Chapitre 9 : Opération Katy Perry , Partie 1 (Point de vue de Kurt)

Je me réveillai encore le premier ce matin. Blaine me tournait le dos quand il dormait, comme depuis une semaine … C'était dimanche et je comptais bien faire changer les choses aujourd'hui. Je ne supportais plus la distance que Blaine mettait entre nous. Ses bras me manquaient, ses baisers me manquaient, Blaine me manquait … Je me disais qu'à partir d'aujourd'hui, je ferais tout pour que les choses changent, que je ne laisserais plus cette distance nous séparer un peu plus.

Je me redressait dans le lit et finit finalement par m'asseoir, comme ça je pouvais voir le visage de mon fiancé … Je tendis la main et je caressa ses cheveux bouclés. J'espérais vraiment ne pas le réveiller, car je savais que je me ferais directement rembarré. J'aimais Blaine plus que tout au monde, je ne lui en voulais pas de réagir comme ça et je comprenais, mais seulement, j'aimerais pouvoir le lui montrer mon amour, mais il ne m'en laissait pas l'occasion. À chaque fois qu'il me repoussait, je sentais les larmes montées, mais je résistais. Soudainement, Blaine poussa un long soupir, et je sus directement qu'il venait de se réveiller. Je savais aussi qu'il allait directement me dire d'arrêter de jouer avec ses cheveux, mais assez têtu, je ne laissais pas tomber. Ce qui devait arriver arriva : il retira ma main de ses cheveux à l'aide de la sienne, non sans la tristesse qu'il avait en permanence dans le regard, ces derniers temps. Mais ma réaction fut tout autre que ce que j'avais pensé, mais bizarrement, elle était le premier pas vers un nouveau bonheur pour Blaine et moi. Blaine se redressa dans le lit sans me jeter un seul regard. Je me levais du lit et me mit à crier :

« Merde Blaine ! J'en ai assez ! Arrête maintenant ! Arrête de faire si comme personne ne t'aimais et arrête de me repousser ! J'essaie de te montrer que je t'aime, moi. Et toi, tout ce que tu fais, c'est me repousser ! J'essaie d'arranger la situation, j'essaie de te faire sentir le mieux possible chez moi pendant que tu n'es plus accepté chez toi, j'essaie de te montrer que des gens croient en toi et te soutiennent, j'essaie de te rendre heureux ! Tout ce que tu trouves à faire, c'est m'envoyer boulé et me faire de la peine par la suite ! Mais putain ! Quand est-ce-que tu comprendre que je peux plus supporter cette situation, que tu me manques, que je t'aime et que je veux pouvoir te le montrer … Tu m'emmerde Blaine ! Vraiment ! »

Il faut dire que ça m'arrivait très peu de parler à Blaine comme ça … Ce dernier m'avait regardé avec des yeux incrédules pendant tout mon discours. À la fin il s'était mis à pleurer. Et maintenant, il pleurait vraiment beaucoup. Je me dirigea vers le lit et m'assit près de Blaine, le prenant dans mes bras. Je fus surpris parce que cette fois, il ne me repoussa pas, il ne fit que m'enlacer plus fort en pleurant toutes les larmes de son corps. Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés comme ça. Quand il daigna enfin se détacher de moi, je me leva et sortit mes affaires, il fit de même. On partageait maintenant la même armoire. Mon père et moi étions passé chercher les affaires qu'il restait à Blaine chez lui le mardi d'avant. Blaine sortit du placard une chemise blanche à carreaux rouges avec un nœud papillon noir et un slim moulant de la même couleur. Il me sourit. Ce qui fit presque s'arrêter mon cœur. Une semaine qu'il ne m'avait pas sourit. Dieu, qu'est-ce-que ça m'avait manqué !

A vrai dire, cette dernière semaine, Blaine avait presque tout arrêter. Il avait arrêter de chanter (même quand on était au Glee Club, mais Monsieur Schuester ne lui en voulait pas), il avait arrêter de sourire, de parler aussi, il avait arrêter de montrer de l'affection à n'importe qui mais particulièrement à moi. J'avais l'irrésistible envie de le prendre dans mes bras à cet instant, mais j'avais toujours peur qu'il me le refuse, alors je me contenta de lui sourire aussi.

« Je vais à la douche, tu me diras ce qu'est le plan de la journée après. Me dit Blaine en me souriant, ça y est, il reparle !

-D'accord. Pas de soucis. Prends ton temps. » Lui répondis-je en souriant.

Et ben ! Si j'avais su que gueuler ça marchait si bien, je l'aurais fait plus tôt ! Mais je sus directement que Blaine n'était pas complètement redevenu lui même quand je l'entendis verrouiller la porte de la salle de bain. Verrouiller la porte, ça peut paraître insignifiant comme ça, mais par ce geste il me disait clairement 'je ne partage pas avec toi'. Certains ne peuvent pas vraiment comprendre, mais quand il verrouillait je savais que ça voulait dire que je n'avais pas le droit de me glisser sous la douche avec lui. Il allait en falloir beaucoup plus pour que Blaine soit pleinement heureux. Mais il avait tout mon amour, c'était déjà ça.

C'est alors que le plan de Santana me revint en tête, et que je décida de le mettre à exécution.


Une heure plus tard, j'expliquais à Blaine que Puck et Sam viendrait le chercher pour un entraînement au stade et que moi je passerais l'après-midi avec Rachel. Blaine ne répondit rien et se contenta de faire oui de la tête. Je lui dit d'aller préparer ses affaires. Il s'exécuta et j'en profita directement pour appeler ma meilleure amie alias Miss Barbra Berry :

« Allo Rachel ?

-Non, le pape … Me répondit-elle.

-Bon alors, monsieur le pape, pour cette aprèm, on met en place le plan.

-Vraiment ?

-Non … On ferra juste semblant … Soupirais-je, lassé par les bêtises de Rachel.

-OK ! Je te charge d'appeler Santana, je viens chez toi à quatorze heures. Mise en place de l'opération Katy Perry ! » Dit Rachel en riant.


Il était 13h58 quand la belle Santana sonna à ma porte. Je savais que c'était elle car Rachel ne serait jamais venue avec deux minutes d'avance, voulant faire sa star, elle s'accordait la plus part du temps vingt minutes de retard. Je me précipita pour aller ouvrir la porte, avant même que j'ai pu lui dire bonjour, Santana était rentrée dans ma maison. Elle se dirigea immédiatement vers ma chambre, sans même me saluer. Je la suivis dans la pièce. Elle s'assit sur mon lit en tailleur et j'en fit de même. Je la regarda en souriant. Elle me renvoya mon sourire.

« Tu veux boire quelque chose Santana ? Demandais-je

-Je veux bien de l'eau.

-OK ! J'arrive tout de suite. »

J'allais dans la cuisine, à ce moment là, Rachel sonna, je lui ouvrit et lui dit de rejoindre Santana dans la chambre. Finalement, Rachel n'était pas en retard. Je revenais dans la pièce avec un plateau avec trois verres d'eau et un paquet de biscuit diététique. Je posa le plateau sur le lit et je m'assis de sorte à ce que Santana, Rachel et moi formions un triangle. Je sortis un bloc note et un stylo.

« Bon, c'est partit les filles. On a déjà la chanson, vous savez où sont placés les choeurs et tout ça. Donc on peut avancer à la soirée. J'ai viré Finn de la maison, de sorte à ce qu'il soit chez toi demain soir, dis-je en m'adressant à Rachel. On doit toujours planifié la soirée.

-OK ! Pour la soirée, fait comme tu sais le faire, belle soirée romantique. Tu lui déclare tes sentiments … dit Rachel, mais Santana la coupa.

-Et après tu le baise ! » Cria Satan.

Je la regardais, la bouche grande ouverte, totalement horrifié. Comment pouvait-elle dire ça ? Blaine était fragile, et elle, elle pensait que moi j'allais … ! Je ne trouvais pas du tout l'idée intelligente. Blaine me repoussait déjà quand j'essayais à peine de le serrer dans mes bras. Mais j'avais sur le coup, complètement oublié que Santana était une experte en la matière.

«-Écoute, je sais que pour ton esprit si fin, c'est difficile d'imaginer faire ça en temps de crise. Mais je t'explique un truc, avec les mecs, la meilleure façon de les faire redevenir eux mêmes, c'est de … Je t'assure, si tu fais ce que je te dis, ton mec redeviendra lui-même, totalement accroc à toi. Je suis sûr que dans sa tête, Blaine pensait être mieux sans toi, mais grâce à ça, il comprendra qu'il ne peux pas se passer de toi ! Dit Santana. Ça paraissait complètement incohérent comme ça, mais en fait …

-Santana ! C'est … Commença Rachel.

-Du génie ! Criais-je

-Quoi ? Dit Rachel totalement dégoûtée.

-Elle a raison. Quand on le faisait avec Blaine, on savait vraiment ce qu'éprouvait l'autre, et on se montrait vraiment ce qu'on ressentait, quand on fait l'amour, on peut pas se cacher de l'autre, je pense que Blaine comprendra comme ça.

-Ouais … En quelque sorte ! Dit Santana qui ne voyait pas les choses de la même façon que moi.

-Bon … Maintenant, si on la répétait cette chanson ? » Finit Rachel.


Les filles venaient de partir, il était 18h30 quand il arriva, son sac de sport sur l'épaule. Un petit sourire sur les lèvres. Moi, j'étais dans la cuisine en train de préparer à manger. On aurait la maison pour nous pendant deux soirs. Je sais pas pourquoi, mais dans ma tête, cette scène était parfaite. Elle me rappelait un rêve que j'avais fait, au début de notre relation, il y a de cela plus d'un an …


Flashback de mon rêve …

Il était 18h30 quand il arrivait. Il avait sa guitare sur le dos, ses cheveux en bataille. Il alla me rejoindre dans la cuisine et s'avança vers moi par derrière, il entoura ses bras autour de moi et m'embrassa dans le cou. C'est alors que je me retournais et déposait délicatement mes lèvres sur les siennes. Nous nous sourîmes. C'est alors qu'apparu notre fille, cachée sous la table. Blaine la leva du sol pour la prendre dans ses bras. La petite fille riait dans ses bras tandis que mon mari embrassait ses cheveux. Je me remis à ma cuisine, heureux, tandis que mon époux s'asseyait sur une chaise avec notre enfant toujours dans les bras. Il la posa sur la chaise à côté de lui et commença à discuter avec elle.

« Alors ma chérie ? Qu'est-ce-que tu as fait aujourd'hui ? Demanda Blaine à notre fille.

-Oh … J'ai été très occupée, répondit la petite fille de 4 ans avec des allures de grande dame. On peut faire une partie de carte ? Demanda ma fille.

-Évidemment ! » Répondit mon mari.

Notre fille se leva de sa chaise et partit en marchant chercher un jeu dans sa chambre. Blaine en profita et se leva pour me resserrer dans ses bras. Il embrassa ma joue.

« Tu veux que je t'aide chéri ? Me demanda-t-il.

-Ca ira, merci, dis-je en me retournant. De plus, la cuisine, c'est pas ton fort ! Dis-je en plaisantant.

-Eh … T'es méchant, je cuisinais bien pour nos dîners romantiques. Dit-il en rigolant.

-Oui … On peut dire ça. » Dis-je en rigolant et en saisissant sa main.

Fin du Flashback


C'est vrai, j'avais toujours des grands rêves pour notre couple. J'en avais encore, malgré la situation délicate du moment. Blaine me rejoignit dans la cuisine. Il ne me salua pas comme dans mon rêve (dommage, j'aurais bien aimé), il se contenta de s'asseoir à la chaise de la table à proximité et me regarder en souriant.

« Alors, comment ça s'est passé avec les filles ? Me demanda-t-il.

-On s'est bien amusés ! Et toi avec Puck et la bande ?

-C'était bien, on a pas mal rit. Mais tu m'as manqué. »

Mon cœur se mit à fondre … Ses déclarations me faisaient toujours cet effet, mais cette fois là, encore plus. Je décidais d'être franc avec lui, afin que ses sautes d'humeur ne recommencent pas et qu'il comprenne clairement ce que je pensais.

« A moi, tu m'as manqué toute la semaine … Dis-je.

-Kurt …

-Ouais … Je sais …

-Je t'aime tellement … C'est juste que cette semaine, je me posais pleins de questions, j'étais en colère contre tout le monde et je comprenais pas ce qui se passait. » Dit-il.

Ce n'est qu'en me retournant que je vis qu'il pleurait. Ni une ni deux, je le rejoignit à la table et le serrait dans mes bras. Et là, il fit ce qu'il n'avait plus fait pendant une semaine. Il m'embrassa.


Flashback de notre premier baiser

« Ce duo n'était qu'une excuse pour passer plus de temps avec toi. »

Me dit-il avant de m'embrasser. Sur le coup, je ne réalisais pas ce qui se passait. Je sentais juste le goût des lèvres de Blaine contre les miennes. Cet instant, j'en avais mille fois rêvé. Et je n'avais jamais pensé que ce moment pouvait être aussi magique, magnifique et parfait. Mon cœur s'était arrêté de battre. Je voulais que ce moment dure pour toujours. Mon dieu … Ce que je l'aimais.

Je ne contrôlais plus rien en moi, mon cœur lui appartenait. Je fermais les yeux. Ma main se crispa, puis en un geste doux, je la posa sur sa joue. Je sentais ses lèvres bouger avec les miennes, puis se détacher lentement. Il s'éloigna de mon visage et me regarda dans les yeux, pour enfin tourner la tête en rougissant.

« Faut travailler … Faut … être sérieux … Dit-il toujours un peu chamboulé lui aussi.

-C'est déjà … sérieux … » Soufflais-je

Et nos lèvres se rejoignirent pour un deuxième baiser.

Fin du Flashback


Quand ses lèvres se posèrent sur les miennes, ça me fit l'effet d'une bombe. Comme la première fois où on s'était embrassés, mon cœur s'était arrêté. La passion et l'amour n'avait pas disparu, les deux s'étaient amplifiés. Il détacha ses lèvres des miennes et me regarda avec amour, comme il le faisait si bien.

« Mon amour … Soufflais-je »

Est-ce-que la situation s'était complètement rétablie ?


À suivre ...