Auteur: Madhatter Sekiryou

Disclaimer: Les personnages ne sont pas ma propriété. Malgré le fait que leur destin dans cette fic tienne uniquement de ma volonté. Les personnages ne sont pas ma propriété. Même si Tite Kubo n'aurait pas songé une seconde à en faire un tel usage.

Couple: Bya/Ren

Résumé: Je m'étais promis de ne plus jamais me fier aux apparences, je m'étais promis de me battre pour mes convictions et ceux que j'aime ! Mais que faire, lorsque les fils du destin nous tirent comme un pantin de bois jusqu'à la fin ? Que faire… Lorsque tout est déjà écrit ?

Il Fut écrit... « Comme l'air que je respire. »

Partie I Ce qui nous lie.

Chapitre VIII: Longue soirée (1)

-Byakuya-sama?
Il ferma les yeux contre la nausée, mais cette pluie ne cesserait-elle donc jamais de tomber?
-Byakuya-sama...
Se martèlement qui résonnait dans son corps et sa tête, ne lui laisserait-il aucun répit?
-Byakuya...
-Jamais... Finit-il par souffler, comme pour répondre à son interrogation.

La vielle femme soupira de soulagement, c'est qu'il lui avait vraiment fait peur, à ne pas répondre!
-Vous ne pouvez pas vous permettre de faire attendre plus les invités...
Il était étalé sur sa couche, tentant d'éclaircir la brume dans laquelle il pataugeait, le brun posa une main sur ses yeux avec peine, comme s'il était empêtré... En train de se noyer.
-Vous sentez-vous mal? Dois-je vous excuser?
Mokona avait passé le seuil du doute. Elle avait vu défiler des chefs de famille, et il était clair que le jeune Byakuya avait le feu sacré pour cette tâche... Mais à cet instant elle sût avec certitude qu'il était en train de se briser sous ses yeux, sans qu'elle ne puisse rien faire.
-Je trouverais un motif, ce n'est rien... Byakuya-sama?
Il aura finalement craqué! C'était toujours dur de voir sombrer un leader, elle surprit l'émotion dans sa poitrine, cette douleur qui lui serra le cœur en pensant que c'était un gâchis...
« Si jeune... »
-J'arrive.
Un frisson d'effroi la fit reculer, il y avait une étrange détermination derrière ce mot... Comme s'il ne s'adressait pas à elle.
-Très bien... Je reviendrais vous chercher.
Elle se retira, la porte avait à peine coulissé que les mots résonnèrent dans la pièce.
-Hisana... J'arrive.

...

Toshiro avait beau ne pas être du milieu noble, il sentait de façon quasi palpable la tension qui s'installait. Il venait de se risquer à prendre un petit four « salé! » puisqu'il n'aimait que ça! Lorsque la porte du salon avait coulissé...
Il ne connaissait pas intimement les membres de la famille Kuchiki, mais il faillit s'étrangler lorsqu'il vit qu'une femme âgé les laissa entrer leurs indiquant où s'installer.
Douze membres, sept femmes et cinq hommes, pour la plupart; les femmes semblaient estomaquées! Les hommes silencieux, et pas une seconde Rukia ne cessa son rôle, ni ne leur porta attention. Toute la fixait comme une aberration, Yoruichi les ignora royalement et comme pour jeter de l'huile sur le feu, elle alla saluer les hommes qui ne furent pas indifférent.
Dès lors la tension était montée continuellement, elle atteint son paroxysme lorsque Rukia invita les capitaines à s'installer à table avant les nobles!
Laissant le salon aux invités et aux membres de la famille, inutile de dire que Toshiro n'avait plus besoin de tendre l'oreille, puisque les contestations outrées y venaient se loger toutes seule.
La table était très grande, de forme ovale, elle comptait plus d'une vingtaine de places. Rukia les plaça joyeusement.

Mokona se força à rester calme... Si Byakuya ne se présentait pas dans les prochaines trente minutes, cette réception risquait d'être la poudrière d'une guerre de clan! Et le Seireitei n'avait nul besoin d'une guerre de sang! Lorsqu'elle ouvrit la porte de la chambre du noble, elle fut soulagée de ne pas le trouver dans son lit. Assit, droit, il attendait qu'elle vienne l'aider à mettre les derniers ornements d'usage, elle se dirigea vers la penderie.
-Non... Il la coupa, elle s'arrêta net. Quoi? Ce n'était pas le moment de reculer!
-Sort le « Hakama rouge »
Avait-elle bien entendu ce qu'elle avait cru entendre? Elle se tourna et le dévisagea, il n'était plus que détermination... Rouge? Il voulait le...
De toute évidence, son intendante était sous le choc, ce qui, malgré la tension qui l'habitait amusa le noble...
-Je doute que nos invités apprécient mon absence... Mokona, le temps presse.
Il ne cacha pas la petite pointe d'amusement dans sa voix, elle tressaillit.
-Mais, il n'a pas été...
-Ça ira.
Il ne l'avait pas prévenu! Elle n'avait même pas vérifiée si la tenue était en état!
Terreur stupide puisque toutes les affaires du noble était conservée jalousement en état.
D'autre aurait paniqué net, mais son expérience envoya une giclée d'adrénaline dans ses veines. Tout s'éclairait! Kami-sama! Et dire qu'elle était là, à bailler aux corneilles! En quelques secondes, elle se ressaisit, quittant la pièce pour aller chercher la tenue demandée. Pas étonnant que le noble se laisse désirer, une telle annonce aurait cent fois plus d'impact qu'une guerre de clan... Le brun eut un frison incontrôlable lorsqu'elle réapparût avec. Ce n'était pas le moment de flancher! Elle commença à l'habiller...

Rukia esquissa une courbette, puis souriante versa un verre à Yamamoto, c'est à ce moment que la porte coulissa, laissant entrer les retardataires. Il y eut un mouvement de recul chez les nobles...

Du haut de ses 2,10 m, Zaraki entra, jetant un coup d'œil dégoûté sur une femme à quelques pas de lui. Elle recula instinctivement pour l'éviter. Un large sourire psychopathe s'étala sur son visage lorsqu'il aperçut Renji. Mais son attention fut attirée par Rukia qui vint l'accueillir.
N'étant pas noble, n'ayant jamais été invité par un noble, et n'appréciant pas en général les nobles...
(Qu'est ce qu'il fait là alors?) Mais vue que Byakuya avait monnayé sa présence contre un combat à mort... Kenpachi avait gardé sa tenue de capitaine.
Pas étonnant que la femme est reculée! Par contre; il y eut des exclamations de surprise de l'assistance, lorsque Yachiru sortie de sa manche. Sauf des capitaines, habitude oblige...
-On est arrivé Ken-chan?
-Ouais... Grogna celui-ci incertain, observant une autre femme qui semblait en crise d'épilepsie. Yachiru avait plus de tact, abandonnant son uniforme pour un kimono... Mauve? Il n'y avait qu'elle pour porter ça! De jolie barrette, bleu azur, en forme d'étoile de mer accrochée dans les cheveux.
-Oh Rukia-chan! Comme tu es belle! S'exclama t-elle, avant de sauter de son perchoir pour lui faire face. Kenpachi ne se déplaçait jamais sans elle, il fallait s'y attendre.

Il se racla la gorge de derrière Kenpachi, celui-ci se décala... Pour laisser entrer Ichigo.
-Merci de nous avoir guidé Ichigo-chan! Sans toi, on chercherait encore l'entrée!
La petite sous-capitaine n'attendit pas plus, et sautillant presque, elle se dirigea vers...
-Hinamori-chaaan!
Rukia eut un sursaut nerveux, un tic convulsif agita son œil droit... Mais cet imbécile avait osé!
Usant de son self-contrôle elle se redressa, sourire.
-Bienvenue, puis-je vous servir quelque chose?
Ichigo resta baba... Il faut dire que tout allait trop vite!
Depuis qu'ils avaient récupéré Orihime et que le Seireitei lui avait offert une place à l'académie afin de passer l'examen pour devenir capitaine. Puis Rukia l'avait menacé d'éviscération s'il avait le malheur de ne pas venir à une fête donné au manoir Kuchiki?

Sauf que ce n'était pas une fête mais une cérémonie des plus officiels! ARG!
Tous les regards le scrutèrent, tout le monde avait entendu parler de lui:
-L'âme errante qui avait tenue tête au Traître d'Aizen!
-L'âme errante qui c'était opposé à l'exécution d'une shinigami dissidente!
-L'âme errante capable de terrasser un capitaine!
-L'âme errante qui allait passer l'examen!
A croire que Kurosaki Ichigo était trop difficile à retenir! Les chuchotements le poursuivirent, il se coula vers Shuhei, Kira et Renji qui l'avait vue venir.
-Et merde!
Renji se posa une main sur les yeux en soufflant tout bas, jurant sur la bêtise du Kurosaki.
-Misèèèèèèèèèèère! Souffla Shuhei en secouant négativement la tête, se demandant s'il devait rire ou pleurer.
-Noooooooooooooooooooooooon... Répondit Kira en le dévisageant, trop incrédule pour jouer la discrétion.
-Merde, merde, merde et re-merde! Cracha le Kurosaki en s'approchant d'eux pour les rejoindre.

Il était en simple uniforme académique.
-Pourquoi vous êtes tous en kimono?
Lui et Kenpachi étaient les seuls en uniforme.
-T'as pas lu le carton? Demanda Kira atterré.
-Merdeeeuh... Ichigo grimaça en jetant un regard sur un autre kimono encore plus luxueux.
- Toutes les réceptions données au manoir Kuchiki se font en kimono de cérémonie.
Continua le blond.
-J'pouvais pas savoir que c'était une réception! Se défendit Ichigo.
-Et tu croyais que c'était quoi? Demanda Renji abasourdi.

"Une rave party bien sûr!"
-Une fête, Rukia ne m'avait pas parlé de réception! Pesta le roux.
-Tout ce qui se passe au manoir Kuchiki est une réception... Et quand bien même ce serait une fête... C'est une famille de noble. Conclut Shuhei.

On sonna pour servir les hors-d'œuvre, bon gré, mal gré, ils s'installèrent à table pour la première partie du repas. Autant dire qu'elle fut très tendue, même si les capitaines surnageaient dans l'ambiance, et lorsque la cloche sonna pour les libérer...
Le principe même de cette réception était d'alterner les déplacements de la table au salon afin que les convives ne s'ennuient pas trop.

La famille Nanaya était l'une des plus influentes du Seireitei et autant vous dire que lorsque Byakuya Kuchiki avait négligé Kaori Nanaya pour épouser Hisana...

Il avait porté un sacré coup à l'ordre des familles. Ce mariage aurait sans doute installé l'hégémonie de la famille Kuchiki sur le Seireitei, bien que leur pouvoir fut déjà vaste. Ce qui avait sauvé l'honneur des Kuchiki d'une guerre de sang contre les Nanaya était le fait que les fiançailles n'avaient pas encore été ratifiées, même si dans l'esprit de chacun le couple était déjà consommé.
Kaori Nanaya était plus jeune que le noble de dix ans, mais qu'était-ce dix ans?
Les cheveux d'une couleur miel, les yeux gris, svelte et haute d'1,70m, sa peau pâle ressortait sur le kimono noir, cintré d'une ceinture or qu'elle portait. Couleurs de sa famille. La guerre n'avait pas éclaté, mais l'affront était connu de tous. Elle semblait avoir été moulée dans de l'orgueil pur, la noblesse hautaine qui l'enveloppait en était stupéfiante, presque irréel! La présence de Yoruichi ternissait un peu son éclat, pour vous dire à quelle échelle s'élevait sa beauté.
Toshiro se pencha vers Ukitake... Mon dieu, il avait sans doute trop bu.
- Qui est-ce? Demanda t-il sans faire semblant de ne pas la regarder.
- Ce n'est pas une Kuchiki...
Continua t-il en la voyant sortir un suchiro* sombre, l'autre capitaine aux cheveux blanc gloussa.
- Ne parle pas trop fort, elle risque de te ridiculiser.
Hitsugaya se redressa, piqué, l'autre capitaine eut un sourire hypocrite en croisant son regard.
- Kaori Nanaya, héritière du nom. Souffla t-il à l'adresse de Toshiro.
- Serpent de son état... Remercions Kami-sama de sa grande bonté... Lança avec une bonhommie effrayante le capitaine de la Treizième.
- Pourquoi? Interrigea Toshiro.
- Parce que sans lui, Byakuya serait marié à elle. Expliqua Ukitake.
- Nani? Sursauta le capitaine des glaces.
- Il a épousé Hisana, la couleuvre a été si dure à avaler pour elle, qu'elle a fini par en devenir une...
Yoruichi se glissa dans la conversation en la dévisageant.
-Les Nanayas n'ont rien perdu, alors qu'ils auraient pu gagner gros... Contesta Ukitake pour la forme.
- Si... Elle a perdu la face... Et crois moi, une femme qui perd la face est plus dangereuse qu'une femme trompée...

Kaori brillait dans l'assistance comme un sphinx à l'affut. L'affront avait été deux fois plus dure...
Il y a cinquante ans lorsqu'elle avait été conviée à l'annonce des fiançailles à lui et cette paysanne...
Et aujourd'hui, sa sœur déambulait avec sa robe! Une robe qui devrait lui revenir, puisque Hisana morte, tout la pressentait comme nouvelle Maîtresse.
A moins que les rumeurs sur leur liaison soit véridique, dans ce cas... Les Nanayas ne prendraient pas un autre affront!
-Il est stupéfiant de constater à quel point vous vous ressemblez, le portrait de votre sœur...
La phrase tomba comme un couperet dans les discussions, Rukia se figea alors qu'elle passait à porter, elle eut un sourire en acquiesçant, comme si cette remarque avait été un compliment.
Renji sursauta..
-Une véritable copie conforme! Gloussa méthodiquement la jeune femme.
-On pourrait croire, à vous voir ainsi, qu'elle n'est pas morte la malheureuse.
Ukitake tourna la tête pour assister à la scène.
-Ou que vous avez prit sa place. Poursuivit Kaori sans se démonter.
-Je n'en ai pas la prétention. Rukia la dévisageait sans ciller, essuyant l'insulte.
-Vraiment? A part ce nom, ce rôle et cette condition, y a t-il autre chose d'elle que vous n'avez pas héritée?
Elle avait eut vent des rumeurs, mais l'entendre avait eut un impact plus concret sur elle, elle tenta de ne pas tressaillir. Toshiro comprenait le nom « serpent » qui lui avait été donné, il se rembrunit. C'était cruel et profondément mesquin comme petite scène! Et les nobles autour semblaient prendre tout autant plaisir en buvant les paroles... Toute souriante elle poursuivit.
- C'est impressionnant! Vous êtes une hôtesse de qualité! On pourrait se persuadé que vous êtes né pour ça!
Elle semblait tenir Rukia, comme piégé dans son champ de vision, accroché par le regard à son interlocutrice. Hors contexte, le compliment aurait semblé tout à fait sincère. Le visage de la jeune noble feignait l'incrédulité absurde, l'amusement désintéressé, et une profonde pitié altruiste.
-Comme vous dites... Le sourire crispé de Rukia s'élargit.
-Je suis née pour ça.
Mayuri scruta l'expression de l'invité qui venait de retenir leur hôtesse, il chercha à déceler de la surprise ou une autre émotion, sur ce visage peint. Mais celle-ci semblait vide, un masque que rien ne pourrait atteindre, quoique ses yeux semblaient s'être allumés d'intérêt. Comme si entendre une réponse de la jeune fille avait suscité un réveil instinctif. Rukia poursuivit sans se démonter.
-Qui plus est, j'ai un nom, un rôle et une condition à tenir il m'incombe de m'occuper des invités principaux, navré de devoir vous laisser. Si vous avez besoin de quoi que ce soit Mokona vous indiquera votre place.
Yoruichi pouffa si fort que son décolleté manqua craquer! Rukia la laissa sur place et se dirigea d'un pas sûr vers Kyoraku et Hinamori, leurs demandant s'ils voulaient quelque chose.
Cet échange marqua les esprits. Et lorsque la cloche retentit pour annoncer le dîner en lui-même, l'absence flagrante du chef de clan devint l'écho d'une tension pulsante. Mais où était le noble?
Ils se mettaient à table lorsqu'enfin la porte coulissa, Monoka l'invita à entrer.
-Byakuya-sama, veuillez prendre place...

AND THA'S ALL?

Vocabulaire:
Suchiro: Eventail

Kaori risque de revenir, mais il ne faudra pas trop la haïr! Après tout c'est la faute d'Hisana! Elle lui a volé Bya-san! Elle n'a pas un si mauvais fond... Elle est juste... Noble? Une petite review pour me dire ce que vous penser de cette soirée ?