Et voilà ! Le dernier chapitre, déjà, oui je sais ! Je voulais en faire un autre mais ça n'allait vraiment pas dans l'histoire, pire encore ça cassait complètement le rythme rendant la fiction chiante au possible ! Il est possible que je poste un épilogue quand Law sera revenu (ou pas...) de Dressrosa vivant (...ou pas).
En attendant je remercie tout le monde pour continuer à mettre dans vos favoris/followers
Et encore plus ceux qui ont posté des reviews jusqu'à présent !
Merci à DJ-Mya972, Tsukii-ai, Eltayass D. Nakami, KaliXXXNas, Greawenn, Ananimny, ShowColatZ, ShanaRoseRead, Miyu-Chou et ClemTrafalgar pour vos reviews sur le chapitre précédent !
J'ai pris grand plaisir à parler avec chacun d'entre vous ! Alors merci pour cette petite aventure ! ;)
Chapitre 9
Tu as beau te retourner dans tous les sens tu ne parviens pas à dormir: à vrai dire cela fait seulement 10 minutes que tout le monde est allé se coucher. Tes yeux se posent et se reposent sur la salle de bain un peu plus loin. Comme pour te donner raison, un charmant brun s'avance vers toi. Luffy te sourit.
- Sanji m'a forcé à te demander si tu ne voulais pas dormir avec Nami et Robin ? annonce-t-il avec un sourire.
- Oh non merci, c'est gentil mais je vais rester dehors.
- Ok ! Pas de soucis !
Alors qu'il s'en va, tu n'y tiens plus. Tu te lèves et tapotes sur l'épaule du jeune capitaine. Il se retourne, surpris.
- Attends Luffy, où est-ce que tu as un robinet ? J'ai quelque chose dans l'œil depuis tout à l'heure et je n'arrive pas à l'enlever.
Tu te tiens l'œil tout en cachant ton sourire machiavélique.
- Oh ! Je vois ! Attends je vais te montrer la salle de bain.
Tu souris intérieurement, ce gamin est vraiment innocent. Ou alors il a vraiment oublié que Law était en train de se doucher... La chance est de ton coté en tout cas !
Gaiement il te conduit là où tu veux. En moins d'une minute tu atteins la salle de bain. Évidemment tu savais où elle était mais ça te donne une excuse innocente et Luffy comme témoin en cas de pépin.
Une fois arrivée devant la pièce il se gratte l'arrière de la nuque.
- Ah mince ! Traffy prend sa douche ! J'avais oublié. Sinon y'a la cuisine ! dit-il en repartant dans l'autre sens.
- Oh mais finalement c'est passé ! Annonces-tu en ouvrant ton œil sois-disant endoloris.
- Ah bon ? comme ça ?
- Comme ça, je ne l'explique pas. Bon je vais aller me coucher.
- Je vois, je vois ! dit-il. Moi aussi je vais me coucher ! Bonne nuit !
Te le laisses passer devant et te caches. Tout marche comme sur des roulettes ! Tu souris.
- Oh, Law, tu as eu tord de prendre une douche en pleine nuit, rigoles-tu.
Tu te tournes vers la porte de la salle de bain. Il faut que tu fasses vite, si ça se trouve il est déjà sortis ! Silencieusement, tu insères quelque chose de pointu dans la serrure et finis par forcer le tout. Ce n'était pas évident mais tu y es arrivée. De toute évidence tu estimes que vu les pervers sur le navire la serrure a du être renforcée.
Tu fais lentement coulisser la poignée, sans faire de bruit, puis refermes la porte. Alors que tu te retournes pour espérer voir quelque chose la buée t'empêche toute visibilité.
Néanmoins tu parviens à comprendre que la salle de bain n'est pas très grande et qu'en conséquence ton cher chirurgien n'a nul part où se cacher. Et, malheureusement, tu comprends que trop tard que toi aussi tu n'as nul part où te cacher. L'acier froid sur ta gorge a comme un signe de déjà vu.
- Qu'est-ce que tu fais là, murmure Law dos à toi. Tu as forcé la serrure, n'est-ce pas ?
- Euh... je... je... euh... bégayes-tu.
Tu es trop occupée à imaginer les gouttelettes rouler le long de ses abdos et de son torse pour dire quoique ce soit. Tu oses un léger regard vers son visage. Ses cheveux mouillés restent malgré tout rebelles et l'eau sur son visage ne fait qu'embellir sa peau dorée.
- Tu te douches souvent avec ton épée ? demandes-tu par curiosité.
- Là n'est pas la question.
- La réponse est que je veux profiter de ta présence jusqu'à demain matin ou je partirai !
- Au point de me suivre jusque dans la douche ? lance-t-il en arquant un sourcil.
Tu te retournes et jures intérieurement. Pourquoi doit-il y avoir de la buée là où tu aimerais poser ton regard ! C'est injuste ! Quoi ? On est tous un peu pervers c'est vrai !
- Euh, oups, dis-tu sans trop savoir quoi dire.
Il te regarde en levant les deux sourcils cette fois. Lui aussi note ton manque d'arguments.
- S'il te plait, Law, enlève ta lame de ma gorge, je ne pensais pas que tu serais si pudique c'est tout !
- Je ne peux pas te laisser sortir après ce que tu as vu...
- Mais je vois rien ! Y'a de la buée partout ! protestes-tu vivement en pointant un endroit précis.
Il te regarde plus que sceptique et peu à peu la buée s'estompe. Il a une serviette autour de la taille.
- Te te fous de moi ?! cries-tu.
- Déçu ? sourit-il machiavéliquement.
- Attends... tu avais tout prévu ? Tu avais anticipé que j'allais venir et forcer la serrure ?
Son sourire ne s'estompe pas. Il avait, en effet, anticipé.
Tu te sens un peu piégée et tu n'aimes pas vraiment ça. D'autant plus que c'est la deuxième fois.
Il rengaine son épée et continue de sourire. Ok, tu ne t'es pas habituée à ce sourire, c'est toujours aussi flippant.
Tu attrapes une brosse et la pointes vers lui pour te défendre.
- Tu n'es pas sérieuse ? ricane-t-il à moitié.
- Arrête ! Trafalgar tu es flippant ! Pas un pas de plus ou je t'embrosse !
Il chuchote, à ton oreille, d'un ton charmeur...
- Tu n'as pas d'humour...
...Avant de prendre la sortie à ta gauche. Tu respires un peu plus.
- Trafalgar ! Espèce de Troll ! Reviens ici tout de suite ! cries-tu après quelques secondes.
Il s'est rhabillé et il est en face de toi, sur le fauteuil de la vigie. Il est rapide.
Il te fixe en souriant. Oh le sadique il s'amuse et il te le fait savoir !
- Tu vas me faire le plaisir de...
- De ? répète-t-il en souriant.
- De... de...
Il te fixe de ses yeux gris et pose sa casquette sur le sofa à coté.
Tu bloques sur place.
- Tu ne devrais pas donner toutes les cartes à ton adversaire, tu le sais bien en tant qu'espion, lance-t-il en souriant à moitié.
- Donner toutes mes cartes ? répètes-tu doucement.
Tu es perplexe. Tu es si facile que ça à lire ?
Il se lève et avance pas à pas vers toi, pourtant tu fais ton maximum pour être indéchiffrable mais ça ne le fait que sourire de plus belle ! Non il ne t'aura pas ! Tu es venu l'espionner sous la douche et tu as l'impression d'être devenu la proie ! Ça ne devait pas se passer comme ça.
- Trafalgar, je ne suis pas d'accord avec... avec...
Tu as du mal à garder ton sang froid tandis qu'il te prend contre lui et intensifie les baisers dans ton cou.
- Je suis désolé, s'excuse-t-il, je t'ai coupé, tu disais ?
- Parmi tous les pirates que j'aurais pu croiser... il fallait que... ce soit toi... soupires-tu.
- Ça n'a rien d'étonnant, dit-il en t'embrassant à moitié sur les lèvres. Les probabilités pour que quelqu'un de la marine rencontre un shichibukai au QG principale du Shin Sekai sont élevées.
- Ahhhhhh... vrai...ment ? demandes-tu sans comprendre ses phrases.
- Tu n'écoutes plus ce que je dis, n'est-ce pas ? sourit-il en te prenant contre lui.
- Non, j'ai décroché à quand tu t'excusais, lances-tu la bave aux lèvres.
- Room.
Trafalgar prend la seule ampoule qui éclairait la pièce dans sa main et la pose plus loin. Vous êtes désormais dans le noir complet.
Tu ne penses plus et lui, enfin bon il doit toujours penser un peu mais, plus beaucoup non plus. Il sait pertinemment que demain matin tu t'en iras et il ne sait pas quand est-ce qu'il te reverra, ni même s'il reviendra vivant.
Tu mordilles sa lèvre inférieur tandis qu'elle passe sur la tienne. T'agrippant à son cou tu l'embrasses fougueusement. Ce soir le chirurgien de la mort est à toi, et à toi seul.
Malgré le fait que vous vous embrassiez sans relâche, tu ne peux t'empêcher de gouter ses lèvres encore et encore. Son parfum t'enivre et ses cheveux te caressent le visage. Tu en aurais rougis de honte si cela n'était pas réciproque.
Il t'embrasse sous le menton et remonte jusqu'à ton oreille, profitant de ton parfum lui aussi. Ta peau est si douce sous ses baisers.
Vous faites quelques pas en arrière et tombez sur le sofa derrière lui. Très vite il se place au dessus de toi et te dévore de caresses et de baisers. Combien de fois il a rêvé que tu lui appartenais sans jamais oser se l'avouer. Ce jour où il t'a embrassé à Punk Hazard il a cru que jamais il ne pourrait rompre ce baiser.
Son pull bleu marine est déjà au sol, ainsi que son écharpe. Aussi bien qu'il finit vite torse nu contre toi.
Il s'arrête un moment, tout en te fixant.
Surprise, tu ouvres les yeux.
Il prononce ton nom dans un soupire.
- Quoi encore, Law ? protestes-tu.
- Je ne veux pas te forcer à ...
Tu clignes des yeux un moment, il ne peut pas être sérieux...
- Sérieusement, soupires-tu, tu as besoin que je signe un papier ou quoi ?
Alors qu'il semblait hésitant, il reprend. Visiblement il est soulagé que tu ne le rejettes pas.
Tu souris et rétorques avec humour:
- Moi qui pensais que tu étais un pirate.
Alors qu'il t'embrassait dans le creux du cou, il remonte jusqu'à ton oreille.
- Que peut un pirate face à une femme, murmure-t-il.
Tu le sens sourire sur ta peau. Sa main vient alors se poser sur ta nuque pour rapprocher tes lèvres des siennes.
Tu renverses les positions, en profitant pour l'embrasser dans le cou et près de l'oreille. Son souffle chaud se mêle au tien dans cette nuit sombre.
Alors que tu t'apprêtes à parler, il t'en empêche en t'embrassant. Maintenant, tu es sûr, il ne parlera plus vu qu'il ne veut plus que tu parles non plus. Néanmoins il ne semble pas aimer la position que vous avez.
Il te force à t'assoir et sur met au dessus de toi, continuant les baisers. Tu apprécies le fait qu'il ne semble plus vouloir quitter sa bouche de tes lèvres.
Tu enlèves toi même ton haut et il redouble d'ardeur pour t'embrasser, attardant délicatement sa main sur ton sein.
Tu murmures son prénom et il te mordille le cou, descendant un peu plus bas pour gouter ta peau fraichement découverte.
- 2 et 2 font 5, murmures-tu triomphante.
Son visage se pose devant le tien, ses lèvres effleure les tiennes, et il murmure d'un ton très sensuel:
- Ça fait 4.
Tandis que son souffle chaud enveloppe tes lèvres.
Prenant son temps, il finit par déboutonner ton pantalon et tu finis par déboutonner le sien. Après quelques tentatives maladroites pour enlever ses vêtements moulants, il te prend un peu plus contre lui.
- Attends, nous sommes à la vigie, ils vont nous voir si... commences-tu.
- Si quoi ? Comme si ces idiots savaient faire des rondes.
Tu souris: La franchise de Trafalgar ! Le pire c'est qu'il ne plaisantait pas il le pense totalement.
Il redirige ta tête vers lui et t'embrasse.
Doucement, il commence à l'insérer. Tu te crispes légèrement. Il te regarde soucieux.
- C'est bon, c'est bon, t'exclames-tu face à son expression hésitante.
- Si ça te fais trop mal je peux sortir...
- Non, non, juste le temps de m'habituer.
Tu resserres ton étreinte sur sa nuque et susurres doucement à son oreille.
- Si tu savais combien de fois j'ai rêvé que tu fasses ça.
Il se crispe un moment et te mordille le cou puis l'épaule pour se distraire lui-même.
- Ne dis pas ça quand je suis à l'intérieur, proteste-t-il à moitié crispé.
- Oh, je suis désolée, t'excuses-tu un peu gênée qu'il l'ait mal pris.
- Non, ce n'est pas ça, te réponds-t-il alors que son menton vient se blottir contre ton cou. Je risque de ne pas tenir longtemps.
- Mais tu n'as pas encore bougé !
- Je sais...
Tu ricanes doucement et l'embrasses dans les cheveux. Ce mec est peut-être froid mais il est mignon quand il veut l'être.
Doucement il commence à bouger en te prenant contre lui. Tu luttes pour ne pas lui enfoncer tes ongles dans les omoplates. Tu peux sentir des frissons remonter jusque dans ton estomac.
Il commence à s'agripper au dos du fauteuil derrière toi. Sa joue est contre la tienne et tu peux entendre son souffle irrégulier à ton oreille.
Plus les mouvements deviennent nombreux plus sa mâchoire se crispe, tu peux presque entendre ses dents grincer. Le supernova fait tout pour ne faire aucun bruit, s'en est presque mignon.
Ses mouvements deviennent plus saccadés tandis que tu te crispes à son cou. Son souffle à ton oreille devient de plus en plus irrégulier et tu peux sentir ses muscles se contracter contre toi. Ça n'est plus qu'une question de secondes avant que ce soit lui qui se crispe à ton cou.
Tu souris légèrement face à tout le contrôle que ce pirate, toujours maitre de lui même, essaye de garder même dans un moment pareil.
Sa gorge devient sèche et, rapprochant ta tête de son épaule avec sa main, il cache son visage dans ta nuque avant de s'accrocher à toi. Son souffle chaud parcourt ta nuque et te donne des frissons. Tu le sens se crisper et gémir légèrement pendant que tu griffes légèrement son dos.
Tu dois admettre que tu as la tête qui tourne un peu.
Trafalgar ne dit rien, reprenant son souffle au creux de ta peau.
Au bout d'un moment il te fixe de ses yeux gris, essayant de percer un secret dont même toi tu n'as pas conscience.
- Qu'est-ce qu'il y a, Law ? demandes-tu fatiguée.
- Tu peux retirer tes ongles de mon dos.
- Oh ! Pardon !
Tu enlèves tes mains de son dos, et l'embrasses fugacement. Tu vas prendre une douche, c'est juste au dessus tant mieux.
Alors que tu veux partir il te retient et te remet contre lui.
- Juste un moment, s'il te plait, s'exclame-t-il en te gardant contre lui.
Alors que tu es en dessous de lui et que sa tempe est contre la tienne, tu peux sentir la chaleur que vos deux corps irradient.
Il passe sa main derrière ton dos et t'embrasse la joue.
- Tu peux y aller, murmure-t-il en lâchant légèrement son emprise.
Tu le regardes, poses ta main sur sa joue, et ses yeux gris rencontrent les tiens. Aucun mot ne sort de ta bouche. Tu es là, immobile, et lui aussi. Il embrasse la paume de ta main avant de se retirer et commencer à s'habiller.
Tu en profites pour aller lentement vers la salle de bain. Autant dire que ta douche va être très courte, tu n'as qu'une envie: descendre pour le retrouver.
Quelques minutes plus tard, quand tu redescends enfin, il est là. Tu t'attendais pourtant à ce qu'il n'y ait personne. Vêtu de son manteau noir, allongé sur le canapé, il enlève légèrement sa casquette de sur sa tête pour te fixer du coin de l'œil.
- Tu m'attendais ? demandes-tu un peu surprise.
- Être dans la même pièce ne veut pas dire pour autant que je t'attendais, lance-t-il en reposant sa casquette sur son visage.
Une veine sort légèrement de ta tempe. Pour qui il se prend à être arrogant tout d'un coup ?!
Tu soupires. Tu ne pouvais pas en attendre trop d'un insociable comme lui aussi... Tu te couches à coté de lui, le haut de ton crâne collé au sien. Il faut avouer que les mugiwara ont un canapé bien étrange, faisant un cercle dans quasiment toute la pièce.
Tu t'amuses un instant avec ses cheveux noir avant de lui enlever la casquette de sur le visage pour l'embrasser une dernière fois. Il te regarde faire, impassible. Tu reposes sa casquette sur son visage pouvant tantôt être angélique tantôt diabolique.
De sa main tatouée il replace un peu mieux son chapeau sur son visage.
Tu t'endors, le sourire aux lèvres.
Quand tu te réveilles ce n'est pas à cause de Law mais à cause d'un squelette en face de toi.
- Je suis désolée de t'avoir tapé, t'excuses-tu face à Brook.
- Yo-ho-ho-ho ce n'est rien, rigole-t-il tandis qu'il n'arrive pas à se lever du sol.
- J'ai pris peur, je... je ne suis pas habituée à voir des squelettes dès le matin !
- En guise d'excuses, pourrais-je voir votre petite culotte ?
- ...
Tu te lèves, silencieuse, et t'en vas. T'excuser oui mais ça non !
Tu descends pour aller tranquillement dans la cuisine, espérant trouver quelque chose dans le frigo. Il faut avouer que ta petite séance de sport avec le shichibukai t'a creusé l'estomac plus que d'habitude.
Sanji arrive en criant ton nom.
- Mais non, je vais te préparer quelque chose ! s'exclame-t-il alors que la fumée de sa cigarette t'envoie des cœurs dans le visage.
- Mais je peux me débrouiller, toussotes-tu.
Il insiste et tu finis par accepter.
Tu t'assoies au comptoir et attends. Bien vite il te sert ton petit-déjeuner.
Tu as l'esprit occupé. Tu vas partir, surement en fin de matinée. Peut-être même milieu pour éviter de t'approcher trop près de Dressrosa. Law n'a pas voulu être questionné à ce sujet: il ne veut pas que tu t'approches de l'île. Tu devras donc la contourner et aller directement vers Zou (qui est assez loin d'ici en plus).
Robin arrive en te souriant.
Cette femme est rusée et tu dois avouer que son sourire te met un peu mal à l'aise. Un peu comme Law en faite...
- Bonjour, dit-elle.
- Bonjour, réponds-tu.
Tu finis ton assiette et vas dehors. Tes yeux s'arrêtent sur le chirurgien de la mort, en bas, assis. Mugiwara, lui, fait des pitreries avec Ussop et le raton-laveur.
Tu hésites, tu vas lui parler ? Pour dire quoi ? Hmm... tu ne veux pas non plus que ça fasse trop flagrant devant l'équipage. Law n'aimerait surement pas ça.
Franky t'interrompt dans tes pensées pour te dire qu'il a amélioré la petite moto que la vieille t'a passée. Il faut dire qu'après avoir fait ta connaissance ils t'ont proposé de stocker l'engin dans leur hangar. Un hangar à bateau dans un bateau c'est fou quand on y pense !
Tu descends les escaliers, il ouvre une trappe et te propose d'y aller. Pendant une fraction de seconde Law et toi échangez un regard. Au moins il ne semble pas se cacher de la nuit dernière. Pas que ce soit son genre de toute façon, il a du y réfléchir 15 milles fois avant de se lancer de toute façon.
Tu descends et écoute attentivement Franky sur les nouvelles options qu'il a bricolé. Il est doué c'est sûr.
Malheureusement le temps passe vite et trop vite même. Tu vas sur le pont pour annoncer à tout le monde que tu vas partir. Luffy soupire.
- Tu ne veux vraiment pas faire partie de mon équipage ? demande-t-il.
Tu rigoles.
- Non merci, j'ai d'autres projets, ricanes-tu.
- Ah bon ? C'est nul... Et après tes projets ?
- Je suis désolée Luffy, ce n'est pas dans mes projets.
Tu souris tandis que le brun tire la langue d'un air déçu. Ils vont te manquer quand même, ils étaient plutôt sympa. Et ce bateau était très beau aussi.
De l'autre coté, près du mât, Trafalgar t'observe avant de poser son regard sur Luffy. Tu peux facilement deviner qu'il ne perd pas une miette de ce que vous dites.
Brook, jugeant le moment propice, se met à jouer un petit air. Finalement les mugiwara t''accompagnent tous au mini hangar et te font leurs adieux comme si tu étais une des leurs. Tu es un peu gênée mais bon, c'est mignon tout de même.
Vient ensuite le moment tant attendu, celui ou Law et toi vous fixez.
Robin rigole avant de dire:
- Bien, nous allons vous laisser, dit-elle en pressant tout le monde.
- Pourquoi ? râle Luffy.
- Fais ce qu'elle te dit, répond Ussop en soupirant, comprenant parfaitement la situation.
Et voilà, il ne reste plus que vous. Face à face.
- Euh... Law, commences-tu hésitante. Je sais que tu vas encore me regarder de haut mais vraiment fais attention. Tu t'attaques à quelque chose qui pourrait bien te dépasser.
Il fronce les sourcils, en effet il n'aime pas particulièrement ce que tu lui dis.
- Je m'inquiète juste pour toi, c'est tout, rétorques-tu.
- Je sais, soupire-t-il en fermant un moment les yeux. Mais ne t'inquiète pas j'ai tout prévu, le plan...
- Justement c'est ça qui m'inquiète, les gugusses avec lesquels tu as fait ce plan m'ont l'air, enfin surtout leur capitaine, tu sais...
Alors que tu ne t'arrêtes plus de parler, partant dans un argumentaire plutôt long, il enlève son chapeau et te le donnes.
Tu regardes son chapeau entre tes mains, qu'est-ce qu'il veut que tu fasses avec ça ? Ne voit-il pas que tu es entrain de parler ?!
- C'était pour que tu arrêtes de bouger, dit-il en se penchant vers toi.
Doucement ses lèvres touchent les tiennes et sa barbichette se pose sur ton menton.
Il récupère son chapeau entre tes mains et te donne un morceau de vivre-card.
- Qu'est-ce que c'est ? demandes-tu.
- Il pointe vers Zou, dit à Penguin que c'est moi qui t'envoie il le saura avec la vivre-card.
- Je vois mais je n'ai pas fini Law ! Je disais que...
- Attends moi là bas, je reviendrai.
Tu souris maladroitement. Tu ne veux pas l'avouer mais tu es follement inquiète. Tu sais ce qu'il est entrain de faire, et il mise gros... Il mise sa vie.
- Je ne compte pas mourir là bas, dit-il solennellement.
Tu lèves les yeux vers lui. Son regard est remplie de volonté c'est sûr. Mais est-ce que ça suffira ?
Tu approches ton visage du sien et il n'a qu'à se pencher pour t'embrasser.
La grille du hangar se lève, tu te tournes, enfourches l'engin et jettes un dernier regard.
L'engin trace sur l'eau foncée. Et petit à petit tu disparais de l'horizon.
Seulement de chaque coté demeure une promesse:
- Je t'attendrai, murmures-tu.
- Je viendrai.
Il se retourne. Sa main se pose sur son chapeau et l'enfonce un peu plus sur sa tête.
- Cette fois, c'est moi qui parcourrai le chemin qui nous sépare, dit-il à lui même.
