Bonjour ou bonsoir à tous ! Voici un nouveau chapitre. J'ai mis un peu de temps à le rédiger, mais c'était par pure manque d'inspiration et je ne voulais pas poster pour poster. Donc voilà, on est reparti pour la suite (le deuxième cycle, si on veut bien dire) de ces aventures. Nous retrouvons donc Newton et toute l'équipe du Seattle Grace quelque temps après la fin du chapitre précédent.

Comme je me suis plus penché sur des fics Assassin's Creed ces derniers temps, j'espère ne pas avoir perdu la main pour Grey's Anatomy, n'hésitez pas à me le faire savoir si toutefois c'est le cas…

Bref, bonne lecture !

Enjoy.


Chapitre 5 : Le pardon (1er partie)

Il s'était passé bien des choses depuis qu'Arthur avait décidé de rester. Dans les plus notables, un accident d'ambulances dans l'entrée des urgences, le fils du Dr Bailey avait eut un grave trauma (mais une guérisseuse l'avait remis en place), le Docteur Montgomery avait fait un saut rapide pour un petit patient dont le cœur poussait hors de sa cage thoracique et Alex qui commençait à débloquer à cause d'Ava, ou de Rebecca… Newton n'avait pas très bien compris toute l'histoire. C'était un des résidants de troisième année qui lui avait expliqué l'accident du ferryboat, mais il n'avait aucune envie de s'apitoyer sur le sort de son ancien-potentiel-nouvel-ami. Pour tout dire, en dehors de Meredith et George, Arthur essayait au maximum d'éviter Karev, Yang et Stevens. Dans le cas d'Izzie, il avait cependant commencé à lui pardonner, peut être à cause de son côté empoté. Pour les deux autres en revanche, la connerie sans nom dont ils avaient fait preuve après son arrivée le mettait encore hors de lui quand il y pensait. A cause d'eux (ou grâce à eux, il ne savait pas trop), il avait été obligé de se battre et de faire face à cette histoire, mettant petit à petit les choses au clair avec une grande partie de l'hôpital, à l'exception de la dermatologie, dont il essayait de s'approcher le moins possible de peur de tomber sur Tony Giacomo.

Il avait passé énormément de temps avec le Dr Hahn, qui essayait de l'avoir à la place de Cristina, par Shepherd, qui lui faisait rattraper le temps perdu sans neurologue à Boston, et par Torres, avec qui il s'entendait à merveille. D'ailleurs, il commençait à se demander si sa place n'était pas justement en orthopédie, car il prenait un grand plaisir à réparer os et articulations, mais il s'en tiendrait à ses principes et ne choisirait une spécialisation de manière définitive qu'en temps voulu (c'est-à-dire en cinquième année). Depuis quelques semaines, Shepherd est Meredith travaillaient ensemble sur un essai clinique, qui se soldait jusqu'à présent par un échec total. En plus, l'essai ne se passait pas dans la meilleure ambiance du monde car les deux tourtereaux s'étaient séparés et Derek s'était mis en couple avec une de ses infirmières de bloc du nom de Rose.

Mais ce n'était pas là le problème. Arthur était encore sous le choc des évènements survenus à Boston, et sur conseil de Richard Webber, il suivait une fois par semaine des séances avec le Dr Wyatte. Ce jour là, il se tenait assis dans le fauteuil du cabinet de la psy. Il regardait droit devant lui, jouant avec ses mains. La femme l'observait, les jambes croisées, son bloc note posé en travers. Elle lui faisait un bref récapitulatif de tout ce qui avait été dit au cours des semaines précédentes.

-Nous avons beaucoup progressé, Dr Newton. Vous avez réussi à vous ouvrir à moi.

-Il m'arrive encore de rêver de ce jour, précisa-t-il en continuant de fixer le mur devant lui.

-Oui, ça fait partie de la guérison. Vous avez subit un traumatisme important, il faut parfois des années pour s'en remettre. Mais vous avez parlé, vous avez cité nommément le problème : le viol.

En entendant le mot, un frisson parcouru l'échine du jeune homme et il tourna le regard vers l'aquarium.

-Vous refuser encore pour le moment de citer le nom de l'agresseur, ce qui peut être compréhensible. Mais la vrai question est « pourquoi » ne voulez-vous pas le nommer. Est-ce que c'est pour le protéger, malgré ce qu'il vous à fait subir ?

Il y eut un silence. Elle soupira, cela ne menait à rien, il n'était pas encore prêt à donner le nom, pas prêt à affronter cette personne. Elle jeta un coup d'œil rapide à ses notes, il y avait un autre sujet à aborder.

-Et au niveau de votre travail ici ? Comment se passe votre intégration ? Vous m'aviez parlé d'une angoisse quand à l'idée de devoir affronter le regard des autres, est-ce toujours le cas ?

-Franchement, au final, personne ne m'a fait de remarque. Je sais qu'ils savent tous, à cause de l'autre imbécile, mais j'imagine que le Chef, ou le Dr Bailey leur a fait la morale. Parfois on me pose la question, mais ça va, j'arrive à gérer.

-Et quand on vous demande d'en parler, est-ce que vous leur répondez directement, ou bien essayez-vous d'éluder la question ?

-Je réponds en essayant d'éviter d'étaler les détails.

-D'accord (elle griffonna un mot sur le papier). Et en ce qui concerne « L'autre imbécile », lui avez-vous parlé depuis la dernière séance ?

-Non.

-Pourquoi ?

-Je n'ai pas eu l'occasion, ni l'envie d'ailleurs, de lui parler. Nous avons été dans des domaines différents toute la semaine.

-L'avez-vous fui ? Est-ce que vous vous êtes défilé chaque fois qu'il s'approchait de vous ?

-Je… je ne crois pas.

-Je pense que vous le fuyez, Arthur. La question que je voudrais vous poser étant : pourquoi ? Pourquoi cherchez-vous à esquiver votre collègue ?

-Il m'a pourri la vie ici en révélant mon passé publiquement, je ne vois pas pourquoi je devrais lui accorder la moindre importance.

-Parce qu'il a une importance pour vous, Dr Newton (en disant cela, elle avait posé le bloc-notes sur le bureau à côté d'elle et s'était penchée légèrement en avant.). De la façon dont vous me l'avez dépeint, il parait évident que vous le considériez comme un ami, un confident, une personne en qui vous aviez suffisamment confiance pour lui raconter vos problèmes, même si vous ne lui avez pas raconté toute l'histoire.

-Bein je me suis bien planté, c'est un abruti doublé d'un traitre.

-Cette phrase prouve ce que je vous dis. Si vous vous êtes senti trahi et que vous ressentez de la collère contre lui, c'est bien la preuve qu'il a encore de l'importance pour vous.

La bipper d'Arthur sonna, interrompant la psychologue dans son explication. Le résidant jeta un rapide coup d'œil au message et se leva.

-Je suis désolé Dr Wyatte… il on besoin de moi à la mine.

-Allez-y. La semaine prochaine, même heure. Tâchez de réfléchir à ce que je viens de vous dire et d'ouvrir le dialogue avec le Dr Karev.

Elle lui serra rapidement la main et il sortit, croisant Meredith qui venait à sa propre thérapie, prenant sa place dans le cabinet de la psychologue.

oOoOoOo

Au moment où Arthur arriva à la mine, enfilant une veste de protection jaune, les paroles du Docteur Wyatte résonnaient encore dans sa tête. Il y avait dehors Miranda, Callie (avec qui il travaillait depuis une semaine), Lexie, ainsi que… Karev.

Et merde ! pensa-t-il en sortant.

-Qu'est-ce qu'on a ? demanda-t-il en s'approchant de Lexie, sans accorder un regard à Alex, qui pourtant le fixait bizarrement.

-Une étudiante bourrée qui a escaladé un arbre pour un défi à la con et est retombée sur la jambe de son copain, expliqua Torres.

L'ambulance arriva, l'urgentiste en sauta, poussant le brancard en annonçant :

- Cassandra Haller, 20 ans, fracture du bassin et possibilité de lésion à la colonne vertébrale.

-John Lewis, 20 ans, fracture du tibia gauche.

-John, je suis désolée ! pleurnichait la jeune fille, immobilisé sur son brancard.

Tous les gens présent échangèrent un regard surpris. Callie et Arthur la prirent en charge. Le june homme se pencha au-dessus du visage de la patiente, parlant d'une voix ferme :

-Cassandra, vous me reconnaissez ?

-Ha ! Docteur Newton !

-Vous m'aviez promis de ne plus boire autant ! la gronda-t-il.

-Je suis désolée, vraiment désolée, sanglotait-elle.

-C'est au Dr Torres que vous devriez vous excuser, elle vous avait si bien remis les côtes.

-C'est vrai, approuva la latinos, tout ça pour vous retrouver trois mois après.

-Lexie, réserve un scanner et demande son dossier, demanda Arthur.

-Ok, Dr Newton, passez lui une ampoule de vitamines et du (elle cita un médicament quelconque) en intraveineuse pour la dessouler, ordonna calmement Callie en épluchant rapidement le rapport des ambulanciers.

- Entendu, répondit le résidant en s'exécutant, serrant le garrot pour avoir une veine suffisamment gonflée pour placer une voie centrale.

- Le type à juste besoin d'un plâtre, intervint Alex en s'approchant d'eux.

-Parfait… occupe-t-en alors.

-Arthur peut pas le faire ? Le Dr Bailey à besoin de moi et…

-Bailey, vous avez besoin de Karev dans l'immédiat ?! lança Arthur au travers de la salle des urgences en se tournant vers elle.

Miranda, qui remplissait un rapport, leva le regard vers lui, vit l'éclat revanchard dans le regard de Newton et rétorqua, énervée !

-Même ici vous n'êtes pas capables de vous entendre ?! Karev, tu travailleras avec le Dr Torres à partir de maintenant !

Sans un mot de plus, elle retourna vers l'entrée pour accueillir une nouvelle ambulance. Alex posa un regard mauvais sur Arthur, qui le toisa par-dessus la patiente avec un sourire mesquin. Lexie revint à cet instant pour leur annoncer que le scanner 2 était libre. Sans attendre d'avantage, ils y conduisirent la jeune fille. Le scanne révéla une fracture du coccyx ainsi qu'un léger décalage des vertèbres lombaires L4 et L5. Ce fut Lexie, qui avait tout lu sur l'anatomie du squelette humain, qui fit le diagnostique, épatant Callie lorsqu'elle expliqua le meilleur moyen de faire l'intervention.

-Pour une interne de première année, t'es douée ! fit-elle avec un sourire. Ok, Lexie, Arthur, vous venez au bloc.

-Et moi ?! s'exclama Karev, entre la surprise et la vexation.

-Toi… tu vas t'occuper de la jambe de Mr Lewis, puis tu feras la visite de mes pré-op.

-Lexie ne peut pas s'en occuper ?

-Lexie a fait le diagnostique, donc Lexie vient au bloc, rétorqua calmement Torres en ramassant ses papiers.

Voyant le regard intransigeant de l'orthopédiste, il partit en grommelant. Callie ferma la porte et se tourna vers Arthur, avec un regard qui signifiait clairement « Tu vas me dire ce que c'est que ce cirque ».

-Tu vas m'expliquer ce que c'était ce coup de gueule aux urgences ?

-Il cherchait à éviter les taches ingrates, ça m'a énervé, répondit le résidant avec un sourire ironique.

-Je pense plutôt que tu essaye de lui faire payer d'avoir balancé ton histoire à tout l'hôpital. Mais peut-être que je me trompe.

-Tu te trompe.

-Ok, on va dire que je te crois. Mais Arthur, si tu as des choses à mettre au point avec lui, faites le vite, votre comportement commence à énerver tout le monde. Surtout Bailey, et si elle en a trop mare (elle fit une mimique bizarre) ça risque de barder pour tous les deux.

-Merci pour le conseil Dr Torres.

-Bon, on y va ?! demanda-t-elle en souriant. Un petit massacre à la perceuse, ça te remettra les idées en place.

-Vous me laisserez manier la perceuse ? demanda l'autre, avec un regard de petit enfant à qui on promet une sucrerie.

-Oui.

Et dans la bonne humeur, Newton se dépêcha de préparer Cassandre pour une nouvelle opération. Pendant ce temps, Karev fit passer sa mauvaise humeur en étant désagréable avec Izzie, qui semblait pourtant avoir quelque chose d'important à lui dire à propos de Rebecca. Plus tard il rejoignit le comptoir du service d'orthopédie et demanda le dossier à l'infirmière pour le remplir. Seul problème, Newton était là aussi. Ils échangèrent un regard sombre.

-Ton opération c'est bien passée, tenta Karev avec le plus d'amabilité qu'il pouvait.

Un petit sourire sarcastique se dessina au coin des lèvres d'Arthur. Il cliqua son stylo et le rangea dans sa poche, tendant le dossier à l'infirmière avec amabilité. Sans dire un mot de plus, il tourna les talons et s'éloigna dans le couloir. Alex n'en revenait pas. Qu'il lui ait répondu hargneusement l'aurait énervé, mais sans plus, mais l'ignorance, c'était trop.

-Tu refuse de me parler maintenant ? C'est très mature de ta part ! lui lança-t-il.

Arthur s'arrêta, lança un regard par-dessus son épaule, se mordit la lèvre, puis répondit froidement :

-Je parle pas aux abrutis.

Sans un mot de plus, il reprit son chemin pour aller s'occuper de Cassandra, qui devait s'être réveillée à présent.

oOoOoOo

Callie se laissa tomber avec un long soupire dans le canapé de la salle des résidants. Bailey lui lança un regard intrigué, et lui demanda :

-Quelque chose ne va pas ?

L'orthopédiste laissa glisser sa tête sur le côté, dans sa direction, et la regarda avec un air abattu.

-Je viens de passer la journée à la maternelle.

-Bienvenue dans mon monde, fit sarcastiquement Miranda.

-Sérieusement, il faudrait faire quelque chose, c'est plus vivable leur petite guéguerre !

-Et donc, vous venez m'en parlez parce que… ?

-Vous êtes la Cheffe des résidants, vous ne voudriez pas allez essayer de leur parler ? Se sont tous les deux d'excellents médecins, mais ils ne peuvent pas se concentrer s'ils passent leur temps à se chamailler.

-Et que suggérez-vous que je fasse concrètement ?

-Forcez-les à travaillé ensemble, ils seront obligés de s'entendre.

-D'accord, fit Bailey, en levant les yeux au ciel, soupirant.

-Merci Miranda…

oOoOoOo

Le lendemain à l'heure du débriefing, comme chaque jour, les résidants se réunirent autour du Tiran. Elle distribua les plannings, Meredith en neuro, Izzie en obstétrique, Yang en cardio (Hahn lui lança un regard de tueuse)…

-Karev et Newton au dispensaire…

-Pardon ?! s'exclamèrent-ils presque simultanément.

Bailey se tourna vers eux avec un regard ferme, qui signifiait clairement « on ne discute pas ! »

-Quoi, vous avez un problème à propos de ça ?

-Aucun Dr Bailey, assura Arthur avec un sourire crispé.

-Karev ? demanda Miranda en le regardant fixement.

Il garda uninstant le silence, visiblement énervé par cette distribution, puis ajouta :

-Aucun.

- Bien ! Maintenant, houst !

Sans attendre qu'elle ne se répète, ils s'éloignèrent dans le couloir, se donnant des coups de coudes qu'ils espéraient discrets, tout en s'insultant à voix basse. Miranda se demanda si c'était finalement une si bonne idée que ça. L'avenir le lui dirait.


Voilà, alors ? Qu'en avez-vous pensez ?