J'avais dit que j'écrirai peut-être plutôt une autre fanfic mais… je dirai… flemme ? Bah j'ai deux semaines pour cette fanfic donc écrire un peu ne me coûtera rien. Alors je penserai à l'autre fanfic d'Hetalia un peu plus tard x)
J'ai l'impression d'être à court de choses à dire mais je sais que ce n'est pas le cas.
En fait la dernière fois, j'ai oublié de dire deux choses (et en plus ça devenait long, encore une fois). La première, c'est que je voulais réécrire une scène du chapitre 4). Bah pas que ça risque de vous déranger ni rien, en plus c'est juste la description de la pièce… J'ai voulu en faire trop je crois et maintenant je n'arrête pas d'y penser en me disant que j'ai fait n'importe quoi… Enfin je voulais juste dire à quel point ça me dérange quoi…
Ensuite, je me demandais quoi faire des deux derniers persos de cette fanfic : Francis et Ivan. Je me demandais si je devais mettre Ivan avec quelqu'un (surtout lui parce que Francis… C'est un peu compliqué de lui trouver quelqu'un). Donc j'ai demandé à ma chère Lino. Vous devinez peut-être sa réponse.
« Tu n'as qu'à les mettre ensemble ! »
*Retiens un soupire exaspéré* Donc eum… ok, Lino. Si tu trouves ça intéressant de les mettre ensemble, je suppose que je peux essayer. Au moin pairings… plus ou moins canon je suppose (GerIta, SpaMano, Usuk), une autre que juste une partie imagine apparemment (Nichu), une autre uniquement imaginée par les fans (PruCan) et une autre… très originale (le... Ruce ?).
Bah peu importe n'est-ce pas ? Alors, commençons ? Je n'ai plus de personnage pour commencer le chapitre et…
Francis : Une minute, tu m'as moi !
Tori : Oh, je me demandais si tu allais remarquer.
Francis : Bien sûr que j'ai remarqué !
Tori : Bien alors commence-le ?
Francis : *Sort une rose de nulle part* Je suis sûr que cette disgracieuse auteure nous prévoit encore des mauvais coups alors supportez avec moi, d'accord ?
Tori : Watch your damn mouth frenchie !
Francis : La même chose est valable pour toi !
Chapitre 9 : Répéter a beau être ennuyant, au moins on obtient ce qu'on veut
- Wake up. (Réveille-toi)
Alfred réagit légèrement à la voix familière. Mais malgré l'accent anglais qu'il connaissait si bien, il savait qu'il était impossible que ce soit cette personne qui le réveille. Après tout, pourquoi serait-il là ? Il ne lui rendait presque jamais visite et à chaque fois, il l'insultait et se plaignait d'à peu près tout le concernant. Donc tout allait bien. Ce n'était qu'un rêve et il pouvait se rendormir.
- Wake up you git !
Oh tiens, l'insulte préféré d'Iggy… pensa Alfred juste avant d'oublier ce qu'il venait justement de penser. De toute façon, s'il devait se réveiller, on le réveillerait. Et vu qu'il n'était pas réveillé, il pouvait dormir sans aucun problème. En plus, il n'y avait rien de très important, dans ses souvenirs, alors il ferait la grasse matinée.
- D'accord. Si tu ne te réveilles pas…
Une minute. Il se trompait non ? Mais il était trop fatigué pour penser. Déjà d'habitude c'était compliqué, mais là… Pour une fois il était allé dormir tôt mais un chat l'avait réveillé alors il n'avait pas pu se rendormir et au final, il s'était endormi malgré lui sur le pont. Oh une minute… le pont ?
Ses pensées furent interrompues par une intense douleur au visage et ses yeux s'ouvrirent immédiatement alors qu'il se redressait et posait sa main instinctivement sur son visage. Une fois sa surprise passée, il releva légèrement la tête et vit Arthur, un demi-sourire sur le visage bien que son expression ne lui parut pas si joyeuse que ça, à lui.
- Enfin réveillé, lad ?
- Ar…
La situation lui revint en mémoire. C'était la deuxième fois que ça lui arrivait non ? Peut-être devait-il plus se concentrer ? En tout cas, il ne pouvait pas être aussi souvent perdu au réveil… Mais pour l'instant, pour retourner à la réalité… Arthur l'avait frappé ?
- What the- The hell dude ?! Did you just punched me ?!
- And if I did ? (Et je l'ai fait ? / Et si c'était le cas ?)
- P-Pourquoi tu me frapperais ? Bouda l'américain.
- Tu étais endormi au milieu du pont et comme tu ne te réveillais pas, j'ai employé la manière forte.
- Ce n'est pas une excuse ! Et je ne me suis pas endormi au milieu du pont !
- Ça l'est. Alors fait avec et va te rendre utile.
Le capitaine finit la… discussion en s'en allant, son habituel froncement de sourcil finalement de retour. D'une manière ou d'une autre, Alfred savait qu'il devait se rapprocher de l'anglais. En plus, il n'aimait pas l'idée que ce dernier le traite en parfait étranger… Ou même menace, étant donné ce qu'il lui avait dit sur les quais seulement deux jours auparavant…
Par contre, il n'avait absolument aucune idée de comment faire ami-ami avec le maintenant effroyable (non pas qu'il en ait peur) et anti-social pirate. Une minute. Déjà au départ, tout ce qu'Arthur et lui faisaient, c'était se battre. Ils n'étaient pas du tout amis (du moins il ne croyait pas) et l'anglais n'avait pas beaucoup plus d'amis. Un jour il devrait pouvoir comprendre la différence entre son Arthur habituel et celui qu'il voyait en ce moment. Non ?
Avec un soupir, l'américain regarda autour de lui. Avait-il vraiment si peu le choix ? Visiblement, se rendormir était une mauvaise idée. Mieux valait trouvait quelque chose à faire alors. Encore fallait-il qu'il trouve quelqu'un parce que, tout seul, il allait s'ennuyer. Ok ! Il allait embê- s'amuser avec Matthew !
- Mattie~ !
Deux ou trois pirates le regardèrent mais au manque de réponse, Alfred décida qu'attendre était hors de question. Donc il allait le chercher lui-même ! Première étape : regarder autour de soi. Mais la seule personne en vue qu'il connaissait vraiment était Ludwig et il n'était pas vraiment la meilleure compagnie lorsqu'il s'agissait de s'amuser. Surtout avec l'expression sérieuse qu'il avait.
Deuxième étape du coup : se déplacer. Pour le moment, il devait commencer par l'endroit où il se trouvait non ? Alfred prit une direction au hasard mais ne vit rien. Pareil lorsqu'il alla à l'autre bout. Rien du tout. Et il avait bien cherché pourtant. Il avait même cherché Gilbert, bien qu'il doute que ce dernier puisse savoir où se trouvait son frère si lui-même ne le savait pas.
L'avantage au moins de la situation, c'était qu'il apprenait plus facilement où se trouvaient les différentes parties du navire, étant donné qu'il n'arrêtait pas de passer et de repasser dans les mêmes pièces. Pour preuve, il avait vu France au moins cinq fois en ce qu'il lui semblait être moins de dix minutes.
- Tu sais… si tu es perdu, je peux toujours tenter de t'aider, mon cher…
- Nah, thanks Francis ! Répondit Alfred en refermant la porte une sixième fois.
Mais apparemment, le français était plus rapide qu'il le pensait (ou plutôt il ne s'était pas attendu à ce qu'il bouge) et ouvrit la porte, lui demandant d'attendre une minute. Avec un peu de chance, ça ne devait pas prendre trop de temps non ? Alors sans doute pouvait-il lui accorder une minute ou deux et le laisser ce qu'il avait à dire. Même si ce n'était certainement rien de très intéressant.
- Tu cherches la cabine du capitaine ? Je sais où elle est alors je peux te montrer le chemin si tu veux…
- Quoi ? Dude, je cherche mon frère, pas Artie !
- Artie ? Tu lui donnes déjà un surnom ?
Ce qu'il venait de faire, est-ce que ça comptait comme boulette ? Il n'était pas sûr de savoir pourquoi, mais là il imaginait Arthur l'engueuler. Enfin mis à part le fait qu'il n'aimait pas le surnom, il avait l'impression que quelque chose clochait un peu. Mis à part le fait que personne ne savait (sauf pour Matthew) qu'il connaissait déjà tout le monde depuis quelques centaines d'années. Ou peut-être que c'était ça en fait tiens.
- Oui, parce que ça lui va bien ! Où est Mattie sinon ?
- Matthieu ? Vous êtes frères ?
- C'est Matthew mais oui, on est frères. Tu sais où il est donc ?
L'expression de Francis changea complètement d'expression mais Alfred ne s'en préoccupa pas plus que ça. Il allait avoir sa réponse oui ou non ? Parce que si c'était pour rester là à ne rien dire, il préférait franchement partir directement. Bien qu'il fallait avouer qu'il était plutôt curieux de ce que le français pourrait bien avoir à dire… Ou en tout cas, il espérait que c'était mieux que ce qu'il avait dit au début.
- Il ne m'a jamais dit qu'il avait un frère…
- Pourquoi l'aurait-il fait ?
Non, il ne fallait pas mal interpréter ses paroles. D'abord, il n'était pas énervé et son but n'était bien sûr pas d'être agressif ni rien qui puisse y ressembler. Il était juste étonné. Matthew lui avait en effet dit qu'il connaissait « un peu » Francis. Mais si c'était vraiment « un peu », alors pourquoi Francis serait-il étonné de ne pas connaître l'existence du frère (qui n'existait réellement pas, en fin de compte) de cette simple connaissance ?
Malheureusement, il avait oublié de demander à Matthew. Mais bon, comment était-il supposé savoir que ça aurait une quelconque importance ? Non pas que ça en ait plus maintenant, mais de ce qu'il avait comprit, le canadien avait vécu avec les frères allemands. Donc peut-être avait-il rencontré Francis parce que Gilbert était ami avec le français, mais ce dernier laissait plutôt entendre qu'il connaissait bien le plus jeune.
- Parce que je l'ai accueilli dans mon manoir ! Donc si il avait eu un frère, je le saurais non ?
- Accueilli ? Combien de temps ? Pourquoi ? Je croyais qu'il avait vécu avec Gilbert et Francis !
L'américain savait qu'il posait trop de questions. Tout comme il savait qu'il avait toujours l'intention de trouver son frère mais qu'il devrait peut-être laisser l'amusement pour plus tard et discuter un peu avec Francis. D'ailleurs il savait qu'il pouvait poser les mêmes questions à son frère mais en voyant le français prêt à y répondre (en échange de quelques réponses sûrement mais bon), peut-être devait-il accepter l'invitation à rentrer dans… Ah oui, apparemment c'était la cuisine.
Oui. Parler un moment ne ferait pas de mal. Aussitôt sa décision faite, Alfred entra et examina un peu plus la pièce. Au passage, il n'avait pas mangé avant d'aller dormir la veille. Et après il n'était juste pas d'humeur, surtout lorsqu'il craignait de ce que pouvait avoir prévu l'esprit. Il se sentait stupide pour ça maintenant. En plus il mangeait très peu et il savait qu'il n'aurait ni hamburgers, ni frites, ni sodas avant un bon moment.
Francis s'assit à la table, parce qu'apparemment il y avait une table dans la cuisine, même si les pirates semblaient manger à côté. Ou du moins, un peu plus tôt, il avait vu la pièce d'à côté, avec les tables et les chaises alignées. Donc il avait supposé. En tout cas, il s'assit en face de l'autre blond.
- Je répète mes questions où tu peux me répondre directement ?
- Non, ça va, répondit Francis avec un bref signe de la main. Je suppose que je vais t'expliquer du tout début… Ou presque. Je ne sais pas ce que tu sais exactement de Matthew ni combien de temps vous êtes restés ensembles avant d'être séparés ou je-ne-sais-quoi-d'autre, mais je l'ai trouvé dans une allée. Il pleuvait et il était trempé jusqu'aux os. Il tremblait et semblait mal en point aussi…
- …P-Pourquoi ? Demanda Alfred, bien qu'il ne soit pas sûr de vouloir connaître la réponse.
S'il devait réfléchir sérieusement, il pouvait facilement penser à ce qu'il savait du passé de son frère. Il avait vu plusieurs choses mais rien n'était capable de lui dire si Matthew avait rencontré Francis avant ou après ce qu'il avait vu du passé de son frère et Gilbert. Même s'il devait être plutôt jeune si le canadien avait habité chez le français avant de se retrouver chez la sorcière. Mais il n'avait aucune idée de combien de temps il était resté dans le manoir et dans la vieille maison.
Et si le plus âgé l'avait trouvé après que Matthew ait vu la pièce… Encore une fois, il y avait des trous. C'était possible, mais comment la sorcière l'aurait-elle laissé partir ? Ça par contre, ça lui semblait impossible. De plus, Gilbert aussi était chez la sorcière. Comment s'en serait-il sortit si Matthew était partit seul ? Quelque chose lui échappait, non ? Comme s'il était habitué à réfléchir autant…
- Je ne sais pas. Je le lui ai demandé mais la première fois, mais il m'a parut terrifié et quand j'ai voulu lui demander s'il allait bien et que j'ai posé une main sur son épaule, il a commencé à pleurer. Je n'avais pas l'impression d'être intimidant, surtout que j'étais encore très jeune, et pourtant… J'ai réessayé plus tard, mais il m'a dit ne pas vouloir en parler, alors je l'ai laissé tranquille.
- Donc je vais devoir lui demander ?
- Apparemment. Juste pour info, les domestiques ont rapporté des… marques plutôt sérieuses. Je n'ai jamais pu les voir, mais je ne suis pas sûr d'en avoir envie. Ce qui me fait me demander pourquoi son propre frère n'est pas au courant de blessures aussi sérieuses.
- … Je n'étais pas là. Qu'as-tu fais lorsque tu as trouvé Mattie ?
- J'ai ignoré mon père, qui était avec moi, je lui ai demandé son nom, d'où il venait et pourquoi il était assit là par un temps pareil mais il ne m'a pas répondu. À la place, il s'est levé, a tendu une main vers moi et s'est évanoui. Donc nous l'avons ramené au manoir. Mes parents n'étaient pas forcément ravis mais abandonner quelqu'un d'aussi mal en point dans la rue était hors de question et nous nous en sommes occupés.
Était-il supposé remercier Francis ? Sans doute non ? Son frère aurait certainement pu mourir, d'après ce que le français lui avait dit de l'état dans lequel il était. Avant qu'il n'ait vraiment le temps de bien y réfléchir, son cerveau se rebrancha sur l'histoire de l'autre blond. Qui d'ailleurs semblait attendre une quelconque réponse, pour savoir s'il pouvait continuer. Ce qu'il fit, bien que l'américain eu gardé le silence.
- Évidemment, il est resté cloué au lit un bon moment. Au départ, il essayait de sortir de son lit mais il s'effondrait aussitôt debout. Parfois il essayait de nous dire quelque chose aussi mais on ne pouvait pas comprendre parce qu'il n'arrivait pas à former une seule phrase cohérente. En fin de compte, quand il a guéri, il a parlé de la sorcière qui retenait Gilbert prisonnier. À ce moment-là, je ne connaissais pas Gilbert, mais nous avons fait de notre possible pour le sauver…
Au moins maintenant il pouvait deviner que c'était après avoir découvert la pièce. Mais s'il devait faire un lien entre les blessures (ou les marques) et la présence de Matthew dans l'allée où l'avait trouvé Francis… En fait, peut-être valait-il mieux qu'il ne sache pas. La sorcière était horrible, il l'avait vu lui-même, en regardant dans la pièce lorsque cette dernière s'y retrouvait seule.
- Par vous-même ? Demanda Alfred en sortant un moment de sa réflexion.
- Non bien sûr que non !
- Alors comme-
- Désolé, mon cher, mais ceci est l'histoire de Gilbert. Je te raconte celle de Matthew car je suis prêt à croire que vous êtes réellement frères et que c'est important pour toi. Je le vois d'ailleurs, que tu es inquiet à son propos. Mais tu comprendras que je n'ai pas envie de te dévoiler leur vie complète quand je n'ai aucune idée de leur réaction. Je n'ai pas très envie qu'ils me détestent à cause de ça.
Au moins ça avait du sens, sûrement. En fait, il aurait dû s'y attendre. Mais au moins certaines de ses questions avaient été répondues non ? Oh une minute. Francis n'avait pas fini, si ? Ou du moins, il avait toujours une ou deux dernières questions pour lui.
- Comment Mattie s'est-il retrouvé chez Gilbert s'il a vécu chez toi pendant un moment ?
- Il… J'invitais souvent Feliciano et Lovino au manoir. Mais j'ai dû les faire partir, Matthew y comprit. Les détails relèvent cette fois de mon histoire personnelle, que je n'ai pas envie de te raconter.
Ne sachant exactement quoi répondre, Alfred se contenta de faire un bref signe pour faire comprendre au français qu'il comprenait et retourna à ses pensées. Peut-être en avait-il assez apprit pour la journée. Maintenant il avait vraiment besoin de trouver son frère pour enfin s'amuser un peu. Peu importe ce qu'ils allaient faire.
- Donc, tu sais où est mon frère ou non ?
- Tu comptais répondre à ma question avant ?
Ah, c'est vrai. Francis avait une question et il voulait une réponse. Il avait posé la sienne avant lui mais bon… Peut-être qu'il pouvait répondre malgré tout ? Le seul problème, c'est qu'il n'était pas sûr de pouvoir trouver une réponse qui convienne au plus âgé (d'un certain point de vue seulement, encore). La vérité étant comprise dans les réponses ne pouvant probablement pas convenir. Ce qui lui laissait la fuite.
- J'ai posé ma question avant la tienne. Et plusieurs fois déjà…
- Quoi ?! Si je réponds à ta question, tu vas partir ! Pourquoi devrais-je te répondre avant d'avoir ma réponse ?!
- Parce que je suis le héros !
Francis parut surpris. Non pas qu'il s'en préoccupe. Par contre il devait avouer qu'il trouvait son expression plutôt drôle et, avant même qu'il ne s'en rende compte, il s'était mis à rire. Ce qui énerva l'autre. Pas qu'il s'en préoccupe, une fois de plus. Sauf lorsqu'une main l'attrapa par le col, le ramenant un peu plus sur la discussion. Le français avait beau uniquement lui tenir le col sans utiliser aucune force, l'action avait suffit à le surprendre. Et à le faire arrêter de rire, par la même occasion.
- Désolé, mais je me sens concerné par Matthew. Et je te l'ai dit, je trouve étrange le fait que son propre frère ne soit pas au courant de ce qui lui est arrivé.
- Quoi ? Non, je sais plus ou moins ce qui lui est arrivé…
- Mais tu as dû venir me voir pour avoir des réponses.
- En fait c'est plutôt toi qui m'a emmené dans la discussion.
- Ça ne change rien.
- Pour moi si mais bon… Bouda Alfred.
Finalement, peut-être devrait-il faire attention. Francis avait l'air incroyablement sérieux après tout. Un sérieux qu'il n'avait jamais vu. Ou remarqué. En tout cas, c'était plutôt rare. Évidemment il n'était pas intimidé, juste un peu étonné. Mais peut-être que se concentrer ne serait-ce qu'un tout petit peu plus sur ce qu'il répondait au français était une option.
- Alors ? Comment Matthew est-il tombé entre les mains d'un être comme la sorcière et pas toi ? Pourquoi n'arriver que maintenant ?
Hein ? Francis connaissait la sorcière ? Oh, c'est vrai. Si lui et sa famille avaient secouru Gilbert, alors sûrement avait-il croisé la sorcière ou quelque chose dans le genre. D'ailleurs, comment auraient-ils pu sauver l'albinos ? La sorcière était un être remplit de pouvoir magique non ? Si Matthew avait pu rester dans une pièce remplie de cadavres sans lui-même en être conscient, alors… Oh une minute. Francis voulait des réponses.
- Je ne sais pas, sérieusement. Et je n'arrive que maintenant parce que… je ne pouvais pas arriver plus tôt.
Au moins il ne mentait pas. Même s'il ne pouvait pas arriver plus tôt simplement parce qu'il n'avait pas eu le choix. En gros il mentait… sans vraiment mentir ? Enfin peu importe, ce n'était pas très important. Quoiqu'il arrive, Francis apprendrait toute la vérité. Inutile de se compliquer la vie à expliquer des choses que lui-même ne comprenait pas.
- Pourquoi ?
Oh, d'accord.
- Parce que… c'était impossible ? J'ai fais de mon mieux pour le trouver mais bon…
Mentalement, Alfred supplia le français d'arrêter d'insister. Il ne pouvait honnêtement pas trouver mieux. Non pas qu'il finirait par raconter toute la vérité. En fait, il serait juste incapable de trouver quoique que ce soit d'autre à dire. Mais malgré tout, il n'aimait pas l'idée d'être… acculé, c'était le mot n'est-ce pas ?
- Je vois. Je suppose que je n'aurais pas mieux, répondit Francis en lâchant le col de l'américain.
Instinctivement, Alfred tenta de remettre son col normalement, bien que ce n'était sûrement qu'une impression. En plus il n'avait pas regardé dans quel état ce dernier était et ce n'était même pas comme s'il se préoccupait de sa tenue vestimentaire. Au pire c'était un peu chiffonné. Et après ? Au fait, il pouvait partir maintenant ?
- Tu sais, Alfred, j'attends toujours que tu m'expliques ton histoire de fées…
- Quoi ? Quelle histoire ?
- Tu sais, l'histoire que tu as donnée à Arthur…
- J'ai déjà dit que je ne voulais pas en parler non ? Répondit au bout d'un moment Alfred.
Il y eut un moment de silence durant lequel aucune des deux personnes ne se regardèrent. Ou du moins, ils ne pensaient pas à celui qui se trouvait en face d'eux. Alfred finit par en avoir marre d'attendre et se leva avant de se diriger vers la porte. De toute façon il avait du temps à perdre alors chercher Matthew n'était, en fin de compte, pas un problème. Sans compter que finalement, le français n'avait sûrement aucune idée d'où se trouvait son frère.
- Tu ne lui as pas mentit, si ?
Le plus grand se retourna vers Francis et réfléchit un moment. Ou fit mine en tout cas. En fait son esprit était plutôt vide là. Qu'était-il censé répondre ? De quoi parlait-il en plus ? Apparemment, le français décida de lui épargner plus de réflexion.
- De quoi ?
- Tu as déjà oublié le sujet ?! Je te demandais si tu n'avais pas mentit à Arthur, lorsque tu lui as raconté ton histoire sur les fées, les esprits ou je ne sais plus quoi d'autre.
- Oh eum…
Cette fois, même en sachant de quoi l'autre parlait, il n'était pas sûr de savoir quoi répondre. Est-ce que répondre « non » menait vers une longue et ennuyante explication ? Dire « oui » en tout cas était hors de question. Alors il n'avait pas d'autre choix que répondre « non ». Mais juste au moment où il comptait répondre, il fut interrompu par Francis.
- Tu sais qu'il est capable de te tuer s'il apprends que tu lui as mentit.
Un nouveau silence plana sur la pièce, le temps que les paroles du français s'installent bien dans la tête de l'américain. Une fois fait, la seule réaction qu'il eut fut de rire. Ce qui surprit évidemment l'autre mais Alfred était trop pris dans son rire que pour remarquer.
- Arthur ne me tuera pas, mais merci de t'inquiéter, Francis.
- Non, vu ton attitude, j'ai raison de m'inquiéter…
- Anyway ! Où est Mattie ?
L'expression de Francis changea progressivement avant qu'il ne laisse s'échapper un soupir.
- Je ne sais pas, mais je suppose qu'il est avec Gilbert.
- Avec Gilbert ? Si tu ne sais pas où il est, pourquoi penserais-tu qu'il est avec lui ?
Effectivement, Gilbert et Matthew s'entendaient bien. Et de ce qu'il avait vu, l'albinos était même très protecteur (d'ailleurs il devrait peut-être faire attention à son rôle de grand frère), mais de là à assumer que si on chercher le canadien, on doit chercher le bruyant prussien… Il n'était pas sûr de la logique, pour le coup.
- Je les ai vu hier, passer devant moi. Ils n'ont rien vu du tout. Trop occupés à se regarder l'un l'autre je suppose… Et pour ne pas me voir moi et mon charme incroyable, qui plus est…
- Je ne comprends pas.
Francis s'arrêta et le regarda.
- Tu ne comprends pas ?
Alfred secoua la tête.
- Non.
À nouveau, il y eut un silence. Le français se leva et le rejoignit. D'un coup, il commença à faire de grands gestes, surprenant un peu l'autre.
- C'est l'amour ! L'amour ! Ils s'aiment et c'est pour ça qu'ils ne m'ont pas vu !
- L'amour ?
Francis lâcha un soupir exaspéré tandis qu'Alfred commençait une longue réflexion sur ce qu'était l'amour exactement. Il n'y avait jamais vraiment pensé et, d'un coup, le français le forçait à le faire.
- Oui ! Tu sais, quand deux personnes s'embrassent, se font des câlins, se tiennent la main ! Sûrement as-tu déjà vu des personnes agir ainsi !
L'américain ne réagit pas directement. Peut-être qu'il avait déjà vu ce genre d'actions, mais il n'était pas sûr. À la place d'y réfléchir rapidement, il changea rapidement son train de pensées et tenta d'imaginer Gilbert et Matthew en train de faire ce que Francis avait dit qu'ils faisaient.
- Whaaaaaaat ?! T-Tu veux dire qu'ils font… ce genre de choses ?!
- Je ne sais pas ce qui t'es exactement venu à l'esprit, mais oui, probablement que c'est ce qu'ils font.
Il fallait qu'il retrouve son frère. Sans ajouter quoique ce soit ni attendre une quelconque réplique du français, Alfred se retourna et partit en courant, défonçant à moitié la porte et laissant l'autre en plan dans la cuisine. Bah ce n'était pas comme si rester avec lui allait lui apporter quoique ce soit de plus alors ça ne le dérangerait pas. Il s'en remettrait quoi.
- MATTIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIE !
Aucune réponse ne vint, évidemment. Alors il continua de chercher dans chaque pièce, ignorant quiconque n'était ni son frère, ni l'albinos, que ce dernier soit avec lui non plus. Oh et peut-être devait-il ouvrir l'œil pour Ludwig tiens. Il était tout à fait possible qu'il sache où se trouvait le prussien. En attendant, il ne savait pas où se trouvaient les trois…
Quoique. Il savait que la dernière qu'il avait vu Ludwig, le grand blond était sur le pont. Ça pouvait servir de point de départ au moins. S'il n'avait pas d'autres possibilités, alors il n'avait plus qu'à trouver le sérieux allemand et lui demander où se trouvait son frère. Et s'il ne savait pas… Eh bien il devrait chercher encore une fois tout le navire. Sinon, il irait embêter Arthur.
- Ah ! Aspettati ! (Attends !)
Alfred s'arrêta aussitôt. Il avait beau ne pas comprendre la langue qu'il venait d'entendre, il savait, d'une manière ou d'une autre, que la voix s'adressait à lui. Et apparemment il avait raison car, lorsqu'il se retourna, il vit Feliciano et Lovino. Feliciano trottinait pour le rattraper tandis que Lovino avait une fois de plus son expression grognonne sur le visage et marchait derrière, à son rythme.
- Feliciano ? Lovino ? Qu'est-ce qu'il y a ?
- Tu as vu Ludwig ? Demanda Feliciano une fois en face de lui.
- En fait, je comptais aller le voir. Et toi tu as vu Mattie ?
- Qui ça ? Et tu sais où il est ?
- À quoi ça sert que tu essayes de lui parler ? Questo bastardo va encore t'éviter.
Juste avant de répondre, Alfred s'arrêta. Ce n'était pas inhabituel de voir Feliciano et Ludwig ensemble, donc voir l'italien le chercher n'était pas si anormal que ça. Quoique, un peu parce que d'habitude il le collait trop que pour avoir à demander où l'allemand se trouvait. Mais comme le disait son frère, ce dernier allait l'éviter si le jeune italien le trouvait. Ils n'étaient pas dans le même monde, eux et Alfred. Et Matthew maintenant.
- Tu veux que j'essaye de lui parler à ta place ?
Les jumeaux relevèrent aussitôt la tête vers l'américain, les yeux écarquillés et la bouche légèrement ouverte. Ah, il avait encore parlé sans réfléchir. Mais il pouvait quand même le faire ça ne devait pas être bien compliqué de convaincre un allemand trop sérieux et pas très doué en relations de faire ami-ami avec quelqu'un qu'il semblait vouloir éviter de tout son être.
Pas du tout.
- Ve~… Tu ferais ça ?!
- Oui, absolument ! Répondit Alfred en souriant.
L'italien semblait heureux et lui était assez optimiste que pour faire de son mieux. Donc logiquement tout devrait bien se passer. Il n'avait pas de plan en particulier mais de toute façon, il trouverait bien un truc une fois dans la discussion. Tiens au fait, est-ce qu'il avait souvent parlé avec Ludwig dans le monde réel ? Parce qu'il ne se souvenait pas qu'ils étaient bons amis ni rien alors… Ah, il allait éventuellement avoir un peu de mal.
- Tu en es vraiment capable ? Demanda Lovino, douteux.
- Of course ! 'Cuz I'm the hero ! (Bien sûr ! Parce que je suis le héros !)
Pour seule réponse, Lovino grogna alors que son frère se mettait à rire, visiblement heureux. Il oubliait quelque chose non ? Quelque chose qu'il avait voulu demander à Ludwig aussi. Il devait s'en rappeler alors, parce que c'était sûrement important. Après tout il avait exploré le navire entier pendant des heures pour trouver… Oh.
- Donc, juste avant que j'aille voir Ludwig, vous savez où est Mattie ?
- On ne connaît presque personne sur ce navire, cretino ! Comment saurait-on de qui tu parles ?!
- C'est mon frère jumeau, donc il me ressemble beaucoup.
Enfin même comme ça, il n'était pas sûr que les italiens sachent de qui il s'agissait. Ou même de s'ils l'avaient vus. Apparemment Matthew avait tendance à ne pas être remarqué très souvent. D'ailleurs son frère lui avait déjà dit que c'était de sa faute ou quelque chose dans le genre, mais il ne s'en souvenait pas très bien alors peu importe. En tout cas, il pouvait toujours essayer de demander aux jumeaux. On ne savait jamais.
- Je ne suis pas sûr, répondit Feliciano. Mais j'ai été surpris de te voir ! Parce que je pensais t'avoir vu sortir sur le pont juste à l'instant !
- Tu es sûr que ce n'était pas son frère ? Demanda l'autre italien.
- Je ne pense pas. Après tout il lui ressemblait beaucoup trop ! Même si je n'ai vu que son dos.
Sa réponse lui valu un coup de poing sur la tête de la part de son frère.
- Et c'est justement ce qu'il a dit, idiota !
- Eum… Donc en gros, il est où ?
- Je ne sais pas ! Répondit joyeusement Feliciano. Je l'ai vu partir vers le pont mais je ne sais pas sinon.
Bah, de toute façon, sa priorité était Ludwig maintenant non ? En plus, le temps qu'il discute avec l'allemand, son frère aura sûrement changé d'emplacement. Mais bon, il ferait avec et repartirait à sa recherche. Il n'avait vraiment rien d'autre à faire de toute façon. La vie de pirate était soudainement devenue plus ennuyeuse que ce qu'il avait pensé au départ.
- Bon, je vais voir Ludwig alors…
Alfred se retourna et repartit vers le pont. Alors qu'il ouvrait la porte, il entendu brièvement Feliciano crier quelque chose qui ressemblait à « Bonne chance ! » et il continua de marcher, laissant la porte plus ou moins se refermer toute seule. Bon. Où était Ludwig ? Alfred regarda autour de lui, examinant chaque visage, avant de finalement trouver l'allemand… au même endroit que plus tôt dans la journée, quand il avait commencé à chercher Matthew.
Était-il sérieux ? L'emplacement était le même que le jour précédent. Il l'y avait vu après que Feliciano et Lovino se soient excusés. Y allait-il pour une raison particulière ? Parce qu'à part fixer la vue au-dessous lui… Oui, vraiment. La vie de pirate ne devait pas être aussi passionnante qu'il l'avait imaginé, si tout ce qu'il y avait à faire, c'était regarder ce que faisaient les autres sur le pont.
- Hey, Ludwig ! Cria Alfred en posant une main sur son épaule.
Le plus grand se retourna d'un coup, surpris, et surprenant Alfred au passage. Il s'était attendu à peu près à toutes les réactions, sauf celle-là. Non en fait il s'était soit attendu à la réaction normale avec un « Qu'est-ce qu'il y a ? » ou à un quelconque grognement parce qu'il dérangeait ou quelque chose dans le genre. Lui faire peur était la dernière réaction à laquelle il s'attendait. À part la joie de le voir, évidemment.
- Qu'y a-t-il ?
Ah, apparemment, la question venait quand même, quoiqu'un peu modifiée. Mais il n'allait pas chipoter n'est-ce pas ? Il devait se concentrer et poser les bonnes questions à Ludwig. Peut-être l'amener à dire la vérité par lui-même, même s'il n'en avait pas envie ? Du coup, il allait devoir trouver un moyen de… oh et puis il n'était pas sûr. Tant qu'il avait ses réponses et qu'il arrivait à le convaincre de ne plus éviter Feliciano, tout allait bien non ?
- Pourquoi évites-tu Feliciano ?
- P-Pardon ?
- Eh bien, tu évites Feliciano non ? Pourquoi ? Je ne comprends pas. Vous vous entendez si bi… Enfin je veux dire… ce n'est pas comme si vous étiez ennemis alors…
Bien joué à lui-même. Il avait faillit dire quelque chose dénué de sens pour Ludwig. En d'autres mots, il avait faillit rater complètement la discussion alors que celle-ci venait à peine de commencer. Il devrait éventuellement faire un peu plus attention pour le reste. Oui, éventuellement.
- Je ne l'évite pas.
Au moins c'était direct. Mais Alfred savait que l'autre mentait. Tout le monde pouvait voir qu'il évitait ouvertement le petit italien.
- Mais je t'ai vu t'en aller quand il t'a approché, hier ! Et puis là je viens de le croiser et il m'a dit qu'il voulait te parler mais que tu partais dès qu'il est arrivé !
Ludwig ne répondit pas.
- Vous vous êtes déjà rencontrés avant hier ?
Autant commencer par le début. Avec un peu de chance, il accepterait de parler petit à petit. En tout cas, malgré le silence de l'allemand, Alfred n'abandonna pas. S'il pouvait aider Feliciano et Ludwig à s'entendre à nouveau, alors il était capable de tout ! Il était un héros après tout, et un héros aidait les autres, peu importe quel était le problème ou la relation entre le héros et celui qu'il aidait.
N'empêche que, au bout d'un moment, l'attente devenait plutôt longue… Et Ludwig sembla le penser aussi, au vu du soupir qu'il laissa s'échapper avant de répondre.
- Oui. On s'est même… vus pendant un certain temps.
- Quand il rendait visite à Francis ?
L'allemand parut une fois de plus surpris, mais il acquiesça d'un hochement de tête. Ça devait se tenir alors. Si Gilbert connaissait les jumeaux, Matthew et Francis, alors certainement en était-il de même pour le frère de l'albinos. En revanche, il n'avait aucune idée de ce qui avait pu se passer pour que Ludwig veuille éviter le gentil et joyeux Feliciano. Mais bon, il était sur le point de le découvrir alors peu importe !
- Et donc euh… Pourquoi est-ce que tu l'évites ?
- Je ne pense pas que ça te concerne.
Oh… Quoi ? Non non non. Il n'acceptait pas cette réponse ! La réponse avait beau être logique, il lui fallait trouver un autre moyen de trouver sa réponse. Ce n'était pas vraiment sa spécialité à lui de tourner les phrases dans tous les sens en plus… Mais il devait y avoir un moyen et en héros qu'il était, il trouverait ce moyen !
- Feliciano ne semblait pas savoir de quoi il s'agissait.
- Quoi, vous en avez parlé ?
Ah tiens, il avait oublié de demander quoique que ce soit à l'italien. Et il aurait peut-être dû en fait. Utiliser ce qu'il savait pour tirer plus d'informations de l'allemand. Enfin… pas de retour possible n'est-ce pas ? Il pouvait toujours mentir, mais le mensonge ne durerait pas très longtemps. D'un autre côté, il n'y avait aucun autre plan dans sa tête. Et encore moins un qui marchait. Mais est-ce que celui-là marchait au moins ?
- Aurais-je des réponses si je lui posais les mêmes questions ?
- Quoi ? Eh bien eum… non. Ou en tout cas, pas les bonnes réponses. Feliciano ne sait pas pourquoi je l'évite. Mais j'ai mes raisons et être le seul au courant me suffit.
Si ce n'était pas surprenant… Il aurait pu penser à un tas de choses. Quelqu'un les interdisant de se voir ne serait-ce qu'une seule fois de plus. Une simple dispute peut-être, ou un bête malentendu. Ou un éloignement trop long mal interprété aussi. Mais Ludwig déclarait être le seul à connaître ses raisons. Est-ce que c'était vraiment possible d'éviter quelqu'un juste sans que l'autre ne sache pourquoi ? Mh ? Oh, n'était-ce pas possible que Feliciano ait simplement oublié ? Ça l'était non ?
- Quel genre de raisons ? Je ne vois pas ce que tu aurais pu faire qui mène à cette situation…
- Ce serait trop compliqué à t'expliquer. De plus, je ne veux pas en parler.
Il ne comprenait vraiment pas ce qu'il pouvait y avoir de si… Enfin il ne savait pas, quoi, justement.
- De toute façon, continua Ludwig, tu n'as pas besoin de savoir. C'est passé maintenant.
- Uh ? Passé ? Si c'est passé, alors tu devrais pouvoir lui parler sans problème non ?
Parce que ce n'était pas très logique n'est-ce pas ? De ce qu'il comprenait, quelque chose s'était passé, l'allemand avait en quelque sorte refusé de revoir Feliciano et… là ce qui s'était passé était fini, en gros. Donc normalement il devait être capable de voir l'italien non ? Au lieu de s'enfuir dès qu'il le voyait ou l'entendait.
- Non.
- … Pourquoi ?
- Parce que j'ai bien trop honte. À cause de moi…
En regardant de plus près (ce qu'il ne faisait jamais), Alfred remarqua que Ludwig avait les poings serrés. Vraiment serrés. Il n'était pas vraiment doué à deviner et comprendre les émotions des autres mais au moins, il savait, plus ou moins, que l'autre n'était pas dans une humeur très joyeuse. En fait, il pouvait deviner que quelque chose de grave était arrivé. Même s'il n'avait aucun moyen de vérifier, en réalité.
- À cause de moi ils ont… tous les deux…
Ah là par contre, il était à nouveau perdu.
- Tous les deux ? Qui ? Qu'est-ce qui leur est arrivé ?
- Il n'y a pas qu'eux. Et je ne pourrai jamais effacer ce que j'ai fait… Ou pas fait.
Sûrement y avait-il des problèmes à la réception parce qu'Alfred avait soudainement l'impression de manquer toute une partie de la discussion. Ça ou bien Ludwig ne l'avait pas entendu. Ou ne l'écoutait pas, aussi. Toujours était-il que la communication était coupée.
- Et qu'est-ce que c'était ? Tenta malgré tout l'américain.
- Deux personnes sont mortes et deux autres ont faillit mourir. Par ma faute.
Il aurait pu s'attendre à cette réponse, mais il ne savait pas comment réagir. À la place, il décida de deviner qui pouvaient être les quatre personnes dont parlait l'allemand. Même si deviner les deux personnes mortes était purement impossible pour lui, les deux autres… avaient une personne de trop. Ou deux de trop, il ne pouvait être véritablement sûr de ses suppositions.
- Qui ? Est-ce que c'est Feliciano qui a faillit mourir ? Non c'est sûrement lui, si tu l'évites. Alors la deuxième personne, c'est Lovino ? Ou bien Gilbert ? Je ne pense pas mais peut-être que c'est Matthew ?
Aucune réponse. Parler servait vraiment à quelque chose, si l'autre ne lui répondait pas. Tant pis alors. Si Ludwig ne lui répondait pas, alors il continuerait de parler et de poser des questions jusqu'à ce qu'il y réponde. En revanche, il n'était pas sûr que le forcer était une bonne idée. Parce qu'au final, il pourrait s'en aller simplement et il n'aurait plus l'occasion de lui en parler.
- Eh bien… Eum… Ils sont vivants non ? Alors maintenant, tout va bien non ?
Le plus grand le regarda, plutôt étonné, apparemment. Il resta silencieux avant de finalement reporter son regard sur le pont.
- Je sais ça, mais je me sens coupable. Non, je suis responsable de tout ce qui est arrivé, donc ce n'est pas qu'un sentiment.
- Je ne sais pas ce qui est arrivé… Après tout tu ne me l'as pas dit… Mais en tout cas, il va bien donc tu devrais être capable de lui faire face non ? Tu devrais être content qu'il soit en vie non ?
Encore une fois, il n'y eut aucune réponse à sa réplique. S'était-il trompé ? Parce que la réaction de Ludwig était un peu étrange, pour le coup. Mais ce n'était pas possible n'est-ce pas ? Il ne pouvait pas se tromper parce que s'il se trompait, alors cela voulait dire que Ludwig n'était pas si heureux que ça à l'idée que Feliciano soit en vie… Feliciano et la deuxième personne.
- Je ne te demande pas de lui… je veux dire de te pardonner immédiatement. Mais peut-être que tu devrais… arrêter d'éviter Feliciano ? À cause de ça il est… plutôt triste…
Pour la énième fois durant la discussion, le silence s'installa. Ne voyant quoi rajouter de plus, Alfred regarda à son tour le pont. Cette fois, il attendrait la réponse. Parce qu'il voulait savoir ce que répondrait Ludwig en sachant que Feliciano était triste d'être évité.
- Peut-être… que je peux essayer. Mais je vais devoir y réfléchir un moment.
La tête d'Alfred se releva d'un coup et un énorme sourire apparu sur son visage.
- Vraiment ?! C'est génial ! Merci !
- J'ai juste dit que j'y réfléchirai… Et pourquoi me remercies-tu… ?
- Mais c'est déjà bien !
Du coin de l'œil, Alfred aperçu Matthew. Le timing aussi était génial apparemment !
- Ah, mon frère est là et je le cherche depuis des heures donc je vais le voir !
Et il s'en alla rapidement, laissant Ludwig derrière lui sans lui laisser le temps de prononcer ne serait-ce qu'un seul mot. Ce n'était pas très grave, il s'en remettrait de toute façon ! Surtout qu'ils venaient de finir leur discussion alors… De toute manière, Matthew était plus important alors il préférait aller le voir.
- Mattiiiiiiiiie ! Cria Alfred.
Il accompagna son cri d'une tape amicale dans le dos de son frère, qui se plia en deux avant de se retourner. Assez étrangement, son expression n'était pas des plus ravies et il se massait le dos. Enfin du mieux qu'il pouvait, parce qu'il semblait essayer d'atteindre le milieu quand il ne pouvait que toucher le haut ou le bas. D'ailleurs, il ne se rappelait pas que son frère avait des problèmes de dos…
- Alfred… Était-ce vraiment nécessaire ?
- Mh ? De quoi ?
- De me frapper aussi fort dans le dos !
- Hein ? Mais je n'ai pas frappé si fort que ça…
- Prends un peu plus conscience de ta propre force !
- Don't worry, it's fiiiine ! (Ne t'inquiète pas, tout va bien !)
Matthew soupira et l'américain se demanda pourquoi. Bah, ce n'était sans doute rien. Si ça se trouve, le canadien était le seul à comprendre ce qu'il racontait. Donc ça ne devait pas être bien important. Il finirait par abandonner aussi, ce qui faisait que c'était encore moins important. Justement, pour en revenir au plus important !
- Je m'ennuie Mattie !
Pour la deuxième fois, le canadien soupira avant de le regarder, peut-être un peu exaspéré.
- C'est pour ça que tu me cherchais ?
- Ben oui ! Je m'ennuie et je voulais que tu me trouves quelque chose à faire !
Cette fois, le silence qui l'accueillit ne le dérangea pas. Matthew réfléchissait probablement à une activité qu'ils pouvaient faire donc il attendrait autant de temps qu'il lui faudrait attendre. Bon évidemment, mieux valait ne pas avoir à attendre trop longtemps, mais au moins c'était pour faire passer le temps plus vite.
- C'est vrai que ça va être dur de t'occuper. Après tout, ce n'est pas comme si les jeux vidéos ou la télévision existe, à cette époque…
Évidemment. Ils étaient au quinzième siècle, il n'y avait donc ni télé ni… Oh une minute. S'il n'y avait rien de toute la technologie du vingt et unième siècle, alors ça voulait dire que, tant qu'il serait là… il ne pourrait pas jouer aux jeux vidéos ou regarder ses séries ou films préférés ? Pas seulement ça, mais il n'aurait pas internet ? En oubliant la technologie, il n'aurait pas ses comics non plus ?!
- Q-Q-Q-Q-Q-QUOIIIIIIII ?!
Rapidement, Matthew plaça une main sur la bouche de son frère, l'empêchant de continuer éternellement son cri d'agonie. Quoique, il continua malgré tout de crier jusqu'à ce qu'il n'ait plus d'air. Le canadien l'empêchait seulement de laisse les autres l'entendre, sûrement.
- Calme-toi. On va trouver des occupations, d'accord ?
- Comme quoi ? Mattie, il n'y a rien à faire ici !
- Eum… On va trouver quelque chose ? Répéta le frère.
Tout ce que put trouver à répondre Alfred fut un long gémissement… encore d'agonie. Il n'y aurait rien à faire et il le savait. Mais au lieu de ça, il regardait son frère en train de réfléchir et… de fouiller ses poches. Mais il ne voyait pas vraiment ce que pourraient contenir les poches du canadien. À part de l'air.
- Ah ! J'ai… des cartes ?
Ouais enfin… Bof. Il ne savait pas comment y jouer lui ! Son frère leva les yeux au ciel et soupira.
- Oh ne fais cette tête Alfred ! À moins que tu n'aies une autre idée, on joues aux cartes.
Mais Alfred ne bougea pas pour autant. Peut-être avait-il une expression boudeuse et quelque chose dans le genre, mais peu lui importait. De toute façon, Matthew lui prit le poignet sans lui demander son avis et l'emporta dans un coin du pont. Il ne résista pas. Par contre, jouer sur le pont n'était pas la meilleure chose non ? Les cartes allaient s'en aller. Et puis, on ne joue pas sur une table d'habitude ?
- On ne joue pas sur une table normalement ? Dit-il à voix haute.
- Eh ? Euh… oui peut-être, mais il n'y a pas de table ici.
- Il y en a à l'intérieur non ? Dans la cuisine et la… salle-à-manger ?
- Gilbert et moi sommes passés devant la cuisine et on a vu Francis, justement. D'ailleurs ils sont en train de discuter pour le moment.
- Oh, je vois. J'ai parlé à Francis au- Wait… Whaaaaaaaaaaaaat ?
Il avait bien entendu ? Matthew et Gilbert étaient réellement ensemble, comme l'avait supposé Francis ? Donc… est-ce qu'il avait raison pour leur… relation aussi ? Parce que pour lui, c'était toujours impossible, mais d'un autre côté… pas tant que ça. Il devait poser la question non ? C'était le seul moyen d'obtenir des informations, alors il devait demander.
- Donc vous êtes ensembles ?
- Eh ? Oui, enfin on é-(Le visage de Matthew devint étrangement rouge) Oh, cet ensemble-là…
- Quoi ? Donc c'est le cas ?!
- Oui… Comment t'en es-tu rendu compte ?
- C'est Francis qui a supposé ça. Et j'ai simplement demandé…
Honnêtement ? Il n'était pas sûr s'il devait accepter ou non. Mais en réalité, c'était une bonne chose pour son frère non ? Et il était plutôt certain que si lui refusait d'accepter qu'ils soient ensembles, alors son frère refuserait de prendre en compte son avis. Alfred retint un soupir et regarda son frère. En quelque sorte, ça le frustrait que son frère sorte avec quelqu'un avant lui…
- Bon ! S'écria Alfred en ignorant tout ce qu'aurait pu dire le canadien. On va se la faire cette partie de carte ?
Et il emporta son frère en direction de la cuisine. Comme ça il verrait de lui-même ce que ça donne, non ? Et il réfléchirait à ce qu'il venait d'apprendre.
Et ce chapitre se termine sur une bonne note ! Ne t'inquiètes pas, cher Alfie, tu auras ton tour ^^ Tu devras juste un peu souffrir avant ^^ Arthur aussi mais peu importe ! ^^
Arthur : Comment ça « peu importe » ?!
Alfred : Et pourquoi souffrir ?! Tu es sûre que ta tête va bien ?!
Tori : Elle va très bien, merci de t'en préoccuper ! ^^ En tout cas, si on y pense, peu de temps s'est écoulé. Je veux dire : au début du chapitre, Alfred cherche Matthew et il ne le trouve qu'à la fin. Ce qui fait qu'au début, je pensais introduire le prochain personnage (vous devinez tous qui c'est n'est-ce-pas ?) au prochain chapitre mais en fin de compte, beaucoup plus de temps doit passer. Parce que là ça fait « Un jour par chapitre » (et encore, parce que bon… 9 jours ne se sont pas passés : on a accéléré le 4e jour et on a remonté d'un jour aussi).
En gros je pensais introduire Antonio et Ivan assez rapidement, mais en fin de compte, avant d'introduire Antonio, il faut installer une routine entre les personnages, voyager (et j'ai pas envie de mettre plein de « *.*.* » pour faire énormément de sauts dans le temps), et puis seulement je peux introduire Antonio dans le bon contexte (ou plutôt m'arranger pour que la chance d'Antonio ne soit pas totalement absurde et sortie de nulle part).
Ensuite si j'introduis Ivan de la manière dont je veux l'introduire, ça va tout gâcher. Parce que… Parce que le rythme va être perturbé et je suis sûre que, comme moi, vous avez très envie de voir (faire, pour moi) du SpaMano !
Donc en fait je vais essayer d'être plus ou moins réaliste dans la durée du voyage en me renseignant si j'y arrive et… Eh bien on verra ? Souhaitez-moi bonne chance tout le monde ? ^^ Même mentalement ça me va, parce que de toute façon, je suis vraiment motivée !
D'ailleurs avant de finir le chapitre, deux choses à dire : Je risque de profiter un peu du rating T parce que même si c'est gentil à cause du manque d'action et de combats, je pense que je n'essayerai pas de me retenir pour les combats. Maintenant je suis nulle pour écrire des scènes de combat donc on verra ce que ça donne. En tout cas si la fanfiction est T juste à cause d'une scène, je ne suis pas sûre d'apprécier alors… *Réfléchit* D'un autre côté, j'peux m'amuser avec Arthur peut-être un peu sadique sur les bords… On verra ^^
Et donc deuxième chose avant de laisser Francis terminer ce chapitre: Ah oui *Avait oublié*, vous avez remarqué comment j'oublie de faire manger mes personnages ? x'D Je sais pas si c'est supposé s'améliorer au bout d'un moment parce que dans la vie courante j'oublie moi-même de manger alors…
Francis : C'est mon tour, je suppose ?
Tori : Hai, hai. Je compte sur toi pour ne pas sortir n'importe quoi alors.
Francis : Bien sûr que non. *Se tourne vers les lecteurs* Je suppose que nous nous reverrons au prochain chapitre pour un chapitre, espérons-le, plus sympathique et moins dramatique. *Regarde Tori* Et j'espère apparaître un peu plus, aussi.
Tori : Dommage que ce ne soit pas vraiment le cas alors…
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