Le chapitre le plus court du monde. Mais, vu que Firesey a posté, que PinkBlueGreen et tant d'autres ont fait de même... Sachez juste que j'ai développé une nouvelle pathologie très contagieuse (enfin, j'étais en rémission, mais c'est foutu) : La Robin-mania ! (donc, ne vous étonnez pas si, très prochainement, une fanfic Batman arrive sur vos écrans.) Bonne lecture à vous ! (Teen'slife suivra dans la semaine !) Gros bisous et couvrez-vous bien, il faut froid !
-GIIIIIIIIIIIIIIIIIIIBBS !
Cette gamine avait un véritable don pour pousser dans les aigus.
Et surtout, elle possédait une maladresse hors du commun. Il se souvenait encore des nombreuses fois où elle avait heurté la barrière de son jardin faute d'ouvrir la petite porte.
-TONYYYYYYYYYYY !
Le cri suraigu sembla tétaniser le petit garçon, qui, cependant, ne fit aucun commentaire.
-Ca va ?
Abby avait les bras chargés de bonbons et semblait ne plus rien attendre d'autre que le feu vert de Tony pour tout dévorer. Le petit garçon, lui, était complètement ailleurs. Pas très concentré, il n'avait pas daigné quitter les genoux de Gibbs et commençait à s'intéresser à la veste de l'agent. Une passion comme une autre.
-Qu'est-ce que tu veux ?
Tony sembla réfléchir un instant puis haussa les épaules.
-Rien. Enfin, je crois.
Jethro esquissa un sourire et lui ébouriffa gentiment les cheveux : il ne savait pas pourquoi, mais ce gamin lui plaisait bien. Il était tout ce qu'il y a de plus mignon et, surtout, il le faisait bien rire (intérieurement : il ne pouvait pas se moquer ouvertement d'un enfant de moins de dix ans voyons !). Ce petit poids sur ses genoux semblait (en prime !) l'apprécier. Que demander de plus ? Il allait se tourner vers Franks quand le petit lui tira la manche.
-Oui ?
-Dis, tu vas pas l'appeler, hein ?
Les petits yeux verts avaient l'air tout troublés. Gibbs reçut le message cinq sur cinq.
-Pourquoi est-ce que je ne devrais pas l'appeler ? Ton papa doit avoir très envie de te revoir.
-Je sais pas. Je veux pas aller avec lui.
Gibbs et Franks échangèrent un regard ennuyé : eux qui pensaient que les choses allaient se simplifier APRES la libération d'Abby, ils avaient fait fausse route ! La découverte d'Anthony DiNozzo ne faisait que rajouter à l'amas de problèmes. Pourtant, personne n'avait envie de troubler davantage les deux petits.
-Tony, il faut que j'appelle ton papa.
-T'es vraiment obligé ?
La petite voix, teintée d'espoir, réveilla quelque chose en Gibbs : l'angoisse. Une capacité à tuer quiconque ferait du mal à ce gosse, aussi. Une sorte d'instinct paternel. Multiplié… puissance Gibbs.
