Pour me faire pardonner de mon retard, je vous poste ce chapitre une journée après le précédent!
C'est un des plus longs de cette fiction jusqu'à maintenant, j'espère qu'il vous plaira!
- Excuse-moi, Helena, mais c'est ça la chose importante que tu souhaitais me dire ?
- Oui. Et ne me ment pas, je le sais, nom d'un hippogriffe ! Tout concorde avec mon livre ! Tu as la peau extrêmement blanche, tu es froid et dur comme la pierre et, quand les mangemorts nous ont attaqué tu les as fait fuir.
Elle se rendit compte de son erreur au moment où elle prononçait ces mots. Malheureusement pour elle, Jasper et Alice tiquèrent sur ses étranges expressions. Elle déglutit péniblement et reprit :
- Enfin, je sais. Tu es un vampire.
- Je veux une réponse pour une réponse. Si je te le dis, tu m'expliques, dit-il.
- Je t'explique ? Qu'est-ce que tu veux savoir ? Je n'ai rien à cacher, se défendit-elle.
- Laisse moi en douter, répliqua Alice. N'est-ce pas Hermione ? Une réponse pour une réponse.
- Toi aussi, lança la jeune femme, stupéfaite de sa découverte, toi aussi tu es un vampire. Et ta famille aussi.
- D'accord. Soyons honnêtes, il tiqua sur son prénom, Hermione, dit Jasper. Si nous te disons la vérité tu nous explique ta situation, et la vraie raison de ta venue ici.
Hermione était face à un véritable dilemme. D'un côté, elle brûlait de savoir si ses recherches avaient porté leurs fruits et si elle avait raison. La Miss-je-sais-tout restait toujours présente. Mais de l'autre si elle leur racontait sa situation, elle serait à découvert et sa couverture serait fichue et elle devrait partir.
- Si je vous le dit, je vous mets en danger, les prévint-elle. Et je devrais partir.
- Nous te protégerons, dit Jasper, sans aucune hésitation, son besoin de protection prenant le pas sur sa soif de plus en plus présente.
- Vous ne pouvez pas, dit-elle sarcastique. Personne ne le peut.
- Tu crois être la seule à vouloir avoir des réponses à tes questions ? J'ai entendu ton appel la dernière fois et j'aimerais bien avoir quelques éclaircissements, intervint Alice.
- D'accord, céda Hermione, mais pas ici.
Carlisle venait de rentrer de sa garde de vingt quatre heures aux urgences de Forks. Lorsqu'il passa la porte de sa villa, celle-ci était vide. Il monta voir dans la chambre d'Alice afin de voir si celle-ci était présente. Il ouvrit la porte et vit un papier sur son bureau, qui était habituellement vide. Se sachant seul, sa curiosité pris le dessus et il y jeta un œil. Une demande de divorce. Il ne pensait pas qu'Alice et Jasper étaient à ce point en froid. C'est vrai qu'il avait été très absent depuis quelques temps, à cause d'une réduction du personnel à l'hôpital, ses gardes étaient plus nombreuses et plus longues. Jasper et Alice qui s'aimaient depuis tellement longtemps. Il comprenait l'éloignement de Jasper maintenant. Celui-ci devait être vraiment affecté, lui qui était très attaché à Alice. Il devait en parler avec sa femme, elle serait très attristée d'apprendre cette nouvelle. Esmée était partie faire ses cours hebdomadaires, il était donc totalement seul. Il prit le papier et redescendit au salon, et s'assit sur le canapé en attendant le retour de sa femme. Quelle ne fut pas sa surprise quand il vit la voiture de Jasper rentrer au garage. Il était en compagnie d'Alice, et d'une humaine. Il ne l'avait jamais vue, mais il était très étonné. Il attendit que ceux-ci montent et fut étonné de sentir la tension émanant d'eux. L'air était comme chargé d'électricité, c'était une sensation très étrange. Les trois jeunes gens ne parlaient pas. Carlisle se leva, et alla à la rencontre de la jeune humaine. Il se présenta :
- Carlisle, enchanté. Il lui tendit la main.
- Helena Meadowes, enchantée de faire votre connaissance Monsieur.
- Vous êtes nouvelle ici ? Je ne vous ai jamais vue ?
- Oui, je suis arrivée d'Angleterre il y a quelques semaines.
- Je comprends mieux votre accent ! Il soupira. J'avais le même autrefois, dit-il avec nostalgie.
- Vous venez d'Angleterre, lui demanda-t-elle, intriguée.
- De Londres, mais cela fait plusieurs années – un euphémisme – que je ne m'y suis pas rendu, expliqua-t-il. Et appelez moi Carlisle je vous prie, je ne suis pas si âgé !
- Laissez-moi en douter, répliqua-t-elle, pas dupe. Excusez-moi Monsieur – elle insista sur ce terme – mais nous devons avoir une discussion sérieuse.
- Carlisle, tu as fouillé dans mes affaires, l'accusa Alice, quelque peu choquée, en voyant le document qu'il avait posé sur la table.
Elle voulu le prendre mais Jasper fut plus rapide qu'elle. Lorsqu'il vit se qui était inscrit dessus son regard devint encore plus sombre et son expression s'assombrit encore plus, si cela était possible.
- Je vois, dit-il, posément. Je dois le signer tout de suite où je dois attendre mon avocat ? Le sarcasme perçait dans sa voix.
- Ton avocat ? Hermione était perdue. Vous attendez un héritage ?
- Je vois, il ricana, ma chère Alice ne t'a donc rien dit ?
- Jasper, je ne pense que ce soit le bon moment pour annoncer cela, le coupa Alice.
- Helena écoutez, nous traversons une légère crise familiale en ce moment, dit Carlisle. Je me doute que votre conversation doit être importante mais ne peut-elle pas attendre quelques jours ? Il essayait de jouer le médiateur, en évitant le sujet qui fâche.
- Helena, ceci est un papier de divorce, dit Jasper.
- De divorce ? Vous… êtes mariés ?
Elle ne pouvait pas y croire. Enfin, d'un côté c'était logique, si elle avait raison sur leur condition ils devaient être ensemble depuis longtemps. Et, à une autre époque, le mariage était une vraie institution. Elle savait que ces deux là sortaient ensemble depuis longtemps, mais qu'ils étaient mariés ? Elle reprit ses esprits et continua :
- Ecoutez, cela m'importe peu – pieu mensonge – je voudrais juste continuer la conversation que nous avions toute à l'heure.
- Carlisle, voudrais-tu bien nous laisser un instant s'il te plait Carlisle, lui demanda Alice. C'est vraiment important.
- D'accord, céda celui-ci. Je vais faire un tour, mais n'oubliez pas, il faut que l'on parle.
Il sortit silencieusement de la pièce, laissant les trois jeunes gens. Hermione ne parlait plus, elle réfléchissait. Elle était perdue dans ses pensées. Au bout de quelques minutes, elle vit que ses deux amis – pouvait-elle encore les nommer ainsi ? – s'étaient comme statufiés, ils n'avaient pas bougé depuis le départ de leur père adoptif. Elle inspira un bon coup et prononça enfin les mots décisifs :
- Je suis d'accord. Vous me dites la vérité sur votre condition et je vous dis ce qui m'a menée ici. Ils se tournèrent vers elle.
- Marché conclu, lui dit Jasper.
- Vous commencez. Et je veux tout savoir, elle était intraitable. Elle regarda Jasper.
- D'accord, commença-t-il. Il jeta un coup d'œil à Alice, voyant que celle-ci approuvait il continua. Tu as raison, nous sommes des vampires. Tu comprends bien que maintenant que tu connais notre secret tu es en danger.
Il avait l'air ailleurs, comme si le fait d'énoncer cela ne lui faisait ni chaud ni froid. Hermione eut des frissons. Elle avait raison, mais, pour une fois dans sa vie, le fait d'avoir eu une bonne réponse ne l'enchantait pas du tout. Pour ce qui est du danger, elle n'en avait que faire, ce n'est pas cela qui lui créerait plus de problèmes.
- A toi maintenant, lui intima Alice.
- Oui, elle inspira et se lança. Je ne sais pas par où commencer. Que voulez-vous savoir en premier ?
- Ton prénom, lui dit Jasper. T'appelles-tu vraiment Helena ?
- Non, sa réponse agit comme un coup de fouet. Je m'appelle Hermione Granger. J'ai pris un nom d'emprunt en venant ici.
- Pourquoi est-tu venue à Forks, poursuivit Jasper, de sa voix inquisitrice.
- Pour fuir. Mon pays est en guerre et mes amis m'ont envoyée ici car j'étais traquée.
- Par les gens qui ont voulu nous attaquer à Seattle, ce n'était pas une question, le jeune homme était sur de ce qu'il avançait.
- Oui, ce sont des mangemorts.
- Pourquoi te poursuivent-ils ? C'est un genre de cartel ? De secte, lui demanda Alice.
- Ils me poursuivent car je suis une née-moldue. Ils ne comprirent pas sa réponse et échangèrent un regard dubitatif.
- Pourrais-tu être plus précise s'il te plait, lui demanda Jasper, cinglant. Il commençait à perdre patience, car il savait qu'elle approchait du but.
- Je vais commencer du début. Asseyez-vous, ça risque d'être long.
Elle attendit quelques instant et poursuivit. Elle était terrifiée à l'idée de se livrer ainsi à des gens qu'elle ne connaissait que depuis quelques semaines, vampires de surcroit. Car, elle avait entendu dire qu'ils étaient du côté du mage noir. Elle prenait énormément de risques mais elle avait passé un marché, et sa curiosité l'avait, une fois de plus, menée à se mettre en danger. Ils la fixaient tous les deux avec une expression impatiente sur le visage.
- Il y a beaucoup de choses que vous ne connaissez pas sur notre monde. Non, ne me coupez pas. En fait, il y a tout un monde que vous ne connaissez pas. Un monde que nous cachons car nous ne devons pas éclater au grand jour. Je suis une sorcière. Je viens du monde magique. Nous sommes en guerre et je suis en danger car mes parents sont des moldus, des gens sans pouvoirs, et un mage noir maléfique veut prendre le pouvoir et nous assouvir. Donc, quand vous parlez de danger, ne vous inquiétez pas, je ne suis plus à une menace près. Voilà, je vous ai tout dit.
Elle vit que les deux vampires la fixaient, surpris. Elle était soulagée d'avoir pu se confier à eux, cela enlevait un poids considérable de ses épaules. Au vu de leur réaction, elle ne pensait pas que leur famille soit du côté des mangemorts. Ils restèrent silencieux quelques minutes, le temps de digérer l'information, et Jasper lui demanda :
- C'est là que tu es allée, à Seattle ? Dans le monde sorcier ?
- Oui, je suis allée du côté sorcier. Nous sommes présents partout, mais nous sommes invisibles aux yeux des moldus, je doute que vous puissiez le voir sans aide sorcière. Elle repensa, émue, à la première où elle avait mis les pieds au chemin de traverse avec ses parents.
- Et donc, comment fais-tu ta… magie, lui demanda Alice.
- Avec une baguette. La mienne m'a été confisquée lors d'une rafle, dit-elle, encore traumatisée par cet événement. Sans elle, je ne peux presque rien faire. Et je ne peux pas transplaner, l'équivalent d'une téléportation si vous voulez, car je serais repérée.
- C'est pour cette raison que nous n'avons jamais su où tu habitais ? Ta maison est cachée ?
- Oui, elle est sous fidelitas, il faut que le détenteur du secret vende la mèche pour qu'elle apparaisse, ou du moins qu'elle devienne visible aux personnes qui ne sont pas au courant.
Ils discutèrent de longues heures de Poudlard, de Pré-au-lard, du chemin de traverse, du jour où elle et ses parents avaient découverts qu'elle était une sorcière et de pleins d'autres choses. Les questions d'Alice et de Jasper étaient intarissables. Cependant, ils ne posèrent aucune question sur ses parents, ayant clairement vu sa douleur lorsqu'elle évoquait ses souvenirs avec eux. Elle n'évoquait pas l'épisode du manoir Malefoy, encore trop douloureux mentalement et physiquement. Ils arrêtèrent de poser des questions lorsqu'ils s'aperçurent que la nuit était tombée et qu'Hermione était épuisée. Jasper lui proposa de la ramener chez elle, proposition que la jeune femme accepta avec plaisir, étant vidée. Après avoir hésité une bonne partie du trajet, elle se décida à le guider jusqu'à sa maison. Ils entrèrent ensemble, Jasper découvrant pour la première fois l'appartement de la jeune femme. Sachant qu'il n'avait plus d'endroit fixe où dormir, il ne souhaitait pas retourner tout de suite chez les Cullen, elle lui proposa de rester chez elle et de dormir sur le canapé. Il déclina sa proposition, prétextant qu'un ami l'hébergeait. Il ne se sentait pas près à rester dans une pièce où l'odeur de la jeune femme était omniprésente. Il repartit donc et laissa Hermione seule. Il lui adressa ses quelques mots, si bas qu'elle ne saurait dire si elle les avait vraiment entendus :
- Hermione, quel prénom exquis. Il l'embrassa sur le front, fraternel, et partit.
Hermione alla se coucher rapidement et son cerveau auparavant endormit se mit en marche. Elle s'endormit quelques heures plus tard, lasse de ses réflexions, une question trônant dans son esprit. Mais de quoi se nourrissaient ces vampires ?
Merci de m'avoir lue!
Qu'avez-vous pensé de toutes ces révélations? Hermione a-t-elle eu raison? La réaction de Jasper et d'Alice vous parait-elle normale? Et celle d'Hermione? Pensez-vous qu'elle s'est mise en danger en révélant son secret?
Laissez moi une petite review pour me donner votre avis!
PS: Je viens de créer un compte Instagram dédié à mon compte de fanfictions: LittlePingouinHP n'hésitez pas à me suivre pour connaitre les dates de publications, retards, ou autres petites surprises!
A très vite,
Kiss kiss
