Chapitre 9 :
— Trust is a far greater compliment than love could ever be . (Nick Jonas)—
Moi : Alors...
Je fis dérouler le site sur lequel j'étais. Une page de commentaires de fans des One Direction. Je tapai le nom de Niall et une dizaine de page m'apparurent. Je pris un post-it et je me mis à retranscrire tout les commentaires gentils qui lui étaient adressés. Lorsque j'eus terminé, je profitai de l'absence des garçons (ils étaient partis chercher à manger) pour me rendre dans la chambre de Niall (j'avais échangé sa clé avec la mienne et j'avais emprunté celle de Zayn) et je collai les post-it partout. Sur les murs, le lit, le bureau, entre ses vêtements, dans sa valise, partout. Je voulais que dès qu'il pose les yeux quelque part, il voit qu'il était aimé.
Puis, je pris un post-it vierge et un stylo et je me mis sur le bureau pour écrire dessus. « Je t'aime, Niall Horan. Je suis ta plus grande fan. -Lily. » Puis je sorti, le posai sur sa porte et retournai dans ma chambre. Je me rendis sur Facebook et Twitter pour tuer le temps, ajouta un statut disant que j'attendais les garçons pour souper, puis on cogna à ma porte et j'allai ouvrir. Les quatre garçons étaient devant moi, Danielle et Liam étant partis souper au restaurant.
Moi : Vous avez la nourriture?
Eux : Oui...
Moi : Parfait, vous pouvez entrer.
Je me poussai pour les laisser passer.
Louis : Tu veux dire que si on n'aurait pas eu le souper, tu nous aurais laisser dehors?
Moi : Exactement, Tomlinson.
Louis éclata de rire et entra.
Zayn : Chinois, c'est bien pour toi?
Moi : Miam, parfait!
J'enlevai les trucs qui traînaient par terre et on s'installa en rond, la nourriture au milieu. Le souper se passa merveilleusement bien, Louis déconnait et Harry riait à ses blagues. Zayn me regardait par dessus ses baguettes et je me posais des questions. Il me regardait trop. Niall semblait avoir retrouvé sa bonne humeur et faisait le pitre avec les deux autres. Je souris à les voir si unis. Cette amitié était pour la vie, j'en étais certaine.
Après le souper, Harry défia Louis à la Xbox et ils quittèrent ma chambre pour aller dans la leur. Zayn se coucha sur son lit avec un livre et Niall me dit qu'il allait prendre une douche. Je ramassai les boîtes vides de nourriture et je les mis dans un de mes sacs de magasinage vide avec l'intention de les jeter. Zayn me regardait.
Moi : Ne te gêne surtout pas pour ne pas m'aider, Malik.
Zayn : Où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir.
Je lui tirai la langue et fermai le sac. Soudain, la porte de la chambre s'ouvrit sur Niall, tout sourire.
Niall : J'ai pris ta clé sans faire exprès, tu dois avoir la mienne.
Je lui tendis et il fit l'échange. Puis, il me prit dans ses bras longuement.
Niall : Merci pour le post-it sur la porte de ma chambre. Merci de croire en moi.
Moi : Je crois en toi pour deux, Niall parce que toi, tu n'y crois pas assez.
Il me serra un peu plus fort.
Niall : Je vais faire des efforts.
Moi : Aller, retourne prendre ta douche, tu pue.
Il me fit un sourire éclatant et repartit avec la carte pour débarrer sa porte à la main.
Je me laissai tomber sur le lit de Zayn, le dérangeant dans sa lecture. Je me doutais que Niall allait revenir faire un tour, mais pour l'instant, je m'ennuyais.
Moi : Zayyyyyyyyynnnn?
Zayn : Quoi?
Moi : Qu'est-ce qu'on fait?
Zayn : Moi, je lis.
Moi : Pff, t'es pas drôle.
Je lui en voulais un peu de m'avoir répondu bête. Peut-être je le dérangeais vraiment. Louis et Harry étaient occupés entre gars, Danielle et Liam étaient sortis en amoureux, Zayn ne voulait pas être dérangé et Niall découvrait la surprise que je lui avais faite. Je regardai l'heure : 19h34. Un peu tard pour aller me promener dans Londres. J'ouvris mon ordinateur et regardai le nombre impressionnant de message de haine que j'avais reçu. Je ne voulais pas les laisser m'atteindre, mais plusieurs d'entre eux allaient droit là où ça faisait mal. C'était comme se faire dire par des gens qui ne vous connaissaient même pas que vos cheveux que vous aimiez tant ne tombaient pas comme il fallait. Ou que vos cuisses que vous aviez toujours trouvé trop grosses ressemblent à des jambons. Je ne leur avais rien fait, à elle. Elle me reprochait pleins de choses que je ne pouvais même pas changer. Elles me reprochaient d'être moi.
Moi : Zayn...?
Il m'ignora et je n'insistai pas. Après tout, je pouvais très bien gérer ça toute seule.
Je fis un tour sur Twitter. Plusieurs fans me soutenaient, mais c'était plutôt parce qu'elles n'en avaient rien à faire de moi et qu'elles essayaient de se faire remarquer par mon frère. Tous les messages lui étaient adressés ou presque. « Nous aimons ta sœur, Harry! ». Mon œil, oui. Je publiai un tweet en français : « Arrêtez la haine, ça n'apporte jamais rien de bon. Je ne vous ai rien fait, comment pouvez-vous me juger ainsi? » Puis je fermai mon ordinateur. Au même moment, on cogna à la porte. Me doutant qu'il s'agissait de Niall, je chassai les pensés désagréables qui flottaient dans ma tête et je me levai pour aller lui ouvrir.
Dès qu'il me vit, il fonça dans mes bras et il me serra fort, longtemps. Je le sentais respirer longuement. Lorsqu'il me relâcha, je vis que quelques larmes avaient coulées de ses beaux yeux bleus.
Niall : Merci. Je les ai tous gardé. Tu es la meilleure personne que j'ai rencontré de toute ma vie.
Je le regardai, émue, et je le repris dans mes bras.
Moi : Je n'ai fait que te montrer comment tes fans t'aiment.
Niall : Je suis ton plus grand fan aussi, Lily.
Je lui fis un sourire, puis il me quitta en me disant qu'il devait vraiment aller prendre sa douche. Je retournai dans ma chambre, m'attendant à des questions de Zayn. Aucune. Est-ce que j'avais fait quelque chose de mal? Je ne dis rien et parti dans la salle de bain. J'avais déjà pris ma douche avant souper, je me mis donc en pyjama et me brossai les dents. Il était seulement 20heures, mais j'allai me glisser sous les couvertures quand même. Je me tournai dos à Zayn et je sorti mon ourson Teddy de ma valise en dessous du lit. Je ne dormais plus avec un ourson depuis longtemps, mais je le traînais quand même avec moi pour des moments comme ça où j'avais besoin de réconfort. Je fermai les yeux et essayai de m'endormir, mais la seule chose à laquelle je pensais était les messages de haine et tout ce qu'elles me reprochaient. Je m'étirai pour atteindre mon téléphone que j'avais mis sur la table de chevet et je fis dérouler mes contacts jusqu'à arriver à mon frère.
From : Lily
Hug.
J'envoyai mon message et remis mon téléphone à sa place. Quelques minutes plus tard, on cognait à la porte. Zayn daigna lever ses fesses pour aller répondre et laissa passer mon frère. J'entendis ce dernier lui dire deux mots et Zayn quitta la pièce avec son livre. Je fermai les yeux, sans bouger. Harry enleva ses souliers et son pantalons et se glissa derrière moi. Il enserra ma taille et glissa son nez dans mon cou.
Harry : Qu'est-ce qui se passe, Lys?
Je me tournai pour qu'il me prenne complètement dans ses bras et il me berça doucement.
Harry : Parle-moi.
Moi : Je vais supprimer mon Facebook et mon Twitter.
Harry : Pourquoi?
Moi : Tes fans me détestent.
J'eus les larmes aux yeux en le disant. Je n'aimais pas les disputes et je ne comprenais pas comment certaines personnes pouvaient être aussi méchantes. Ça me dépassait et me blessait complètement.
Harry : Voyons, Lily. Tu es la première à dire à tout le monde de ne pas écouter ce qu'elles racontent.
Moi : Elles ne m'aiment pas pour ce que je suis. Elles me disent tellement des choses horribles. Elles me jugent sans même me connaître. Et aucune d'elles se soucient vraiment de moi, comme vos fans se soucient de vous. Il y en a une qui a dit que je ne méritais pas d'être ta sœur. Comment est-ce que je pourrais mériter d'être ta sœur?
Je pleurais désormais. J'enfouissais ma tête contre Harry et il embrassait ma tête en me disant que tout allait bien aller. Il me serrait fort.
Moi : C'est comme lorsque Megan me détruisait l'existence à l'école, mais multiplié par 1000. Megan pouvait me dire qu'elle me détestait parce que je sortais avec Simon. Elle me connaissait. Je savais qu'il y avait une raison qui lui faisait dire toutes ces insultes. Je faisais quelque chose qui lui déplaisait et elle cherchait tous pleins de choses pour me le faire sentir. Mais lorsqu'une de tes fans m'a dit que mes cheveux étaient horribles et que je devrais mourir, elle n'avait aucune raison de le faire à part le penser. Elle me veut du mal.
Je ne dis plus rien, j'étais à court de mots. Harry caressait mes cheveux en attendant que je me calme.
Harry : Je suis désolé.
Je fermai les yeux et retint mon souffle. Je réalisais qu'il s'en voulait horriblement pour quelque chose qui n'était pas de sa faute.
Moi : Tu n'y es pour rien.
Harry : Mais bien sûr que si.
Je ne dis plus rien, ne faisant même pas de bruit en pleurant. C'était la dernière fois que je pleurais devant Harry à cause des fans.
Je crois que je m'endormis comme ça, dans ses bras. Je n'entendis pas Zayn revenir. Lorsque je me réveillai, il faisait nuit et Harry dormait. Je refermai donc les yeux et me rendormi.
5 juillet .
Je papillonnai des yeux et je baillai. Je sentais mes paupières lourdes et je savais que c'était parce que j'avais beaucoup pleuré la veille. Je regardai un instant le visage détendu de mon frère et je m'extirpai doucement de ses bras. Zayn lisait dans son lit. Je l'ignorai comme il avait fait avec moi la veille et je me rendis dans la salle de bain pour boire de l'eau. J'observai mon reflet dans le miroir et prêtai une attention particulière à mes yeux. Rien ne clochait. J'attachai mes cheveux en chignon et sortie de la salle de bain. Ignorant le « Bon Matin » de Zayn, je pris mon cellulaire, mis mes pantoufles et sortie dans le couloir. Je tapai à la porte 803 et j'attendis. Il était 8h25 d'après mon cellulaire, bien assez tard pour réveiller Niall, non?
Il vint m'ouvrir quelques secondes plus tard, les cheveux en bataille et les yeux à demi fermés. Je lui fis un grand sourire angélique et il souffla en me laissant entrer, un sourire également sur le visage. Il referma la porte et retourna se glisser au chaud dans les couvertures, me regardant m'asseoir sur le fauteuil. Je remontai mes jambes contre moi et les encerclai de mes bras, frissonnant légèrement.
Niall : Bon matin.
Il bailla.
Moi : Bon matin. Désolée d'être venue te réveiller.
Niall : Ya pas de quoi. Vaut mieux toi que Louis.
Je souris. J'étais gênée et j'ignorais pourquoi. Ce n'était peut-être pas une bonne idée de venir ici finalement...
Niall sembla lire dans mes pensés. Il me tendit la main et me dis de venir près de lui. J'obéis et il ouvrit ses draps pour que je me réchauffe.
Niall : J'ai parlé avec Zayn hier, tu n'allais pas?
Moi : Quelques commentaires odieux de fans... Rien de grave. Mais, je me suis rendu compte que je ne devais pas en parler à Harry. Il se sent vraiment coupable.
Niall : C'est compréhensible, je ressentirais la même chose.
Je méditai un instant.
Moi : Qu'est-ce que Zayn a?
Niall : Qu'est-ce que tu veux dire?
Moi : Bah...Il est bête depuis hier soir avec moi.
Niall : Ne fait pas trop attention aux sauts d'humeur de Zayn, il est comme ça. Ne le prends pas personnel.
Moi : Il avait vraiment l'air de m'en vouloir.
Il mit sa tête sur mon épaule et j'accotai la mienne sur la sienne.
Niall : Nous avons une entrevue bientôt, je suis stressé.
Moi : Tout va bien aller, tu es Irlandais.
Niall : Quel est le rapport?
Moi : Aucune idée.
Il éclata de rire et je le suivis dans son hilarité. Le rire de Niall était adorable.
Moi : Allez Nialler, lève-toi. On a quelque chose à faire...
Je mis mon doigts sur mes lèvres pour montrer à Niall de ne pas faire de bruit. Il acquiesça, un grand sourire fendant sont visage. Je levai un doigt, puis un deuxième, et lorsque mon troisième doigts fut levé, je criai « Go! » et je sautai sur Louis.
Louis : AHHHHHHHHH!
Niall éclata de rire et se laissa tomber sur le matelas sur lequel il sautait quelques secondes plus tôt. Je fis la même chose et Louis se battit avec ses couvertures pour émerger de son lit.
Louis : Vous êtes malades?!
Moi : Bon matin, Louis!
Je lui fis un grand sourire et ses yeux se plissèrent.
Louis : Cours.
Je me relevai en criant et Niall se tassa pour me laisser passer. Je sortis de la chambre et couru dans le couloir, Louis à mes trousses. J'entrai dans ma chambre et refermai la porte, pas assez vite pourtant pour empêcher Louis d'y mettre son pied. Je me précipitai sur mon frère qui dormait encore et je le brassai.
Moi : Hazza, aide-moi!
Il ouvrit les yeux difficilement, toujours dans les vapes. Entendant Louis derrière moi, je me cachai derrière Harry, prenant son corps comme bouclier.
Harry : Qu'est-ce...AHHH! Louis!
Louis : Tasse-toi, tasse-toi Harry!
Harry : Qu'est-ce que tu veux faire à ma sœur?
Je tirai la langue à Louis derrière Harry et celui-ci se calma. Il prit un visage d'enfant triste et fit une moue à mon frère.
Louis (sur un ton boudeur) : Je dormais paisiblement, elle est arrivé sauvagement et elle m'a réveillé en me sautant dessus, Harry.
Harry me regarda et se fut à Louis de me tirer la langue.
Moi : C'est même pas vrai d'abord!
Je vis le regard d'Harry changé. Un grand sourire prit possession de son visage.
Moi : Non, s'il te plaît, Hazza!
Trop tard. Les doigts d'Harry se faufilèrent sur mes hanches, me chatouillant là où j'étais chatouilleuse. Il me connaissait trop bien. Je me tortillai en lui criant d'arrêter, incapable de stopper mon rire. Il répondit à mes prières quelques minutes plus tard et je repris mon souffle. Louis était hilare près de moi.
Moi : Hazza, t'es qu'un traître.
Il me fit un beau sourire et replongea son visage dans son oreiller. La porte s'ouvrit et Niall entra, le visage souriant.
Niall : Liam et Danielle font dire de ne pas les attendre pour aller déjeuner. Alors, on y va?
Moi : Du calme Blondinet, je ne vais pas descendre manger dans cet état! Je dois prendre une douche.
Je montrai d'un signe de main mes cheveux en bataille et mon pyjama froissé.
Harry : T'as raison, j'aurais honte. Va prendre ta douche, tu as 10 minutes.
Je lui lançai un regard paniqué et je me précipitai dans ma valise. Je pris des vêtements et des sous-vêtements et j'allai m'enfermer dans la salle de bain. Je me déshabillai à la hâte et je pris ma douche illico presto. 10 minutes plus tard, top chrono, j'étais près du lit de mon frère, fière de moi. Je portais un bébé-short rouge flash et un débardeur blanc avec un imprimé noir. Tout simple, mais joli.
Zayn : Il n'y a pas beaucoup de changement avant/après, se moqua-t-il presque méchamment.
Je vis rouge.
Moi : T'as raison, je n'ai pas le niveau pour être vue en votre si merveilleuse présence. Je vais aller me chercher un café au Starbucks où personne ne pourra me juger sur mes vêtements. Bye.
Je pris mon sac et mes souliers et, sans même prendre le temps de les enfiler, je sorti en claquant la porte de la chambre. Non mais il se prenait pour qui?
Je me dépêchai d'entrer dans l'ascenseur et je me fis dévisageai par une dame qui regardait mes pieds nus de haut.
Moi : Quoi? Vous ne savez pas ce que c'est? Ce sont des pieds. Et au bout, ça s'appelle des orteils.
Elle détourna le regard, les lèvres pincées. Je me sentis mal. Ce n'était pas moi d'être bête avec des étrangers. Zayn m'énervait, c'était sa faute.
Je mis mes souliers et je sortis au rez-de-chaussé. Mon cellulaire vibrait, mais je le balançai dans le fond de mon sac pour arrêter de l'entendre. Je mis mes lunettes solaires sur mon nez et je sortis mon ipod. Les écouteurs dans les oreilles et la musique au maximum, je parti à pieds au Starbucks du coin de la rue.
Je soupirai. Mon café en solitaire m'avait calmé et j'étais même presque de bonne humeur. Je me rendais compte qu'avoir du temps seule pour moi-même me manquait beaucoup. J'adorais les cinq garçons et Danielle, mais j'avais toujours eu besoin de m'isoler parfois. Et c'est aujourd'hui que j'allais recommencer cette habitude.
Mais quoi faire?
J'eus un flash. J'étais passée devant une ancienne patinoire avec Danielle, un endroit où on pouvait faire du Roller l'été et du patin l'hiver. Je me souvenais avoir vu l'affiche expliquant qu'ils prêtaient des patins à roues alignées pour 10$. J'adorais faire du Roller. C'était d'ailleurs le seul sport que j'aimais faire avec la danse et le patin l'hiver. Je détestais courir. C'était vraiment quelque chose d'inutile.
Je demandai le chemin pour m'y rendre au préposé du Starbucks et je sortis en remettant mes lunettes. J'avais oublié mon départ précipité de ce matin et mon cellulaire qui continuait de vibrer au fond de mon sac.
