombre et lugubre. Au sol, une mare de sang séché couvre le dallage. Sur les murs, des chaînes sont accrochées, le reste du prisonnier me précédent aussi. Tout n'est qu'amas d'os et de sang, de chaires et de peau informe. Dans l'ombre, un lit de prisonnier.

Voldemort m'accroche personnellement un lourd collier relié au mur. Les mangemorts se chargent des poignets et des chevilles. Ils partent, me laissant en tête-à-tête avec leur maître. Celui-ci me révèle bien vite, trop à mon goût, que ce que j'avais pris pour un lit est une table de torture. La longueur de mes chaînes est préméditée pour que je puisse y être torturée. Le seigneur des ténèbres me lance un sort inconnu. Il commence par me brûler depuis l'intérieur. Tout mon sang n'est que feu et lave.

J'hurle. Pendant la durée du sort qui me paraît longue de plusieurs heures, j'hurle à en perdre mes cordes vocales. La haine que me porte mon tortionnaire se ressent multiplier par dix dans son sort. Jamais je n'ai eût aussi mal, et pourtant, la torture, ça me connaît. Le lord abaisse sa baguette, un sourire sadique plaqué aux lèvres. Je n'ai pas le temps de me demander ou il trouve sa satisfaction en torturant des innocents que déjà, il me lance un doloris, suivis d'un crucio sans baguette. Des spasmes de douleur me parcourent le corps. J'ai si mal…Un rire glacial et hystérique passe les lèvres de mon tortionnaire.

Voldemort sort une petite dague de sa poche. Lame bleutée, effilé et tranchante. Manche sculpté, taché de liquide rouge, s'adaptant parfaitement avec la main de son porteur. La lame s'abaisse doucement jusqu'à ce que je sente le contact froid et humide de l'acier contre ma gorge. La pointe de la lame glisse avec lenteur jusqu'à mon sein portant a cicatrice de sa morsure. Il change apparemment d'avis. Il lève la dague au dessus de mon visage, se délectant des frissons de peur qu'il provoque.

La lame m'entaille le front. Appuyée, elle me fait une marque. Un V. Un V comme Voldemort mais aussi un V comme victoire, comme sa victoire sur moi. Les deux branches de la blessure entourent ma cicatrice. Du sang goutte de la coupure. Le mage noir me lance un sortilège de magie noire faisant le même effet qu'un détraqueur. Les souvenirs les plus horribles de ma vie reviennent petit à petit à la surface.

Je vois la fin de mes parents, ma vie chez les Dursley, ma première rencontre avec Voldemort, ma deuxième, ma troisième avec la mort de Cedric, la mort de Sirius, la trahison de Weasley, Granger et Dumbledore, la première fois ou le seigneur des ténèbres a posé ses mains aussi glacées que son cœur et son âme sur moi.

Tout, tout défile devant mes yeux. Les parties les plus sombres de ma vie me restent en mémoire, les autres sont comme évaporées par la force des tortures que j'ai subit. Par fatigue et douleur, je m'évanouis lorsque mon tortionnaire m'ensorcelle pour que je ne puisse plus utiliser du tout ma magie et comme elle m'aidait en grande partie à tenir le coup...

(Rêve..NDA le début est le même que l'autre mais un bout est rajouté à la fin)

Je coure. Le couloir est sombre, noir, lugubre…Mes pas résonnent sinistrement sur les dalles dures. Un frisson de peur me parcoure le dos. Je coure comme si ma vie en dépend, même si j'en ai l'impression. Une armure tombe devant moi, me barrant le passage. Le casque roule un bout de couloir avant de se fracasser au bas de l'escalier que je viens de monter. Mais qu'importe, je coure. Une goutte perle sur ma tempe. J'ignore depuis combien de temps je coure, j'ignore pourquoi je le fais, mais je sais que je dois le faire, sans jamais m'arrêter.

Je sors du couloir mystérieux pour tourner à ma gauche. Un hululement de chouette résonne dans mon dos. J'accélère l'allure. Des sueurs froides coulent le long de mon dos tandis qu'un frisson glacial naît au creux de mes reins. Je coure. J'entre dans une pièce tout aussi lugubre et effrayante que les couloirs. Les chandeliers émettent une lumière chancelante qui est aussi inquiétante que la pénombre des couloirs. Après mon passage, la lumière cesse. Les flammes soufflés par un vent sifflant. Ce vent qui porte jusqu'à mes oreilles un message….

- Naeloj…Naeloj…Naeloj !

Mais qu'importe, je coure. J'ouvre avec fracas une série de portes. Mes pas me guident, ils savent où je coure, je n'ai plus le contrôle. J'arrive à une intersection. Sans hésiter, je prends le couloir de droite, malodorant et angoissant. J'entends mon cœur battre dans le silence seulement troublé par le bruit de mes pas se répercutant contre la paroi. Mes cheveux volettent en tous sens dans mon dos. Une mèche s'est collée sur ma tempe mouillée. Mais qu'importe je coure.

-Naeloj…Naeloj…Naeloj !

Une ombre passe au-dessus de ma tête, provoquant un courant d'air glacial. Une armure me bouche le passage. Je me glisse sous une tapisserie, débouchant dans un couloir secret humide. Des mousses gluantes recouvrent la totalité du chemin. Des murs au plafond, du sol aux objets. Mes pieds nus glissent. Quelque chose érafle ma cheville. Elle saigne. Mais qu'importe, je cours.

Je me faufile hors du couloir et je sors dans une vaste pièce tout aussi effrayante et noire que la forteresse dans laquelle je cours. Je la traverse vite. Je m'engouffre dans une porte dérobée et je me précipite dans des escaliers tortueux tellement étroits qu'une seule personne suffit pour littéralement boucher le passage. Je monte les marches quatre à quatre. L'escalier ne semble jamais s'arrêter. Mais qu'importe, je coure.

(Fin du rêve)

O0o.o0O0o.o0O

Je suis dans une vaste clairière. Au centre, une souche et dessus, repose une vasque exactement pareille à mon dernier rêve. Je fronce les sourcils d'incompréhension mais je m'approche du liquide miroitant qu'elle contient. Je plonge me regard à l'intérieur et, après que mon reflet se soit troublé, la salle de la dernière fois apparaît. Ses quatre chaises, sa table ronde, et sa coupe n'ont pas bougés.

J'entends un bruit de pas qui provient de derrière la porte qui mène à cette pièce. Je retiens mon souffle, redoutant ce qui va entrer mes les bruits de course s'estompe brutalement, à ma plus grande déception. Je me retire de ma contemplation de la pièce vide se reflétant dans la vasque. Beaucoup de questions se bousculent dans ma tête. Je ne comprends pas la signification de tous cela.

-Le lien entre deux compagnons est très fort, jeune Elytis. Souvient-en.

La voix avait retentit dans ma tête, trouvant écho parmi le bruissement des feuilles de la forêt. Mon trouble augmenta encore…

Je me réveille en sueur dans la chambre de Line, totalement déconcerté. Il faudra que je parle à Merlebach car il a aussi une compagne. J'inspire profondément l'odeur de ma Naeloj et je me lève à regret de mon petit cocon de chaleur. Je me prépare pour une nouvelle journée à affronter les autres avec mon masque impassible, ne pouvant pas faire mieux car sourire est au-dessus de mes forces. Cela fait, je pars dans la cuisine pour me préparer un café bien noir. Je bois lentement ma tasse et je m'en ressers une autre.

Blaise entre dans la pièce, suivi par Lucius. Aucun des deux ne troublent le silence et je les remercie mentalement. Après quelques minutes, James entre à son tour. Les filles ne sont toujours pas debout mais vus qu'elles ont décidés de faire une soirée entre elles hier soir, je doute qu'elles ne se lèvent avant un moment. James me prend la cafetière des mains alors que j'allais me resservir pour la cinquième tasse consécutive et se sert lui-même. Il trempe ses lèvres dans le liquide chaud et fait une grimace de dégoût.

-Bon sang Draco ! Comment peux-tu boire ce truc immonde ?

Je ne lui réponds pas, finissant cul sec ledit truc immonde qui me restait. Visiblement, il n'aime pas mon café ultra-noir-et-fort-qui-réveille-les-gens-qui-ont-eu-un-réveil-céphallorectal. Mon regard s'éteint quand je pense que nous sommes déjà en Fariendil depuis près de cinq mois et après deux mois consacré à la recherche de personne pour le sortilège de transplannage à distance, il nous en manque toujours un. Dieu seul sait ce que ce dégénérer de Voldemort à bien pu faire à Line en six mois exactement.

James, en voyant que je ne réponds pas, s'inquiète légèrement et me demande si je vais bien. Je lui fais un pauvre sourire fatigué.

-Aussi bien que toi si tu savais que Lily s'est faite enlevée par Voldemort, que tu ne sais absolument pas où elle peut être et que ça fait six mois qu'elle se fait sûrement torturer par le dégénérer mental.

Ma réponse a au moins le mérite d'être claire, nette et précise. James baragouine quelque chose pour se rattraper mais mon regard éteint le dissuade d'essayer d'engager la conversation. Je finis mon petit-déjeuner et je pars à la recherche de Merlebach comme je me l'étais promis le matin même…

J'espère qu'il vous a plu…REWIEWS !merci bcp

NaElOj MaLfoY