Chapitre 9 saison 2

Pov Edward

Je rejoignis Charlie dans la cuisine pour prendre mon petit déjeuner avec lui, nous nous sourîmes.

« Bien le bonjour mon fiston »

« Bien le bonjour mon papa », nous nous sourîmes bêtement, j'attrapais ma tasse m'asseyant en face de lui me servant mon café, il regardait dehors un sourire nigaud au visage, « Charlie ? »

« Regarde », je suivis son doigt, « ça y est ils viennent manger ! » Dit-il tout sourire, je riais doucement, deux petits oiseaux étaient en train de manger, « j'ai bien fait de lui dire de la mettre là, c'est chouette hein ? »

« Oui », riais-je devant sa tête de gamin, il se refit plus sérieux.

« Vous êtes sortis hier soir ? » Je fronçais les sourcils.

« Nous étions avec toi »

« Mais après je veux dire », je secouais la tête négativement, « ah...non parce que cette nuit, enfin très tôt ce matin, je suis persuadé d'avoir entendu du bruit »

« Où ça ? » Demandais-je sur un ton et un air faussement inquiet, faut que j'assure, faut pas que je penses à ce que j'ai fais à sa fille hier, oh putain non il ne faut pas que je penses.

« Ne t'inquiètes pas », me dit-il rassurant, je lui fis un petit sourire crispé, « je crois que je perds la tête », rit-il, « mais pensez à fermer la porte à clés le soir au cas où... »

« Nous le ferons, tu sais je ne pense pas que quelqu'un ce soit immiscé dans la maison, ça m'étonnerait, peut-être que Bella », je sais je me caches derrière elle, « est descendue boire un peu d'eau dans la nuit »

« Oui peut-être, je lui demanderai »

« Pas la peine », dis-je hâtivement, « quand elle est dans un demi sommeil elle oublie tout »

« Bah laissons ça de côté.. »

« Puis si c'était quelqu'un de l'extérieur, la lumière se serait allumée...tu l'aurai vue en descendant.

« Tu ferai un bon flic ! » Me dit-il fièrement, je riais bêtement, je ferai surtout un meilleur menteur qu'autre chose, « tu as prévu quoi de ta journée ? Après les cours évidemment »

« Sport avec les autres pendant que Jake est avec Bella, après les cours aucune idée, je trouverais bien, refaire du piano à la villa, ça fait un moment »

« Tu...vous arrivez quand même à vous voir ma fille et toi ? Parce que ça fait un moment que vous n'avez pas quittés le lycée ensemble »

« Je sais, tout le monde veut passer du temps avec mais c'est bien, je passe du temps avec ma famille, les Quileute et rien ne m'empêche de passer du temps avec Bella, mais je lui en parlerai qu'au moins nous ayons qu'une soirée pour nous », il approuva, « et je préfère la savoir plus que occupée, ça lui évite de penser à... »

« Phoenix », souffla-t-il, j'acquiesçais.

« Tu sais si elle a appelée Franck ? » Demandais-je doucement.

« Elle ne l'a pas fait je crois, au fait elle ne devrait pas tarder à se réveiller non ? » Je regardais l'heure.

« Je vais voir si elle est »

« Dis lui que je veux mon bisou avant de partir », j'approuvais en souriant, je sortis de la cuisine, chérie va falloir que tu joues à l'actrice...

Je rentrais dans la chambre, sa serviette autour de son corps, les cheveux mouillés, elle se rapprocha tout sourire.

« Je n'ai même pas entendu que tu étais sous la douche », soufflais-je contre sa bouche, mes bras autour de sa taille.

« J'ai fais ça super discrètement », pouffa-t-elle, « je suis censée dormir... »

« Tu peux arrêter, papa Charlie ne partira pas sans un bisou de sa fille », elle eut une légère grimace, « mais non je suis sur que tu vas assurer »

« Mets-y plus de conviction et je te croirais », je riais doucement, « amour...pourquoi ça fait deux jours que nous ne faisons rien le matin ? »

« Manque de temps, ton père t'attends »

« Tu esquives ma question », elle se recula, allant vers la commode, faisant tomber sa serviette ''par accident'', je grognais devant ses fesses, me rapprochant d'elle, elle mit ses sous-vêtements, se retourna un jean et un petit haut dans la main, « oh tu es là... », dit-elle sur un ton mesquin, elle se décala, « tu m'excuses je manque de temps », elle s'habilla rapidement, elle me l'a fait à l'envers, elle partit vers la porte se retournant, « je supposes que tu restes là pour le moment », railla-t-elle, je la fixais, « demain et les autres jours, tu ne manqueras plus de temps désormais », elle sortit me laissant moi et mon air des plus frustré.

Je me calmais allant les rejoindre, ils riaient bêtement, je m'assis me reprenant un café, j'avais un air blasé désormais.

« C'est chouette que tu prennes le temps ce matin », lui dit-elle en souriant.

« Mes officiers peuvent prendre le relais »

« Je suis bien d'accord ! Ça mérite un câlin mon petit papa », elle se leva se mettant sur ses jambes, Charlie lui fit un grand sourire, « bah oui, mon petit papa prends du temps pour moi alors un câlin ! » Oui j'ai bien compris le message, je terminais mon café. Je me levais allant me doucher.

Pov Bella

Je profitais de mon petit papa en attendant mon homme qui devait certainement être contrarié mais deux matins d' affilés sans rien faire ça va deux secondes faudrait pas qu'il en prenne l'habitude non plus, je pense que le message est bien passé. J'eus un grand sourire d'idiote aussi, le feu me monta rapidement aux joues quand je pensais à hier et mauvais Eddy, mon papa partit à peu près en même temps que nous, dès que mon papa avait le dos tourné, mon chéri me regardait en plissant des yeux, je me contentais de pouffer plus ou moins discrètement, mon père, lui mit ça sur le dos du café certainement trop dosé, il avait marmonné un truc du genre ''des conneries ce café'' lui et Edward avaient ri nerveusement, un jour je demanderai qu'ils m'expliquent.

J'eus mon bisou et mon câlin de mon papa, ce soir ils seraient de sortie avec son grand copain Carlisle, autant dire qu'il était impatient, nous partîmes à notre tour, je me remis à pouffer dans la voiture, regardant par la fenêtre, faudrait pas que je le cherches trop non plus.

« Tu sais que tu tournes la tête ou non, ça ne change strictement rien », je riais bêtement, il grogna, je tournais ma tête vers lui.

« Tu m'as dit que ça servait à rien alors autant que je ries plus franchement non ? »

« Autant que tu te foutes de ma gueule plus franchement non ? » Je riais encore plus, « possible que demain matin tu n'es rien »

« Possible que demain matin je ne te laisses pas le choix, j'abuserai de toi pendant ton sommeil », il échappa un sourire en coin, je pouffais.

« Et si je ne réagis pas ? »

« Tu as raison de me provoquer je ferai encore mieux », il me regarda, je haussais plusieurs fois mes sourcils, nous rîmes bêtement.

« Ça n'aura plus la même saveur maintenant que je sais ce qu'il m'attends »

« Tu sais que je vais abuser de toi, pas comment, grosse différence ! Regarde la route aussi », raillais-je, il tourna sa tête, un sourire de pervers au visage, je riais doucement jusqu'à notre arrivée au lycée.

Je descendis de la voiture, me rapprochant des filles qui étaient autour de Ben, je bloquais en le voyant, il me regarda avec un sourire en coin, je pouffais le regardant de haut en bas, habillé en mauvais garçon.

« Bonjour hein », railla-t-il, je pouffais à nouveau.

« Waw... », dis-je en le regardant à nouveau de haut en bas.

« Attends ton tour », me dit froidement Alice.

« C'est au tour de qui là ? » Demandais-je soucieuse.

« Le mien bien sûr », dit-elle en serrant le bras de Ben et en posant sa tête sur son épaule, je regardais Angie qui souriait bêtement.

« Chérie », m'appela Edward, je ne me retournais pas pour autant, je fixais Ben carrément hot avec son crane rasé, « chérie... »

« Je suis occupée, j'entendis les rires des garçons, je peux toucher ? Demandais-je en montrant sa tête avec mon doigt.

« Fais toi plaisir ! » Rit-il, je me rapprochais caressant son crâne.

« Waw... », soufflais-je, « t'es hot », il partit dans un fou rire nerveux, je caressais à nouveau son crâne.

« Chérie », je grognais, « non mais vas-y je t'en prie tripote le je ne te dirai rien, ne me calcule pas non plus ce n'est pas du tout vexant ! »

« Alors laisse moi tranquille », je fis tourner Ben sur lui-même, « est-ce que nous pouvons rejouer à échanger les couples ? »

« Non Belly tu oublies », me dit Angie en poussant Ali' pour prendre sa place, « c'est MON chéri et... »

« Et moi je suis le tien », dit Edward, « je m'en excuses d'ailleurs », les autres rirent bêtement.

« Nous avions déjà proposé », dit Rose déçue, « elle ne veut pas... »

« Nous voulions même payer Angie », dit Ali, « mais c'est encore non », nous soupirâmes blasées.

« Putain, les mecs », rit-il, « je vais gagner des points je vous le dis moi ! Oh ne soyez pas mauvais joueur et rangez moi ses vilains doigts ! Je vous présente mon harem », nous gloussâmes, il se mit à rire deux fois plus.

« Il est sexe », souffla Rose, nous approuvâmes toutes les quatre.

« Et il est à moi », pépia Angie en caressant son crâne avec ses ongles, ça calma Ben, ils se regardèrent, « bon on va vous dire à dans 15 minutes », nous grognâmes, ils partirent rapidement de leur côté.

« Je la hais », dit Ali', nous approuvâmes prenant appui sur le capot de la voiture de Ben, « 15 minutes et il revient, attendons patiemment », nous soupirâmes.

« Il était plus que mignon avant », dis-je, « là il est carrément sexy, je vais ouvrir un fan-club pour lui... »

« Déjà fait », me dit Rose, je grognais, « tu arrives trop tard mais tu peux nous rejoindre », nous nous tapâmes dans les mains tout sourire.

« Sinon », dit Jasper, « vous vous souvenez que vous avez des mecs ? » Nous le regardâmes blasées, « c'est pire que vexant »

« Rose ? » Demanda Emmett, « tu ne ressens évidemment pas de culpabilité », elle secoua la tête négativement.

« Pas de ma faute si il est excitant », elle regarda son portable, « encore 10 bonnes minutes à attendre », soupira-t-elle, nous soupirâmes aussi, les garçons également mais eux parce qu'ils étaient agacés.

« Et tu ne veux pas jouer avec ton nounours ? » Toujours Emmett qui essaie sûrement de ravoir les faveurs de Rose.

« Je ne voudrais pas rater le retour de Ben, aucune de nous d'ailleurs », nous étions toujours à l'affût.

« Ah ouais ? » Demanda Edward mauvais, nous approuvâmes guettant le retour de Ben, « Bella, tu me regardes ! » Je le fis, « tu me fais quoi là ? »

« J'attends Ben, tu as vu comment il est canon avec le crâne rasé ! » Il me fixa sans sourire.

« Abandonnes Eddy », lui dit Emmett, « nous leur ferons payer d'une façon ou d'une autre », il approuva avec Jasper.

« Ouais », dit Jasper, « en matant la prochaine bombasse qui passera.. »

« Hé le Oui-Oui qui ne réfléchit jamais », railla Ali', nous rîmes tous, pas lui, « ta bombasse du lycée elle est où ? »

« Mais il y en a », dit-il sur un ton sur de lui, nous aurions pu le croire si il n'avait pas dévié son regard en fronçant les sourcils, nous partîmes dans un fou rire, « pendant une sortie, dans la rue, vous verrez ! »

« Et faut vous détendre », railla Edward, « il y en a des jolies filles au lycée », je le plombais du regard.

« Comme ? » Demandais-je mauvaise, « Chrystie ?

« Elle n'est pas moche non plus »

« Va pas croire non plus que tu es le beau gosse du lycée », crachais-je.

« Mais je n'ai pas dis le contraire, alors dis moi c'est qui ? Nous voulons tous savoir ! »

« Pourquoi tu rallies les autres à ta cause ? Tu n'es pas suffisamment un grand garçon pour te débrouiller tout seul ? C'est comme ce matin, pourquoi mon père me demande si je ne me suis pas levée cette nuit ? » Il me scruta.

« De quoi vous parlez ? » Demanda Emmett, « tant qu'à suivre votre embrouille autant que nous comprenions d »

« Ouais », dit-il, « faut vraiment plus que je ne manques de temps »

« Enfin l'info est monté au cerveau », nous nous fixions encore un moment sans sourire, il me regarda de haut en bas, mon jean dut le contrarier, « demain j'en mettrai une », je parlais d'une jupe, il releva son regard, « avec certaines choses comme hier », soufflais-je avec un sourire en coin, là du manque de sous-vêtement un regard d'allumeuse aussi.

« Petite sœur, tu fais bien ta garce quand même », les autres rirent bêtement, mon chéri et moi toujours à nous fixer.

« Et... »

« Et là maintenant j'attends Ben, » les autres se moquèrent, il râla, il est excitant quand il fait ça.

« Ça doit refroidir », rit Jasper, je regardais vers le mur en haut des escaliers puis mon homme, il me fit un sourire en coin, « ou pas... »

Nous continuâmes à nous fixer avec certainement des têtes de pervers jusqu'à ce que Ben revienne, nous ignorâmes Angie, plus intéressées par Ben, il avait un sourire encore plus idiot, nous restâmes près de lui quand nous allâmes rejoindre nos salles, je pensais bien à regarder mon homme devant le mur, il échappa un petit rire de pervers toujours, je pouffais, nous nous reprîmes devant les regards inquisiteurs des autres, vivement la prochaine mission, je vous le dis moi.

La journée passa rapidement, laissant encore l'autre dans son coin, nous ne la vîmes que très peu et quand nous la croisions les autres s'amusaient à imiter un crachas, ça nous faisait rire bêtement, nous lâchâmes Ben aussi, pendant un petit moment, pas très longtemps et c'est sur qu'il gagnait des points au lycée, il pavanait nous faisant rire quand il prit un visage fermé, n'empêche il est vraiment hot comme ça, mon chéri je le détendais avec le simple mot ''mur'', ça marchait plus que bien, ça me faisait rougir aussi, ce fut pire quand nous allâmes devant la cafétéria, nous mettant à l'emplacement exact où nous étions cette nuit, ça nous énerva suffisamment pour que nous allâmes jouer dans la chaufferie, vraiment demain je mets une jupe.

J'avais un immense sourire quand la fin des cours sonna, je me dépêchais de sortir pour aller sur le parking, je tapais dans mes mains en voyant sa voiture, il devait se moquer de moi derrière sa vitre teintée, je descendis les marches rapidement, il avait été convenu que je n'attendes pas les autres et que je fasses au plus vite pour le rejoindre, surtout sortir avant l'autre et ses copines, je m'engouffrais dans la voiture, souriant deux fois plus, nous rîmes comme des nigauds, nous faisant un câlin et des bisous.

« Comment va ma petite Angeni ? »

« Elle est en forme », riais-je, « comment va mon Diwali ? » Il cessa de rire, « quoi ? Je l'ai mal prononcé ? »

« Tu voulais dire quoi ?

« Euh...grand frère », chuchotais-je, « Paul m'a dit que... »

« Paul est un petit con, un gros connard même, putain », rit-il, « je lui ferai regretter, bref Angeni, diwali, c'est une cuvette », je passais pivoine, « mais tu l'as bien prononcé en tout cas »

« La honte », chuchotais-je.

« Un peu oui », railla-t-il, je le regardais de travers, « hé tu viens de m'appeler cuvette ! » Je grimaçais, « trouve moi un surnom de ta cuvée ça sera mieux »

« Sucre d'orge alors »

« Ou, tu ne me trouves pas de surnom, c'est mieux même, enfin maintenant que ça c'est fait... »

« Pourquoi pas sucre d'orge ? C'est mignon », il me regarda de travers et mit le contact, « je trouves ça mignon moi »

« Eddy tu l'appellerai comme ça ? »

« Non c'est trop nase pour un chéri, pour sa fierté et tout »

« OK donc tu es en train de dire que de la mienne tu t'en fous ? »

« Non mais toi ça te va bien, hé c'est chouette avec ta voiture on passe incognito ! » Je pouffais, il me regarda, « je t'ai vexé ? »

« Pas sucre d'orge s'il te plaît », me supplia-t-il, je haussais les épaules, « passons, passons », il souffla me regardant à nouveau avec un grand sourire, « on y va ? »J'approuvais en pouffant, « nous avons un peu de route à faire, non »

« Non à quoi ? »

« Non, à ''tu vas me dire où nous allons ?'' » Me dit-il en m'imitant je crois.

« Pour une fois que je n'allais pas demander »

« Pas grave », il fit le tour du parking s'arrêtant devant les autres, mon chéri, je baissais ma vitre, « tu vas survivre sans ta Bella ? » Railla-t-il.

« J'ai le choix ? »

« Non, pas le moins du monde, l'autre est partie ? » Ils regardèrent autour, je la cherchais aussi, « je l'ai repéré », rit-il, « petite Angeni, bisou et remonte ta vitre », Edward se pencha, je l'embrassais en souriant, fis un coucou aux autres et remontais ma fenêtre, il la suivit du regard, « ceinture,capuche », je les mis, elle allait rejoindre sa voiture, il eut un petit sourire en coin et démarra, je me crispais pensant qu'il allait l'écraser, il pilla devant elle, elle cria de peur, je riais comme une sadique, il klaxonna comme un dément, elle se poussa tremblante, il partit, ouvrant à peine sa fenêtre pour lui faire un doigt, il remit sa main sur le volant sortant du parking, « putain j'adore ! » Je pleurais de rire, « musique ? » J'approuvais en riant, je le laissais allumer son poste.

« J'ai cru que tu allais l'écraser ! »

« Non, bien mieux de la faire flipper », rit-il, « halloween tu comprends »

« Maintenant nous savons comment elle crie ! »

« Elle n'a pas finit », nous rîmes moqueur.

Nous sortîmes de Forks, j'ouvris ma fenêtre, laissant l'air s'engouffrer, j'avais un grand sourire, Jake aussi.

« Ça me fait quand même bizarre d'être seul avec toi »

« Tu veux me ramener ? »

« Je peux ? » Demanda-t-il plein d'espoir, je riais bêtement.

« Infirmière de nouvelles conneries ? » Il se calma me regardant de travers, « oh s'il te plaît raconte ! »

« Je ne fais pas que des conneries »

« Alors qu'as-tu fais de bien ? »

« Trop de choses compliquée à comprendre pour un petit cer... »

« Je m'en fous », il se tut me regardant sceptique, »waw, ça marche ! »

« Paul t'apprend de mauvaises choses machin »

« Mais non il a raison, il remet pas mal de mes théories en doute mais c'est cool »

« Comme ? »

« La galanterie, tenir les portes comme il dit si ça trouve tu rends service à la pire des connes ! Il m'a retourné le cerveau avec ses théories », riais-je, « les bonjour, merci, au revoir... »

« Ouais je ne dis donc pas des conneries quand je dis qu'il t'apprend les mauvaises choses », rit-il, « c'est Paul, nous avons tendance à garder un œil sur lui quand il se lances dans ''éduquer les bébés en mauvais garçons'' »

« Je vois mal Seth en mauvais garçon, Quil et Embry... »

« Sue ne laissera pas Paul faire, ils se disputent souvent », rit-il, « c'est à voir d'ailleurs, tu as faim ? »

« C'est l'heure du goûter ? » Il me fit un sourire en coin, se mettant sur le bas côté, son bras à l'arrière de mon siège, il me donna une mallette de goûter en métal et reprit la route, je partis dans un fou rire nerveux, une mallette Dora sur les jambes, « ouvre... »

Je l'ouvris en riant, j'avais une pomme, des gâteaux, une brique de lait et de jus de fruit, il resta concentré, tournant sa tête vers sa fenêtre plusieurs fois sûrement pour se reprendre.

« Tu n'as pas la tienne ? » Demandais-je en riant.

il passa sa main sous son siège, en attrapant une avec Spiderman dessus, j'allais finir par me pisser dessus si il continuait à me faire rire comme une conne.

« J'attends que nous soyons à destination pour manger »

« J'attends aussi ! » Je la refermais en riant encore.

« Nous arrivons bientôt ne t'en fais pas », il accéléra. Nous arrivâmes enfin je crois, une demie heure plus tard.

« Dis moi », dit-il en se garant devant une plage, « as-tu des problèmes avec le fait de s'afficher ? »

« Non », dis-je nerveuse.

« Tant mieux »

Il coupa le contact prenant sa mallette et sortit, je suivis me remettant à rire, il alla dans son coffre, je dus prendre appui, un seau, une pelle, un râteau, sans oublier l'arrosoir et les des petits accessoires, il le prit réprimant un rire, un ballon aussi, tout ça à l'effigie de Pocahontas et de Hello Kitty, il prit une grande serviette rose Barbie et une bleu, prenant un autre seau garni, Bob l'éponge en effigie, il referma son coffre.

« Maintenant nous pouvons y aller ! »

Je le suivis morte de rire avec de sérieuses crampes à l'estomac, il nous fit laisser nos chaussures dans la voiture, nous descendîmes sur la plage nous prenant les regards des gens, bien qu'ils ne soient pas nombreux, passant par la même occasion pour des débiles profond, nous étendîmes nos serviettes après avoir tout posés sur le sable, riant comme des nigauds, il faisait bon ce qui était encore mieux.

« Avant les pâtés de sable », dit-il, « il faut goûter ! » Il était tout ce qu'il y a de plus sérieux, nous nous assîmes, nos mallettes entre nos jambes, nous les ouvrîmes en pouffant, « ah attends », il planta ma paille dans mon jus et ouvrit mes gâteaux ainsi que ma brique de lait, « manges nous avons plein de choses à faire ! » Je calmais mon fou rire commençant à manger, je regardais autour de moi, c'était plus que joli.

« Où sommes nous ? »

« Tu n'as pas regardé les panneaux ? » Je secouais la tête négativement, « première leçon, regarde toujours autour de toi, si tu es à pied, le nom des rues, trouve toi des points de repères, un café, un restaurant, un monument ou autre, en voiture, peu importe avec qui tu es, regarde toujours les panneaux, si il arrive quelque chose il sera toujours plus simple de savoir où tu es, compris ? »

« Compris, observer, toujours observer, où je vais, où je suis ! »

« Bien », me dit-il en souriant, « nous sommes à Clallam Bay, en face c'est le Canada », je haussais les sourcils, « je t'emmènerai plus loin après, tu as finis ton goûter, nous pouvons faire nos pâtés de sable, un château ? » J'éclatais de rire, il déballa son seau, « je vais chercher de l'eau, viens avec moi ! » Nous nous levâmes en riant, remontant nos jeans au maximum, « prends le tien, il faut que tu ramasses des coquillages pour le décorer », il me tendit sa main, je lui pris en riant, nous allâmes au bord de l'eau, « avant il faut tremper nos pieds, elle risque d'être franchement froide », nous avançâmes.

« Elle est gelée ! » Il se pencha remplissant son seau d'eau, je laissais mes pieds dans l'eau cherchant un maximum de coquillages, nous retournâmes nous installer sous les regards sceptiques des gens, nous posâmes nos seaux, prenant nos râteaux pour égaler le sable, « nous faisons des renforts ? » Demandais-je songeuse.

« Bah oui, sinon c'est pas un château », dit-il sur un ton hautain, je ne pus que rire.

Nous prîmes donc nos pelles pour creuser, franchement, je m'amusais plus que bien, je fis ma première tour avec du sable mouillé, il en fit une à son tour, nous étions à fond dedans, nous en fîmes plusieurs, des remparts, nous appliquant, attirant l'attention d'un petit garçon qui se rapprocha doucement.

« Tu veux nous aider petit bonhomme ? » Il partit en courant vers ses parents, « je pense que ses parents doivent être soulagés », nous rîmes doucement, nous concentrant à nouveau, j'allais rechercher des coquillages, me baissant, je finis à 4 pattes pour avancer, je pouffais comme une gamine, « Bella, Bella, debout ! » Je me redressais, il se baissa, « grimpe vite ! » Je montais sur ses épaules, il se releva, « regarde », je suivis son doigt, « tu les vois ? » Je cherchais brièvement.

« Oh... », soufflais-je, « oh ! » Criais-je, « des baleines ! » Je l'entendis rire, je tapais dans mes mains trop contente d'en voir, « elles ne peuvent pas se rapprocher ? »

« Rassure moi et dis moi que tu ne poses pas sérieusement la question », je pouffais.

« J'en avais jamais vue ! Oh non... », dis-je déçue, « elles sont parties », nous attendîmes un peu, mais rien, il me reposa, je continuais à fixer au cas où.

« Finissons notre château, je t'emmènerai à un meilleur point de vue ensuite »

Je sautillais me jetant dans ses bras, il se mit à rire bêtement, je ramassais mon seau et mes coquillages, nous retournâmes continuer notre œuvre, une fois terminé il avait la classe, six tours, des coquillages sur les tours, sur les sortit son appareil photo de sa poche, se couchant sur le ventre pour une meilleure vue, il le prit sous toutes les coutures, me faisant me mettre derrière, sur mes tibias, je fis un immense sourire stupide, nous échangeâmes.

« Il en faut une de nous deux et de notre œuvre ! »

Je retournais un seau posant l'appareil dessus après avoir mis le retardateur, je me mis près de lui, au final nous en fîmes plein, des têtes d'idiots la plupart du temps, nous laissâmes le château de côté faisant d'autres photos de tous les deux, dos au détroit, certaines étaient plus que jolies d'ailleurs.

« Deuxième jeu ! » Dit-il très content, « je dois t'apprendre à jongler avec un ballon », il partit le chercher, « ça ne sert à rien mais il faut que tu saches le faire », je riais, « je te montres », je le regardais faire, me donnant quelques conseils pour y arriver, « à toi ! »

Ce fut laborieux, il soupira blasé plusieurs fois, je finis par en faire quatre d' affilées, nous étions très content, il me refit recommencer me filmant, je ne dépassais pas quatre par contre mais il était plus que fier, j'allais avoir droit à des entraînements aussi, nous jouâmes au ballon, il était le gardien, nos vestes faisant les buts, j'en marquais plusieurs lui apprenant les ''fooo'', lui promettant de lui faire connaître Hard Gay, pas de raison qu'il y échappe, je prévoyais même une soirée avec Emmett, avec mes deux grands frères, Jasper voudra peut-être, Ben et Edward aussi, et tous les autres ? Ou juste pour cette fois, Jake, Emmett et moi...je passais gardien de but, je me donnais à fond, n'hésitant pas à faire des arrêts spectaculaires, non c'est faux, en tout cas je plongeais sans problèmes ce qui servait souvent à rien mais au moins on riaient bien.

« Vous jouez au base-ball ? » Demandais-je légèrement essoufflée.

« Bien sur que oui ! »

« Ça te dirais un match, Cullen contre Quileute ? » Il me fit un immense sourire, « faut trouver un prix »

« Dimanche prochain ? Vos parents aussi doivent jouer ! Onze de chaque côté, putain on va vous rétamer ! Sue sera l'arbitre »

« Nous savons jouer », dis-je revêche, « et le pire c'est que c'est vrai »

« Encore mieux, normalement c'est neuf joueurs mais pas grave ça sera équitable »

« Faudra voir avec tous le monde si ils sont disponibles dimanche prochain »

« Envoie un message au tien, genre ''rencontre décisive au base-ball face aux Quileute, dimanche prochain...14 heures'' ? » J'approuvais en riant, « je fais la même de mon côté ! » Nous sortîmes nos téléphones tapant notre message, « rajoute, ''pas de désistements acceptés'', la récompense, nous avons jusque là pour trouver »

Il me refit jongler ou plutôt tenter et miracle j'en enchaînais cinq, recevant entre temps les réponses de tous le monde au moins c'était rapide, tous le monde serait là et ils étaient plus que motivés visiblement.

« Petite Angeni, la suite du programme ? »

« Oui, oui, oui ! » Il se mit à rire, nous récupérâmes toutes nos affaires, repartant vers la voiture, il s'arrêta.

« Petit bonhomme il faut que tu surveilles le fort ! » Il lui fit un grand sourire partant en courant vers notre château tout content, nous posâmes tous dans le coffre après avoir tout secoués, « assis toi », je m'assis donc sur le rebord du coffre, il revint avec mes chaussures et se pencha.

« Non mais arrête, je peux le faire ! » J'étais limite hystérique.

« Tu es la petite sœur, donc tu te tais ! » Je voulus répliquer, il me fixa sans sourire, menaçant même, il enleva le sable, il avait prit une bouteille d'eau et une des serviettes, c'était pire que gênant, il me remit mes chaussures ensuite, je le remerciais, il grogna, je me tus, il fit les siens, posa la bouteille et la serviette dans sa voiture, je me levais le laissant refermer le coffre, « allez grimpe ! »

Je ne posais pas de questions, par contre je regardais tout autour de moi, le moindre panneaux ou magasins, d'où le fait que j'avais les larmes aux yeux quand il se gara sur un parking pour les clients qui prennent un bateau pour aller voir les baleines.

« Tu...tu m'emmènes voir les baleines ? »

« Bah oui, tu l'as dit tout à l'heure, elles sont trop loin », il descendit tout sourire, venant m'ouvrir la porte, « dépêche toi on va le rater sinon ! »

Il attrapa ma main me faisant ensuite courir jusqu'à l'embarcation, il me cacha le guichet,sous mes grognements, me refaisant ensuite courir pour monter sur le bateau, il partit quelques minutes après.

« Je sais que tu n'aimes pas, tu me diras merci si tu veux tout à l'heure, si tu en vois », il nous fit avancer vers l'avant, j'avais les yeux partout son bras sur mes épaules, « elles remontent vers l'Arctique pour mettre bas, elles ne sont pas nombreuses pour le moment c'est surtout en pleine hiver, elles viennent des côtes occidentales du Mexique, soit un long voyage de 9500 kilomètres »

« Et tu sais tout ça parce que... », il étouffa son rire.

« Notre tribu, nos ancêtres vivaient beaucoup de la pêche, les cétacés, les phoques, les truites, les saumons, nous sommes un peuple de pêcheur d'où nos maisons en bois rouge, ça y est je t'ai traumatisé ? »

« Non, c'est pour manger ce n'est pas pareil »

« Pas faux, tu sais pour nous il n'y a pas de différence entre les hommes et toute forme vivante, nous ne nous considérons pas comme supérieure, nous sommes loin de l'être de toute façon, tout ça pour dire que nous n'avons jamais tué un animal par plaisir mais par nécessité »

« Tu n'aimes donc pas les chasseurs du dimanche »

« Pas vraiment non, je ne vois pas ou peut-être le plaisir de tuer pour le ''plaisir'' mais nous avons tous nos coutumes, comme certaines des notre peuvent paraître étranges, chacun son truc, ici, c'est limité, tu veux un rapide cours d'histoire ? » J'approuvais, « depuis 1981 c'est devenu un patrimoine mondial, ce qui permets le renforcement de la protection des espèces, les chasseurs ici servent juste à réguler, à rien d'autre et c'est tant mieux, fin du cours, petite Angeni... », me dit-il tout sourire, « regarde », je tournais ma tête, eut un mouvement de recul parce que merde elles étaient près et énorme, je sais ce sont des baleines pas des truites mais merde !

Je me penchais, pouffais nerveusement, j'en comptais trois, j'étais pire qu'une gamine, je laissais à Jake le soin de faire les photos, j'allais vers l'arrière du bateau en parfaite hystérique, faisant le tour, j'entendis bien le rire de Jake mais j'étais bien trop contente, en fait, je fis plusieurs fois le tour du bateau, je retournais vers Jake, ouvrant grands mes yeux devant un saut de l'une d'entre elles, ma bouche resta entrouverte impressionnée.

« C'est un mâle », souffla-t-il, « c'est sa façon de séduire les femelles », je souriais bêtement, une autre fit la même, je tapais dans mes mains m'arrêtant, « tu peux taper dans tes mains », rit-il, « ça ne va pas les perturber », je pouffais nerveusement, « en gros celui qui fait le plus beau saut installe sa domination »

« Il faut qu'elle prenne le premier ! » Il partit dans un fou rire, « non mais c'est vrai, il a fait un plus grand saut ! Vas-y ma grande il va te faire de beaux bébés », là il se moquait clairement, « mais... », il se reprit, « elle attends déjà des petits puisqu'ils remontent »

« C'est surtout en hiver que les autres arrivent,certaines sont là tous le temps pratiquement, ils partent tous ensuite, mais oui peut-être qu'elle est déjà en gestation »

« Non mais les grands dégueulasses on la laisse tranquille ! Il est où le papa ? Casse leur la gueule ! » Je m'arrêtais et me calmais sous les rires moqueurs des autres personnes, Jake lui pleurait de rire, j'étais pivoine, « non mais c'est vrai quoi », chuchotais-je boudeuse en regardant les baleines, « sont crades »

Jake se mit à rire comme un porc, se baissant en se tenant le ventre, essuyant ses larmes plusieurs fois, ils sautèrent à nouveau, je grimaçais, Jake qui s'était légèrement reprit, repartit de plus belle.

« Oh putain », rit-il, « je ne vais pas m'en remettre, j'essaie mais... », il ne poursuivit pas, riant encore, il tenta de prendre de grandes inspirations, il souffla, tua son rire plusieurs fois, « je vais y arriver petite sœur, je vais y arriver... », je dus attendre un peu encore pour le retrouver, « tu n'aimes plus les baleines ? »

« Si, bien sur que si, faut pas que je penses aux détails c'est tout »

Il étouffa son rire, nous mîmes nos avants-bras en appui, je lui demandais de me raconter encore des choses, une encyclopédie à lui tout seul, j'apprenais que notre bateau était appelé un ''whale watching'', il me fit penser à mon grand-père un moment à tout savoir, le bateau repartit, je l'avoue je leur ai dit au revoir avec la main, Jake se moqua leur faisant un coucou aussi, il nous ferai revenir mais en hiver, ou visiblement il y en aurait plein.

« Tu pourras même entendre le chant des baleines, à part les baleines tu voudrais voir... »

« Des dauphins, revoir des dauphins et nager avec, » nous retournâmes à la voiture, il reprit la route.

« Leah aussi elle aimerait, tu as fait ça quand ? »

« J'étais plus petite, j'avais huit ans, avec mon papi, il nous avait emmené en Floride, je n'ai pas pu beaucoup nager avec eux mais c'était plus que chouette ! »

« C'est ça ton plus beau souvenir avec lui ? »

« Tout ce qui se rattache à lui est un beau souvenir, des fois il me manque davantage, il me manque tout le temps mais c'est parfois plus compliqué, je n'ai pas pu lui dire au revoir, c'est pour ça je crois que je parviens pas à passer à autre chose, je n'en ai pas envie non plus », il se gara, t »u m'excuses mais je n'ai pas vu de panneau »

« Ici nous sommes au bout de la péninsule Olympique, il n'y a pas plus loin, on va rester dans la voiture par contre, il y beaucoup de vent et les falaises sont hautes, mets toi à l'aise ! » Il recula mon siège, le sien ensuite, les dossiers furent légèrement baissés, « tu peux mettre tes pieds sur le tableau de bord », je retirais mes chaussures les mettant, « ça te dérange si je fumes ? »

« Non pas du tout », il ouvrit sa fenêtre avant de l'allumer, « tu es stressé ? »

« Pas vraiment », rit-il, « je n'ai pas d'excuses pour celle-ci, à part que chez nous le tabac c'est une tradition ? » Je le regardais sceptique, « je sais ce n'est pas terrible comme excuse »

« Au moins tu auras essayé », raillais-je, il me fit un sourire en coin, nous faisant silencieux un moment, il mit de la musique beaucoup plus calme, « qui chante ? »

« Tu la connais », je le regardais en haussant les sourcils.

« Le..Leah ? »

« La voix derrière oui »

« Emily ? » Il approuva, « oh mon Dieu ! » Il se mit à rire bêtement, « chut ! » Il se tut, je remis au début, plus fort aussi, je frissonnais, « faut que tu m'expliques ! »

« Emily et sa guitare c'est tout une histoire, Leah et elle sont toujours à chanter, jouer, pour ses 22 ans, Sam lui a réservé un studio à Port Angeles, Leah l'a accompagnée, nous avons tous notre cd, elle ne veut pas vivre de musique, elle fait ça juste pour son plaisir, le notre aussi, le mieux c'est quand elles jouent pour de vrai, là tu frissonnes mais c'est rien... »

« Tu..tu crois qu'elles me laisserait les écouter ? »

« Tu leur demanderas quand tu passeras du temps avec, celle-là, c'est celle que je préfère », je me tus écoutant, (Tinsel Korey, (Emily Young) ''Into the west'', reverbnation).

Nous laissâmes les musiques passer, j'étais carrément en admiration, fixant le poste, il se termina, je l'aurai bien remis en boucle.

« Je ne trouve même pas de mots en fait, comment ce sont connus Sam et Emily ? »

« La Push, ils sont épris de l'autre depuis qu'ils sont petits, ce sont mariés à 16 selon nos coutumes »

« Leur...leur parents »

« Ils sont dans une autre réserve à quelques kilomètres, il y avait les parents de Paul aussi, il ne restent plus d'anciens à La Push, du moins là où nous sommes, juste nous, d'autres aussi un peu plus loin, ceux qui m'ont élevés sont dans une autre réserve également, bien que Sue a été plus que présente, ceux de Paul chez eux dans le Colorado, du moins sur les terres de son père, nous nous restons parce que c'est chez nous, j'ai mis du temps à revenir, trois ans précisément.

« Leah ? »

« C'est la cousine de Emily, pareil elle était d'une autre réserve, quand je l'ai vue, j'ai su »

« L'imprégnation », il me regarda, Paul m'en a parlé samedi.

« Chez vous ça vaudrait à un coup de foudre, sauf que chez nous c'est considéré comme plus fort, me voilà donc marié depuis quelques mois, revenir à La Push c'était important pour moi, ça l'est encore, mes parents auraient aimés que je reste, puis je suis avec Leah dans leur maison »

« Ils étaient comment tes parents ? »

« Ma mère, un ange », il se fit pensif, « mon père il connaissait toute nos légendes sur le bout des doigts, les soirées feu de camp, nous attendions ça plus que impatient avec les autres, toujours à nous raconter des histoires du passé, les coutumes, traditions, croyances, il s'amusait à nous faire peur aussi, La Push d'avant c'était magique, vraiment c'est le mot, nous avions notre école, nous partions en expédition, mon père et celui de Paul avec nous, puis mon père c'est retrouvé en fauteuil mais il s'en fichait, il s'amusait à dévaler les pentes », je pouffais, « le bon vieux temps, il ne nous reste que les souvenirs maintenant, je ne pensais pas parvenir à revenir pourtant »

« Chez mon grand-père, je ne me vois pas y retourner, ça fait deux ans que je n'ai pas vu leur maison »

« Il faudra que tu y retournes c'est important pour le moment tu es encore trop en colère, ça viendra, eux aussi c'est un accident de la route... »

« Oui,ils ont croisés la route d'un chauffard ivre »

« Mes parents, c'est ma mère qui a perdu le contrôle de la voiture, je ne sais pas vraiment ce qu'il s'est passé, nous étions à rire puis la minute d'après tout était terminé », mes yeux se brouillèrent, nous regadâmes devant nous, « pour nous nos corps sont juste une enveloppe, l'esprit c'est ce qui importe le plus mais j'ai tout rejeté, tout ce que j'ai vu, ce sont mes parents mourir devant mes yeux, la voiture sur le toit, j'ai perdu connaissance, quand je les ai rouvert, ton père était là, j'étais à l'hôpital, il ne m'a pas lâché, nous nous connaissions de vue puisque c'est le shérif, tu dois savoir que j'ai été chez lui quelques semaines », j'acquiesçais, « j'aurai pu et j'aurai aimé rester avec lui, les Quileute ont préférés me faire revenir mais il a continué à venir me voir, du jour au lendemain je suis partis, j'avais besoin de fuir, j'ai fait mes études, rencontré Leah et me revoilà à marcher dans les traces de mon père, et quand je reviens, tu le fais aussi, tu sais ton père me parlait souvent de sa jolie petite fille, il ne t'a jamais oublié », je fixais le pare brise, « pour lui quand il allait te voir il était pire que impatient mais quand il revenait... »

« Pourquoi tu me parles de ça ? »

« Parce que c'est important Bella, parce qu'il ne faut pas que tu penses qu'il a cessé de penser à toi, je suis partis ensuite et vous avez arrêté de vous voir, en peu de temps il nous a perdu tout les deux, je m'en voudrais longtemps, pour lui tout ce qu'il compte comme il a dit c'est que aujourd'hui, ses enfants soient là à nouveau, il a Eddy, tous les autres aussi... »

« Que t'a dit mon père sur Phœnix ? »

« Je sais ce qu'il s'est passé, du décès de tes grands parents jusqu'à ton retour »

« Sur ma mère ? » Il me regarda un moment, se remit face au volant, il se ralluma une cigarette.

« Il m' a dit ce qu'elle t'a fait, tu n'as pas été dans les détails mais il se pose des questions, tu veux la vérité ? »

« Oui »

« Il a fait des recherches pour voir si tu avais été à l'hôpital ou ce genre de choses, il n' a rien trouvé, il ne cherche pas de preuves il cherche à combler les blancs »

« Sur mon grand-père il l'a fait ? » Demandais-je nerveuse.

« Il sait ce qu'il s'est passé, l'accident et tout...Carlisle, Carlisle cherche aussi mais ne trouve rien, ils ne font, nous ne faisons pas ça pour te blesser Bella, ni pour faire de la curiosité malsaine, juste pour avoir des réponses, pour éviter que tu es à répondre à des questions »

« Et ça donne quoi ? » Chuchotais-je.

« Ça fait mal, beaucoup de mal, pour ton père encore plus parce qu'il sait qu'il aurait pu t'éviter ce genre de choses, il comprend mieux pourquoi Franck lui a annoncé leur décès que un mois plus tard, nous n'avons rien trouvé sur l'endroit ou tu étais... », murmura-t-il, « il s'en voudra longtemps, Carlisle aussi parce qu'il aurait dû davantage insisté auprès de ton père, non pas que ton père ne voulait pas te revoir au contraire mais le temps passe sans que tu t'en rendes compte, il avait peur que tu lui dises non et que tu l'envoies promener, moi je m'en veux parce que j'aurai dû être plus présent pour Charlie, sur ta mère il n'a rien trouvé, absolument rien, Carlisle non plus, aucun hôpital n'a de dossiers sur toi à Phœnix ou les alentours »

« Parce que je n'y suis jamais allée, je...je le faisais moi même ou Phil, tout dépendait des circonstances, à mon lycée il n'apprendra rien non plus, rien à l'infirmerie, des absences oui, rien d'autres, je ne sais pas si un jour il sera prêt à connaître les détails, Edward les connaît, du moins la plupart et si lui a réagit comme il l'a fait, mon père... »

« Ton père quoi ? »

« Il sait qu'elle m'a...pas la manière, il connaît les grandes lignes parce que je ne me vois pas lui dire »

« Eddy ? »

« Ce n'est pas à lui de le faire, je ne trouves pas ça juste pour lui, ça serait à moi d'en parler mais Jake... »

« Je peux être là moi si tu as besoin, Eddy aussi »

« Je ne penses pas que mon père apprécierait que je parle de ça, même si Edward le sait, ça ferait un peu '' voyez comme mon ex femme lui a fait du mal'' »

« Il m'en a parlé, peut-être qu'il l'a fait avec Eddy aussi »

« Je ne veux pas en parler pour le moment »

« Il le faudra, il ne restera pas sans réponse indéfiniment et si tu ne veux pas laisser Edward en parler ni toi, comment il fera ? »

« Je ne sais pas », soupirais-je, « je ne sais vraiment pas Jake... »

« Laissons ça de côté, il faut que je t'emmène ailleurs », dit-il avec un sourire idiot, nous nous remîmes correctement.

« Je ne poses pas de questions... »

« Tu fais bien, il se fit pensif »

« Jake ? »

« Je suis en train de réfléchir, est-ce que si j'accélère nous tombons de la falaise ou nous allons reculer », je me crispais, « parce que je crois que j'ai passé la première déjà », je m'avançais regardant à quel distance était la voiture du vide, j'émis un petit cri paniqué, « je trouve aussi que ça craint », dit-il en grimaçant, il soupira, « nous allons avoir notre réponse », il allait mettre le contact.

« Non ! » Criais-je, « arrête, on va tomber dans le vide ! » Je virais hystérique, il démarra partant en marche avant, je criais, il recula rapidement, partant dans un fou rire à la con, « tu l'as fait exprès ! » Criais-je livide, il reprit la route tout content, je lui mis un coup dans l'épaule, l'insultant plusieurs fois, « je te détestes ! »

« C'était marrant Bella, t'aurais du voir ta tête », je le fixais sans sourire, « je te laisses 15 minutes pour faire la gueule, OK ? »

« OK », dis-je froidement.

J'attendais donc que les 15 minutes passent, faisant la gueule comme une gamine, il accéléra de plus en plus, je décroisais mes bras pour m'accrocher un peu plus, côté passager la vitesse je n'aime pas trop, je reconnais que je l'enviais parce que la route était déserte et que je me voyais bien rouler à fond dessus, je reviendrais avec les filles dans le plus grand secret, mes 15 minutes étaient passées depuis un moment, il avait ralentit un peu nous faisant passer par des routes secondaires, je regardais partout, admirant, j'étais contente de croiser un panneau, Goodman mainline, il ralentit davantage, nous faisant arriver devant un pont en bois, je souriais bêtement.

« Est-ce que...mes 15 minutes sont passées », dis-je, il étouffa son rire, « nous pouvons faire des photos ici aussi ? »

Il se gara sur le bas côté, je descendis de la voiture allant en courant sur le pont, j'aime bien quand ils sont en bois, c'est angoissant mais j'adore, il sortit son appareil.

« Est-ce que...vu que tes minutes de petite sœur capricieuse sont passées », je lui fis un doigt, « non, ça c'est aux autres qu'il faut le faire », je pouffais prenant appui, « en fait je n'ai pas de questions, c'était juste que je voulais commencer ma phrase comme toi », je riais bêtement, « au fait, comme ça à l'air de t'inquiéter, si il y a une voiture tu l'entendras et la verras », je riais nerveusement.

« Nous sommes à Goodman Mailine ! » Dis-je fièrement.

« Mais c'est qu'elle apprend vite ! » Railla-t-il, « tu es sur les terres Quileute, ça ne se limite pas à nos maison, c'est assez vaste en fait, nous avons notre hôpital, nos magasins, nos lieux de ralliements »

« Je le savais les bébés m'avaient montrés un peu, hé ! Nous avons passé la ''Quileute Road'' ! Il me fit une révérence », je pouffais, « et tu as dépassé les 180 klm/h sur une route autorisée à 80 ! » dis-je tout sourire, il se crispa.

« Deuxième leçon ! » Dit-il nerveux, « ce genre de détail, il ne faut pas les garder en tête »

« Ah ! On a les chocottes que Leah l'apprenne hein ? Hein c'est vrai ? » Il me regarda, finissant par soupirer, « quoi ? »

« Non mais c'est bien avec ta phrase tu as réussis à atteindre les 12 ans », je pouffais.

« Donc si j'en ai 12 tu en as 16 ! »

« Et en plus elle sait faire du calcul mental ! » Je riais bêtement, « sur la plage nous étions encore plus bas »

« Ça veut dire que bientôt nous allons retrouver nos vrais âges ? » Demandais-je limite déçu, il me fit un petit sourire.

« Tu t'amuses bien avec ton grand-frère Jake hein ? » J'acquiesçais grandement tout sourire, il se mit à rire, « tu veux encore régresser ? »

« Oui, oui, oui ! Je veux des bonbons aussi », il haussa les sourcils, « petite sœur capricieuse, les mioches tu sais il la boucle quand ils ont des bonbons »

« Va pour les bonbons, faisons nos photos, la journée n'est pas terminée, ne sabotes pas mon planning », j'allais vers lui en riant, nous en fîmes plusieurs, la dernière c'était nous avec le pont derrière, nous les regardions très content, il mit la dernière en noir et blanc, « si ça ce n'est pas la classe... »

« Et ouais », dis-je comme la pire des prétentieuses, « la classe tu l'as ou tu l'as pas ! » Il approuva tout aussi prétentieux, nous remontâmes en voiture en riant doucement.

Nous passâmes sur le pont, j'ouvrais ma fenêtre, j'aimais bien le bruit des roues sur les planches de bois, je me penchais pour regarder, me remettant dans la voiture, un sourire d'idiote, il me regardait cherchant à comprendre.

« Le bruit des roues sur le bois, je sais ce n'est pas passionnant », il me fit un petit sourire moqueur, « tiens la petite chieuse en moi va faire son apparition, ils sont où mes bonbons ? »

« On y va, on y va », râla-t-il, il accéléra.

Nous nous arrêtâmes pas très loin de La Push, nous étions sur sa route en tout cas, en fait nous étions dans la ville de La Push, nous descendîmes, il m'expliqua pleins de choses sur la ville, le soleil commençant à se coucher rendit la vue de la plage encore plus belle, il me pressa, je m'achetais mes bonbons, il en prit le double, pour lui et au cas où j'en veuilles encore mais il faudrait que je me laves bien les dents ce soir selon lui, je riais plusieurs fois comme une conne, il nous fit aller dans une épicerie, je le regardais inquiète quand il prit deux glaces.

« Fait pas très chaud », soufflais-je.

« Troisième leçon, quoique son grand frère fasse, toujours l'écouter ! » Je ne répondis pas vu le ton menaçant qu'il avait prit, il nous emmena près de la plage, nous asseyant sur une table de pique nique, les pieds sur le banc, « bien un jeu complètement crétin, ça te dis ? »

« Plus c'est crétin plus j'aime ! »

« Ouvre ta glace, » je l'écoutais, « le jeu est simple, c'est ''qui aura la plus grosse migraine ? '' » Je partis dans un fou rire nerveux, « faut mordre à pleine dents, ne te défiles pas surtout », je lui promettais, « prête ? » J'acquiesçais, « concentre toi ! »

« Parce qu'il y a besoin d'être concentré ? »

« Tu as oubliée la troisième leçon ? » Me demanda-t-il froidement, je secouais la tête négativement, « j'ai cru un moment, donc je recommences, prête ? » J'approuvais comme précédemment, « concentre toi ! »

Je n'allais pas le contrarier, il compta sur ses doigts, nous mordîmes en même temps, l'effet fut rapide, posant tous les deux le bas de nos paumes sur nos fronts, je fermais mes yeux autant que possible, tapais des pieds aussi, merde ça fait mal, je regardais à moitié Jake manger tranquillement sa glace.

« Tu as encore mal ? » Froncer les sourcils fut difficile puisque j'avais vraiment mal, « quatrième leçon ? Ne fait pas tout ce que te dis un homme, il racontera souvent des conneries », il partit dans un rire gras, je le fixais mauvaise, « j'enchaîne avec la cinquième...un homme, c'est rancunier, c'est pour Mr Baker », j'enrageais, « j'en ai une bonne, non en fait deux, la première, c'est que j'ai immortalisé ce grand moment », il me montra son téléphone, « un petit sourire ? Peut-être plus tard, la deuxième, comme dit le proverbe, la vengeance est un plat qui se mange froid », il tourna la caméra de son téléphone vers lui, « voyez comment on la calme la psychopathe », il se mit à rire à nouveau, remettant son téléphone dans sa poche, il me prit ma fin de glace, mordit dedans, « je ne crains pas ce genre de chose, c'est passé ? »

« Tu le regretteras Jake », soufflais-je mauvaise.

« Tiens c'est drôle que tu dises ça, j'ai pensé ''tu le regretteras Bella'' quand tu as déballé ma boulette », je le regardais de travers, « ah je crois que tu regrettes, j'attendrai à l'affût que tu te venges, tu veux encore 15 minutes pour faire la gueule ? » Je pris mes bonbons, boudant à nouveau, merde, il est bon niveau sale coup.

J'attendis mes 15 minutes, le soleil était en train de se coucher et c'était un des plus beaux que j'avais vu, tout semblait irréel à cet instant, il se rapprocha passant son bras sur mes épaules, je lui tendis un bonbon prenant sa main sur mon épaule, nous faisant des petits sourires avant de regarder à nouveau le coucher du soleil.

« Viens j'ai mieux », souffla-t-il, il se leva, je le suivis jusqu'à des balançoires, je pouffais, il me fit asseoir me poussant doucement, je jetais mes ballerines.

« Toi aussi sur la balançoire ! » Pouffais-je, il le fit, retirant ses chaussures.

Je poussais avec mes pieds, mes jambes, regardant le coucher de soleil, allant tous les deux de plus en plus haut, mes mains solidement accrochées aux chaînes, bien que Jake sur une balançoire était plus que drôle, je ne riais pas, me contentant de sourire en regardant devant moi, j'étais dans un de ses moments ou je me sentais en paix, le ressac des vagues au loin, le grincement de la balançoire, le soleil qui se coucherait complètement d'ici peu, un ciel de couleurs indescriptibles, je me laissais porter, arrêtant de pousser avec mes jambes, je fermais les yeux, j'aimais bien sentir le balancement, le vent quand j'étais sur une balançoire, je repoussais sur mes jambes, sursautais en sentant des mains dans mon dos, j'ouvris les yeux, tournant ma tête pour voir Jake et son grand sourire de crétin, je riais nerveusement.

« Regarde devant toi ! » Rit-il, « comme dirait le grand sage Buzz l'éclair », j'éclatais de rire, « ''Vers l'infini et l'au-delà'' »

Je riais comme une conne, me tenant quand même, il me repoussa à nouveau, plus fort, mon rire plus fort lui aussi, je regardais devant moi, paniquais un peu, j'étais pas loin de faire un looping autour de la barre, non ce n'est pas vraiment vrai, c'est pour l'image.

« Jake ! » Criais-je en riant, il riait bruyamment, ça ne l'arrêta pas au contraire, je n'avais pas envie qu'il le fasse, les lampadaires s'allumèrent, la nuit était tombée.

« J'ai un autre jeu », rit-il, je pouffais nerveusement, il me fit ralentir, m'arrêtant complètement, je riais encore, il posa ses mains sur mes genoux, me faisant tourner, les chaînes se croisant, il continua, s'arrêtant quand plus n'était pas possible, me bloquant, « prête ? » J'approuvais en riant.

Il serra un peu mes genoux, me fit un sourire en coin, il me fit prendre de l'élan et me lâcha, je criais de rire en faisant la toupie, l'arrêt fut brutal, nous rîmes bêtement, ma tête me tournait.

« Encore ? »

« Ouiiii ! » il se mit à rire comme un nigaud, recommençant, me faisant tourner encore plus vite, je me crispais et fermais les yeux, criant à nouveau.

« Va pas vomir », railla-t-il quand je m'arrêtais, je secouais la tête négativement en riant, je me repris.

« Moi aussi j'ai un jeu ! »

J'attrapais une de mes ballerines, repoussant sur mes jambes, je jetais ma ballerine dans le sable assez loin, je riais bêtement, prenant plus d'élan, je lâchais les chaînes.

« Oh putain ! » Dit-il nerveux, j'eus l'impression de voler une fraction de secondes, atteignant ma ballerine, réception OK ! Je me levais carrément fière, mon rire toujours là, « non mais ça va pas ! » Cria-t-il .

Je ne répondis pas bien trop occupée à rire comme une conne, d'ailleurs j'avais le rire con, il passa ses mains nerveusement sur son crâne rasé et souffla.

« Arrête c'est au top ! À toi ! » Il pencha sa tête sur le côté, réfléchissant.

« OK ! » Je pouffais, m'écartant.

Il se lança concentré, je m'assis sur le petit renfort en bois du bac à sable, je le regardais s'élancer, faisant une jolie réception, je l'applaudis en riant.

« Putain ça m'amuse bien ! » Rit-il, « on saute à deux ? » Je me levais d'un bond, je reculais la ballerine, il ne m'attendit pas pour commencer à se balancer, je riais moqueuse, il se contenta de sourire.

Nous allâmes au plus haut, fallait pas se louper, se rentrer dedans aussi, nous comptâmes jusqu'à trois en même temps, sautant, mes talons s'enfoncèrent dans le sable, atteignant tous les deux ma ballerine, riant comme des gamins ensuite, les fesses dans le sable, un rien nous amuse, nous le refîmes encore deux fois avant qu'il m'emmène sur le toboggan, petit le toboggan mais pas grave, on glissait bien dessus, je regrettais qu'il n'y ait pas de tourniquet mais nous nous amusâmes comme des cons sur les jeux avec les ressorts, je me sentis obligée de prendre Jake sur son petit poney, le flash et la lumière des lampadaires me permettant de faire une jolie photo avec mon portable, nous rîmes bêtement plus d'une fois sur nos petits poneys.

« Faudra que je t'emmène faire d'autre choses », me dit-il avec un grand sourire, « pâtés de sable, c'est fait ! Balançoire aussi ! Nous le referons ne t'en fais pas », je pouffais, « que voudrais-tu faire ? »

« Que font les enfants ? » Demandais-je, « les jeux de base c'est quoi ? »

« Il y en a pleins, on se fera des jeux de gamins »

« C'est ce que nous avions commencé à faire cette semaine, Emmett à prévu je ne sais quoi samedi en début d'après-midi après le match de base-ball à la télé, en fait ils manigancent tous, je fais celle qui ne vois rien mais je m'attends au pire », il me fit un sourire en coin, « oh tu sais ! » Criais-je, « dis moi ! »

« Non », rit-il, « les surprises c'est mieux ! »

« Vous serez là ? »

« P'tete bien que oui, p'tete bien que non...surprise Bella, surprise, tu aimeras ne t'en fais pas, ne cherches pas à trouver ça casserai le truc »

« Me reste plus qu'à attendre... »

« Ne torture pas Eddy », me dit-il suspicieux, je riais nerveusement, « enlève toi cette idée de ta tête et tout de suite ! » Je riais bêtement, « ils m'en voudraient tous si je ne donnes qu'une seule info »

« Bon d'accord... », soupirais-je blasée, il s'alluma une cigarette.

« Je t'emmène manger après, tu dois avoir faim non ? »

« Un peu mais le goûter m'a bien remplie », riais-je.

« Je suis ton grand-frère ou je ne le suis pas », je lui fis un sourire, allant m'allonger sur le toboggan, il se mit en haut, « non, je ne vais pas te tomber dessus »

« Je n'ai pas dit le contraire, fume tranquillement »

Je penchais ma tête en arrière pour le voir, nous nous sourîmes, je me remis, regardant devant moi, il me lança doucement sa veste, je lui souris la passant, la refermant, remettant mon dos contre le toboggan, nous nous fîmes silencieux un moment.

« Jake...ça aurait été comme ça tu crois ? » Je tournais mon visage vers lui.

« Comme quoi ? »

« Comme ça, s'amuser bêtement, faire des châteaux, aller voir les baleines, aller comme maintenant dans un parc pour enfant et jouer... »

« Sûrement ma petite Angeni, rajoute les disputes entre frères et sœurs, moi qui aurait lancé des regards noirs à tout les garçons qui t'auraient un peu trop regardé, nous aurions certainement rendu dingue Charlie », je riais doucement, « mais oui, ça aurait était comme ça », je regardais à nouveau devant moi.

« J'aurai aimé connaître ça », chuchotais-je pour moi même en mettant mes mains dans ses poches, je fermais les yeux.

« Tu le connais maintenant », je sursautais légèrement et ouvris mes yeux, il était devant moi accroupie, ses bras pliés sur mes genoux, « tu es où là ? »

« Nulle part, je dis juste que ça aurait été bien, c'est bizarre en fait, j'aurai pu vivre une vie complètement différente, même plusieurs, je me poses souvent la question tu sais, Renée qui fuit mais qui me laisse avec mon papa, mes grands parents, maternel ou paternel je les aurait connue, j'aurai oui manqué d'une mère mais ça aurait été différent...une autre histoire »

« Mon histoire aurait été différente aussi si mes parents été encore là, si Charlie m'avait gardé, différent oui, une autre histoire, mais celle que nous avons aujourd'hui, je trouves que nous nous en sortons bien au final non ? »

« Si, au final nous nous en sortons bien, pour combien de temps c'est une autre question »

« De qui tu parles ? De l'autre ou de ta mère ? »

« Les deux, l'autre je ne la crains pas... »

« Tu crois quand même que les conneries qu'elle a pu te sortir sont vrais »

« Certaines, pas toutes mais sans Edward et les Cullen, Angie, Ben, je serais qui ? » Il fronça les sourcils.

« Tu serais Bella Swan, ça ne changerai rien »

« Si ça changerai tout, je ne m'en sortirais pas aussi bien que maintenant, je m'entendrais avec mon papa oui, mais après ? Je n'aurai pas fais de chute, Jessica n'aurait pas eu besoin d'en arriver là puisque Edward n'aurait pas été là, je serai peut-être amie avec va savoir, je ne t'aurai pas connue tout de suite et si j'étais bonne copine avec l'autre, nous ne nous serions pas appréciés je pense »

« Possible mais en attendant tu n'es rien de tout ça, tu es Bella Swan, fille du shérif avec un cœur énorme, toujours là pour ceux qui ont la chance, le privilège d'être aimée par elle », mes yeux se brouillèrent, il me redressa, « tu penses que tu n'es rien, mais tu te trompes, le suiveur dans l'histoire ce n'est pas toi, ce sont nous, Cullen, Quileute, Ben et Angie, ton père, nous qui cherchons toujours ta présence, ton contact, tes rires, c'est nous qui attendons comme des gosses halloween et toutes tes idées, tes boulettes aussi », je pouffais faiblement, « toi qui a rapprochée non pas une famille mais deux, Cullen ou Quileute, trois si nous comptons ton père et tu ne t'arrête pas là de ses trois familles tu parviens à n'en faire qu'une, Ben, Angie compris et ce n'est pas une personne qui n'est rien qui en est capable Bella »

« Je n'ai pas fais ça... »

« Demande à qui tu veux autour de toi, il te dira pareil, Jessica elle est jalouse, sans connaître notre existence, OK tu as Eddy, des frères, sœurs, amis, tu as un père qui n'hésites pas à se déplacer au lycée pour prévenir que au moindre souci ça ne se passera pas en douceur, qui va prévenir l'autre que au moindre faux pas, il déposera plainte et n'hésitera pas à l'enfoncer », je bloquais, « bah ouais, bref, tu ne perçois pas les choses du bon côté, les gens ne te voient pas uniquement en ''copine de Edward Cullen'', ils te voient aussi en une personne qui avec son arrivée a rassembler des gens autour d'elle en une fraction de secondes, en un regard », me dit-il avec un petit sourire.

« Ça va dans les deux sens Jake », dis-je doucement.

« Je suis d'accord mais en attendant, qui, dis moi quel personne fais que aujourd'hui nous nous connaissons tous et nous apprécions ? Qui d'entre nous à été capable de rassembler ? »

« Toi », il fronça les sourcils, « toi en étant à l'hôpital ce jour là, toi en allant voir Edward, en étant proche de Carlisle, c'est toi qui a proposé à Edward de faire participer les tiens contre l'autre, toi, qui connaissait mon père... »

« Tu es butée », il souffla, « quel autre personne a causé tout ça ? »

« Jessica », il grogna, « je ne dis pas ça pour te contrarier, mais la vie que j'ai aujourd'hui, c'est elle qui l'a provoquée, c'est un enchaînement d'événement, je n'irai pas jusqu'à lui dire merci »

« Manquerai plus que ça », râla-t-il.

« Mais Jake, si tu ne m'avais pas vu ce jour-là, serais-tu revenu aussi vite dans la vie de mon père ? Je ne crois pas, halloween, mes idées ainsi que les vôtres parce que je n'en ai pas le monopole non plus, ils n'ont qu'une personne en commun, Jessica... »

« OK, elle va me rendre dingue », se dit-il à lui même, « ''à cause'' de qui aujourd'hui nous cherchons nous venger de cette conne ? » Je le fixais un moment.

« Moi », murmurais-je.

« Toujours ''à cause'' de qui Eddy a changé de façon de faire avec les filles ? Vas-y dis le, je ne vais pas te lâcher »

« Moi », dis-je toujours dans un murmure.

« Oui toi, tu peux passer par des chemins détournés autant de fois que tu veux, dire que une autre personne a fait qu'aujourd'hui je suis dans un parc avec ma petite sœur mais pour moi Bella, ça sera toujours grâce à toi, tout ce que nous vivons, c'est parce que tu as débarquée de Phœnix, de Eddy et sa suffisance envers les femmes, tu en as fais le mec le plus accroc à sa petite femme », je passais pivoine, « c'est niais OK mais c'est vrai », je pouffais légèrement, « pour chacun, du moins la plupart les autres ça viendra, tu nous touche tous d'une façon ou d'une autre, tu n'es pas le genre de personne que l'on oublie, qui finira par devenir transparente à nos yeux, nous n'allons pas te lâcher, ce n'est ni possible, ni négociable », j'échappais un petit rire les larmes aux yeux, « il faut que tu arrête de te rabaisser ou autre, merde Bella, de notre côté, entre Paul, les bébés, Jared qui cherche comment te mettre mal à l'aise la prochaine fois, ma femme, Emily, Kim, Sam...je ne sais pas ce dont vous avez parlés mardi soir mais sincèrement, tu l'as plus que touché », j'essuyais rapidement ma joue, « tu as tellement de choses à apporter aux gens et tu ne te rends pas compte du poids de tes mots, de tes réactions, tu fais en sorte de trouver une chose à partager avec chacun d'entre nous, peu importe ce que c'est, les personnes banales ne font pas ça, nous nous considérons plus que chanceux de t'avoir... »

« Mais...mais moi aussi je me considère chanceuse de vous avoir », soufflais-je tremblante, il embrassa mon front, me poussant contre son épaule, je passais mes bras dans son dos, remontant mes mains sur ses omoplates, m'agrippant à son haut, « c'est vous mes Angeni », murmurais-je, « vous tous qui veillez sur moi jour après jour et là ne me contredis pas ! » Pleurais-je.

« Non pas là mon ange, pas là », il me serra dans ses bras, frottant doucement mon dos.

« Je t'aime », dis-je en pleurant, ma voix trembla, je l'écrasais contre moi.

« Je t'aime aussi », souffla-t-il tendu.

Il resserra son étreinte, je sortis un de mes bras de son dos, posant ma main contre son crâne, mon autre bras finissant autour de son cou, nous restâmes immobile en instant, je me calmais petit à petit.

« Jake », murmurais-je en le gardant contre moi, « je crois plutôt que nous jouons tous un rôle dans cet histoire, je continues de penser que tout ne peut pas dépendre d'une et même personne, que tu penses différemment ou non, pour moi chaque choses qui sont arrivées, arrivent et arriveront, aucune ne sera dues aux hasard »

Il ne répondit rien, nous contentant de faire durer notre câlin avant de nous séparer, il me scruta un moment, la dernière fois qu'il avait fait ça à La Push nous avions pleurés tous les deux, cette fois il essuya mes yeux, nos fronts l'un contre l'autre, nos mains liées sur mes genoux, c'était particulier à chaque fois avec Jake, avoir le sentiment de paix mais souvent à la limite de craquer tous les deux.

Il embrassa mes mains avant de nous lever, je gardais une de ses mains, remettant mes ballerines, je le suivis jusqu'à un petit restaurant, les rires furent de retour petit à petit, bon OK nous finîmes par rire comme des cons dans le restaurant, souvent pour un rien, il me fit découvrir des plats de ses origines, beaucoup de poissons, je me régalais du saumon cuisiné à leur façons, pire que bon, je demanderai la recette à Leah ou Emily, pour le refaire, du moins tenter.

Nous rentrâmes, il m'amena à La Push, rejoignant les autres, il était un peu plus de 22 heures 30, je l'aurai bien remercié pour cet après-midi, mais il m'avait devancé en me menaçant de ne pas le faire, je l'avais pensé très fort, je me remaquillais légèrement histoire d'avoir une meilleure mine, nous nous promîmes de nous refaire des sorties juste tous les deux, il se gara, ils étaient tous là, à tourner leur têtes vers nous, mon chéri se rapprocha de la voiture, j'en fus plus que contente.

« Bon », dit Jake, « je te rends à ton homme, je vais voir ma femme, vous nous rejoignez ensuite », j'acquiesçai, embrassais sa joue avant d'ouvrir ma portière.

Je sortis me retrouvant à l'écart des autres, Jake partit rapidement après avoir salué Edward, moi je retrouvais ses bras, il nous mit à l'arrière de la voiture, lui contre le coffre, nous ne nous dîmes rien pendant quelques minutes, nos visages dans le cou de l'autre, sa main caressant mes cheveux.

« Je me suis bien amusée ne t'en fais pas », chuchotais-je, « juste deux minutes »

« Prends en même cinq si tu veux », je pouffais doucement dans son cou, « plus sérieusement, je ne suis pas pressé »

Nous nous serrâmes davantage contre l'autre, je regardais les autres au-dessus de son épaule qui riaient entre eux, je retournais dans son cou, l'embrassant plusieurs fois, il frissonna comme d'habitude, mettant mon visage face au sien, ses mains sur mes joues, il embrassa mon nez, frottant le sien contre le mien, je riais faiblement.

« Il fallait que je m'assures que ça te fais toujours rire »

Il me fit un sourire en coin, je me sentis rougir, je me fais trop souvent avoir avec ce sourire, il mit mes cheveux derrière mes oreilles, regardant ce qu'il faisait.

« Quel question hésites tu à me poser ? » Demandais-je doucement.

« Je n'en ai pas vraiment mon ange, je m'inquiètes un peu c'est tout »

« De quoi ? »

« Ces derniers temps, du moins depuis l'atelier, j'ai l'impression que c'est un peu plus compliqué pour toi, ta manière que tu as eus de t'enfermer dans ton monde quand tu t'es remise à dessiner à la cafétéria, le soir avec ma mère, ton père qui prend en charge une partie de tes études, à ton regard je sais que tu as du pleurer avec Jake ce soir, lui aussi, l'autre qui n'arrange pas la situation avec ses propos à la con, je ne voudrais pas que tu cherches à trop prendre sur toi, tu m'as expliqué pour les cadeaux mais je veux juste m'assurer que tu vas bien, je veux juste te redire que je suis là, je ne veux pas être uniquement celui qui te fais l'amour, je n'ai pas cet impression, mais je trouve important de te rappeler que... »

« Que tu es là », soufflais-je, il approuva, « je le sais ne t'en fais pas et je ne veux pas non plus que tu sois juste celui qui me fais l'amour »

« Je ne dis pas ça pour que tu me racontes absolument tout, mais si des choses peu importe soient-elles te préoccupent, parle moi »

« Tout comme tu le fais en ce moment... »

« Oui en quelque sorte », nous nous regardâmes un moment.

« Oui, les choses sont un peu compliquées mais ça le sera toujours je crois, plus ou moins, mon passé est plus présent, mon grand-père, parler de ma mère m'y ramène aussi, voir Jake ce soir et me dire que ma vie aurait pu être plus douce, pour l'autre, il n'y a pas que moi qu'elle cherche ou parvient à blesser »

« Alors ce qu'elle a dit au gymnase tu l'as crue »

« J'en ai parlée avec Jake comme Paul il dit en gros que je ne dois pas la croire mais toi qui me connais tu dois savoir pourquoi ça m'atteins d'une certaine façon »

« Renée », murmura-t-il, j'approuvais, « je ne partirais nulle part je te l'ai déjà dit »

« Je sais, vous croire vous, pas elle, toi surtout, te croire toi, je n'ai pas de doute en toi ou en les autres mais reconnais qu'elle sait choisir ses mots pour blesser ou faire douter, un jour viendra ou je suis certaine qu'elle fera référence à ma mère, je ne te caches pas que je ne sais pas du tout comment je réagirais tout dépendra de mon humeur. Jessica c'est la fille spirituelle de ma mère, ça je le penses aussi, je me venges sur elle, le jour ou ça ne me suffira plus ou que je serai passée à autre chose, nous arrêterons tout mais pas pour le moment », il approuva, « mais je sais aussi que à trop jouer elle finira par taper juste, pour l'instant elle cherche les mots les plus blessant tant qu'elle n'apprend rien de mon passé ça ira »

« Il y a peu de chance qu'elle sache quoi que ce soit mon ange »

« Jusqu'au jour ou ma mère pointera le bout de son nez, je ne pense pas qu'elle se présentera chez mon père »

« Mais au lycée », souffla-t-il.

« Oui, là encore j'ignore la réaction que j'aurai mais si Stanley vois ça, ça lui mettra la puce à l'oreille, elle aura à cet instant la brèche qu'elle espère, j'attends, j'essaie d'imaginer les différents scénarios qui s'offrirait à moi »

« Je serai là »

« Ne te vexe pas, mais face à elle, mon passé ne fera plus comme parfois réapparition par brides mais il sera face à moi et je vais me sentir seule en face d'elle, tu as beau savoir ce qu'elle m'a fait, tu ignores certains détails, nous n'en n'avons pas vraiment reparlé depuis le retour de notre camping, pour l'instant je n'ai pas envie de me relancer la dedans, tu en sauras certains avec le temps, d'autres je préfères que tu les ignore, non pas pour te mettre sur le côté mais simplement parce que il vaut mieux parfois ne pas tout raconter, nous n'y sommes pas laissons ça de côté et rejoignons les autres »

« Bébé, je ferai tout ce que je peux pour que le jour ou elle reviendra tu ne te sentes pas seule », souffla-t-il, je le fixais les larmes aux yeux, j'approuvais touchée.

« On..on peut refaire un câlin avant d'aller les rejoindre ? »

« Pourquoi demander mon ange ? » Me demanda-t-il avec un petit sourire que je lui rendis.

Il me serra contre lui, je mis mon visage face au sien, nous embrassant avec tendresse, je savourais ses lents et longs baisers, terminant par nous séparer pour rejoindre les autres, ma main dans la sienne, nous lâchâmes nos mains quand j'allais embrasser tous le monde, chose qui me pris un moment, appuyant plus mes bisous sur les joues de mes bébés, ils avaient de grands sourires idiots.

« Pourquoi nous n'avons pas eut des bisous comme eux ? » Demanda Emmett un air faussement vexé, il n'était pas le seul.

« Parce que ce sont mes bébés ! » Riais-je.

« Et alors ? » Demanda Jasper, je riais nerveusement, « tu devrais nous en refaire »

« Je ne vais pas passer ma soirée à faire des bisous », riais-je.

« Non, elle ne va pas passer sa soirée à VOUS faire des bisous », dit mon chéri.

« Ça y est », railla Jared, « le mec jaloux est de sortie », il lui fit un doigt.

« En attendant vous vous contentez de ce que vous avez ! »

« Tu ne serai pas un peu possessif ? » Lui demanda Paul en se moquant, je pouffais allant rejoindre mon chéri, il plaqua mon dos contre son torse, je riais pivoine, il referma ses bras sur ma taille, « OK, j'enlève le un peu et je mets beaucoup à la place », ils se moquèrent.

« Je le reconnais facilement ce n'est pas un souci », je le regardais en souriant, j'embrassais sa joue, « faîtes pas la gueule », railla-t-il, je pouffais contre sa joue, « rangez ses doigts aussi »

« Nous pouvons sortir le poing si tu veux », dit Jake, ils rirent bêtement, je le regardais, « ça y est elle va sortir les griffes »

« Jamais contre toi Buzz », nous rîmes tous les deux comme des cons, « et bah voilà je t'ai trouvé un surnom, ça sera toujours mieux que cuvette », dis-je froidement en regardant Paul, il partit dans un fou rire avec Jared, « je ne te croirai plus maintenant quand je te demande de me traduire grand frère dans ta langue et que tu me sors la traduction de cuvette ! » Ils rirent tous.

« Elle était trop facile celle là petite chose, je te vois bien lui sortir toute fière, merde j'aurai adoré te voir pendant ce grand moment de solitude ! »

« Tu en vivras un la semaine prochaine », raillais-je, il cessa de rire, pas les autres, « la différence c'est que moi je pourrai m'en délecter ! »

« M'en fous », râla-t-il.

« Ouais ça se voit », riais-je, « mon Angie ? »

« Mais je t'attends », rit-elle, je regardais Rose et Ali'.

« Nous aussi », dirent-elles en même temps et en riant, je pouffais, nous regardâmes toutes Paul, il grimaça.

« Mon chaton, ta première leçon c'est maintenant », nous rîmes tous pas lui, « mes bébés ? »

« Laisse nous deux minutes et tout sera en place », rit Embry.

Je leur fis un grand sourire, embrassais mon chéri et les rejoignis, ils sortirent une petite table, deux chaises les mettant devant la maison de Sam, j'entendais bien Paul grogner mais pas le temps de m'y attarder, j'avais demandé des choses aussi à Emily, elle me tenu le carton.

« Vas-y ma belle », me dit-elle en souriant, « je te le tiens », je la remerciais, celui là il était mérité.

Je pris la nappe la posant sur la table, deux assiettes, deux verres, des couverts, bougies, je disposais tout, je rajoutais même des pétales de rose.

« Non mais c'est bon », râla Paul, « je ne vais pas la demander en mariage », j'allais rire mais non, je me tournais vers lui l'air songeuse, « non oublies ton idée de merde et tout de suite ! » Les autres rirent plus ou moins discrètement.

« Mais... »

« Je m'en fous de ton ''mais'' merde Bella ! Si tu m'apprécies un minimum ne m'infliges pas ça ! » Il se leva se mettant face à moi.

« Mais... »

« Qu'est-ce que j'ai dis avec ton ''mais'' ? » Demanda-t-il mauvais, « tu ne me feras pas faire ça, point à la ligne, passe à autre chose et tout de suite ! » Je fulminais, il se retourna, « Jake cigarette », il lui lança s'en allumant une.

« Bien sur que si tu vas le faire ! » Dis-je mauvaise, il se tourna, cigarette à la bouche, briquet dans la main, sourcils haussés, et les rires nerveux des autres, « tu vas pas faire chier et tu vas le faire ! »

« Non »

« MAIS », criais-je, « bien sur que si, TU vas finir par la demander en mariage mon coco et tu vas le faire sans sourciller ! »

« Tu.. »

« La ferme ! » Les rires furent plus audibles, certains sifflèrent aussi, « je n'ai pas finis de parler alors tu ne me coupes pas, assis toi et tout de suite ! » Il continua à me fixer, « tu cherches à ce que je me mettes en colère ? » Crachais-je, « assis toi et tout de suite ! »

« Au cas où tu ne l'aurai pas remarqué, j'ai une paire de couilles entre les jambes alors tu t'écrases », j'enrageais.

« Je vais te mettre un coup dedans nous serons à égalité comme ça ! » Il eut un mouvement de recul, plus aucun des hommes ne riaient, « fais pas chier et poses ta paire de couilles sur cette foutu chaise ! » Il me scruta un moment, me défiant du regard, « tu ne m'impressionnes pas le moins du monde chaton », dis-je en appuyant bien son surnom, je lui montrai la chaise en claquant des doigts et en lui montrant, il haussa à nouveau les sourcils.

« Je ne m'assiérai pas, demande le poliment », je partis dans un fou rire me calmant rapidement.

« Rose, portable Peter s'il te plaît », elle pouffa le sortis et me l'amena, je reculais de Paul, « MERCI Rose », dis-je en fixant Paul, un sourire des plus hypocrite sur mes lèvres, « tu as deux solutions », dis-je menaçante, « non en fait tu n'en as qu'une, tu t'assois ou j'appelle l'autre ! »

« Fais le je m'en tape »

« Bien, je vais lui envoyer un message avec ta nouvelle adresse dans ce cas », il serra sa mâchoire, « je peux avancer le rendez-vous, ou bien lui donner ton numéro de téléphone, ou mieux te laisser la surprise un soir à la sortie de ton travail, elle t'attendra bien gentiment, alors tu restes debout ? »

« Chantage de merde ! »

« Caractère de merde ! »

« Je te détestes Bella ! »

« M'en fous, tes couilles pose les ! » Les autres riaient bien, nous nous affrontâmes à nouveau du regard.

« Tu m'affiches devant les miens et ta famille... »

« Tu ne m'as jamais affiché toi peut-être ? » Il grimaça à peine, « tu sais que j'ai raison en attendant tu poses tes fesses ! » Il le fit en râlant.

« Putain ! » Cria Jake, « ce jour il va rester », rit-il, « le jour ou une petite de 1m60 a maîtriser le grand gaillard, LA honte ! » J'arrêtais de rire à ses deux derniers mots le regardant de travers, « hum..la honte pour lui, enfin pas dans le sens où... »

« Je m'en fous », le coupais-je, « je n'ai pas le temps, toi », dis-je à Paul, « reste où tu es je reviens », il regarda ailleurs certainement vexé, je riais intérieurement.

Je rejoignis les autres attrapant le main de Angie et l'emmenant dans la maison de Emily, nous fîmes au plus vite.

« Hey Belly, magnifique ton coup de pression », je pouffais, « tu nous a tous impressionnés, au passage ton homme avait lancer les paris, tu viens de te faire un paquet »

« J'inviterai Paul au restaurant pour m'excuser », elle pouffa, « bon j'ai presque terminé, ça va aller ? »

« Oui », rit-elle, « je vais tester ses limites ! Ça sera très rapide je crois »

« Je crois aussi », riais-je.

Je retournais dehors demandant deux minutes à Angie, Seth me donna mes feuilles que nous avions préparée avec Angie, je pris une chaise la mettant à quelques mètres de la table, Ali' aussi se prépara.

« Paul, ce soir tu as rendez-vous avec Jessica ! » Dis-je tout sourire, il grimaça, « non tu es content ! » Il me fixa sans sourire, « tu vas te mettre dans ton rôle ne t'en fais pas, debout ! »

« Il faut savoir, un coup assis, ensuite debout... »

« Tu as décidé d'être désagréable ? »

« Je n'aime pas ta façon de parler »

« Tu vas t'y faire, c'est plus petite chose là c'est Chef Swan et j'ai pour mission avec les filles de faire de toi un gentleman, certainement mission impossible, ça doit être trop compliquée pour toi d'être un homme », il se leva le regard froid.

« Tu es en train d'insinuer quoi ? »

« Que à part être un macho tu n'es rien d'autre, les hommes, les vrais, ils savent comment gérer correctement une femme ! »

« Elles aiment les mauvais garçons et je sais parfaitement les gérer »

« Peter n'est pas un mauvais garçon »

« Il devrait... »

« Bref, discussion sans fin et tu es debout, c'est fou quand même, tu te rends compte du nombre de conneries que je dois sortir pour obtenir de toi une chose aussi minime que de te lever ! » Il me fit un sourire en coin, se rapprochant de moi, il se baissa.

« Alors imagine comment je vais te faire ramer pour que obtiennes autre chose de moi », je passais pivoine, ma mâchoire se décrocha légèrement.

« Non mais vas-y », râla Edward, « chauffe la juste devant mes yeux je ne te dirai rien ! »

« Chauffer quoi ? » Rit-il.

« Ne fais pas non plus l'innocent merde ! »

« Je n'ai rien dis de...ah putain mais arrêtez de comprendre de travers aussi », soupira-t-il, « si vous avez tous une queue dans le crâne je n'y suis pour rien »

« Bah sans vouloir foutre la merde, » dit Ben, « c'était plein de sous entendus »

« Mais je ne pensais pas dans le sens... », il prit une inspiration, « et si tu fous la merde », moi je fixais Paul depuis tout à l'heure, c'était sexe ce qu'il avait sortit quand même.

« Bébé », me dit Edward, « va falloir te reprendre aussi »

« Obtenir quoi ? » Lui demandais-je, il me regarda, je rougis à nouveau, il tua son rire, « ça me...me préoccupes maintenant tu...tu comprends, que...que voudrais-je obtenir de..de toi ? »

« Merde », rit Emmett, « elle bafouille », ils rirent moqueur, j'imaginais déjà le regard noir de mon homme.

« Petite chose, respires parce que c'est plus un coup que je vais me prendre de ton mec mais une balle, je vais répondre à ta question, je vais te faire ramer pour que tu obtiennes de moi un bouffon qui va cirer les pompes de l'autre, ni plus ni moins, tu pensais à quoi ? » Me demanda-t-il mesquin, je rougis à nouveau et gloussais, « ah bah bravo », rit-il,je riais nerveusement, « tu ne veux pas être un peu plus précise ? Juste pour ma curiosité »

« Tu n'en veux pas une ? » Demanda Edward dans mon dos, « juste pour me soulager », il se mit à rire et leva les mains.

« Je m'assois ou je reste debout ? » Fallait que je me reprennes.

« Tu..euh...tu restes debout, juste deux secondes », je pris un grande inspiration et me retournais, oui, il est fâché et carrément sexy, « bébé...ce n'est de sa faute, » murmurais-je, « c'est lui qui a commencé, pas moi ! » Je jetais un regard noir à Paul qui riait, « bébé », dis-je en regardant mon chéri, « pas ma faute, te jures, tu as entendu en plus ce que Paul à dit », il continua à me fixer, « je m'excuses, vraiment désolée amour... »

« Paul va falloir que tu arrêtes de sortir des conneries », rit Kim, « déjà c'était limite avec ton ''je vous embrasse ou vous voulez'' mais là c'est carrément indécent ! »

« Mais c'est vous qui prenez tout de travers », soupira-t-il.

« En fait », rit Jasper, « tu fais autant de boulettes que Bell' », ils se moquèrent, « on comprend mieux pourquoi vous vous entendez aussi bien », railla-t-il, nous lui fîmes un doigt, « arrêtez c'est au top, nous sommes désormais trois incompris ! » Nous rîmes bêtement, « le clan des incompris », rit-il, « ça le fait et il y a toujours ceux qui doivent supporter nos conneries, Eddy, Ali'... »

« Nous », dit Jared en se moquant, « il nous fout la honte et mal à l'aise »

« Oui c'est vrai que toi », raillais-je, « mettre les gens mal à l'aise ce n'est pas ton truc »

« Exactement », rit-il, « tu as tout compris ! Bon sinon Angie tu comptes la faire sortir de la maison à un moment ou à un autre ? » Je me repris.

« Merci Jared », cria-t-elle, nous rîmes bêtement.

« Je suis vraiment désolée amour », chuchotais-je avant de l'embrasser, « je me ferai pardonner... »

« Il va te falloir beaucoup », chuchota-t-il.

« Tu sais bien que ce n'est pas un problème pour moi », je le sentis sourire contre ma joue, Paul siffla, je rougis.

« Désolé... »

« Truc d'indien », soufflais-je à Edward, ils rirent bêtement, « passons à autre chose si vous voulez bien », j'embrassais sa joue m'écartant, « Angie, fais nous ton entrée ! » Je l'entendis rire, je pouffais.

Ils regardèrent tous la porte, elle l'ouvrit complètement, je riais nerveusement, tenue vulgaire, perruque châtain, même couleur, même coupe que l'autre et surtout à la place du visage de Angie la photo de sa grosse tête, nous avion fait un joli masque, faisant de petits trous pour que Angie voit un minimum, pareil pour la bouche, il y eut un grand silence, nous étions les seules à rire avec les bébés et Angie, ils étaient dans le coup aussi.

« Peter ! » Dit-elle surexcitée, Paul eut un mouvement de recul, « comme je suis contente de te voir ! »

Les autres réagirent enfin partant tous dans un fou rire, ils sortirent leur téléphone pour la prendre en photo ou la filmer.

« Oh putain », rit Ben, « je sors avec Stanley », il grimaça, nous rîmes deux fois plus.

« Faut se reprendre », riais-je, « Paul en tant que gentleman tu te dois de aller vers elle, tu es heureux de la voir, tu es amoureux d'elle, ça fait des semaines que tu attends ce moment, vas-y chaton ! » Dis-je tout sourire.

« Non mais je ne vais pas y arriver, j'ai envie de la frapper ! »

« Hé ho c'est moi Angie, alors prends sur toi ! » Râla-t-elle.

« C'est bien pour ça que je ne t'ai pas encore envoyé un couteau », elle recula, Ben se mit devant elle, nous le regardions tous, « bah quoi ? Vous en mourez tous d'envie, faites pas genre, ou des pierres ? À poil sur la place publique ! Putain Bell' faut le faire ça », je partis dans un fou rire, « devant la mairie, réveil de merde ! »

« Nous prenons », rit Rose, elle souffla pour se reprendre, « Paul, c'est Angie OK ? »

« OK ! » Dit-il en souriant comme un idiot, il prit une grande inspiration et regarda Angie, il demanda à Ben de se pousser, « je te jures mec je ne vais rien faire à ta copine, » il se poussa, il fit signe à Angie de reprendre.

« Peter ! Comme je suis contente de te voir ! » Il la fixa et fit un pas en avant, s'arrêtant.

« Putain je ne peux pas, rien que voir sa gueule », nous soupirâmes blasés, « vous êtes marrant vous, c'est moi qui vais devoir la prendre dans les bras, pas vous, que l'un de vous me montre alors ! » Tous les hommes s'éloignèrent, Angie s'approcha, « toi la salo... »

« C'est Angie », souffla-t-elle.

« Bon, on reverra cette partie plus tard », dis-je, « vous vous êtes vus, vous êtes content ! Au restaurant, faîtes genre vous rentrez, Rose ! »

« Je suis l'hôtesse d'accueil ! » Rit-elle, elle mit un bâton à ses pieds, « c'est la porte »

Ils se mirent dans leur rôles à peu près, Angie s'accrocha au bras de Paul en gloussant, lui était pire que tendu.

« Bonjour », chantonna Rose, elle bloqua sur Angie et la photo de Jessica, « Paul à raison, une fourchette plantée dans le front pourrait être drôle également », ils se tapèrent dans la main, je grognais, « pardon... », je regardais Paul insistante.

« Bonsoir, ça sera le soir, concentre toi un peu Rose », elle lui fit un doigt, « j'ai réservé une table pour deux »

« A quel nom je vous prie ? » Il me regarda, je lui soufflais.

« Nom de famille de merde, bref, Volturi », Rose fit mine de chercher sur un livre inexistant.

« Oh oui ! Si vous voulez bien me suivre », Angie/Jessica, gloussa à nouveau, pour exprimer sa joie certainement.

« Paul n'oublie pas certaines choses », il approuva.

Il souffla, retira la veste de Angie/Jessica, un peu trop rapidement d'ailleurs, il poussa la chaise, elle s'assit, il la colla à la table un peu trop fort en fait.

« Aïeee ! » Cria Angie, « tu veux me couper la respiration ? »

« Si tu es encore capable de crier c'est que ça va », il s'assit, regardant ailleurs.

« Peter doit regarder Jessica », soufflais-je.

« Peter essaie de garder son calme, un resto je vous le dis c'est mort, je ne peux pas la voir genre une minute ? Après je me casse ! » Les autres rirent doucement, « une minute je le fais, tout un repas... »

« Bonjour », la coupa Ali, « je suis votre serveuse pour ce soir ! » Elle leur donna des cartes qui étaient des feuilles blanches, « appelez moi quand vous aurez choisi ! » Paul regarda la carte en soupirant.

« Alors Peter », dit Angie d'une voix de crécelle, il grogna, je grognais pour qu'il arrête, « comment vas-tu ? »

« Je... »

« Moi d'abord », nous rîmes doucement, « je vais très bien, je suis tellement, tellement, contente de te voir, j'ai plein de choses à te raconter sur ma vie, la tienne je m'en fous un peu, j'espère vraiment coucher avec toi ce soir, ah oui, je vais prendre ce qu'il y a de plus cher », elle gloussa, « je suis une princesse, oh et tu n'a pas ramené de fleurs pour moi ? Un cadeau pour moi ? Si tu me veux il va falloir le prouver, et tout ça tu peux le faire en payant très très cher, mon cul il n'est pas gratuit, oh ! » Cria-t-elle, « je ne t'ai pas dis, je me suis fais de nouveaux amis, trois petits indiens comme toi », il prit une grande inspiration, ses mains crispées, « ils font tous ce que je veux », elle se mit à rire tout en l'exagérant, « tu ne m'as pas dit si j'étais jolie, regarde », elle se leva et tourna sur elle même, « tu aimes ? Je n'ai pas plus court », pouffa-t-elle, « comme ça tu peux me prendre rapidement si tu en as envie, enfin si tu raques toute la soirée c'est possible que je me donnes, non je plaisante, pas besoin de ça forcément », elle se rassit regardant la carte, « humm il ne font pas de homard ici ? Mouais pas terrible, tu sais... »

« Putain mais ta gueule », cria Paul en tapant son poing sur la table, nous nous tûmes tous, je vis Angie avaler difficilement, « mange en silence merde ! Jake, clope ! » Cria-t-il énervé, je me cachais derrière mes feuilles pour rire doucement, je n'étais pas la seule.

« Hum, Paul », dis-je doucement, « tu fumes en fait »

« Bah ouais et ? »

« Pourquoi m'avoir dit non ? »

« Question con, réponse con, c'est comme si tu vois quelqu'un manger et tu lui demandes ''tu manges ? '' ou au téléphone, bref oui je fumes, Bell' je vais la tuer avant la fin du repas, je ne vais pas supporter, non mais regarde sa gueule de conne », je regardais le masque, « mets toi près de moi et penche toi », je fis plus simple je m'assis sur lui, « dis moi maintenant que tu n'as pas envie de lui en mettre une »

« Belly », chuchota-t-elle, « c'est moi Angie... »

« Je crois que c'est le déguisement de Halloween le plus flippant qu'il puisse exister », nous rîmes bêtement, « alors », dis-je mauvaise, « tu veux mon mec ? Tu veux que je te plantes ? Couteau Paul ! » Il me le donna, Angie retira le masque et la perruque.

« On se détends les deux ! »

« Paul », dit Sam, « tu cherches à perdre du temps surtout »

« Non parce que c'est mort en fait pour ce soir », je me levais, je m'attachais les cheveux et mis le masque et la perruque, « sur toi c'est pire ! »

« Eddyyyyyyyy », je regardais mon homme, « pour toi tout est ouvert », les autres se moquèrent, il recula en grimaçant, je pouffais, le suivais aussi, « Eddyyyyyyyy, ne pars pas nous sommes seuls tous les deux pour une fois »

« Ne m'approches pas »

« Les garçons attrapez le ! » Riais-je, ils furent plusieurs à lui courir après, Paul en première ligne, « et si vous pouvez l'attacher sur la chaise c'est mieux », nous rîmes bêtement, pas mon homme qui tentait de se planquer au mieux, ils finirent par l'attraper, Sam lui avait trouvé de la corde.

« Putain les mecs ne me faîtes pas ça ! »

« On va se gêner tiens », rit Jake, ils l'attachèrent, « ça sert à rien de te débattre », ils lui attachèrent les mains dans le dos, les pieds aussi.

« Fooo j'ai rendez vous, j'ai enfin rendez-vous avec Edward Cullen ! » Je me mis à califourchon sur lui.

« Je te jures que tu ne me feras aucun effet »

« Chéri c'est Bella »

« Non c'est l'autre conne, tu es en train de me coller la pire des images ! »

« Oh chéri », dis-je en caressant son torse, « faut pas te fâcher comme ça »

« Tu devrais vite arrêter ton jeu, de me toucher aussi »

« Tu vas me cracher dessus ? »

« Je pourrai mais non juste parce que tu es derrière mais vire moi sa tête de conne de ton visage »

« Tu vois tu es plus heureux avec moi », raillais-je en me rapprochant, il baissa sa tête, « oh petit coquin, attends un peu pour ma poitrine », les autres rirent, mon homme pencha sa tête en arrière, je me relevais plantant ma tête devant la sienne, il ferma ses yeux, je pouffais, « chéri on joue ! »

« Non mais je n'aime pas ton jeu », Rose me retira les affaires pour les mettre, je râlais.

« Peter, je veux danser ! » Elle lui prit sa main le forçant.

« Je ne sais pas danser »

« Menteur », souffla Leah, il la regarda de travers, je m'occupais de mon homme en attendant.

« Chéri », il me regarda, je me rapprochais de lui en souriant.

« Ne me refais pas ce jeu, » je pouffais, « je suis sérieux »

« Là c'est moi », je l'embrassais doucement en souriant, « moins par la suite, ça y est c'est bon ? »

« On va dire ça oui », souffla-t-il, « tu peux recommencer, j'ai eu un lourd traumatisme »

Je ne me fis pas prier, mettant mes pieds sur les barreaux, mes bras autour de son cou, l'embrassant langoureusement pendant que les autres étaient bien trop occupés avec Paul, nous fîmes durer le baiser le plus longtemps possible, son envie de plus en plus présente, nous recommençâmes nous faisant plus avide, je remontais une main sur le haut de sa tête, ça me plaisait bien qu'il soit attaché et il ne demandait pas à ne plus l'être, nous nous arrêtâmes pour reprendre de l'air, recommençant encore, c'était bien aussi de jouer sans forcément de sexe derrière, pas dans la seconde du moins, puis merde j'adorais sa manière d'embrasser autant que j'en profite, nous appuyâmes chacun de nos baisers.

« Et là ça va mieux ? » Chuchotais-je contre sa bouche.

« Mieux oui mais je ne serai pas contre que tu recommences.

Je n'attendis pas plus pour recommencer, je sais nous ne sommes pas seuls mais je choisissais sa bouche, ma main alla sur sa joue la descendant, pour poser le bout de mes doigts sur sa mâchoire, nous manquâmes clairement de souffle, nous quittant haletant.

« Tu sais mon ange », murmura-t-il, « tu vas devoir le faire souvent ça, après Halloween, ça serait bien que l'on se retrouve un peu », je le regardais, « sortir du lycée ensemble, une fin de journée, soirée juste toi et moi »

« Je sais que je ne suis plus autant qu'avant avec toi.. »

« Ce n'est pas un reproche mon ange »

Je me penchais pour défaire ses mains, Jared m'aida rapidement, les pieds aussi, avant de retourner avec les autres, je lui fis un sourire qu'il me rendit, je me remis face à mon chéri, ses mains sur mes hanches, mes bras autour de son cou.

« Je le redis ce n'est pas un reproche, loin de là »

« Je ne le prends pas mal mon ange et ça me va très bien, après Halloween ça sera plus calme, nous pourrions retourner faire les magasins aussi dans la semaine, une soirée juste toi et moi, nous irons chez mon père, il doit aller sur Seattle à nouveau »

« Ça me va très bien », nous nous embrassâmes avant de nous lever.

Je promettais à Paul de reprendre sa leçon très vite, mais je pense que pour ce soir je n'arriverai plus à rien.

« Maintenant que le projet de refaire mon éducation est tombé à l'eau pour ce soir, Angie, Rose et Alice, à moi de refaire votre éducation », elles le fixèrent plus que intéressées, je pouffais contre l'épaule de mon homme, « bah venez ! » Elles se regardèrent, échappèrent des petits sourires se plantant devant lui, « trois filles rien que pour moi, ça va être bien plus intéressant », elles gloussèrent pivoines, nous rîmes pratiquement tous, sauf leurs hommes, il regarda les filles avec un sourire en coin, « il va falloir être de bonnes performeuses », elles bloquèrent.

« Mec », dit froidement Emmett, « propose leur un film porno, nous ne te dirons rien surtout, connard ! » Nous rîmes davantage.

« Oh bah si... », commença Rose.

« Putain », cria Emmett, « ne continues même pas ta phrase », elle pouffa, « continues et nous n'en ferons plus ! » Nous bloquions tous, tournant nos têtes vers lui, qui regardait ailleurs, nous fûmes plusieurs à siffler, Jasper lui le regardait de travers.

« Oh bah mince nous sommes découvert », souffla Rose pas du tout gênée limite elle en était contente.

« Bref », soupira Emmett blasé, « nous pouvons reprendre ? »

« Ouais », dit Jake, « reprend là ou tu t'es arrêté, donc ses films... »

« Pas de ton âge », lui dit Emmett.

« Je te rappelles que je suis plus âgé que toi », railla-t-il.

« Puisque tout le monde à l'air de s'y intéresser », dit Rose, « pour l'instant ce n'est pas encore filmé, nous écrivons les scénarios et... »

« Rose », soupira Emmett.

« ...nous nous entraînons, nous avons beaucoup d'imagination et... »

« Rose, deux fois », dit froidement Emmett, ils se fixèrent, elle grimaça regardant Paul.

« Donc, moralité », souffla-t-elle, « je serai une bonne performeuse », il éclata de rire, nous suivîmes.

« Rose oublie l'idée N°4 »

« Oh non ! Je veux faire la fermière ! » Emmett baissa la tête blasée, « chéri, pas la N°4 ! » il souffla, nous rîmes nerveusement.

« Et bah ça va y en a ils s'amusent bien », railla Sam, il se reprit et se leva, « attends...pour quel raison déjà tu m'as demandé les clés de ma salle de sport il y a deux jours ? » Emmett lâcha un juron, « putain vous avez fait ça où ? »

« Hum », fit doucement Rose, « bah... »

« Rose tais toi », souffla Emmett qui se voulut discret.

« Rose raconte moi tout », dit Sam sur un ton bien trop gentil, elle secoua la tête négativement, « alors ton mec il va vraiment souffrir maintenant »

« Pas grave, dit Emmett, « fais moi morfler mais passons à autre chose, Rose, on en reparle à la maison », elle approuva en souriant, « non, crois moi tu n'auras pas de quoi sourire »

« Waw... » souffla-t-elle.

« Non plus non », dit-il sans sourire, « ne rajoute rien, surtout pas, tu es as dit assez pour ce soir », je me penchais à l'oreille de mon homme.

« Et après on dit que c'est moi la nympho ? » Nous rîmes doucement attirant les regards.

« Ma petite femme me dit que il serait peut-être bien de penser que les bébés sont présents », nous les regardions tous, sourcils haussés dans leur coin, nous rîmes nerveusement.

« OK », dit Sam, « Paul reprends et arrête avec tes sous-entendus ! »

« De toute façon quoi que je dises vous le prenez tous dans le mauvais sens, bref, Jared j'ai besoin de toi et d'un sac à main, la perruque et la gueule de l'autre, je vais vous entraîner pour votre agression », elles sautillèrent et tapèrent dans leur mains, il fixa Rose avec un petit sourire de pervers, elle pouffa, « j'aime bien ton style », ils rirent entre eux.

« Non mais c'est moi qui vais te tirer une balle », râla Emmett, « laisse nos femmes tranquille à la fin ! »

« Je n'y suis pour rien si la tienne a de la suite dans les idées elle assume parfaitement en plus »

« Un peu trop », soupira-t-il, Rose le regarda de travers, « on enchaîne s'il vous plaît »

« Moi », dit Jared, « je pense qu'il faudrait que tu dise un ''action !'', tu dois t'entraîner pour tes films », nous rîmes moqueur, Emmett le regarda froidement, il finit par hausser les épaules.

« Et puis après tout je m'en fous, j'ai une vie sexuelle des plus excitante, la femme qui va avec, je vous emmerde, Jared tu te déguises que je dises mon ''action !'' », nous rîmes tous en voyant Jared en Jessica, Emily lui lança un sac.

« Je n'y tiens pas à celui là vous pouvez y aller franchement », ils approuvèrent.

« Jared, va un peu plus loin, tu restes de dos », dit Paul, « tu te doutes de ce que je vais faire non ? »

« Ouais, t'inquiète je sais tomber »

« Les filles je vous montre sans spray, ça va être rapide ! »

« Emmett », railla Kim, « nous n'attendons plus que toi », nous rîmes tous.

« Et...Action ! » Cria-t-il.

Paul se mit à courir, lui faisant une balayette tout en lui arrachant le sac, ce fut très rapide, violent aussi, nous fûmes plusieurs à siffler, Paul aida Jared à se relever.

« Même pas mal », dit-il d'une voix efféminé, « attendez que je me recoiffes et vous pourrez recommencer ! » Nous partîmes tous dans un fou rire, il reprit le sac, « je suis prête », pépia-t-il.

« Les filles ? » Demanda Paul en riant, « qui veut essayer ? »

« Moi ! » Criais-je, « je veux essayer ! » je me levais, ils me regardèrent tous aller près de Paul.

« Non mais toi tu ne participes pas », me dit-il.

« Justement, par procuration, Jared ? »

« Je devrai te dire non pourtant », je tapais dans mes mains.

« Tu peux marcher, ça fera plus réaliste », dis-je, q »uelqu'un à un brumisateur ? Ça fera comme un spray au poivre »

« Je vais te chercher ça », rit Emily, « j'en ai un petit », elle partit dans la maison.

« Bon je t'explique », dit Paul.

« Pas besoin, j'ai compris et je sais faire les balayettes ! » Dis-je tout sourire, je retirais ma veste allant la poser sur la rambarde de la maison de Sam, je m'étirais dans un grand silence, j'étais toujours à sourire.

« Dans la mesure ou je vais me faire savater », dit Jared, je pouffais, « comment tu sais ? »

« On m'a fait faire des entraînements chez mon papi, mon tonton Franck était dans l'armée, je connais des trucs, tu devrais retirer sa tête parce que sinon je vais gâcher ce joli masque ! » Il le retira, je m'étirais, Emily me lança le brumisateur, je retirais le capuchon, je me concentrais, j'étais bien contente d'être en jean, je retirais mes ballerines.

« Je suis le seul à m'inquiéter ? » Demanda Edward, je pouffais, le regardant, « mon ange désolé mais je m'inquiète plus pour Jared en fait », je riais un peu sadiquement.

« Non mais Bella », me dit Jared, « assures »

« Je vais assurer », riais-je, « toi tombe correctement », il approuva, « bon Emmett quand tu le sens ! »

Je me mis en position, reculant afin d'avoir un peu plus d'élan, Jared se tourna, leva un pouce et commençant à avancer.

« Accctiiioon ! » Cria Emmett.

Je me mis à courir le plus vite possible, je lui fis une joli balayette prenant le sac en même temps, le ''gazant'' ensuite, je restais près de lui en sautillant.

« FOOOOO ! » Criais-je, « merde je veux le refaire ! » Jared essuya son visage, je lui tendis la main, il prit la mienne en se relevant, il me regarda avant de partir dans un fou rire, nous étions les seuls à rire.

« Oh putain, c'était violent ! » Rit-il, nous nous tapâmes dans les mains très content, « t'es douée ! »

« Merci », riais-je, « merci ! »

« En fait c'est bien que tu ne lui fasses pas », je pouffais, « faut que tu me le refasses et cette fois tu te casses ! »

« OK ! » Nous reprîmes nos places.

« En même temps », souffla Paul, « si il en redemande, nous n'allons pas le contrarier », ils rirent plus que nerveusement, il regardèrent tous mon chéri.

« Non je sais déjà que je ne dois pas la contrarier », je pouffais, « joli mon ange », je lui souris niaisement, me concentrant à nouveau.

« Les filles après à vous », dit Paul, elles approuvèrent tout sourire, « Bell' ensuite tu cours jusqu'à la voiture de Eddy », j'acquiesçai, « elle est à fond ma petite chose », je pouffais, il ébouriffa mes cheveux.

J'attendis le ''action ! '' de Emmett avant de recommencer, j'avais pris plus d'élan, la chute de Jared fut plus violente mais il riait comme un nigaud c'est que ça devait aller, je pris le sac comme un ballon de foot américain, à fond, je suis à fond, je m'arrêtais à la voiture de mon homme allant les rejoindre fière de moi, Jared tapa dans ma main en riant, il remit le masque.

« Tu m'as cassée la gueule ! » Je partis dans un long fou rire, ma main sur son épaule, « c'était intense »

« Pour moi aussi », riais-je, « les filles à vous ! »

Je redonnais le sac à Jared retournant vers mon homme, mes bébés se levèrent pour que je leur tape dans les mains, je le fis en riant, je m'assis entre les jambes de Edward, il me serra dans ses bras embrassant mon cou.

« C'est clair qu'il ne vaut mieux pas que tu y participes »

« Elles seront trois, elles feront pire que moi, regarde leur têtes et leur regards », il le fit, sifflant nerveusement, je riais, « Rose », je lui lançais le brumisateur, elle l'attrapa.

« Qui fais quoi ? » Demanda Paul, « vous pouvez vous partager les tâches, une qui fait la balayette, une autre qui prend le sac et l'autre qui la gaze, qui veux faire quoi ? » Elles se concertèrent un moment.

« Balayette », dit Rose.

« Arrachage de sac », dit Ali'.

« Et moi je la gaze », dit froidement Angie, nous rîmes tous, « prête pétasse ? » Demanda-t-elle à Jared.

« Prête à me faire défoncer », dit-il toujours avec sa voix efféminé, « j'adore me faire défoncer ! » Mon chéri riait dans mon cou.

Nous les regardions faire, elles faisaient ça plus que bien, je plaignis sincèrement Jared qui depuis tout à l'heure tombait, bon il riait à chaque fois qu'il se relevait, leur donnant même des conseils pour que l'agression soit plus violente, Paul était plus que fier, il riait bêtement, lui aussi motivait les filles, je regardais Jared remettre son masque, j'imaginais bien le truc, sur le parking, après sa journée de travail, Kim avait prévue d'aller à son travail avec Jared, d'une pour la faire chier puis pour donner le signal aux filles.

« Les mecs Cullen », dit Paul, « voyons votre partie »

Ils se levèrent reprenant tout du début à la fin, j'allais rejoindre mes bébés, ils me mirent entre eux, regardant les autres, Leah demanda quel rôle elle pourrait avoir, ça lui tenais à cœur visiblement, nous étions tous les quatre dans notre coin.

« Pour demain tout est prêt ? » Demandais-je doucement tout en regardant devant moi, ils étouffèrent leur rire.

« Ouais », rit bassement Embry, « nous avons fais les test et tout, pour les tripes nous cherchons encore comment faire mais nous devrions y arriver, Angie a obtenu de Mike, le code de son casier, au passage celui de ses copines, nous avons même celui de Chrystie », je le regardais les yeux ronds, ils rirent doucement, « nous savions que ça te ferait plaisir »

« Puis », dit Seth, en sortant une feuille pliée de sa poche, « comme promis, la liste de toutes ses prétendantes », je l'ouvris discrètement la mettant sous la table, je haussais les sourcils, « ça fait un paquet... »

« Euh oui, je n'en connais pas le quart »

« Celles en rouge », souffla Quil, « sont celles de ton âge, les autres elles ont 14, 15 ans, donc pas celles que tu cherches vraiment »

« Encore une fois, waw, vous assurez en soldats ! » Je leur fis un bisou à tout les trois, les remerciant aussi, ils étaient tout content, « vous savez ça serait bien aussi que vous ne soyez pas que soldats, à enquêter ou autre, nous pouvons passer du temps sans pour autant parler de stratégies ou autre »

« OK », dit Seth, « mais nous, ça nous plaît bien de faire tout ça »

« Je le vois bien », raillais-je, nous rîmes bêtement, » ce que je veux dire c'est que je ne veux pas que vous soyez juste dans ce rôle, vous êtes mes bébés avant tout, pas ceux qui nous rende je ne sais combien de services »

« Tu crois que nous allons penser que vous profitez trop de nous », dit Embry.

« En partie, vous faîtes amis avec l'autre, vous mettez en place les idées interdites, vous faîtes des listes, vous êtes toujours à faire des choses pour nous aider, vous voudriez quoi ? Ça vous dirait que nous nous fassions des sorties, nous quatre ou même avec Angie, des choses que vous aimez faire », ils réfléchirent un moment.

« Pour le moment », dit Seth, « nous aimons ce que nous partageons avec toi », je lui fis un sourire, « nous rigolons bien, plus que bien même », ils rirent entre eux, « nous n'avons jamais été aussi impatient d'aller en cours », je pouffais, « la meilleure des motivations »

« Et rien que de penser à demain », rit Quil, « nous allons encore plus apprécier la journée, tu nous donneras bien le signal, nous serons déjà en place », j'approuvais en riant.

« Ne vous faîtes pas attraper », dis-je sérieusement.

« Nous avons tous prévus », dit Embry, « même les imprévus, range la feuille », chuchota-t-il, je la pliais, la mettant dans ma poche, « dés qu'il y en aura une à ta vue ainsi qu'a la notre on t'enverras un message »

« OK », riais-je, « mais vous au lycée aucune fille ne vous intéresse ? »

« Pas vraiment », dit Seth, « il y en a quelques unes mais nous n'avons pas le temps »

« Prenez le... »

« Pas pour le moment », dit Quil, « nous avons mieux à faire, plus amusant aussi, plus tard, plus tard... », je pouffais, « halloween ça en est où ? »

« Demain grande réunion au poste, je rejoins mon papa pour tout mettre en place, avant je vais à l'atelier »

« Tu vas faire celle de qui ? » Demanda Embry.

« Je ne sais pas si je vais en faire une demain, au plus tard la semaine prochaine, là je suis trop prise par le temps mais promis vous les aurez », ils approuvèrent, nous regardâmes les autres à nouveau, ça partait dans tous les sens, « vous pensez que...si nous refaisons un masque, nous pourrions lui faire porter le chapeau pour certaines choses ? » Ils rirent nerveusement.

« Comme ? » Demanda Seth.

« Je ne sais pas vraiment mais un truc ou il y aurait des photos de faîtes, assez sombre parce qu'il sera vite repérable que ce n'est pas elle, mais faire des mises en scène pendant ses comas encore mieux, elle pourrait, ce n'est qu'un exemple, mais me voler ma carte, il y a des caméras quand tu retires de l'argent, hop elle se fait attraper et doit me rembourser de l'argent qu'elle n'a bien sur pas voler mais les images seront là », nous nous regardâmes, partant dans un long fou rire.

« Mieux encore », rit Embry, « genre elle t'agresse, pour le masque nous ne pouvons pas faire genre un moule de sa gueule ? Nous le fixions, je ne sais pas si c'est réalisable, ça serait plus réaliste »

« Nous regardons trop de film », rit Seth, nous suivîmes, « c'est sûrement cher à faire », nous grimaçâmes.

« Je veux savoir », dit Jake par dessus la rambarde, nous lui expliquâmes au mieux, il nous scruta avant de rire comme un nigaud, « merde elle est bien celle là ! Laissez moi me renseigner, je vous dirai si c'est faisable mais c'est que ça réfléchit plus que bien ! » Nous rîmes bêtement, « attendez nous allons faire des essais ! »

Il sortit son appareil photo de sa veste, demanda à Angie de remettre le masque et la perruque, elle le fit au plus vite.

« Éloigne toi un peu plus », elle recula, « stop, ne bouge plus », il la prit en photo, nous nous rapprochâmes avec mes bébés, « attendez, Angie marche lentement vers moi », il la prit en rafale, « Sam sors ton PC s'il te plaît »

Sam partit chez lui, Jake s'assit en bout de table demandant au passage son câble, il lui ramena, Jake me prit sur une de ses jambes, il mit tout en marche affichant toutes les photos dont celles de notre après-midi, nous rîmes tous les deux, les autres firent les curieux, Jake grogna avançant rapidement jusqu'à celle de Angie, il essaya d'arranger au mieux, jouant avec la luminosité.

« Non mais tu te prends trop la tête », soupira Embry, il prit une chaise se mettant près de Jake, « tu as beaucoup plus simple », il fit je ne sais quoi avec un logiciel, il allait trop vite pour que je comprennes, « Angie, va falloir que je modifie ton corps pour lui ressembler »

« Oh bah fais toi plaisir », rit-elle.

« Aidez moi pour les proportions », railla-t-il, nous rîmes moqueur.

« Plus de seins », dit Ben, Angie le regarda de travers, « plus de seins qui tombent », elle lui fit un grand sourire niais, nous nous moquions.

« Plus de tout en fait », dit mon chéri, « elle n'est pas aussi fine que Angie »

« Merci sexy Eddy », pépia-t-elle.

« Je t'en prie », lui dit-il tout sourire, « pour t'aider va sur son blog », il est intelligent mon bébé !

Rose lui donna l'adresse, Jake embrassa ma joue avant de me faire lever pour que je rejoignes mon chéri, nous nous mîmes à l'écart, je me mis sur la pointe des pieds pour pouvoir l'embrasser, ma main sur sa joue, il me pencha légèrement sur le côté répondant à mon baiser, je souriais niaisement, lui aussi.

« Après mauvais Eddy... », soufflais-je.

« Eddy le romantique », nous rîmes bêtement, il me redressa, « je me suis emporté je sais, Eddy le niais c'est mieux », je riais entourant mes bras autour de son cou, « je me doutes que tu préfères le mauvais garçon »

« Le niais il est marrant ! » Riais-je, il suivit.

« Bébé, j'ai une personnalité de plus ! »

« Tu l'avais déjà celle là », raillais-je.

« Ne fais pas comme si tu n'étais pas niaise »

Nous tournâmes nos têtes devant les fous rires des autres, nous nous rapprochâmes, riant à notre tour, merde, j'ai l'impression de voir Stanley !

« Vous savez au lieu de se prendre la tête avec un masque », dit Embry, « je peux faire beaucoup de montage, prenons là un maximum en photos, de tout genre ensuite je plante un décor tout autour d'elle, mets les photos sur une de ses clés USB et au lendemain d'un de ses comas, je ferai en sorte qu'elle regarde, elle ne comprendra rien, je peux même faire des montages avec des gens qu'elle ne connaît pas, c'est facile »

« Oh bah oui », riais-je, « faisons comme ça ! »

Il arrangea davantage la photo, nous faisant rire comme des idiots, au passage Jake me donna mon PC, j'avais grimacé mais il avait fait comme si, à part dire merci et encore Paul me grogna dessus, nous rentrâmes tous chez nous, il était plus de une heure du matin, la voiture de mon papa était là, nous entrâmes discrètement pour ne pas le réveiller, Edward ferma la porte derrière lui, je posais le PC et tout les accessoires sur la table du salon en évitant d'allumer les lumières, celle de l'entrée fut suffisante, le temps que nous retirions nos chaussures et vestes.

Nous avançâmes doucement histoire de ne pas se ramasser, il devait mieux voir que moi puisqu'il prit ma main nous emmenant dans la salle de bain, je filais sous la douche, il vint avec moi, nous tripotant rapidement, je soupirais blasée.

« On se lave vite », chuchotais-je, « après on court dans la chambre », il approuva, nous nous dépêchâmes, pourtant j'aime bien jouer sous la douche, ce week-end nous serons à la villa.

Nous sortîmes faisant le reste de notre toilette avant d'aller dans la chambre en serviette, nous fermâmes la porte, nos serviettes furent vite retirées, nos mains glissant sur le corps de l'autre, nous embrassant jusqu'au lit, je me mis sur lui, il voulut m'empêcher de descendre, je ne lui en laissais pas le choix.

« Chérie... »

« Nous devons apprendre la discrétion », soufflais-je narquoise, « c'est un bon exercice »

« J'en connais un autre on nous pouvons jouer à deux et...merde », je pouffais intérieurement, j'étais bien trop occupée pour avoir une quelconque réaction, lui en échappa plus d'une, je mis mes doigts sur sa bouche ne m'arrêtant pas, je récupérais ma main la laissant caresser son torse, « chérie arrête », souffla-t-il tendu, « je ne suis pas bon à ce jeu là, reviens », il me fit remonter de force, je grognais, « je vais te donner moi une raison de grogner », il me mit sur le dos allant entre mes jambes.

« Non, non, non », soufflais-je stressée bien que ce soit inutile.

Je pensais à mettre ma main devant ma bouche avant que je sentir sa langue, je mis la deuxième pour étouffer mes gémissements, je remontais au maximum sur le lit fallait pas qu'il continue, il me bloqua se faisant encore plus pressant, mon dos se voûta, j'étais plus que tendue, plus que bruyante aussi, je le remerciais de vite remonter, il poussa mes mains m'embrassant, ça ne m'empêchait pas de gémir, il nous bougea pour mettre la couette sur nous, frottant nos intimités l'un contre l'autre.

« Chérie », murmura-t-il, « il y a autre chose ou nous devons nous perfectionner », il se mit à mon entrée, je retins mon souffle, il releva ma cuisse avec sa main, « prête ? » Je secouais la tête négativement, « dommage », il me pénétra lentement, j'écrasais ma bouche contre la sienne en gémissant, m'emplissant entièrement, « faut faire mieux que ça... »

« Non mais non, tu... », il sortit de moi, je grognais.

« Je t'avais dit que je te donnerai une bonne raison de grogner », il revint sans me prévenir, mon gémissement fit pareil, son baiser en étouffant une partie, je refermais mes jambes pour ne pas qu'il le refasse, mes mains crispées, une dans son dos, l'autre dans ses cheveux, ses vas et viens me rendant de plus en plus nerveuse parce que j'avais envie de crier de plaisir, il détacha mes jambes, en mettant une sur son épaule, je gémis bruyamment son prénom, « bébé... »

Ça ne nous arrêta pas pour autant, nous n'étions pas non plus à crier, j'en étais pas loin non plus mais je me les gardais un maximum, j'avais déjà dans l'idée de me cacher de mon père demain matin au cas où, nous pensâmes à mettre un préservatif afin de recommencer ensuite, une fois par nuit ce n'est pas suffisant.