Spoiler : 6x07 "Known Unknowns"; 5x06 "Joy"; 5x07 "The Itch"; 5x15 "Unfaithful". J'espère que je n'en ai oublié aucun...
Commentaires : Un chapitre très musical... Guimauve par moment.
Bonne lecture ! :)
[ A lire avec ceci : www deezer com/listen-4097332 ( Time after time - Cyndi Lauper ) ]
Elle fouilla dans sa poche et en sortit son iPod. Elle tendit un écouteur à House, qu'il enfonça dans son oreille.
« Time after time... » commenta-t-il. « Ça me rappelle cette conférence sur la pharmacologie, l'année dernière. On avait dansé là-dessus. »
« Oui, je m'en souviens. »
« J'avais pensé à toi toute la nuit. »
Lying in my bed I hear the clock ticks and think of you
Caught up in circles...
« Je ne comprenais pas pourquoi tu étais partie comme ça. »
… Confusion is nothing new
« C'est parce que je ne voulais pas qu'on parle de nos années de fac. »
Flash back, warm night, almost left behind
Suitcase of memories
« J'allais t'appeler, tu sais. »
« Mais c'est ça le problème, Greg ! Tu ne l'as pas fait ! »
Sometimes you pictured me, I'm walking too far ahead
You're calling to me, I can't hear what you've said
« J'ai cru que tu voulais juste me... me baiser, et que maintenant que tu t'étais bien amusé, tout était terminé ! … Tu aurais pu me prévenir que tu t'étais fait virer de la fac, je ne pouvais pas deviner... »
« Mais j'allais te... »
« Oui. Je sais. »
Then you said ' Go slow, I fall behind '
The second hand unwinds
« C'est de ma faute. » poursuivit-il.
Elle faisait tout pour ne pas pleurer. C'était trop dur de spéculer sur le passé, sur ce qui aurait pu arriver.
« Ça c'est joué à tellement peu, nous deux... Si je n'avais pas fini dans ton hôpital, si je... »
« Quand j'ai perdu Joy, pourquoi m'as-tu embrassée ? »
If you're lost, you can look, and you will find me
Time after time
« Je sais pas... »
« Et pourquoi m'as-tu repoussée ? »
If you fall, I will catch you, I'll be waiting
Time after time
« Je sais pas... C'est pas si simple... »
I turn my picture fades, and darkness has turned to grey
« Je ne t'ai pas vraiment repoussée... Je n'osais pas me lancer. Un soir, j'ai eu envie de te voir, mais je n'ai même pas osé frapper à ta porte. Alors je suis resté derrière ta fenêtre, à te regarder... »
Watching through windows, you're wondering if I'm okay
« Pourquoi ? Tu n'avais pas confiance en moi ? »
« Si... C'est en moi que je n'avais pas confiance. Tu avais l'air tellement sereine, j'avais peur de tout détruire. Tu n'avais pas besoin de moi... »
Secrets stolen from deep inside
Cuddy enfouit sa tête dans le cou du diagnosticien, espérant cacher ses larmes.
« Mais bien sur que j'avais besoin de toi ! J'ai toujours eu besoin de toi... »
« Lisa... »
« Changement de sujet ! » dit-elle en appuyant sur ' suivant '. Elle releva alors vivement la tête. « C'est... Les Beatles ? »
« Can't buy me love. »
[ www youtube com/watch?v=JRsTWeDx7hs ( Can't buy me love - The Beatles ) ]
Elle sourit et commença à chanter.
« I'll buy you a diamond ring my friend... »
« If it makes you feel alright. »
« I'll get you anything my friend... »
« If it makes you feel alright. »
« 'Cause I don't care too much for money. »
« Money can't buy me love ! »
« I'll give you all I got to give... »
« If you say you love me too. »
« I may not have a lot to give but... »
« What I got I'll give to you. »
« I don't care too much for money... »
« Money can't buy me love ! »
Ils éclatèrent de rire.
« Tu es pire qu'un adolescent ! »
« C'est toi qui a commencé à chanter ! »
« Fallait pas me suivre ! »
Elle rit encore. Il caressa sa joue.
« Je te préfère quand tu ris. »
Il l'enveloppa de ses bras et posa sa bouche sur la sienne. Cuddy cala son front contre celui de House.
« Tu me joueras du piano, ce soir ? »
« Tes désirs sont des ordres, ma mie ! »
Elle sourit tandis qu'il embrassait ses lèvres.
« On ouvrira une bouteille de champagne. »
« Si tu veux... »
Say you don't need no diamond ring and I'll be satisfied...
« On est bien, là... »
« Oui... »
xxx
Vêtue d'une simple nuisette noire, Cuddy contemplait la nuit à travers la fenêtre, tournant le dos à House qui faisait le tri dans ses partitions, assis derrière son piano.
« Ça y est... J'ai trouvé quelque chose qui devrait te plaire. »
[ www youtube com/watch?v=LpQ-GTSCs4s ( 魔女の宅急便 やさしさに包まれたら ピアノ ver. ) ]
Elle se retourna, il se lança. Cuddy se servit du champagne et vint s'asseoir à sa droite.
Elle le regardait frapper les touches. Il était serein lorsqu'il exerçait sa passion qu'était la musique. Elle but une gorgée de l'alcool qui frétillait dans son verre.
La douce musique s'échappait de l'instrument. La doyenne en fredonnait la mélodie. Elle n'aurait jamais cru qu'il possédait ce genre de partitions... Le morceau reflétait la joie, l'espoir, l'innocence,... En somme, c'était mignon.
Il acheva la ritournelle, et lui demanda son avis d'un simple :
« Alors ? »
« J'aime beaucoup. C'est léger. »
Elle posa sa coupe vide sur le sol. Il feuilleta à nouveau les partitions puis, d'un ton hésitant :
« Celle-ci, je l'ai écrite pour toi. »
Cuddy ouvrit la bouche de surprise et ne put rien dire, interrompue par la musique qu'il lui jouait.
[ www youtube com/watch?v=xdLp3OagiEQ ( Cuddy's serenade - Hugh Laurie ) ]
Il avait composé Cuddy's Serenade pendant le Zeved Habat de Rachel. Il aurait aimé venir, parce que c'était une cérémonie importante pour Cuddy, et qu'il se devait d'être là. Mais il avait refusé, prisonnier de son orgueil. Et avait amèrement regretté.
Il entama la coda et se tourna vers la doyenne.
« Je... Je... Merci... » balbutia-t-elle.
Au bord des larmes, elle sourit et posa sa tête sur son épaule.
« J'aurais pas du boire... Je ris, je pleure... Rah... »
« Pompette au bout d'une seule coupe ? Tu coutes pas cher... »
Elle pouffa puis reprit :
« Sérieusement, merci, Greg. Ça me touche. »
« Je vois ça ! »
Elle embrassa sa joue rugueuse et dévia sur ses lèvres. House se laissa porter par ses baisers et caressa son dos, ses mains entrant en contact avec le tissu frais de la nuisette. Il rompit leur étreinte pour souffler d'une voix rauque :
« Tu sais que t'es belle avec ça ? »
« Tu sais que j'aime ton torse ? » rétorqua-t-elle en lui enlevant son tee-shirt.
Ils se levèrent et se dirigèrent vers la chambre, tout en se cajolant. House s'assit sur le lit, attira Cuddy à lui et se laissa tomber sur le dos. La doyenne s'extirpa de son emprise et parcourut son torse de sa bouche câline. Arrivée à la lisière de sa ceinture, elle mordilla la peau ferme qui se présentait à elle, faisant gémir son amant. Elle lui enleva son pantalon, jetant un regard satisfait à la bosse qui pointait sous son boxer. Elle fit glisser le sous-vêtement le long de ses jambes, parsemant çà et là une nuée de baisers. House se redressa, la saisit à la taille et la fit basculer sur le côté, puis s'allongea en face d'elle. Il embrassa d'abord ses lèvres, puis descendit sur son cou. Il palpait sa jugulaire du bout de sa langue gourmande, provoquant frissons et soupirs. Il dévia sur son épaule, baissa la bretelle qui gênait l'accès à cette peau si tendre et douce. Ses mains effleuraient son dos à travers le tissu qui le recouvrait. Trouvant finalement la nuisette gênante, House l'abaissa jusqu'à ses hanches, accompagnant ses gestes lents de coups de langue et de succions sur cette anatomie généreuse. Cuddy se débarrassa du déshabillé en remuant les jambes.
Le diagnosticien baisa sa clavicule et suivit une ligne imaginaire jusqu'au creux de ses seins. Il prit un téton érigé entre ses dents, titilla l'autre de sa main. La doyenne, submergée par les exquises sensations que ses caresses lui suscitaient, se cambra, son corps prit de tremblements. House, sentant que c'était le moment, saisit une cuisse et la posa sur sa hanche. Il s'immisça doucement dans son intimité et ne put réprimer un râle. Tellement brulante, et trempée...
Cuddy l'embrassa, l'incitant ainsi à poursuivre. Il se mut alors lentement, savourant la douceur qui entourait sa virilité. Son amante soupirait et, son corps convulsant sous le plaisir qui le traversait, le serra contre elle. Il scella leurs lèvres alors qu'il la rejoignait dans l'extase et se déversait en elle. Il se retira et entoura Cuddy de ses bras puissants. Ils s'endormirent paisiblement, prêts à affronter Lucas et Howard qui, ils le savaient, ne les lâcheraient pas de sitôt.
xxx
[ www deezer com/listen-336078 ( A Chronicle of early failures, part.1 - The Dead Texan ) ]
Cuddy n'était pas dans son bureau.
D'habitude, elle profitait de sa matinée pour se débarrasser de la paperasse. Mais pas aujourd'hui.
House traversa le hall et jeta un œil au planning de la clinique. Elle n'était pas de service aujourd'hui, mais c'était le cas de Wilson. Parfait...
Il poussa la porte de la salle 1 sans prendre la peine de frapper, et tomba sur l'oncologue qui auscultait un petit garçon.
« T'as pas vu la méchante sorcière ? »
« Vous vous êtes disputés, récemment ? »
« Ne réponds pas à ma question par une autre question ! » s'impatienta-t-il.
« Non, je ne sais pas où elle est. Tu pourrais me laisser exercer la médecine tranquillement, s'il te plaît ? »
Il claqua la porte et soupira.
Il se posta devant la porte vitrée du bureau de Cuddy.
Ses affaires étaient éparpillées sur sa table de travail. Sa blouse blanche était accrochée à la patère.
Elle était donc partie précipitamment.
Avec un peu de chance, elle avait oublié de verrouiller la porte.
House actionna la poignée. Elle avait oublié.
Il entra, baissa les stores et fit le tour de la pièce.
« Lisa ? » appela-t-il, sans succès.
Il enfouit sa main dans sa poche et tritura la culotte de Cuddy.
Peut être était-elle dans sa salle d'eau, en train de vomir ses tripes ? Il en ouvrit la porte avec une once d'espoir. Elle n'y était pas.
Il allait faire demi-tour lorsqu'un rectangle blanc sous le clavier de son ordinateur attira son attention.
Une enveloppe, sur laquelle était inscrit le nom de Greg House. Il pensa immédiatement à une lettre d'adieu que son agresseur lui aurait fait écrire sous la menace d'une kalachnikov.
N'importe quoi ! Songea-t-il alors que la scène s'imprimait dans sa tête, lui arrachant un frisson d'effroi.
Il l'ouvrit.
Et si elle le quittait ?
N'importe quoi ! S'obstina-t-il à se répéter.
Il déplia la lettre dans un rictus nerveux.
Greg,
Lorsque tu auras quitté l'hôpital ce soir ( bien trop tôt, comme à ton habitude ! ), il faudrait que tu ailles directement chez moi. Je rentrerai trop tard pour manger, dine sans moi, tu trouveras de la purée dans un tupperware pour Rachel.
Ne t'inquiète pas pour moi. Tout est sous contrôle.
Lisa.
Howard. Lucas.
Ces deux noms s'immiscèrent dans sa tête comme un éclair déchirerait le ciel.
Lucas. Howard.
Comme un poignard s'enfoncerait sans pitié dans son abdomen.
Howard... Lucas...
Une lettre écrite à la va-vite. Ils ont eue Cuddy par surprise.
« Putain ! » jura-t-il en un souffle.
Il fourra le papier dans sa poche et quitta le bureau pour monter dans le sien, où son équipe l'attendait patiemment.
« Vous savez pas où est Cuddy ? »
« Pas vue aujourd'hui. » lui répondit Chase. « La patiente ne présente plus de lésions hémorragiques dues au Rendu-Osler. La poussée de LED s'est calmée. »
« Mettez-la sous anti-paludéens pour le lupus et faites-la sortir de l'hôpital. »
Sur ces mots, il avala deux comprimés d'ibuprofène, et eut subitement envie d'effectuer ses heures de consultations...
TBC...
* se barre en courant *
