Voila le nouveau chapitre ! Vraiment désolé de ne pas l'avoir posté plus tôt, j'aurais aimé, mais FF a bugé et je n'arrivais plus à poster quoi que ce soit.

Info : 'Scarlet' contient en tout 27 chapitres et un épilogue (donc... 28 chapitres !)

Je vais essayer de faire de mon mieux pour traduire la suite rapidement ^^

'Scarlet' appartient à Archer24

EPOV

Je pouvais sentir les regards curieux des piétons, des nouveaux reporters et des flics tandis que le son de mes pas faisaient échos sur les marches en marbre.

Les rapides 'clicks' des pas des chaussures à haut talons derrière moi m'alerta de la présence de Rosalie alors qu'elle se dépêchait pour me rattraper.

" 'Jour." dit-elle joyeusement alors qu'elle arrivait à ma hauteur.

Je grommelai quelque chose en réponse.

"Oooh, je vois qu'on est pas content ce matin." dit-elle, réajustant son porte document sous son bras

Je pris une gorgée de mon café tandis que l'un des policiers ouvrit la porte d'entrée en verre pour moi.

Je lui fit un signe de la tête en remerciement, puis entrai à l'intérieur.

Je descendis ce qu'il restait de mon café en une grande gorgée avant de le jeter dans une poubelle.

Je pris un moment pour me préparer avant de me racler la gorge et d'élever la voix pour être entendu par dessus la petite foule de gens à l'intérieur.

"Excusez-moi, je suis l'Agent Cullen; je vais diriger cette enquête. Si vous pouviez m'accorder votre entière coopération, je vous en serais très reconnaissant. J'ai vais avoir besoin de parler au manager du muséum pour commencer, mais je vous assure que je vais m'entretenir avec chacun de vous. Donc, s'il vous plait, restez dans le coin, soyez patient et nous pourrons en finir avec ça relativement vite." concluais-je avec un sourire, sachant qu'ils allaient tous être ici pendant un long long moment.

Les grognements qui firent échos à travers l'entrée principale me fit désirer le café qui était maintenant parti depuis longtemps.

Ils commencèrent à se mêler les uns aux autres à part un homme que je supposais être le manager du muséum, il ne perdit pas de temps pour marcher vers moi et me serra la main, que je remarquais trembler légèrement.

"David Gillman." dit-il en relâchant ma main, "je suis le manager du musée." Je laissais mes yeux détailler son visage, il semblait un peu pâle.

"Très bien, pourquoi n'allons-nous pas droit au but. Quand avez vous découvert que le tableau avait disparu ?" demandais-je, prenant le classique calepin qui semblait être un standard pour les agents et les détectives.

"Eh bien, notre événement la nuit dernière s'est terminé vers minuit, ensuite il y a eu notre habituelle sécurité nocturne qui est toujours un petit groupe de gardes; mais je ne suis pas en charge de la sécurité, je suis seulement supposé m'occuper des installations des galeries." dit-il, tamponnant son front avec un mouchoir de poche.

'Il est bien trop tôt pour ça.'

"Très bien, laissez moi recommencer. A quelle heure avez vous vu que le tableau avait disparu ?" demandai-je, insistant en faisant cliquer mon stylo.

"Oh, oui, je m'excuse. Je suis entré vers sept heure, comme d'habitude, pour m'assurer que tout se passait bien; et je l'ai découvert lorsque je faisait ma promenade habituelle dans les galeries." dit-il, la détresse évidente dans sa voix.

Je pouvais dire que nous n'irions nulle part tant qu'il ne se serait pas calmé, "Pourquoi n'irais-je pas voir la scène, puis je reviendrais vous reparler lorsque vous vous serez calmé." dis-je en pointant du doigt un des bancs en marbre près des portes de devant.

Il acquiesça fébrilement et se dirigeai vers eux.

Je laissai échapper un grand soupir et me tournai pour regarder Rosalie.

Son visage était même encore plus éclairé maintenant que nous allions voir une vrai scène de crime.

"Allez, allons-y." dit-elle, tirant sur mon bras.

"Vous êtes sûre." dis-je, la taquinant, "Parce que je suis sûr qu'il y a ici pas mal de gens intéressants à qui vous pouvez parler." plaisantais-je.

Elle m'envoya un regard noir par dessus son épaule qui me fit ricaner.

Plutôt que de ressentir sa colère, je la suivis, quelques pas derrière elle.

Nous marchâmes dans le hall principal, montâmes les marches en marbres jusqu'à un autre hall où l'on prenant généralement les tickets et les ascenseur menaient à différent étages pour de différentes exhibitions.

"Est-ce que ce sont les seuls ascenseur ?" demanda Rosalie, regardant la caméra dans le coin du plafond à droite.

Je riais sous cape, sachant exactement à quoi elle pensait.

"Malheureusement pour nous, ce n'est pas le cas. Je vous l'assure, Scarlet connait probablement chaque infime crevasse de cet endroit. S'il y a un ascenseur sans caméra, elle l'a utilisé."

Je retournai mon regard sur les portes en métal alors que nous nous élevions de plus en plus haut, mais je pus toujours la sentir me regarder.

"Quoi ?" interrogeai-je, me tournant vers elle encore une fois.

Elle sourit, "Alors maintenant, c'est Scarlet ? Depuis quand avez-vous cessé de l'appeler Le Voleur Écarlate ?"

Je pris un moment pour faire tourner la question dans ma tête, lorsque je réalisais que je n'avais pas la réponse, je haussai les épaules.. "Je ne sais pas, peut-être est-ce juste plus simple à prononcer. Le Voleur Écarlate, ça tord la langue." dis-je, faisant un pas dehors lorsque les portes en métal s'ouvrirent.

"Mmm-hmm…bien sûr." entendis-je derrière moi.

Un des gardes de sécurité me désigna la bonne galerie, et bientôt je fis passer la barrière de la scène de crime au dessus de ma tête et attendit que Rosalie passe également en dessous avant que je ne le réalise.

"Très bien, qu'est-ce qu'on a ?" Je laissais ma voix porter à travers toute la galerie, faisant lever les têtes des hommes de la CSU de ce quoi que ce soient qu'ils faisaient et me regarder. (N/T: CSU veut dire Unité de scène de crime. J'ai décidé de laisser l'expression telle quelle)

"Hey Edward." L'une d'eux, que je reconnus être Cody, me fis un signe de la main. Je marchais vers la où il se tenait, devant un cadre vide sur le mur, époussetant n'importe quoi où il pourrait y avoir des empreintes digitales.

"Y'a quelque chose ?" demandais-je, bien que je connaissais déjà la réponse.

"J'ai travaillé assez longtemps sur ses scènes de crimes (N/T celles de Scarlet). Crois moi, quand je trouverai une empreinte où quelques preuves incriminantes, tu le sauras.." dit-il, je décelais une pointe d'amertume.

"Donc…c'est un non ?" questionnais-je, retenant un sourire.

A la place d'une réponse, je reçu un regard similaire à celui que Rosalie m'avait jeté un peu plus tôt.

Je levai les mains en une défense moqueuse, "Délosé, je devais juste m'en assurer." Il retourna à son époussetage.

Je reculai de quelques pas pour avoir une meilleure vue.

Le cadre était d'une riche couleur dorée avec un fleurage sophistiqué le long du bord. Sur la gauche, il y avait une petite plaque qui affichait :

Vincent Van Gogh

Néerlandais, 1853-1890

Le Jardin du Poète, 1888

Mes yeux revinrent sur le cadre vide, cette fois dérivant vers le haut où pendait un morceau de soie écarlate, la couleur était entre un roche et sombre pourpre, et un rouge foncé d'une flamme.

"Combien ça vaut ?" demandais-je, sans bouger les yeux du ruban.

"Près d'un million, si ce n'est plus" dit Cody, détachant le ruban précautionneusement avec une délicate précision, utilisant ses gants en latex.

"Ce n'est pas logique." dit Rosalie qui se tenait à côté de moi.

Je tournai la tête et leva un sourcil, lui faisant signe d'expliquer.

"Ce tableau vaut environ un million de dollars, regardez autour de vous." Je fis ce qu'elle dit, jetant des coups d'œil aux autre peintures "Je peux compter au moins cinq autres peintures ici pourrait se vendre au moins dis fois plus cher si ce n'est plus au marché noir."

"C'est ça qui est drôle chez Scarlet; elle ne fait jamais ce que vous attendez." dis-je.

"Vous avez une idée du pourquoi elle l'a fait ?" demanda Rosalie, sa question était probablement rhétorique, mais je décidai d'y répondre quand même.

"Parce qu'elle est différente. Comme vous l'avez dit," Je me tournai vers elle, "elle a une motivation ultérieur pour ses coups. La plupart des criminels prennent l'objet qui a le plus de valeur et fuient. Scarlet pense... elle réfléchit avant de bouger, calcule chaque pas et se prépare pour n'importe quoi qui pourrait lui faire obstacle. C'est presque comme un jeu d'échec pour elle; quelqu'un qui domine le jeu peut penser cinq coups à l'avance, il prédit et s'adapte. Elle calcule chaque seconde de son crime, neutralisant la variable de surprise, se glissant à travers les plus infimes fissures... disparaissant dans l'air." concluais-je. La pièce était silencieuse; je n'avais pas réalisé que mon audience s'était agrandie pendant que je parlais.

"Ne suis-je pas supposé être la psychologue en criminologie ?" demanda Rosalie, apparemment impressionnée par ma dissertation sur le psyché de Scarlet.

"Je dis juste qu'il y a une réelle raison très spécifique qu'elle ai prit ce tableau. Mais je dis aussi que, qu'importe le nombre de recherches que l'on fera, incluant le propriétaire, qui l'a mis en place, qui a fait le cadre, combien il vaut vraiment, pourquoi il est dans cette galerie et cetera, et cetera, nous ne trouverons jamais quelle est cette raison spécifique. Scarlet est la seule qui le sait, et ce n'est pas comme si elle allait nous donner le moindre détail pour pourrait nous donner une chance, même une petite, de l'attraper." Je réalisais que je m'étais remit à fixer le morceau de soie; je me frottais les yeux et regarda Rosalie.

Son front était plissé; son esprit analysait mes mots. "Pourquoi pas de d'associés connus, peut-être un partenaire ? Peut-être qu'il pourrait savoir…" Mais je secouais déjà la tête.

"Elle travaille seule, aucunes exceptions." dis-je, j'avais rassemblé autant que ça durant mon temps sur cette affaire.

"Vous savez, maintenant que j'y pense. Plus je vous entends parler d'elle, plus je remarque que vous pourriez parler de vous-même." dit-elle, un sourire narquois dans son ton.

Je lui envoyais un regard auquel elle haussa les épaules et dit, "Juste pour dire. Vous deux semblez avoir pas mal en commun."

Je décidai de changer de sujet avant que Rosalie ne commence à me psychanalyser.

"Avons nous trouvé son point d'entrer et comment elle a passer les sécurités ?" demandais-je à quiconque pouvait me répondre.

"Qu'est-ce que vous voulez dire?" demanda Rosalie, "Il n'y a qu'un seul chemin pour entrer." Elle pointa du doigt la porte par laquelle nous étions entrés.

Je ricanai, "Croyez moi, elle a trouvé un moyen autre que la porte."

Un au gars du CSU nous joignit et dit, "Vous avez raison, les serrures de la galerie sont électriques, il n'y a aucune archive d'ouverture de portes jusqu'à un petit peu après sept heure ce matin lorsque le manager est arrivé."

"Quels mécanisme de sécurité y a-t-il dans la pièce ?" questionnai-je.

"Eh bien, la serrure électromagnétique de la porte est sur minuteur. Une alarme se déclenche si quelqu'un l'ouvre avant sept heure; il y a deux caméras de sécurité, et... un détecteur de chaleur" dit-il

"Très bien, Commençons pas les caméras. Comment s'en est-elle occupé ?" demandais-je, levant les yeux pour les chercher.

"Seulement l'une d'entre elles pointe la direction du tableau," dit-il, désignant du doigt ce qui ressemblait à une des lampes qui pendaient du plafond. Je plissais les yeux et pus a peine distinguer une lentille. "Une paire de cutter de fils s'en est occupé."

"Très bien. Et vous avez dit qu'il y a un détecteur de chaleur, n'est-ce pas ?" Il acquiesça et désigna le mur près de l'entrée de la galerie. Je m'approchai et vis un morceau de glaise qui recouvrait toujours le capteur. 'Eh bien, si quelque chose marche une première fois…'

C'était la troisième fois que je l'avais vu utiliser cette méthode pour tromper un détecteur de chaleur.

"Qu'est-ce ?" demanda Rosalie, regardant de plus près.

"C'est juste une simple glaise malléable. Elle l'utilise pour empêcher les vagues de chaleur d'être détectées." Je souris devant cette habitude.

Je reculai encore d'un pas; je pouvais presque voir Scarlet recouvrant le capteur, puis faire son chemin jusqu'à la peinture.

L'image s'évanouit lorsque Rosalie parla, "Cela n'explique toujours pas comment elle est entrée sans avoir déclencher les alarmes de la porte."

Je réfléchis pendant une seconde, puis sourit "Je vais juste faire une hypothèse et assumer qu'il n'y a aucune images d'elle sur la caméra avant qu'elle ne coupe le fil." Le gars du CSU hocha la tête, "Et il n'y a aucu moyen qu'elle puisse avoir éviter les caméras si elle est passé par la porte." Il acquiesça encore.

"Ce qui nous laisse seulement…" Je laissais mon regard monter, mon sourire s'étirant un peu plus.

Rosalie me regarda avant de suivre mon regard. "Vous ne voulez pas dire…" Je hochai la tête, elle marque un temps d'arrêt, "Vous devez vous foutre de moi. Comment diable a-t-elle pu grimper là haut ?"

Je gloussai, "Nous sommes ici pour le trouver."


BPOV

J'étais allongé sur le dos sur mon canapé, utilisant mes bras comme d'un oreiller, fixant la fenêtre au dessus-de moi.

Il pleuvait averse. Les gouttes individuelles frappaient le verre avec une force gigantesque, créant le seul bruit dans la pièce.

Mon esprit vagabondait, une activité qui était normal pour la plupart des gens, mais qui pouvait être potentiellement dangereuse pour moi.

Différentes images d'une forêt couvertes de vert, un grand océan froid en face, et une maison apparaissaient rapidement dans mon esprit, montrant simplement les images durant moins d'une seconde, sans s'arrêter sur une en particulier.

Lorsque je sentis que j'allais trop m'enfoncer dans des souvenirs qui feraient mieux de restés là où ils étaient, je refis surface .

"Scarlet !"

Je bondis, les poings levés.

Je les baissais d'un pouce lorsque je vis que c'était juste Alice..

Ses yeux étaient élargis et ses paumes étaient levés, "Whoa ! C'est juste moi, je voulais juste de laisser savoir que j'avais tout fini, tout est bon.."

"Oh…désolée." J'abaissais mes poings de ce qui restait du chemin et me relaxai de ma posture rigide, "Tu ne devrais pas faire ça." dis-je, me retournant pour regarder à la fenêtre.

"Je garderais ça en tête…" dit-elle, suivant mon regard.

"D'ailleurs, à quoi pensais-tu ? J'ai du avoir appelé ton nom une dizaine de fois." demanda-t-elle

"Rien d'important..." Ma voix s'éteignit.

Elle décida de ne pas insister "Très bien, eh bien comme je l'ai dit, le tableau est bon; donc je vais m'en aller." Elle désigna derrière son épaule avec son pouce.

Cela prit un moment à mon esprit pour enregistrer ce qu'elle avait dit.

"Hey," dis-je, l'arrêtant alors qu'elle commençai à se retourner, "je vais probablement sortir pour prendre un verre ce soit, tu veux venir ?"

"Sérieusement ?" demanda-t-elle, aussi surprise que je l'étais; je ne faisais généralement pas grand chose avec elle.

"Ouais." Je haussai les épaules.

"Bien sûr." dit-elle en souriant, mais toujours avec un regard surpris, "Je reviendrais vers huit heure ?"

J'acquiesçai.

"Génial ! On se voit bientôt alors." dit-elle avec enthousiasme.

"Mmmhmm," répondis-je, remarquant que la pluie s'était arrêtée .

Je fus brièvement consciente de la porte qui se fermait; mon esprit avait déjà recommencer à vagabonder une nouvelle fois.


EPOV

"Bon,qu'est-ce qu'il y a exactement là haut ? Tout ce que je peux voir, ce sont des écrans de tissus." demandai-je, laissant mes yeux se balader sur tout le plafond.

"Principalement des fils de caméras, et l'unité d'humidité." dit le manager de la sécurité du muséum qui nous avait rejoint d'en bas. "Mais c'est bloqué presque quatre-vingt dix pour cent du temps."

"Quelle taille ça fait ?" interrogeai-je.

"Excusez-moi ?" demanda-t-il.

"Quelle taille fait l'unité d'humidité ?" questionnai-je, détachant mon regard du plafond pour le regarder.

Il me regarda, pensant apparemment que je plaisantai, lorsque l'expression de mon visage lui indiqua que ce n'était pas le cas, il se dépêcha de parcourir les feuilles de son porte-document et dit, "C'est large d'environ soixante centimètre et tout aussi grand. Nous l'utilisons pour souffler de l'air sec lorsque la galerie devient trop humide. Mais, comme je l'ai dit, c'est fermé quatre-vingt dix pour cent du temps."

"A quoi pensez-vous Edward ?" questionna Rosalie.

"Je pense…que j'ai trouvé comment elle est entrée ici." dis-je, m'approchant du mur.

"Où est exactement l'unité d'humidité au dessus de nous ?" lui demandai-je.

Il pointa du doigt un endroit trente centimètre plus loin.

Je me tint devant le mur et leva les yeux. "Cody, tu peux m'aider juste une seconde ?"

"Qu'est-ce qu'y se passe?" demanda-t-il, me rejoignant et regardant vers le haut.

"Peux-tu utiliser ton époussetage à empreinte sur ce mur ? Juste ici." demandai-je, désignant un endroit à quatre-vingt dix centimètre du sol

"Bien sûr." dit-il, haussant les épaules, ne comprenant pas vraiment pourquoi, mais voulant participer.

J'observais le souffle court alors qu'il mettait la poudre noire. Rosalie vint se placer à côté de moi, me rejoignant à la fixation de l'endroit sur le mur.

Un sourire étira mon visage, lorsqu'une parfaite empreinte de chaussure apparu là où il avait mis la poudre.

Rosalie tourna la tête pour me regarder, me lançant un regard qui me demandait ouvertement comment diable je savais ce c'était là, et comment diable c'était arrivé là.

Mes yeux se levèrent encore une fois.

"Êtes-vous en train de me dire qu'elle a marché le long des murs ?" dit-elle, estomaquée.

"Oui." fut ma simple réponse, alors que je reprenais ma taille habituelle.

Je me tournai vers le chef de la sécurité, "Combien avez-vous d'ascenseur sans caméras ?"

"Juste deux. L'un emmène les œuvres en bas, dans la salle de restauration et l'autre est pour le personnel du muséum, il est utilisé pour transférer les œuvres à chaque niveau, nous l'utilisons lorsque nous réorganisons les galeries." dit-il.

"Le deuxième. Pouvez vous me montrer où il est à ce niveau ?" demandai-je, j'étais maintenant lancé.

Il hocha la tête et me fit signe de le suivre; immédiatement Rosalie et moi étions sur ses talons.

Nous traversâmes quelques vestibules, avant de tourner à un coin et nous arrivâmes devant les porte de l'ascenseur.

'Nous y voila.' pensai-je alors que je remarquais une plaque d'aération sur un mur près de l'ascenseur.

Je me mis face à lui, "Voilà le point d'entrée."

Je me retournai pour voir leur deux visage faisant des aller-retours entre moi et la bouche d'aération.

"Bon sang, on cherche qui ? Spiderman !" s'écria Rosalie.

Je ricanai et regarda la plaque de plus près, remarquant des rayures sur les vis en place, venant sûrement du tournevis qu'elle avait utilisé sur elles pour les défaire.

"Très bien, maintenant que nous avons notre point d'entrée; comment a-t-elle grimpé là-haut ?" dis-je, me parlant plus à moi-même qu'au manager de la sécurité.

Je m'approchais de l'ascenseur, remarquant une lentille de caméra à côté.

"Qu'est-ce que c'est ?'' lui demandai-je.

"C'est un système de reconnaissance faciale. Seulement très peu de gens ont l'accès. Oh ! Et un scanner de carte magnétique." dit-il.

"Donc, comment a-t-telle déjoué ça?" questionna Rosalie.

Je regardais de plus près le scanner de visage; l'écran était rouge, l'ordinateur scannait mon visage et et me refusa l'accès.

"Je n'en ai aucune idée." lui dis-je.

J'allais devoir y réfléchir plus tard, je devais regarder un aspect différent.

Je me tournai vers le manager de la sécurité, "Vous avez dit que les bouches d'aération étaient closes quatre-vingt dix pour cent du temps…"

Il acquiesça.

"Alors comment a-t-elle pu rentrer dedans ?" dit Rosalie, finissant mes pensées pour moi.

Je ne le laissais pas répondre; à la place je posais une question différente, "Y a-t-il une pièce où vous dirigez tous ces trucs ? Je suppose que l'humidité est régulée par des ordinateur ?"

"Ouais, c'est à notre étage principale, près de la salle de sécurité. Je vais vous montrer." dit-il, me faisant encore signe de le suivre.

Il maintint son visage devant le scanner puis fit glisser sa carte, l'écran devint vert et les portes s'ouvrirent.

Quelques secondes passèrent et bientôt nous sortions de l'ascenseur au premier étage.

Nous descendîmes quelques petites marches et tournâmes à quelques coins avant que le manager de la sécurité ne déverrouille la porte et e nous laisse entrer.

Il marcha à grand pas vers l'ordinateur et commença à cliquer. Rosalie et moi patientâmes jusqu'à ce que nous entendîmes les même mots que tout le monde semblait dire à chaque fois que Scarlet volait quelque chose, "Mais c'est impossible."

"Ouais, ca l'est toujours." soupirais-je, "Je vais aller voir la salle des caméras." dis-je, le laissant s'affliger sur ce qu'il restait de son travail.

Je frappais à la bonne porte et attendis que quelqu'un l'ouvre comme je n'avais pas la carte-clé.

Tandis que j'entrais je remarquais que le manager du muséum était à l'intérieur, fixant un des nombreux écrans qui montrait les vidéos de surveillances.

Je me raclai la gorge pour attirer son attention.

"J'ai remarqué que l'ascenseur que le voleur a utilisé avait besoin d'un scanner de visage et d'une carte pour fonctionner, les gars, pouvez-vous découvrir quelle carte c'était ?" demandais-je à l'un des nombreux gardes de sécurité.

Il acquiesça et commença à taper furieusement sur l'ordinateur.

"Voilà, c'est là, l'ordinateur dit que quelqu'un a utilisé sa carte-clé à dix heure cinquante et une la nuit dernière. Donnez moi une seconde et je vais pouvoir découvrir qui…" Il cliqua encore quelques fois avant que je ne vois ses mouvements se figer et ses yeux se darder sur le manager du muséum qui se tenait debout, inconscient, regardant toujours les écrans.

"Oh Seigneur…" dis-je avec un soupir lorsque je compris.

"Monsieur," dis-je, tapotant sur l'épaule du manager du muséum, le faisant se retourner.

"Avez-vous utiliser votre carte d'accès à l'ascenseur du personnel la nuit dernière ?" questionnai-je.

"Non, j'étais à la collecte de fond tout le nuit." Je fis un signe vers l'écran, il pâlit.

"Ce n'est pas moi." dit-il,se défendant immédiatement. J'essayais de réfléchir à la façon dont Scarlet pouvait avoir fait ça, mais avec le scanner facial confirmant que c'était lui dans l'ascenseur; ça ne sentait pas bon pour lui. J'étais absolument sûr que c'était Scarlet qui l'avait fait, mais j'allais devoir quand même l'emmener, c'était le protocole.

"Je vais avoir besoin que vous veniez avec moi monsieur." dis-je, faisant un pas vers lui.

Il recula rapidement, "Non, je vous assure que ce n'était pas moi. Ma carte a disparue et je peux prouver que j'étais à la soirée ! Vous avons des vidéos !" dit-il, désignant les écrans derrière lui.

Je m'arrêtais, "Attendez,vous avez enregistrer la soirée ?" demandais-je.

"Oui, l'année dernière il y a eu quelques problèmes, donc nous avons décidé de mettre des caméras pour éviter toutes poursuites judiciaire."

"Quand avez vous réalisé que votre carte avait disparue ?" lui demandai-je avec urgence.

"Uhhh…" Il essaya de réfléchir rapidement, "après la soirée, j'ai pensée que je l'avais mise dans la mauvaise veste lorsque j'en ai changé au milieu de la soirée, ma première veste a été tachée par une serveuse."

"Montrez moi." dis-je, désignant les écrans.

Il fit un signe de tête à l'un des gardes de sécurité qui afficha sur un écran la soirée vue de haut.

Ce fut en avance rapide pendant un moment avant qu'ils ne l'arrêtent et le manager du muséum pointa la scène du doigt.

Je m'approchai d'un pas et regarda la scène se passer rapidement, je devais loucher, mais je pus juste distinguer quelqu'un renversant du champagne sur ce que je suppose être le manager du muséum puis l'aider à nettoyer ça.

"Pouvez vous repasser ça ? Et zoomer." dis-je au gars qui s'occupait de la vidéo.

Il acquiesça et fit ce que j'avais dit.

La vue était bien plus proche alors que nous voyions de derrière la même serveuse trébucher et renverser le champagne.

Mes yeux suivirent la serveuse alors qu'elle se penchait et essayait de nettoyer le champagne de la veste. Nous ne pouvions toujours pas voir son visage.

"Allez, allez." dis-je, la suppliant silencieusement de se retourner.

Mon cœur battait rapidement d'anticipation.

"Qu'est ce qu'elle est en train de dire là ?" demandai-je au manager du musée.

"Elle dit qu'elle va aller me cherche une serviette. Ce qu'elle n'a jamais fait maintenant que j'y pense." dit-il

Je pouvais maintenant voir une petit bout de son visage, mais ce n'était pas assez.

"Allez, tourne toi encore juste un petit peu." suppliais-je.

J'observais alors qu'elle attrapais son plateau, plaçait les serviettes en papiers dessus, et…

"Stop !" dis-je, faisant efficacement en sorte que le garde presse le bouton pause, figeant la scène en face de moi.

"C'est elle." dis-je.

"Vous êtes sûr ?" demanda rapidement Rosalie, s'approchant pour se tenir à côté de moi.

"Je reconnaitrais ce visage n'importe où." dis-je, ne décollant pas mes yeux de l'écran.

C'était les même cheveux bruns, les même yeux bruns profonds et le même sourire narquois qui étirait ses lèvres.

C'était elle.

Nous fixions tous les deux l'écran en silence jusqu'à ce que Rosalie semble arriver à la même réalisation que moi.

"C'est énorme." dit Rosalie impressionnée; elle était la seule dans la pièce qui comprenait combien cette image était inestimable.

"Donc, je ne suis plus suspecté ?" demanda le manager du muséum, ne réalisant pas la gravité de la situation. L'intensité de ce que nous venions juste de découvrir.

"Ouais, vous pouvez dire ça." dis-je, fixant le visage du Voleur Écarlate.


BPOV

Je pénétrai dans le bar et Alice suivis, quelques pas derrière moi.

Nous marchâmes vers le comptoir et prîmes place sur deux tabourets.

Elle commanda un Long Island Iced Tea, j'optais pour une vodka tonic.

Je tapotais le comptoir d'un air absent pendant que nous attendîmes pour nos boissons.

Je pouvais parler aux gens lorsque ça faisait parti d'un rôle à jouer, mais je ne parlais que très rarement aux gens en étant moi-même.

"Donc…" dit Alice, essayant de démarrer une conversation.

"Ouais ?" demandais-je, levant un sourcil.

"Il y a une question qui me tourmente depuis que nous avons commencé à travailler ensemble." commença-t-elle.

"Vas-y." dit-elle, lui faisant signe de continuer de parler.

"Eh bien... je me demandais pourquoi tu avais choisi de travailler spécifiquement avec moi." dit-elle, prenant une gorgée de sa boisson qui venait juste d'être placée sur le comptoir.

"Hmmm. Je n'avais pas vu ça venir." dis-je m'attendant à une question plus du genre 'est-ce que t'as déjà tué quelqu'un'.

"Eh bien." commençais, y réfléchissant dans ma tête, "J'ai fait des recherches." Je pris une gorgée de ma boisson. "Je suppose qu'on peux dire que tu possèdes toutes les qualités dont j'avais besoin ."

"Comment ça ?" interrogea-t-elle.

"Eh bien, pour commencer, tu es douée à ce que tu faits. Vraiment douée. J'avais besoin du meilleur. Et deuxièmement, non seulement tu es très intelligente, mais tu as aussi du bon sens. Tu réfléchis aux choses sous tous leurs aspects avant de prendre une décision, tu choisis finalement celui qui est le meilleur pour toi." dis-je.

"Viens-tu juste de me traiter de superficiel ?" demanda-t-elle avec un petit rire.

"Pas du tout, je dis juste que tu pense d'abord à toi, puis aux autres. Une personne superficielle ne s'en soucierait pas le moins du monde." dis-je.

"Bon, combien de choses tu connais exactement sur moi ?" demanda-t-elle, de la curiosité dans la voix.

"Eh bien, comme je l'ai dit, j'ai fait des recherches. Tu es allée à l'Université de l'État du Michigan, tu es diplômée en histoire de l'art, tu as eu trois point virgule huit GPA (1) durant toutes tes quatre années, tu as fait un internat à la galerie de New York avant de décider de déménager ici et de travailler dans un musée, où je t'ai trouvée." Je pris une longue gorgée de ma boisson, l'observant par dessus mon verre.

Elle ouvrit la bouche plusieurs fois, mais à la fin décida juste de boire un coup.

"Désolée." dis-je..

"De quoi ? C'est moi qui ais demandé." dit-elle, retrouvant e sourire, mais je pus voir dans ses yeux qu'elle enregistrait toujours les informations que je lui avais donné, décidant quoi en faire avec.

Je hélai le barman, "Je pense qu'on va avoir besoin d'une autre tournée." Il hocha la tête.

Ce fut silencieux pendant quelques instants.

"Donc…" dit Alice.

Je me préparais pour une autre question.

Elle ne fut pas décevante, mais encore une fois, je ne m'y attendais pas.

"Qu'est-ce qu'il se passe entre toi et l'Agent du FBI ?" demanda-t-elle.

Je m'étouffais un peu dans mon verre et du tousser plusieurs fois. Elle rit.

"Qu'est-ce que tu veux dire ?" demandai-je.

"Ne joue pas à ça. Toi et moi savons toutes les deux que tu le harcèles pratiquement." dit-elle, riant encore une fois.

"Je ne le harcèle pas. Il est juste... intéressant." dis-je, traçant le contour du rebord de mon verre avec mon doigt.

"Mmmhmm…bien sûr." dit-elle, souriant alors qu'elle prenait une gorgée de son thé glacé.

J'évitais son regard et balayai la pièce du regard.

Mes yeux se stoppèrent net sur un visage que je reconnaissais.

"Hey, tu m'excuses pour une seconde ? Il y a quelqu'un là-bas à qui je dois parler." dis-je à Alice, n'attendant pas vraiment de réponse tandis que je glissais de mon tabouret.

Je commençais à traverser la pièce, slalomant entre les gens, m'arrêtant juste en face de la table.

"Salut Seth, étrange de te voir là." dis-je, le regardant droit dans les yeux, il pâlit légèrement.

"Je me demandais si je pouvais te parler..." Ma voix s'éteignit, je jetais un coup d'œil aux deux autres gars qui étaient assis avec lui.

Il se racla la gorge et dit, "Les gars, vous nous laissez un moment." Obéissant, ils se levèrent et partirent.

Je pris le siège en face de lui.

"Qu'est-ce que tu veux Scarlet ?" demanda-t-il toujours sur ses gardes. Apparemment, il n'avait pas apprécié notre dernière rencontre où je l'avais fait venir avec moi dans le bâtiment du FBI.

"Qu'est-ce qui te fait penser que je veux quelque chose ? Peut-être que tu m'as juste manqué et que je voulais te dire salut." dis-je, lui offrant un sourire.

"Donc…tu n'as pas besoin que je fasse quelque chose ?" demanda-t-il, l'espoir évident dans son ton.

"Oh, eh bien non, j'en ai besoin." dis-je, toujours souriante.

Il soupira et mis sa tête dans ses mains.

Nous n'étions pas encore quitte, et il le savait. Mais s'il pouvait m'obtenir ce dont j'avais besoin, je pourrais peut-être bien vouloir considérer l'idée de le lâcher.

"Très bien…de quoi as-tu besoin ?" demanda-t-il.

Je souris.


EPOV

J'étais maintenant de retour sans mon bureau, assis sur ma chaise.

Rosalie était assise dans la chaise en face de moi, tenant une photocopie de l'image de Scarlet.

Aucun de nous deux n'avait dit quoi que ce soit durant un moment, nous étions toujours en train d'absorber l'énormité de ce que nous avions découvert.

J'avais reçu une douzaine de poignée de main et de tapes dans le dos de la part des collègues cet après-midi. Le Directeur Aro m'avait convoqué dans son bureau pour me féliciter.

Rosalie a eu une partie de la gloire aussi, mais elle ne semblait pas savoir quoi en faire.

De la part des agents qui avait chassé la voleuse avant moi, j'avais reçu des réponses partagées.

Quelques uns m'avaient beaucoup congratulé, comprenant combien ça avait été difficile pour moi d'être arrivé aussi loin.

Les autres…eh bien, ils m'enviaient pour avoir été capable de réussir là où ils avaient échoué. J'essayais de ne pas les laisser m'atteindre.

Je fus sorti de mes pensées lorsque le silence se brisa.

"Elle est très jolie." dit Rosalie.

Je levais les yeux sur elle, "Ouais…je suppose."

"Qu'est-ce que vous voulez dire par, 'vous supposez', elle est magnifique. Les jolies fille ne grandissent pas pour devenir des voleuses. Elle grandissent pour devenir des avocates et des docteurs. Pas quelqu'un qui finit en haut de la liste des personnes les plus recherchées par le FBI." dit-elle, regardant de nouveau la photo.

"Alors pourquoi pensez vous qu'elle l'a fait ?" demandai-je.

Elle haussa les épaules, "Ça peut être pour de nombreuses raisons, quelque chose a pu lui arriver qui a complétement chamboulé sa vie. Ça doit être le plus probable."

Elle observa l'image, comme si la réponse viendrait d'une quelconque manière à elle si elle la fixait assez longtemps.

"Qu'importe," dit-elle, se reprenant et posant la photo sur mon bureau, "Je dis juste que quand nous l'attraperons, et nous l'attraperons, je veux être pourvoir lui parler." dit-elle, m'envoyant un regard qui disait que ce n'était pas une option.

"Biens sûr." dis-je, "Mais simplement parce que nous avons une image d'elle ne veut pas dire que ça va être plus facile de la choper."

"Eh bien, ils l'ont comparé à la base de donnée, et si elle a été arrêtée avant ou si elle est dans le système, nous la trouverons. Et peut-être que nous pourrions donner la photo aux médias." suggéra-t-elle.

"On ne peut pas la mettre aux infos. Si elle voit ça, si elle sait que nous avons une image d'elle, elle disparaitra plus vite et personne ne pourra la repérer, et ensuite nous n'aurons plus aucunes chances de l'attraper." dis-je, regardant l'image qui souriant narquoisement de la où elle était posée sur la table.

"Eh bien, au moins aujourd'hui, nous avons avancé d'un pas." dit-elle, se levant de sa chaise, je fis de même.

Je la suivis hors de la porte de mon bureau, éteignant la lumière alors que je sortais.

"Vous venez ?" demanda-t-elle de là où elle se tenait à l'intérieur de l'ascenseur.

"Je veux juste vérifier quelque chose rapidement, ensuite que partirais. Je le jure." dis-je.

Elle ne sembla pas me croire, mais décida qu'elle ne voulait pas rester dans le coin pour s'assurer que je partirai du bureau à une heure décente.

Le bureau était silencieux alors que je marchai le long des murs qui abritait les photos des criminels les plus recherchés.

Pour la première fois en beaucoup d'années, le cadre au dessus du tire, Le Voleur Écarlate, avait une image.


BPOV

"J'irais voir dedans, mais je ne promets rien." dit Seth.

"C'est tout ce que je demande." dis-je, me levant de ma chaise.

"Je te le dirais si je l'ai ou pas." dit-il, j'acquiesçai.

"Merci." dis-je.

"Je suis juste curieux. Pourquoi est-ce que tu le veux à ce point ? Ça n'a pas l'air d'être quelque chose qui pourrait t'être utile." questionna-t-il, levant les yeux vers moi de son siège.

"C'est personnel, et important. Donc, s'il te plait essaie." dis-je d'un ton sérieux.

Il hocha la tête, détectant l'importance du travail que je lui donnais.

Je retraversai la pièce et descendis le reste de ma boisson, Alice m'observa avec des yeux curieux.

"Tu vas bien?" demanda-t-elle, ses yeux jetant un coup d'œil à là d'où je venais.

"Ouais, je disais juste salut à un ami." dis-je.

"Tu as des amis ?" questionna-t-elle.

"Pas beaucoup." informais-je, prenant une autre grande gorgée de la boisson fraiche que le barman avait placé sur le comptoir.

"Eh bien, considère moi ajoutée à la liste alors.." dit-elle, levant son verre vers moi avec un sourire.

Je la regardai pendant une seconde, avant de lui rendre son sourire, prenant mon propre verre et le touchant avec le sien avec un 'clink'.

(1) La moyenne cumulée (cumulative GPA) est la moyenne obtenue par l'étudiant pour l'ensemble des cours auxquels il s'est inscrit. Pour être admis dans un établissement après le diplôme, il faut avoir, au cours des études, une moyenne cumulée comprise au moins entre 3,25 et 3,5.

Et voila, Edward a enfin fait une avancée ! Mais que va-t-il se passer ensuite ? Petit teaser pour vous mettre les nerfs à rude épreuve :

"Tu dois fuir." dit Alice, me regardant de l'autre canapé du salon.

J'étais affalée sur un fauteuil; je ne fixais rien en particulier, ma tête appuyée sur mes bras.

Mes yeux se tournèrent vers elle, mais je ne dis rien.

"Scarlet, c'est de la folie. Ils ont ta photo, pour l'amour du Ciel. Je suis surprise que tu ne soies pas déjà partie" dit-elle en se redressant et en me regardant.

"Je ne peux pas." fut ma seule réponse alors que je retournais à ne rien fixer.

"Scarlet, qu'est-ce qui ne va pas chez toi ?" Elle claque des doigts pour regagner mon attention. "Pourquoi ne peux-tu pas partir?"

Je ne répondis pas; j'avais déjà pris ma décision. "Alice, pourras-tu débrouiller toute seule, je ne vais pas être dans la possibilité de d'apporter du travail pendant un moment."

"Scarlet…?" commença-t-elle.

"S'il te plait." dis-je, la regardant

Elle soupira, "Ouais, j'en ai bien assez."

J'acquiesçais, satisfaite. Je me levais et elle me suivit, sentant que la conversation était finie.

Je gardais la porte ouverte pour elle, mais elle ne parti pas.

A la place, elle se tourna vers moi et dit, "Qu'est-ce que tu prévois de faire?"