Auteur : Evils- roses.

Titre : Reviens demain.

Note : Bonsoir, bonsoir, il est tard, je suis seule, une clope au bec et je pense à vous qui m'avez posté tant de reviews ces derniers temps. Je vous remercie du fond du coeur, et c'est pour ça qu'à cette heure tardive je vous écris ce chapitre. Bisous, bisous, bonne nuit et bonne lecture...

P.S : Ma très chère Dudu, grace à toi, j'ai eu encore plus d'idées ! Vive Pinky Soldier * j'ai droit de faire de la pub * et aussi AngealSword, tes fanfics me donnent des idées aussi et aux autres que je n'ai pas cité mais aux quels j'ai répondu par Review Reply.

VIII A l'envers les mots n'ont pas de sens.

« - A mon commandement ! En avant marche !

Le bruit des pas sur le bitume raisonne et s'envole vers le ciel nuageux et menaçant. Les nuages roulent dans le ciel comme des cheveaux lancés au triple galop, le ronflement de leurs terribles sabots martelaient le ciel annonçant une pluie imminente.

« - SOLDIER 3eme Classe Cloud Strife ! Pensez vous que regarder le ciel en remuant les fesses vous ferra monter en grade ! Hurla l'adjudant. Le jeune homme soutint son regard et continua l'exercice sans dire un mot.

Cher Sephiroth

Je ne sais par quoi commencer. A l'envers les mots n'ont pas de sens. Je sais que vous êtes en mission à Utaïe, je sais que vous êtes loin de moi, je sais aussi que je ne suis pas libre de vous dire tout ce que j'aimerais vous dire. J'aurais voulu que vous soyez moins loin, que je puisse déguster encore une fois vos somptueux pane cakes... Cependant vous ne faites que votre devoir. Vous me manquez terriblement, à Midgar, rien ne vas, pourquoi est ce que ça irait ? AVALANCHE est plus présente que jamais, et nous ne cessons de patrouiller, de faire des allez retour. Vous me manquez, c'est tout ce que j'ai à vous dire.

Très sincérement Cloud Strife.

OoO

« - A terre ! Hurla Sephiroth en dégainant Masamune, l'acier siffla une longue note qui se perdit dans le vacarme du champ de bataille.

« - Bon dieu ! Mais qu'est ce que c'est que ce truque ?

Les cris des hommes raisona douloureusement avant de s'éteindre dans la nuit.

Cher Cloud.

Ici, c'est la guerre, et les cris des hommes raisonnent à l'unisson des cris des bêtes. Ta lettre m'a fait plaisir, elle m'a faite du bien. Elle m'a rapprochée de toi, ici, alors que je si loin de tout. La guerre n'a pas de logique, ce n'est que rage et sang. Les conditions météo sont atroces, nous patogeons dans une boue glacée, à moitié rouge. Mais on tient le coup, il faut bien. Les derniers bastillons Utaïen sont sur le point de céder, du moins nous l'espérons. Génésis ( que tu dois connaître ) est en mission pour nous libérer un un passage, il est partit en éclaireur, mais j'ai bien peur qu'il n'y parvienne que trop tard... Nous comptons désespèrement sur ses efforts. Mais si il échoue... J'ai bien peur que cela ne retarde nos retrouvailles.

Très sincèrement Sephiroth.

Une bombe explosa et fit trembler les murs de toiles du campement en effervescence. Le général cacheta sa missive et la remit au SOLDIER chargé de la mission postale. Sephiroth le regarda partir sans un mot. A l'envers les mots n'ont pas de sens ». Il soupira, puis il revêtit son masque de général et sortit de sa tente. Les hommes s'étaient repliés autour du pavillon de commandement. « Mais que fais tu Génésis ? » pensa-t-il avant d'aboyer ses ordres.

oOo

Le ciel était encore encombré de sombre nuage. Un vent frais se levait et balayait Midgar avec force. Cloud s'assit, d'ici, sur le toit de la caserne, il pouvait observer Midgar sans que se soit elle qui l'observe. Ici, il était le maître, maître de ses pensées et de ses actes. Lentement il sortit la lettre que Sephiroth lui avait envoyé, la dernière qu'il avait reçu. Il la gardait précieusement, à côté de son coeur : c'était son trésor, le monde secret dans lequel il se réfugiait. Il déplia le morceau de papier froissé par un trop long voyage, en parcourant les quelques lignes il eut l'impression que le Général était à côté de lui, tout prôche. Il pouvait presque entendre la mélodie suave de sa voix grave et mélancolique. Il pouvait sentir l'odeur de sa peau, l'odeur de ses cheveux. Il pouvait sans peine imaginer la douceur des ses caresses et la chaleur de ses mains, la douceur de son regard. Le jeune homme serra la lettre contre lui et frissonna. Le vent forci davantage, le jeune homme sortit de son sac une feuille et un crayon et rédigea lentement, cherchant ses mots pour qu'ils soient le plus justes possible.

oOo

Très Cher Sephiroth.

Vous ne pouvez pas imaginer à quel point c'est dur sans vous. Je me noie un peu plus chaque jour, des nouveaux clients, des nouveaux visage et votre absence insoutenable. Je sais que je ne devrais pas dire de telles choses, car vous êtes un homme estimé et respecté. Je voulais être comme vous, je voulais être vous, maintenant, je vous veux vous. Je n'en peux plus, à chaque jour suffit sa peine, ce jour là, s'éternise. Vous me dites, que vous n'avez pas de nouvelle de votre éclaireur et que la situation s'enlise. Je le regrette. Je le regrette encore plus amèrement et égoïstement car vous me manquez. Le temps à Midgar est exécrable, il pleut et il vente et des fois il fait les deux en même temps. J'espère que cette guerre prendra fin et que vous reviendrez bien vite. Je tremble à l'idée que vous puissiez ne jamais revenir, si cela devait être le cas, j'en mourais certainement. J'entends d'ici vos reproches. Vivre ! Quel qu'en soit le prix. Sourire, se dégager du joug du vice et de la torture. Mais on échappe à... Ces gens là, je ne peux pas citer de noms. Je crois que je n'ai pas la force de vous avouer qui sont mes véritables geôliers. Mais je vous fais la promesse, qu'un jour, lorsque je serais suffisamment fort, fort comme vous je me libèrerai de mes chaînes et nous serrons enfin égaux. Un jour viendra, et ce jour là j'espère que vous serrez encore là avec vos reproches et vos sermons.

Je vous embrasse, sincèrement Cloud Strife.

Sephiroth sourit en coin. Oui, ce jour là, il serait là...

« - En position ! A mon commandement ! FEU !

A suivre...

Un chapitre qui change de ce que j'ai l'habitude d'écrire, mais je trouvais que les lettres mettaient plus en valeur le ressentis des personnages... Vous en pensez quoi ?