Coucou :)
Une fois de plus, je vous remercie pour vos review (bien qu'il en manquais une pour arriver à un chiffre rond lol). Je rappelle que je réponds à tout le monde, et que les anonymes peuvent voir les réponses à leur review sur mon forum, dans une partie réservée aux invités (l'adresse exact dans mon profil).
Je rappelle également que la fic comporte un certains nombre des lemons, détaillés ou non, donc si vous n'êtes pas à l'aise avec ça, mieux vaut arrêter là la lecture^^ (ou lire en diagonal lol).
Sur ce, bonne lecture :)
9. Entraînement :
Même si aller voir Drago n'était pas sa meilleure idée, c'était la seule qu'il avait. Et maintenant qu'il y songeait, c'était la seule qui lui importait. Plus Harry réfléchissait à sa rencontre avec lui dans le couloir, plus il ressentait le besoin de savoir si l'attraction qu'ils ressentaient l'un pour l'autre était éteinte.
Il lui restait peu de temps avant d'aller retrouver Tom dans le grand Hall, donc il pressa le pas.
Une fois à l'entrée du château, il faillit finalement retourner dans sa salle commune où il était sûr de retrouver Ron, plutôt que de risquer de se rendre à la chambre du Serpentard et de ne pas l'y trouver… Mais l'envie de savoir était trop forte, comme le sentiment de manque à l'idée qu'il ne reposerait peut-être plus jamais les lèvres sur le Serpentard.
Les couloirs étaient déserts, ce qui l'arrangeait bien, n'ayant pas envie d'être surpris à rôder près de la chambre du préfet, et encore moins d'être surpris en train de se jeter à son cou.
Plus il se rapprochait du cinquième étage et plus il était angoissé. Mais il ignorait encore s'il avait peur que rien ne se passe, ou du contraire, sa conscience lui disant malgré tout que tout ceci n'était pas normal.
Après cinq minutes de marche, Harry se retrouva devant la porte de Drago, guettant les bruits qui laisseraient à penser que le blond n'était pas seul, mais rien de la sorte ne lui parvint.
Les mains moites, le souffle court, il frappa rapidement à la porte.
Au bout de quelques secondes, celle-ci s'ouvrit, laissant apparaître Drago, qui jeta un regard perplexe sur Harry.
— Que me vaut le déplaisir Potter ?
Malefoy avait dit ça de sa voix grinçante, une lueur de moquerie dans les yeux.
Harry essayait de forcer son cerveau à fonctionner, mais en vain ! Il avait espéré que tout se passerait aussi vite que d'habitude, mais il était forcé de reconnaître que ça avait l'air très mal parti, bien que l'envie de se jeter sur le blond le fasse presque suffoquer.
Il restait là, les bras ballants, totalement incapable de parler, et surtout de se sortir de cette situation pour le moins humiliante.
— Potter, je suis occupé là, donc si tu veux jouer au roi du silence, trouve quelqu'un d'autre !
Parler ?! Oui, il devait parler... Non, ILS devaient parler ! Voilà de quoi sauver la face.
— Malefoy, je... il faut qu'on parle ! Est-ce que je peux entrer ?
Le blond l'étudiait en silence, une expression indéchiffrable sur le visage. Après quelques secondes où il semblait peser le pour et le contre, il s'écarta avec un grand geste seigneurial, l'invitant à entrer.
Harry passa le pas de la porte presque timidement, et entendit la porte se refermer derrière lui. Plus il réfléchissait, et plus il se disait que tout ceci n'était arrivé que dans son esprit tordu.
Pourtant, il n'arrivait pas à détacher ses yeux du grand lit qui lui faisait face. Les deux fois où il avait pénétré l'intimité du Serpentard, il s'y était retrouvé nu, subissant le même sort. Il ne pouvait pas avoir tout inventé ! s'écriait une voix dans sa tête.
Non, sinon, comment expliquer qu'il suffirait d'un geste du blond pour qu'il réitère l'expérience avec empressement ?
Un raclement de gorge le fit presque sursauter, si bien qu'il se retourna vivement et se noya immédiatement dans les yeux couleur acier de Drago, qui l'observait toujours de manière indéchiffrable.
— Tu voulais me parler il me semble ? Eh bien vas-y, je t'écoute.
Harry fut pris au dépourvu, il ne savait pas par où commencer, ni même comment aborder le sujet. Commencer par « Pourquoi tu ne veux plus coucher avec moi ?! », avec une voix aiguë et suppliante aurait sans doute provoqué une hilarité méprisante de Malefoy, ce qui n'était naturellement pas l'effet recherché.
De plus, la voix étonnamment calme et douce de Drago lui faisait éprouver une sensation bizarre. Tout était tellement étrange !
Il essaya de parler, mais sa gorge était bien trop sèche, et il n'aurait pas su quoi dire, puisque seule l'envie du blond résonnait dans sa tête, ce qui ne semblait pas, au grand dam de Harry, réciproque.
Peut-être que s'il s'approchait suffisamment près du blond, ou s'il l'embrassait, Drago suivrait comme les dernières fois ? En même temps, se dit-il, si ça ne marchait pas, il serait dans un embarras monumental !
— Au fait Potter, s'exclama soudain Drago, le coupant dans ses réflexions, tu ne voulais pas te mettre à genoux devant moi pour t'excuser tout à l'heure ?
Harry regarda sans comprendre Drago, qui affichait un petit sourire en coin. Quand le blond baissa la fermeture de son pantalon, afin d'en sortir sa verge déjà durcie, Harry écarquilla les yeux et rougit furieusement, comprenant où il voulait en venir.
Comme dans un état second, ne pouvant pas détacher son regard de la verge turgescente de Drago, il le laissa affermir la poigne exercée sur ses épaules, et se laissa guider jusqu'à ce qu'il sente le sol dur sous ses genoux, et qu'il se retrouve face au délice tant convoité.
Les mains du blond qui avaient quitté ses épaules pour venir se glisser dans ses cheveux lui provoquèrent de longs frissons extatiques. Sans se poser de question, il tendit la main vers le sexe qui lui faisait face et commença à lui prodiguer de fermes va-et-vient, prenant plaisir à toucher cette peau si douce, et à le sentir durcir davantage à son contact.
Quand Drago approcha davantage son bassin, il comprit que ses caresses ne lui suffisaient plus, aussi approcha-t-il son visage et lécha sa hampe de bas en haut à plusieurs reprises, suçotant par moments, mordillant à d'autres.
Entendre le souffle saccadé du blond lui grisait les sens, et il le prit en bouche, aspirant et titillant le gland de sa langue, tout en allant caresser les bourses du Serpentard, qui lâcha un grand soupir, avant de lui empoigner les cheveux un peu plus fort, en ondulant de plus en plus rapidement du bassin.
Si on avait dit à Harry qu'il serait dans cette position un jour, il aurait ri ou grimacé, mais jamais il n'aurait pu penser qu'il le ferait avec ferveur, souhaitant uniquement procurer un plaisir intense à son partenaire.
Après quelques allers et retours, un puissant jet de semence accompagna le râle de Drago, qui, essoufflé, se retira, laissant Harry à genoux.
— Eh bien Potter, on dirait que tu as fait ça toute ta vie ! Maintenant, si tu le veux bien, j'ai encore des choses à faire.
Joignant le geste à la parole, Drago avait ouvert la porte de sa chambre, et sommait d'un signe de main Harry à sortir sur le champ.
Ce dernier ne comprit pas sur le moment, et le regard impérieux du blond lui fit plus mal que n'importe quel coup.
Il se relava difficilement, ses genoux, endoloris d'être restés au contact de la pierre si longtemps le faisaient souffrir, ainsi que son érection inassouvie avant de sortir, ne pouvant s'empêcher de le regarder avec effroi, croyant à une mauvaise blague. Mais le blond ne répondit pas à son regard, il fermait déjà la porte derrière lui.
Harry se sentit désorienté, insulté, sali... Il errait dans les couloirs, totalement perdu. Lorsqu'un groupe de Poufsouffle le croisa en lui jetant des regards inquiets, il revint un peu à la réalité.
Tout ça n'était qu'un cauchemar, un très mauvais cauchemar. Voilà ce qu'il se répétait en boucle, malgré le fait qu'il n'arrivât pas à s'en persuader.
Les grandes cloches de la tour se mirent à sonner, indiquant huit heures. Harry se rappela de Tom, mais il ne pouvait pas le retrouver comme ça.
Il se dirigea vers les toilettes du quatrième étage, et après avoir vérifié que personne ne s'y trouvait, s'enferma dans une des cabines. Harry prit sa verge dans ses mains et se masturba afin de se soulager. Lorsqu'il jouit, il ne ressentit aucun bien-être. Il pleurait, simplement.
Une fois sorti de la cabine, il se regarda dans le miroir et eut envie de le briser. Ses yeux étaient rouges et plein de larmes, et sa bouche gardait le goût du Serpentard, ce qui le fit pleurer de rage, le ramenant à la façon dont il avait été traité.
Furieusement, il se lava la bouche au savon, même si la sensation était extrêmement désagréable. Les minutes passaient, mais seule comptait sa tentative d'oubli, et au diable Tom et tous ceux qui lui reprocheraient son retard.
Il ne comprenait pas, encore moins qu'avant, et il n'aurait pourtant jamais cru ça possible !
Drago avait réagi autrement, comme s'il ne ressentait rien du tout, comme s'il se contrôlait à la perfection, mais tout ça n'avait aucun sens ! S'il était « revenu à la raison », comment se faisait-il qu'il ait accepté de continuer à avoir des relations sexuelles avec Harry ?
Est-ce qu'il trouvait finalement que c'était un bon moyen de se venger ?
Harry avait la tête qui tournait et une furieuse envie de vomir, mais il se retint, il fallait qu'il se calme.
Après un dernier coup d'œil à son reflet, il jeta un sort de dissimulation pour cacher ses yeux rouges, et sortit des toilettes.
Comme il l'avait craint, Tom n'était plus dans le hall, il devait être en train de le chercher, et il lui passerait certainement un savon…
Son moral tomba encore plus cas, ce qui n'améliora pas son humeur. Il prit son courage à deux mains et s'apprêta à rentrer dans la Grande Salle, quand Tom arriva en courant.
Harry baissa la tête et se raidit, s'attendant à recevoir un sermon, mais au lieu de ça, Tom s'excusa de son retard ! Il n'en croyait pas ses oreilles ; son propre retard passait donc inaperçu.
Le brun se retourna et s'efforça de sourire, affable, mais son sourire s'effaça quand il vit le visage de Tom.
— Tom ! Que vous est-il arrivé ?
Instinctivement, l'Auror passa ses doigts sur les coupures qui parsemaient son visage, et sourit piteusement.
— Boarf, tu sais, les bars ne sont pas toujours fréquentables ! J'ai eu maille à partir avec un homme qui avait abusé du whisky Pur Feu ! Allez Harry, je t'ai déjà trop fait attendre, allons casser la croûte !
Le jeune garçon s'étonnait de l'entendre parler d'une voix toujours aussi enjouée malgré son état. Il le laissa entrer le premier dans la Grande Salle et le suivit, espérant que la démarche titubante de l'Auror ne lui attire pas d'ennui.
Harry se demanda s'il réussirait à se faire à la désinvolture de l'Auror. Il restait toujours jovial, et rien ne semblait l'atteindre.
La Grande Salle était déjà bondée, et des dizaines de paires d'yeux curieux les accueillirent. Harry n'aimait pas être la cible de tous ces regards, aussi il se concentra sur la chevelure rousse de son ami.
Ron et Hermione semblaient en grande conversation, et leurs visages reflétaient une certaine inquiétude, mais dès que la brune l'aperçut, elle bondit presque de sa chaise, l'air soulagé.
— Harry ! Où étais-tu ?! J'étais folle d'inquiétude !
— Désolé miss, c'est de ma faute, intervint Tom avec le sourire, ne laissant pas le temps à Harry de répondre. Harry avait la consigne de m'attendre dans le hall.
Hermione jeta un coup d'œil inquisiteur en direction de Harry, qui se sentit rétrécir, mais opina du chef néanmoins, avant d'en jeter un, impérieux, à l'égard de l'Auror, qu'elle ne tenait pas en très haute estime.
Harry savait ce qu'elle pensait du non-professionnalisme de Tom, et lui et Ron partageaient un peu son avis, mais de façon moins virulente cependant...
oOo
Une fois remis de toutes ses émotions, Harry se rendit compte qu'il était affamé ! Il se jeta presque sur le poulet à la menthe, sous le regard choqué d'Hermione, et celui amusé de Ron.
Avec tout ça, Harry n'avait même pas eu à se forcer à se composer un visage serein, ce qu'il pensait ne jamais réussir à faire après être sorti des toilettes, dix minutes plus tôt.
Sa morosité revint au galop lorsqu'il repensa à ce qui l'avait conduit à s'y rendre, et il eut bien du mal à retenir ses larmes de couler de nouveau.
— Alors, tu as bien profité de ta liberté ? demanda soudain Ron, un brin de reproche dans la voix.
Harry aurait voulu qu'il ne pose jamais la question ! Il tenta de prendre un air dégagé, et pria pour réussir à parler sans sanglots dans la voix.
— Je... J'avais rendez-vous avec Dumbledore.
Harry avait lâché ça d'un coup, sans même savoir d'où lui était venue l'idée.
— Et tu ne nous l'as pas dit ! réagit aussitôt Hermione, en le regardant avec des yeux ronds.
Le Gryffondor réfléchit à toute vitesse. Maintenant qu'il venait de mentir à ses deux meilleurs amis, il ne pouvait plus reculer.
— Je... non, je n'avais pas le droit en fait, répondit-il tout bas pour que seuls Ron et Hermione l'entendent.
Ceux-ci parurent surpris, puis blessés. Ils avaient toujours tout partagé, et se sentir exclus à l'aube de la dernière bataille contre Voldemort leur donnait l'impression d'être trahis. Et par le directeur, qui ne les jugeait apparemment pas dignes de confiance, et par Harry qui, fut une époque, serait passé outre ces ordres sans se poser de question.
Ron lança un regard amer à Harry avant de baisser la tête sur son assiette, s'acharnant à torturer le malheureux bout de saucisse qui traînait dedans.
Hermione, quant à elle, se leva assez brusquement et prétexta vaguement devoir se rendre à la bibliothèque, avant de disparaître comme une flèche.
Sur le moment, Harry avait voulu se venger de Ron parce qu'il lui reprochait d'avoir voulu être seul, mais il le regrettait après coup. Cependant, dans son malheur au moins, il n'avait plus à s'efforcer à avoir l'air de bonne humeur, pensa-t-il cyniquement.
Comme pour se punir, il voulut pousser sa déprime au maximum en cherchant à apercevoir Drago.
Après quelques secondes de recherches discrètes, il le trouva entouré, comme toujours, de sa horde d'amis.
Il semblait parader. Il souriait, faisait de grands gestes avec les bras, et faisait rire l'assemblée.
Le cœur de Harry se pinça lorsqu'il imagina qu'il était peut-être en train de raconter à tout le monde comment il l'avait humilié ce soir.
Lorsque le blond croisa son regard, il se rendit compte qu'il le fixait depuis quelques secondes, ou bien était-ce quelques minutes ? Quoi qu'il en soit, il détourna vite les yeux, mais discerna un faible sourire sur les lèvres du Serpentard. Est-ce qu'il avait rêvé ? Il savait qu'il était risqué de regarder de nouveau dans sa direction, pour en avoir le cœur net, mais après un bref regard vers Ron et Tom, tous deux occupés à manger, il s'y risqua...
Cependant, il fut déçu de voir que le Serpentard avait déjà tourné la tête. Il ne savait pas quoi en penser.
Voilà, petit chapitre. J'espère qu'il vous a plu :) Si vous avez des questions, des remarques, des compliments, ou des critiques, le boutons "review" est juste en dessous^^
