Bonjour cher(e)s lecteurs/lectrices ! D'ailleurs ya t'il des hommes ici ? Ou sont les hoooooommes ?
Je me tais je me tais :p
Bref plusieurs points à soulever
- Le lien pour l'emploi du temps du dernier chapitre à changé , suites aux nombreuses plaintes d'impossibilité de visualisation ( mais n'oubliez pas d'enlever les espaces ! )
- La musique du chapitre est "Let the Flames Begin" de Paramore
- Grande nouvelle qui risque de vous faire plaisir ! Le prochain chapitre sera postée vendredi comme promis, mais suite à cela, je double mes posts à 2 par semaine ( et oui car je serais en vaaaaaacances ) ! Du coup je posterais le mardi soir ET le vendredi soir ! allez avouer : j'ai illuminé votre journée hein ? Comment ça non ? :p
Disclaimer : Tout appartient à JK Rowling
Chapitre 8
Le soleil se couchait sur Poudlard alors que les derniers élèves se pressaient de rejoindre l'intérieur chaleureux de l'école. L'heure du couvre-feu n'allait plus tarder à présent et faire perdre des points à sa maison dès le premier jour n'était pas vraiment recommandé.
Pourtant, comme convenu par Anthony Goldstein quelques heures plus tôt, ce soir serait le premier jour des rondes orchestrées par les préfets de septième année. Ainsi, Drago Malefoy patientait, nonchalamment adossé contre la porte d'entrée en bois brut, marquant l'entrée du château.
Jetant un coup d'œil à sa montre, il soupira. Déjà vingt-et-une heure. Et elle n'était pas là. Il avait pourtant imaginé que Granger était une de ces rares personnes toujours à cheval sur la ponctualité. Maussade, il sortit une cigarette de sa cape et entreprit de l'allumer.
Clic. Idiot de briquet. Il commençait dangereusement à flancher ces temps-ci.
Clic-Clic. Toujours rien. Et l'autre Granger qui ne se dépêchait pas.
Clic-Clic-Clic. C'était peine perdu. Son briquet venait de le lâcher.
- Incendio
Il sursauta violemment, manquant de se brûler sous l'impact.
- Merde Granger ! Préviens ! Je ne savais pas que tu étais là !
- Et je ne savais pas que tu fumais.
- Je n'ai pas à me justifier. Et tu es en retard, on avait dit moins le quart.
[ Flash Back ]
Seize heure. Cours de soins aux créatures magiques. Serpentard vs Gryffondor. Juste de quoi finir une journée déjà plus qu'éprouvante pour la pauvre Hermione qui avait bel et bien perdu l'habitude de rester concentrer pour trois, plus de huit heures d'affilée. Oui pour trois : ce n'était pas comme si ses deux meilleurs amis prenaient la peine de prendre des notes, ou ne serait-ce que d'écouter.
Et histoire de clôturer ce magnifique jour de rentrée scolaire, ils venaient de se coltiner ses idiots de Serpentard pendant deux heures. On aurait pu croire que, par les temps qui couraient, ils se seraient fait plus discrets qu'à l'accoutumer. Que nenni non. Car si Malefoy avait fait profil bas, ce n'avait pas été le cas de sa bande de clowns qui n'avaient eu de cesse, de se moquer du cours d'Hagrid.
Et à la seconde même où la cloche avait résonné à travers la pelouse du parc, l'ensemble de la maison des vert-et-argent s'était empressé de rejoindre l'enceinte du château. Drago lui n'était pas encore parti.
- Malefoy ?
Il s'était retourné si vivement que son cou s'était mit à craquer sous la force du choc. Depuis quand Granger lui adressait-elle la parole.
- Malefoy je peux te parler cinq minutes ?
Sa voix ne trahissait aucune animosité. Pourtant Drago n'était pas vraiment rassuré et il s'était approché d'elle, d'un pas incertain, sous les regards ébahis de Potter et Weasley qui ne pipaient mot. Une fois qu'il se fût rapprocher, elle paraissait aussi mal à l'aise que lui.
- Je … Disons que je compte prendre à cœur mes fonctions des préfets, du coup ça te va si on se donne rendez-vous à vingt heure quarante-cinq devant le château ?
Elle n'avait jamais, ô grand jamais vu Malefoy la regarder si … normalement. Pas d'expression hautaine, pas de rire sarcastique, pas de moue dédaigneuse. Comme s'il était vraiment sérieux. Improbable…
- Donc rendez-vous vingt heure quarante-cinq, Granger.
Sur ce, il tourna les talons et s'éloigna à grandes enjambées. Elle en était restée coïte.
[ Fin du Flash-back ]
- Je .. En fait… Je me suis endormie sur mes cours… expliqua-t'elle penaude.
Elle s'attendait à ce qu'il lève les yeux au ciel, en se moquant d'elle, de ses cheveux, de ses origines, de quelque chose qui aurait pu le déranger, lui ou son espace vital d'aristocrate coincé. Pourtant il ne répondit rien. La scrutant avec perplexité.
- On … et bien on y va ?
- Je finis, déclara -t'il en se ré-adossant contre la porte.
Il tirait avec lenteur une longue bouffée de fumée grise, le regard perdu dans les méandres sinueuses de la verdure alentour. Puis la recracha vers les étoiles. Puis une nouvelle fois. Encore. Et encore. Il paraissait détendu, tellement plus calme et plus serein que l'homme qu'elle avait aperçu dans les couloirs de l'école durant les six dernières années.
Une seconde. Juste une seconde. Elle le trouva beau. Et cette ignoble pensée la ramena rapidement sur terre.
- C'est bon maintenant ?
Il acquiesça avant de jeter son mégot par terre et de le faire disparaître d'un coup de baguette. Puis ils entrèrent et se dirigèrent d'un même élan vers l'escalier menant aux cachots. Cachots, Premier étage, Deuxième étage, Volière. Puis à nouveau Cachot, Premier etc…Jusqu'à qu'il soit décemment tard pour aller se coucher. Tel était le programme de leur folle soirée…
Le silence pesant gênait Hermione. Surtout seule, dans un couloir avec lui. Elle préféra donc attaquer la première.
- Et, tu es au courant que les cigarettes sont d'invention moldue ? Demanda -t' elle sarcastiquement, se sentant bien obligée de le titiller un peu : un semblant de calme avec Drago Malefoy relevait de l'impensable.
Pourtant ses lèvres pleines s'incurvèrent seulement en un pâle sourire amusé. Mais ses yeux, eux, ne riaient pas. L'acier en fusion qui brûlaient au creux de ses iris, ne se mit à flamboyer que plus ardemment.
- Ca avait au moins le don de mettre mon père en rogne…
- Papa Malefoy en rogne ? Mais par « en rogne », tu veux dire, encore plus que d'habitude ?
- Ne me cherche pas Granger… Je ne suis vraiment, mais alors vraiment pas d'humeur.
- Ce sont des menaces ? Demanda -t'elle alors qu'ils traversaient un énième couloir vide.
- Je ne veux être ni ton ami, ni ton ennemi. Je suis neutre. Alors garde tes sarcasmes pour toi je te prie.
Hermione resta dubitative un instant. Qu'est-ce que signifiait ce petit discours enflammé, surtout venant de sa part.
- Pourtant tu es venu vers nous lorsque ton monde s'effondrait…
Elle regretta instantanément ses paroles. Et vu l'expression qu'empruntèrent ses traits, elle su tout de suite qu'il aurait mieux fallu qu'elle tourne sept fois sa langue dans sa bouche, comme aimait à le répéter sa mère.
- Oui, c'est vrai. Mais tu vois, ta bande de potes n'a pas voulu de mes services lorsque je les ai proposé. Maintenant c'est trop tard. Chacun son jeu à présent.
Elle ne su que répondre.
- Mais pas vraiment à l'unanimité si j'ai bien compris…
Ses paroles la concernaient directement.
- Pour ce que ça vaut…
Il s'arrêta brusquement. Elle l'imita.
- Et puis-je savoir pourquoi tu as pris ma défense ?
- Je rêve où on entretient une conversation civilisée ?
- Ne croit pas détourner mon attention comme ça
- Et tu ne m'as pas encore traité de Sang-de-Bourbe ? Miracle ! Je crois que je marche pour ta neutralité du coup !
- Granger… Réponds.
Elle soupira en rageant intérieurement. Défendre Malefoy face aux autres était une chose. Lui expliquer les raisons de ses avis et le cheminement de ses pensées en était une autre.
- Premièrement, nous aurions largement pu te passer au Véritaserum, récupérer tout ce dont nous avions besoin et te renvoyer dans la nature…
- La si noble droiture d'esprit des Gryffondor…, ironisa-t'il
- Laisse-moi finir : et te renvoyer dans la nature, même si cela ne me paraît pas très éthique. Deuxièmement, nous aurions également pu te soutirer les informations nécessaires puis t'utiliser comme espion…
- Je ne sais pas ce qu'il me plait le plus, honnêtement..
- Troisièmement, tu n'as pas tué Dumbledore.
Il se figea imperceptiblement, alors que sa mâchoire se contractait vivement.
- Et lui te faisait confiance. Il … Il croyait en toi et je pense que nous devrions en faire de même. Et quatrièmement, mais ça je ne l'ai appris que plus tard, je … je suis désolée pour ta mère Malefoy… je
Ne la laissant pas poursuivre, il reprit sa marche rapide, l'obligeant à trottiner derrière lui pour demeurer à la même hauteur. Les poings serrés, le regard fixe, l'allure hâtive, la rage suintait de toutes ses pores.
- Ne parle pas de ma mère, c'est compris ?
- Je suis désolée… je
- Je ne veux pas de ta pitié, Granger
Son nom fut craché, comme une insulte.
- Ca s'appelle de la compassion. Et je considère sa perte comme une raison valable de nous rejoindre
Il se retourna brusquement, la faisant encore sursauter par ses brusques changements d'attitude. Elle ne perdit pourtant pas de sa détermination.
- Si je perdais un membre de ma famille ou Harry ou encore Ron, j'irais jusqu'au bout pour les venger. Alors je considère ce revirement comme louable Malefoy.
C'était la première fois qu'elle lui parlait ainsi. Il ne connaissait pas cette Hermione. Déterminée. Sûre d'elle et de ses principes. Emplie d'une fureur contenue, d'une rage incandescente qui illuminait son regard, et colorait son visage d'une légère teinte rosée.
Une seconde. Juste une seconde. Il la trouva belle. Et cette ignoble pensée le ramena rapidement sur terre.
- Ce n'est pas le cas de tout le monde, on dirait.
Et sans se soucier d'elle, il reprit son chemin, imperturbable. Légèrement honteuse, elle entreprit de le rattraper, alors qu'elle venait bel et bien de se laisser dépasser par ses propres émotions, qui avaient mener son petit laïus, bien plus loin dans ses révélations, qu'elle ne l'avait à la base escompté.
Plus aucun mot ne fut échangé après cela. Hermione arrêta de compter lorsqu'ils débutèrent leur cinquième tour de parcours. Lasse, elle suivait Malefoy mécaniquement, somnolant déjà à moitié. Puis, aux alentours de minuit, il se stoppa à nouveau.
- On peut s'arrêter là je pense. De toutes façons tout le monde dort depuis longtemps.
- Sauf nous, bailla- t'elle.
- Au fait Granger, je… je… je voudrais m'excuser.
Elle avala sa salive de travers et s'étouffa à moitié.
- Quoi ? S'exclama-t'elle sans parvenir à refréner une quinte de toux. Mais « Un Malefoy ne s'excuse jamais » c'était pas l'article 7 du Code des Malefoy.
- Je rêve ou un brin d'humour perdure encore sous cette tignasse ?
Elle le fusilla du regard. A son plus grand damne, il ne parut pas si alarmé que ça.
- Je n'aurais pas dû te traiter de Sang-de-Bourbe, hier, dans la train.
Silence. Elle n'en croyait pas ses oreilles. Après six ans d'insultes à répétition, imaginer des excuses frisait carrément l'indécence.
- Maintenant dégage, j'ai des trucs à faire, lança -t'il acide, en récupérant son masque de froideur.
- Je… quoi ? Tu t'excuses et ensuite tu …
- Quel mot ne comprends-tu pas ? Allez vas jouer ailleurs !
- Mais tu ne vas pas te coucher ?
- Non, pour la troisième fois Granger.
Le cerveau d'Hermione tournait à plein régime. C'était l'occasion ou jamais de mettre ses talents d'actrice à l'épreuve. Et le moment ou jamais pour voir un peu ce que Malefoy traficotait. Vu sa réaction lorsqu'elle avait énoncé la mort de sa mère, il était évident que le rejet de l'Ordre n'avait absolument pas anéanti son désir de vengeance.
- Ah d'accord. Bonne nuit Malefoy.
Il ne prit même pas la peine de répondre alors qu'elle disparaissait dans les étages. Mais bien entendu, elle partit se cacher derrière une tapisserie, seulement quelques mètres après avoir disparue de son champ de vision.
Tapie dans l'ombre, elle ne patienta qu'une poignée de secondes avant de l'entendre s'éloigner. S'en suivit un jeu dangereux, très dangereux, pour la courageuse Gryffondor. Il traversait à toute vitesse les couloirs de Poudlard, alors qu'à pas feutré, elle peinait à ne pas le perdre de vu.
Et c'est au septième étage que ses pas le menèrent.
Elle entendit les talons de Malefoy claquer au rythme de ses pas.
Il passa une fois.
Il passa deux fois.
Il passa trois fois.
Puis plus rien.
La salle sur demande…
Elle sortit promptement de sa cachette. Et en effet un grand pan de mur vide lui faisait face alors que près d'elle reposait une immonde tapisserie représentant Barnabas le Follet en train d'apprendre la danse classique à des trolls. De la danse classique. Autant tenter d'inculquer à Parkinson un minimum de classe.
En parlant du loup…
En attendant les caquètements insupportables de son homologue Serpentard, Hermione eut la grandeur d'esprit de retourner se cacher rapidement. Mais plus proche cette fois-ci. De sa planque, elle apercevait Blaise Zabini et Pansy Parkinson, s'approchant de l'endroit même où Malefoy venait de disparaître.
Ils reproduirent trois fois le même manège, alors qu'une porte que Zabini ouvrit, apparaissait devant eux.
- Mot de Passe ? Entendit-elle faiblement
Mais Hermione ne put distinguer qu'un espèce de sas calfeutré exigu où ils se tenaient tout deux, quelques secondes avant que la porte ne se referme sur eux. Une seule parole résonna alors encore distinctement, perdue dans le silence qui s'opéra dans ce couloir du septième étage.
Un seul mot qu'elle parvint à entendre.
- Cobra, lança Zabini de sa voix chaude.
Voilà pour ce chapitre ! J'attends vos impressions !
Allez une petite review pour faire plaisir à l'auteur qui passe ses partiels dans 86 heures ?
Une review et vous aurez le droit de tourner sept fois votre langue dans la bouche de Drago...
Comment ça vous êtes outrés ? Ma blague est hyper marrante ! Et encore je n'ai pas fait la blague de Salle sur demande, appelée la Salle Va-et-Vient ( remerciez JKR et son traducteur :p )
