Note de Lily Jolie: Bonsoir! Bonsoir! C'est moi! tout d'abord, merci à tout ceux qui m'ont envoyer des reviews et à laquel je ne peux répondre personnellement. Comme toute les reviews, elles me font énormément plaisir! Aussi je veux dire merci à tous mes lecteurs. La fic est en ligne depuis seulement une semaine et j'ai déjà 44 reviews! Je suis d'autant plus touchée que vous me confirmer que j'ai fait le bon choix consernant ma vie. Voyez-vous, je sors du cégep de matane, diplômée en arts et lettres profil lettre et j'entre à l'automne en études littéraires à l'Université Laval de Québec. La littérature, l'écriture et la lecture sont mes passions et avec tout les compliments que j'ai reçu, je crois bien que je suis à ma place! Alors merci encore à tous! Bon retour à la fic lol J'espère que le chapitre précédent vous a plu, parce que moi je l'adore. C'Est pas drôle, je m'ému moi-même. En relisant le chapitre 7, j'avais les larmes aux yeux loll X^D. Le présent chapitre, je le dédie tout spécialement à Stetiphany puisque c'est elle, dans sa dernière review, qui m'a donnée l'idée de ce chapitre! Alors j'espère qu'il va te plaire Steti! ^.^ Bon, une dernière chose, Enjoy and Review!! :P
Broken
Chapitre huit : Amalgame de sentiment
J'étais assis sur mon lit et je tentais de calmer l'assaut toujours plus puissant de sentiment qui m'assaillait quand je sentis l'arrivée d'Emmett et Esmée. Leurs sentiments de soulagement, de mélancolie douce, de joie et d'amour tranchaient tellement avec ce que je recevais de tous depuis des mois que cela me fit un bien fou. J'eus soudain une envie irrépressible d'aller les voir, de ressentir plus fortement ces sentiments qui me faisaient tellement de bien, qui me rassurait.
Je pris quand même le temps de me composer un visage relativement neutre avant de me précipiter dans les marches. Quand j'atteignis le salon, les sentiments présents me frappèrent de plein fouet, comme d'habitude. Je me stoppai net un instant, tentant d'endiguer les sentiments qui n'étaient pas mien pour ne garder que ceux positifs d'Esmée et Emmett. Une fois mon entreprise réussie, je levais le regard vers le reste de notre famille. Esmée me regardait, inquiète. Je lui fis un sourire timide pour la rassurer, pour lui montrer que j'allais bien. Alors que j'allais me poser sur l'accoudoir du fauteuil de Rosalie, Carslile posa la question que nous brûlions tous de savoir.
- Alors, dit-il, comment cela c'est passé? Comment va Bella?
- J'avais raison! Claironna joyeusement Emmett. La douleur de Bella ne lui était pas entièrement dédiée. Malheureusement, une grande part était nôtre.
- Cependant, enchaîna Esmée, notre visite lui a fait un bien fou. On lui a permis de faire la part des choses, de faire le tri dans ses sentiments. Nous lui avons donné la chance de se sortir la tête de l'eau comme elle a dit.
- Elle va aller mieux, reprit Emmett. Elle s'en sortira. Maintenant qu'elle sait que nous l'aimons tous.
Ils se turent un instant. Alors que le silence était revenu dans le salon, je me concentrais sur les sentiments des autres. Je ne pouvais peut-être pas lire les pensées clairement, mais je pouvais les décrypter au travers des sentiments. Carslile semblait extrêmement pensif. Je crois que le fait que Bella aille mieux grâce à leur visite ébranle les convictions qui l'ont poussé à faire son choix. Rosalie est soulagée. Une partie du poids de ses épaules s'est envolé. Edward, lui, et bien je m'en fou complètement. Il n'avait qu'à ne pas la faire souffrir, tient! Bon je sais que je peux être totalement puérile des fois, mais c'est quand même vrai!
Comment a-t-il pu faire du mal à la femme qu'il prétendait aimer? Comment peut-on, ne serait-ce que pensé, à faire du mal à une jeune femme si gentille et douce que Bella Swan? J'ai beau recevoir tous les sentiments d'Edward, il demeure un mystère pour moi. Alors que je secouais la tête de fatalité, je sentis les regards posés sur moi. Je fronçais les sourcils en ouvrant la bouche.
- Aurais-je raté quelque chose? Demandais-je, voyant que personne ne répétait
- Esmée et Emmett ont dit qu'ils avaient des messages de la part de Bella pour nous, m'expliqua alors Carslile. Comme tu n'as eu aucune réaction, on s'est inquiétés.
- Des messages? Demandais-je curieux. Pardonnez-moi, j'étais perdu dans mes pensées. Je suis tout à vous maintenant!
- Fais attention à ce que tu dis, Jasper! Rigola Emmett. Je pourrais bien te prendre au pied de la lettre!
- Comme si je te laisserai faire, Emmett! Ajoutais-je, rigolant doucement moi aussi. Bon, ajoutais-je, c'est quoi ces fameux messages?
- Bella nous a chargées de vous dire quelques petites choses. Dit Esmée. Tout d'abord, elle embrasse Carslile, Rosalie et Jasper. Elle fait dire que vous lui manquez énormément, qu'elle vous aime.
- Même moi? Demanda Rosalie, étonnée.
- Même toi ma chérie. Répondit Esmée. Elle t'aime quand même beaucoup malgré tes réticences !
- Aussi, enchaîna Emmett en se tournant vers moi, elle te fait dire, Jasper, d'arrêter de culpabiliser pour ce qui s'est passé à son anniversaire. Elle dit que ce n'est pas de ta faute, puisque ce n'est pas toi qui l'as poussé dans les assiettes. Si elle en était restée à la coupure de papier, elle dit que tout se serait probablement réglé calmement. Elle imagine que cela a dû être très éprouvant pour toi et qu'elle est fière de toi, de la maîtrise dont tu as fait preuve. Elle a aussi dit qu'elle a toujours eu confiance en toi et qu'elle sait que jamais tu ne lui aurais fait mal. Oh! J'allais oublier! Elle a terminé en disant que tu devais passer par dessus ta culpabilité et que si tu ne réussissais pas elle trouverait le moyen de venir te donner des baffes quitte à se casser tous les os des mains!
- Elle…Elle a vraiment dit ça? Demandais-je, bouche bée, touché également. Esmée, c'est vrai?
- Totalement, mon chéri. Me répondit-elle en souriant. Les mots de la dernière phrase sont ceux-là mêmes qu'elle a utilisés et elle semblait très déterminée!
- Mais… comment? Ajoutais-je, pas trop sur du sens de ma question.
- On l'aime tous, elle nous aime tous. Répondit Emmett. Pour elle c'est tout ce qui compte.
Je n'ajoutais rien. J'étais vraiment trop bouleversé. Bella ne m'en voulait pas? Ce n'était pas de ma faute? Selon elle, c'était plutôt de la faute d'Edward qui n'avait pas confiance en moi et qui a fait l'idiot? J'étais scotché par la révélation d'Emmett. Elle nous aimait tous, même moi et elle ne nous tenait pas pour responsable? Je n'en revenais simplement pas.
Je sentis grandir en moi de la gratitude pour elle. Du soulagement, de la joie et un autre sentiment que je croyais connaître, mais qui me réservait encore des surprises apparemment. Je cachais ce dernier sentiment au fond de moi, j'aurais tout mon temps plus tard pour y penser. Pour la première fois depuis des lunes, ma culpabilité s'effaçait, s'effritait. Bella avait réussi, même à distance, à me sortir de ma torture personnelle.
Je ressentais aussi une grande admiration pour Bella. Elle, une fragile humaine, passait par des sentiments trop vifs, trop puissants, trop destructeurs pour elle, mais elle se relevait sans cesse. Plus d'un y aurait laissé la peau. Elle, elle a perdu des plumes c'est vrai, mais elle s'accroche à la vie, à sa vie, sa réalité. Tandis qu'elle elle se relevait tranquillement, nous qui étions censés être plus forts qu'elle sur presque tout, nous étions toujours à terre! Cela n'a pas de sens!
J'eus soudain une pensée pour Alice. Elle serait si contente et si fière de sa sœur adorée. Elle me manquait énormément, mais depuis son départ j'avais compris que nous n'étions pas faits pour vivre ensemble pour l'éternité. Je l'aimais comme un fou, c'est vrai et jamais je ne cesserai de l'aimer, mais elle n'était pas la femme de ma vie, mon âme sœur. Je la garderai toujours dans mon cœur et, j'espérais, près de moi. Elle demeurait une personne à qui je tenais plus qu'à ma propre vie. En ce moment, je priai tous les Dieux de l'univers pour qu'elle nous revienne, à Bella et moi, entière.
Je fus soudainement ramené à la réalité de plein fouet. Une poussée de souffrance venait d'envahir Edward. Esmée le regardait d'un air désolé et Emmett affichait presque un sourire satisfait. Il sortit précipitamment de la pièce pour quitter la maison dans les secondes suivantes. Je devais sembler perplexe, car Emmett répondit à mon interrogation.
- Il a demandé si Bella lui avait fait transmettre un message, me dit-il.
Il n'ajouta rien de plus, mais je savais bien que la réponse était négative. Il était probablement beaucoup trop tôt pour elle.
Je dus m'égarer dans mes pensées, parce que quand je relevais le regard plus personne n'était dans le salon et le soleil avait commencé à décliner. À en croire l'absence de sentiment dans la maison, ils devaient être partis chasser. J'en profitai donc pour plonger dans mes propres sentiments. Ils étaient si confus, j'étais confus! Ma culpabilité se battait avec le baume de Bella. Ma joie se faisait tabasser par ma colère. Tout se mélangeait, se battait.
Je laissai échapper un gémissement de bête blessée. Je ne m'en sortirais jamais si je ne réussissais pas à faire le tri de mes sentiments! Et comment faire avec ceux tout aussi complexes que le reste de la famille m'envoyait malgré elle?
Les coudes appuyés sur les genoux, j'avais enfoui ma tête dans mes mains tentant de réfléchir. Je tentais vainement de trouver une solution depuis un bon moment quand Rosalie vint s'asseoir où elle se trouvait tout à l'heure. Elle passa sa main dans mon dos en un geste apaisant.
Quand Alice et moi nous avons intégré le clan Cullen, on m'a assigné d'office Rosalie comme sœur jumelle. Au début, je n'étais pas d'accord. Mais avec le temps, j'ai appris à connaître Rosalie, à percer sa carapace. Maintenant, je la considérai véritablement comme ma sœur et je savais qu'il est de même pour elle. Comme je sentais qu'elle voulait me dire quelque chose et que si je ne l'aidais pas je ne saurais jamais de quoi il retournait, j'engageai moi-même la conversation.
- Rose, si tu as quelque chose à me dire, fais-le s'il te plaît. Lui demandais-je
- Jazz ', je te connais. Dit-elle en soupirant. Je sais que ces révélations t'ont bouleversée. Tu as besoin de faire le point, je me trompe? (j'acquiesce et lui fais signe de continuer, suspicieux.)Bon, alors je crois que tu devrais quitter la famille quelque temps si tu veux être en mesure de faire le ménage de ton cœur et de ta tête.
- Tu me demandes de partir? M'exclamais-je, surpris.
- Si je pouvais, je te garderais avec moi. Répondit-elle, triste. Mais ce n'est pas avec toute la douleur, la tristesse et la souffrance qui règnent dans cette famille que tu vas réussir ce que tu dois faire. C'est le meilleur moyen pour toi de passer par-dessus tout cela. T'isoler seul avec toi-même et tes sentiments.
Je ne répondis rien. De toute façon que puis-je répondre à ma sœur alors qu'elle avait raison? Je me contentais de l'attirer contre moi qui suis toujours sur l'accoudoir. Elle passe ses bras autour de ma taille et pose sa tête contre ma poitrine. Je sens bien qu'elle est triste et qu'elle souffre, mais elle a raison. Il faut que je fasse la paix avec moi-même une bonne fois pour toute. C'est la seule façon que j'ai de pouvoir l'aider. Pour le moment. N'empêche que ce choix est déchirant. Esmée va être triste. Un troisième enfant qui la quitte. Nous étions huit, ils ne seront plus que cinq. Mon cœur se serre à la pensée de ma mère adoptive, mais je sais qu'elle me pardonnera.
J'embrasse la tête blonde de Rosalie et je me dégage doucement de son étreinte. Je me dirige vers ma chambre pour faire mon sac.
Cela ne me prend que quelques minutes. Une fois fini, j'attrape mon sac à dos et descends au garage. J'ai demandé à Rose de leur annoncer la nouvelle, je m'en sentais incapable. Je savais qu'en ressentant de si proche leurs sentiments je flancherais et il ne fallait pas. Alors que j'allais démarrer ma Vanquish après avoir balancé mon sac sur la banquette arrière, je reçus un élan d'amour et de tendresse à mon égard. Un soupçon d'inquiétude et de prière se mêlait aux premiers sentiments. Un dernier encouragement de ma mère adoptive.
Je démarrais le moteur de ma voiture, ouvris la porte du garage et enfonçais la pédale d'accélération. Je m'enfonçais dans la nuit sans savoir où j'allais, ni quand je reviendrais.
Moi, Jasper Hale, je suis mort avec Bella lorsque celui que je considérais comme un modèle à suivre lui eut arraché le cœur pour le lui broyer de ses mains blanches, mais je remercie mon ange gardien de m'avoir ouvert le chemin de la renaissance. Puisse-t-elle le trouver également.
