Salut tout le monde !

Il a été dur ce chap. Parce que je me suis essayée à un autre POV, vous verrez lequel… Et puis dites moi si j'ai pas trop raté le truc, ok?

Ensuite, parce que je ne savais pas comment commencer. J'ai du refaire tout le chap au moins quatre ou cinq fois. De la folie, j'ai presque voulu abandonner.

Mais je suis têtue. Il faudra bien que je conclue cette histoire.

J'ai été attentive à la review de Onja qui réclamait un peu plus d'infos sur Edward. J'ai été sensible.

Donc j'espère que tu seras satisfaite, ma belle. Comme quoi, j'aime bien vos reviews. Elles m'indiquent aussi ce que vous attendez de moi-même si cette fic m'appartient. Pas les personnages, on est bien d'accord.

Et puis j'ai cru comprendre que Stephen avait un fan club… Alors, c'est vrai tout ça ?

Merci de vos compliments sur le dernier chap. A tous.

Merci d'avoir lu mon bonus. J'ai d'autres idées de bonus en réserve…Si vous êtes sages les filles )

Pour celles qui m'ont posé la question. La particularité de ce lemon, c'est que c'est un de mes souvenirs.

D'ailleurs Bib08 l'aurait aussi expérimenté, la petite coquine )

Mes remerciements pour les derniers chapitres, pour les « non compte » : Bib08, sun san darling, Patiesnow, marion. J'espère que je n'ai oublié personne…

Les avec compte, comme d'habitude, ça se passe en PM. J'y tiens.

ATTENTION : dernière chose et la plus importante de cette introduction.

Effexor, un auteur que j'aime beaucoup (voir profil) participe au concours de Hot Summer et a publié le premier chapitre d'une nouvelle fic qui s'appelle « Sucré, Salé » Allez le lire et votez en masse si vous aimez, laissez vous aller !

Voici l'adresse du lien : www . fanfiction .net / s/ 6095945 / 1 /

GO, GO, GO Effexor !

C'est bon, je crois que je n'ai rien oublié. On se retrouve en bas ?

Chapitre 9

Sueurs froides.

Edward POV

Cela faisait plus de dix jours que j'étais coincé à L.A.

Les choses s'étaient bousculées pour moi. Il m'a fallu revoir des contrats, contacter mon avocat.

J'ai honoré d'autres rendez-vous et entretiens imprévus. Usant mais nécessaire.

Je n'avais toujours pas de nouvelles de Bella, depuis le matin de mon départ.

Je lui avais laissé un petit mot avec mon numéro de téléphone, respectant ainsi son souhait de ne pas se sentir bousculée et de lui laisser prendre son temps.

Ce matin là, je l'avais regardé dormir durant de longues minutes, me faisant presque oublier que j'avais un avion à prendre.

J'ai contemplé son corps à la faible lueur de sa veilleuse. J'ai effleuré du bout des doigts son dos, traçant les contours de son magnifique tatouage.

Je me suis abreuvé de son odeur, enfouissant mon nez dans sa chevelure, mémorisant de mes yeux son visage angélique, ses lèvres entrouvertes, écoutant son soufflé régulier.

Je la laissais à contre cœur mais avec cette certitude apaisante de la revoir bientôt.

Mais elle n'avait pas encore appelé.

J'avais bien glané des infos, indirectement par Alice.

Ma soeur m'avait raconté dans le menu détail son week-end en amoureux.

Bella et elle se préparaient à leurs derniers examens. Les filles bossaient dur.

Je me suis raccroché à cette idée qu'elle était occupée elle aussi et que c'était la raison de son silence.

Néanmoins, une partie de moi cédait chaque jour un peu plus à l'affolement.

Je me sentais pathétique. Emmett se serait bien foutu de ma gueule.

Ça, ajouté au monstrueux contre temps pour la rencontre avec Mr Duncan, ma patience arrivait au bout de ses limites, même si des contre temps, il en arrive souvent dans ce métier.

Nous étions attablés, Steph et moi à la terrasse d'un restaurant, attendant pour une ultime fois de rencontrer ce type qui commençait sérieusement à me gonfler.

Stephen m'occupait l'esprit du mieux qu'il pouvait mais parvenait difficilement à capter mon attention.

-Hé Edward, tu as entendu ce que je viens de te dire?

La voix tonitruante de mon ami me fit sursauter.

-Je te disais que je viens d'avoir l'avocat de Duncan. Il semblerait que notre type soit encore coincé en Angleterre, une histoire de paperasse... Bref, il ne pourra pas venir, enfin, pas tout de suite. Mais comme il a vu ce que tu as fait avec ton film, il tient à ce que ce soit toi qui sois le réalisateur. Alors son avocat viendra à sa place. Il se mettra en visio conférence et tu pourras discuter avec lui...Alors, qu'est ce que tu en penses?

J'étais agacé. Mais ce projet me tenait à cœur. Il fallait lui montrer que c'était un challenge que j'étais capable de relever. Je ne pouvais me permettre de faire la diva, surtout au début de ma carrière. Je soufflais avant de répondre.

-Et cet avocat, quand est ce qu'il pourrait être présent?

-Dans une heure maxi. Il est dans le coin, toujours au sujet du projet...Alors?

-C'est bon. J'ai quelques appels à passer, je te laisse un instant.

-Attend. Le gars il m'a parlé de l'actrice que tu connais, tu sais Tanya Donaldly.

-C'est DENALI, Stephen.

-Oui, bon, ça va tu m'as bien compris! Il a dit qu'elle allait venir. Pour nous rencontrer, quoi...Alors, tu vas revoir une ancienne chérie?

-Elle n'a jamais été une ancienne chérie comme tu dis. C'est une très bonne amie.

-Mais t'as couché avec elle, non?

-Oui mais ce n'était pas une relation au sens où tu l'entends.

-Ah ouais? C'était quoi alors?

-Merde Steph! On aurait dit ma sœur là!

-Ben quoi? T'as pas l'air dans ton assiette depuis dix jours. Un vrai balai dans le cul que t'as mon pauvre Edward! T'es besoin de dégorger popaul. Moi j'disais ça histoire de t'amuser un peu. Comme tu connais le terrain, jme disais que...

-Tu te dis beaucoup trop de choses, vieux, assénais-je un peu sèchement

-Ok, ok, ça va!... T'énerves pas. Bon, alors t'es prêt à la rencontrer cette Tanya Donaldly?

-DENALI, Stephen, C'est DENALI! Et oui, je serais très content de la rencontrer. Tu seras agréablement surpris. Elle est très intelligente. Et très belle évidemment.

-Jn'en doute pas, Ed. Jn'en doute pas... Puis toutes façons, elle est déjà en route, me fit-il en buvant une gorgée de son whiskey.

-Bon, je dois passer quelques coups de fils, ça ne t'ennuie pas si je te laisse?

-Pas de problème, Edward.

Je me levais et me dirigeais jusqu'au bout de la terrasse extérieure.

Je ne m'attendais pas à la revoir aussi vite et aussi peu préparé.

Les dernières nouvelles d'elle, c'était une carte postale de Londres, l'an passé, où elle y habitait depuis la fin des études.

Elle m'avait simplement écrit « wish you were here».

C'était le titre d'une des chansons de Pink Floyd. La dernière que nous avons écoutée, une semaine avant mon départ de Vancouver.

Elle était venue dormir chez moi. C'est après cette soirée que j'ai pris la décision d'effectuer seul ce stage.

Elle m'avait parlé d'un appartement trouvé dans les petites annonces.

Je me suis senti coincé. Je n'ai pas réussi à lui dire. Je suis parti. Comme un lâche.

Même si nous étions devenus amis, jamais nous avons reparlé de mon départ quasi précipité.

Je m'assis sur une table vide le téléphone en main et composais un numéro.

Au bout de quatre sonneries, on répondit.

« Oui Edward? »

-Salut Rosalie. Comment ça va?

« Je vais bien. Emmett reviens de son entraînement de boxe et il est encore sous la douche. »

-Ça ne fait rien. J'attendrais. Et Jazz?

« Revenu trèèès enchanté de sa petite escapade en amoureux avec Alice. Ta pipelette de soeur ne t'a pas fait un compte rendu détaillé? »

-Si, si...

« Bon, tu n'as pas appelé pour prendre des nouvelles de la famille? »

-C'est dingue, je finirais par croire que tu sais lire dans les pensées.

-Non, c'est juste que tu as un fonctionnement assez similaire à Emmett. Alors quel bon vent t'amène?

-Bella m'a dit que tu es au courant...De ce qui s'est passé entre elle et moi.

Elle marqua une pause avant de reprendre.

« Bella n'a rien dit. J'ai parlé de John Doe. Et j'ai compris comme ça »

-John Doe?

« Truc entre nous, trop long à expliquer... Bref, j'ai compris... J'en reviens pas! Et dire que je t'ai sorti ce petit laïus alors que vous avez forniqué durant tout un après midi. T'as bien dû te foutre de moi, non? »

-Non, pas du tout. Si, un petit peu peut être. Mais rien de méchant.

« Alors? Vous avez remis ça, une fois seuls, j'imagine. Question idiote. Je sais que vous avez remis ça. Sinon, tu ne m'aurais pas appelé ».

-Tu es très perspicace, Rose.

« Vous allez vous revoir? »

-J'en ai envie. Je lui ai laissé un mot avec mon numéro le matin avant de partir.

« Ah. »

-Mais ce n'est pas de ça dont j'ai envie de te parler. Je suis dans une situation délicate.

« C'est à dire? »

-La fille qui va jouer dans le film... C'est Tanya., dis-je après quelques secondes d'hésitation.

« ... »

-Tanya Denali, précisais-je

« Oui, ça va, je vois bien, merci...Alors, comment elle va? »

-Je ne sais pas encore. Elle doit nous rejoindre avec un autre type, tout à l'heure.

« Et Bella dans tous ça ? » Son ton était un peu sec. « Elle est au courant de ton taf ? Des gens que tu vas rencontrer, je veux dire. »

-Non. Je le lui dirais. Après mon retour.

« Edward »

Ce n'était même pas une question. J'attendis, sachant pertinemment ce qu'elle s'apprêtait à me dire.

« J'espère très sincèrement que tu sais ce que tu fais. »

Bingo !

-J'ai vraiment envie de connaître Bella.

« Pose toi la question : Jusqu'à quel point ? Parce que si je me rappelle bien, tu en étais à ce stade au sujet d'une fille… C'était qui déjà ? Ah ben oui. Avec Tanya, justement ! »

Rosalie avait visé juste. Presque.

-Je n'ai jamais eu l'intention d'avoir une relation stable. Et Tanya le savait parfaitement.

« Et là, Bella est arrivée à quel point dans ta vie ?

-Je crois que, enfin, je sais que j'ai envie d'être avec elle.

Rosalie marquait une nouvelle pause.

«Tu ne trouves pas ça ironique au fond? Tanya ressurgit au moment où pour la première fois pour toi, tu te sens prêt pour un engagement. »

-Oui, je sais j'y ai pensé moi aussi. Et ça ne me fait pas flipper. Il faut que je règle une dernière chose avec Tanya de toutes façons. Je lui dois des excuses.

« Heureuse de te l'entendre dire », souffla Rosalie.« Et ça va se passer où, ce tournage ? »

-Normalement, San Francisco même.

Rosalie éclata de rire.

-Heu… Je peux savoir ce qu'il y a de drôle ?

«Franchement, tu veux que je te dise? T'es dans la merde Ed ! »

-Je comprends maintenant pourquoi mon frère est fou de toi. Vous avez le même humour. Que je ne partage pas.

Quelqu'un me héla. C'était Stephen. J'aperçus près de lui une silhouette familière. Tanya agitait la main en ma direction.

-Et puis d'ailleurs, je vais de ce pas écourter cette charmante conversation. Le travail m'attend.

« Elle est arrivée? »

-C'est ça.

« J'espère sincèrement que tu sais ce que tu fais Edward » répéta t-elle.

-Je te rappelle. Bisouuus.

°°°000°°°

Rosalie POV

Je tenais encore mon téléphone en main. J'étais retournée quelques années en arrière, encore sous le choc de la nouvelle.

Tanya Denali est de retour. Edward a envie de s'engager avec Bella. Ben ça promet quelques étincelles.

-C'était qui mon cœur?

Emmett m'avait entouré de ses puissants bras, m'embrassant langoureusement dans le cou.

-Ton frère. Il voulait avoir de nos nouvelles.

-Ah. Et il est toujours à L.A?

-Yep.

-Rha la la. Je suis trop fier de lui. C'était dur mais je savais qu'il allait réussir.

-Eh. Devine quoi?

-Quoi?

-L'actrice qui va tourner pour lui, c'est Tanya.

-Oh oh.

-Comme tu dis. J'espère qu'elle sera passée à autre chose.

-Pourquoi tu dis ça?

-Parce que je me rappelle de son état quand Edward s'est barré comme un voleur.

Petit flash back

Edward venait de partir depuis deux ou trois jours.

On sonna à la porte.

J'ouvris et fis face à une fille les yeux rougis de larmes.

Elle se présenta.

Tanya. Tanya Denali.

Une amie d'Edward. Enfin, « amie », si l'on peut dire...

Elle avait retrouvé l'adresse de son frère dans un carnet qu'Edward a laissé chez elle. Elle ne savait pas où il se trouvait et aurait voulu le lui remettre ou envoyer.

Foutaises. Edward s'était barré et visiblement, il ne lui avait rien dit.

C'était une des greluches d'Edward avais-je pensé.

Je savais que c'était un sacré coureur de jupons. Mais je ne savais pas qu'il aurait pu être aussi lâche.

Autour d'un café, elle expliqua qu'elle le fréquentait depuis presque un an. Il lui avait dit qu'il ne considérait pas leur relation comme du sérieux. Mais le temps passant, elle s'était rendue compte qu'ils étaient tous les jours ensemble, dormant chez l'un ou chez l'autre.

Au départ, il n'était pas question qu'ils se retrouvent en dehors. Puis au fur et à mesure, il y a eu les sorties au cinéma, les concerts. Les dîners au restaurant. Il ne s'offusquait apparemment pas du fait qu'on les prenait pour un couple.

Elle m'a raconté qu'une fois, dans la rue, un musicien leur avait joué une sérénade pour amoureux. Elle avait commencé par protester mais il l'a stoppée en disant « Laisse-le, et puis, on ressemble bien à un couple, non? »

Et c'est comme ça qu'elle a « commencé à y croire pour de vrai », comme elle le disait.

« En même temps, il est difficile de résister! Regarde-le. Il est intelligent, beau comme un dieu, drôle et charmant...Ajouté à cela, une vraie bête de sexe! Merde, ce que je me sens conne! »

Je l'ai écouté sans broncher.

Si au début elle m'avait agacée, à la fin de son récit, j'aurais presque pleuré avec elle. Je dis bien « presque ». Faut pas charrier non plus.

Elle savait qu'il n'était pas amoureux d'elle.

Je n'en étais pas aussi sûre.

Avec du recul, je pense qu'une fille comme Tanya aurait pu parfaitement lui convenir. Son seul souci, c'était d'être arrivée trop tôt dans la vie d'Edward.

Emmett me ramena délicieusement à la réalité. Il commençait à ponctuer ma nuque de baisers langoureux.

-Bébéééé, susurra t-il.

Je frémis de plaisir.

Je me retournais pour faire face au torse le plus sexy de la planète. Celui de mon homme.

J'adorais faire l'amour avec lui juste après ses entraînements de boxe.

Parce que ça faisait ressortir ses superbes pectoraux, ses biceps gonflés de sang, parce que ses muscles saillants n'en étaient plus que sexy et que ça me donnait faim de lui.

La vue parfaite de mon homme fait décupler l'amour que j'éprouvais pour lui.

Je me sentis lionne et me jeta férocement à sa bouche.

Nous nous renversions sur le canapé. Comme des sauvages.

Mon dieu que j'aime les séances d'entraînement…..

Bella POV

Je me trouvais dans la bibliothèque du campus, en compagnie de mon binôme de cours, Angela Weber. Je préparais les derniers examens.

J'avais le regard fixé sur un morceau de papier, griffonné à la hâte. Il avait été tellement plié et déplié qu'il aurait pu aisément se déchirer en quatre morceaux.

Je l'avais tellement lu et relu que je le connaissais par cœur.

J'avais même mémorisé les courbures particulières de chaque lettre, témoignant d'un empressement et de la fièvre de coucher sur papier ces mots presque comme des aveux.

Bella,

Je n'ai pas entendu mon réveil.

Je me suis levé en catastrophe. J'ai adoré dormir avec toi.

Je serais occupé mais très content si tu pouvais m'appeler.

555 135 263

Je t'embrasse.

Edward.

P.S: Sois sage, Swan

La dernière ligne m'avait amusée et agacée à la fois. « Sois sage ». Qu'est ce qu'il croyait? Qu'est ce que ça veut dire?

C'est cet aspect là ce que je m'aimais dans une relation. Ne pas pouvoir s'empêcher de se poser des questions.

Et c'était exactement ce qui était entrain de m'arriver.

Fais chier Cullen!

Résultat, au bout de plus de dix jours, je ne l'avais toujours pas appelé.

J'en avais envie. Et puis, non. Et ça m'énervait bien.

En même temps, il a dit qu'il bossait...

De rage, je jetais mon crayon à travers la trousse, manqua ma cible et regarda l'objet parcourir le reste de la table avant de tomber et de rouler sous la table voisine.

Je relevais les yeux et vis le regard ahuri de mon binôme posé sur moi.

-Quoi?

-C'est la première fois que je te vois faire quelque chose d'aussi puéril... Je n'arrive pas à le croire...

-Mais de quoi tu parles?

-Je parle du fait que c'est la première fois que je te vois aussi flippée! Ah, j'hallucine! Isabella Swan...

-Bella, s'il te plaît, l'interrompis-je.

-Bon, ok, Bella flippes!, fit-elle en mimant les guillemets.

-N'importe quoi Weber! Je sais à vois tes ongles que tu as encore dû te prendre la tête avec tes fiches de cours.

Son sourire se crispa sur son visage avant qu'elle ne me tire la langue. Tout en lui répondant de même, je pris le papier déplié devant ma trousse et entrepris de le ranger hors de ma vue.

D'un coup de main habile, Angela me le chipât des mains.

-Qu'est ce que c'est? Une antisèche? Rhooo Bella, c'est pas bien, fit-elle en chantonnant, agitant le billet devant mes yeux,

-Rends moi ça, c'est impoli de fouiller dans la trousse des autres, dis-je en tentant de le lui reprendre.

Je vis son sourire s'affaisser, la bouche ouverte.

Merde, elle fait la carpe.

Trop tard. Elle leva alors les yeux vers moi.

-C'est qui Edward?

-C'est...le frère d'Alice.

-Alice Cullen?

-J'en connais combien à ton avis qui s'appelle Alice ?

-Oui, ça va Bella. Je ne suis pas conne non plus. Bon, alors?

-Alors quoi?

-Rhaaa! T'es une vraie chieuse quand tu t'y mets! Alors comme ça t'as dormi avec lui?

Elle avait terminé sa phrase en haussant la voix sur la fin.

-Heu... Ben comme il l'a écrit, oui.

Elle me jeta un regard meurtrier.

-Bon, ok, ok, ok! J'ai couché avec lui.

Son visage se fendit d'un sourire, signe pour moi que je devais continuer.

-Et comme c'est nouveau, ben...

-Ça va Bella, je ne veux pas que tu me racontes en détail. Dis moi comment il est?

Les conversations avec Angela étaient agréables. Comme avec Alice. Mais je ne pouvais décemment me confier à cette dernière.

Ça me soulageait que je puisse en parler avec quelqu'un comme Angela. Elle est sincère et amicale.

Je me sentis rougir et me laissa aller à un instant « adolescente » et fondit d'un:

-Un. Putain. De. Canon. de. Mec., dis-je en ponctuant chaque mot.

Angela étouffa un cri, ses deux mains posées sur sa bouche. La responsable de section ainsi qu'une autre étudiante proche de notre table se tournèrent vers nous, intrigués par les petits cris de sauterelles de ma voisine de table.

Angela se ravisa, et après s'être rassurée que personne ne nous regarde, se pencha vers moi.

-Et ça fait combien de temps que tu le connais ?

-Deux semaines environ. Mais ça fait plus de dix jours qu'il est parti pour son boulot à L.A.

-Alors, tu l'as appelé?

-Non.

-Merde Bella, ça fait plus de dix jours qu'il t'a laissé ce mot. Si tu ne l'as pas encore fait, c'est soit qu'il y a une embrouille, soit tu n'as pas envie de le revoir… Alors?

-Ben, je ne pense pas qu'il y ait une embrouille.

-Tu as envie de le revoir?

-Oui mais...

-Alors pourquoi tu te prends la tête comme ça? Vas-y fais le. Il t'a dit qu'il serait content que tu l'appelles.

Elle me lançait des regards encourageants.

-Ok. On termine de bosser et je l'appelle ce soir…. A condition que tu me parles d'Eric Yorkie.

Angela fit un O avec sa bouche.

-Merde mais comment tu sais ?

-Je le sais depuis que j'ai remarqué votre petit manège à tous les deux.

-Mais de quoi tu parles ?, fit-elle de son air le plus innocent.

-Je parle de toutes les fois où t'as fait un truc ces trois dernières semaines et comme par hasard tu l'as rencontré.

Angela plissa le nez et prit l'air d'une enfant prise sur le fait.

-Ca se voyait tant que ça ?

-Un éléphant dans un couloir.

Nous pouffâmes comme des imbéciles, sous le regard foudroyant de la responsable de section.

Je suis rentrée cinq minutes avant la fermeture de la bibliothèque. Angela avait déjà déserté les environs, l'environnement ambiant étant trop stressant à son goût mais en me faisant jurer d'appeler Edward ce soir, comme je l'avais dit.

Je passais au supermarché du coin pour acheter des fruits, du pain, du fromage et de quoi faire une bonne salade.

Je pris une longue douche chaude, inutile car c'est le cœur palpitant, assise en tailleur sur mon lit.

Mon réveil indiquait 20H37.

C'est l'heure du repas, non?

Merde. Fais chier.

Je pris une longue inspiration et composa le numéro que je connaissais par cœur maintenant.

Une tonalité. Puis deux. Au milieu de la troisième, j'entendis un « allo? » pas du tout viril.

Féminin même.

Mon cœur eut des ratés. Une perle froide parcourut ma nuque.

C'était une voix de femme, jeune, peut être.

La voix continua de parler.

« Allo? Vous voulez parler à Edward? Attendez, je vais l'appeler, ne quittez pas ».

J'entendis le bruit d'une main qui se pose sur le combiné et entendit, étouffé, la voix qui beuglait « EDWAAARDD! TELEPHOOOONE! »

Putain, mais c'est qui?

« Allo? »

Cette voix, même légèrement déformée par l'appareil, me parvint comme s'il avait été près de moi et me fit fondre.

Focus Swan!

« Allo?... Allo? »

-Heu Salut, fis-je intimidée à présent.

-Bella!

Au moins, il avait l'air content de m'entendre. Je pris l'air détaché au maximum, sans grande conviction.

-J'ai cru un instant m'être trompée de numéro...

« Hum... C'était Tanya... Une amie de fac. Et elle va tenir le rôle principal. »

Tanya? Une amie de fac? Rôle principal ? C'est quoi ce plan de merde?

-Oh. Je vois.

-Bella, j'ai eu peur un moment. Pourquoi tu n'as pas appelé plus tôt.

Pour éviter des plans de merde comme la voix qui a répondu à ta place, connard !, pensais-je très fort intérieurement.

Merde, comment tu t'emballes ?

-Désolée. J'ai passé mes dernières épreuves. J'en ai une autre après demain et je suis en vacances.

Bien, dire des banalités, ça fait toujours neutre.

-Pff, ici, c'est un peu la galère. Le prod est coincé en Angleterre. Mais je dois rencontrer son avocat avec Steph, mon ami et agent… Et puis avec Tanya aussi.

Tanya… Ca sonne comme une habitude dans sa bouche.

-Et le film va se tourner où ?

-Devine.

-Là-bas non ?

-Non. A San Francisco.

-Cool.

-Je t'y emmènerai. Tu verras, les plateaux c'est magique…Il faut que je te dise.

-Quoi.

-J'ai appelé Rosalie ce soir. Et…

Une voix bien virile cette fois se fit entendre « EDWAAAARD ! Faut bouger là ! »

-Bella, attends quitte pas.

-Ok.

J'entendis Edward sermonner sérieusement le type « Tu fais chier Steph. Tu passes trois plombes au téléphone et là, faut bouger. T'attends cinq minutes, ok »

Combiné qui grésille.

-Bella ?

-Oui, je suis là. Tu viens de l'engueuler là ?

-T'inquiètes, il est habitué. C'est Steph. Je te le présenterai. Il flippe parce qu'il dit que ce soir, c'est « le bon soir ».

Stephen, qui avait tout entendu cria « JE SAIS QUE C'EST LE BON ! »

-Qu'est ce que je suis supposée comprendre ?

-Qu'on va conclure l'affaire ce soir. Et je prends le premier vol demain.

-Alors bonne chance. Et à demain.

-Bella.

-Je me languis de toi, souffla t-il.

Mon coeur s'accéléra dans ma poitrine.

« J'ai tout entenduuuuu ! C'est trop meugnon ! »

-Merde Steph, tu sais ce que ça veut dire discrétion ? Non, hein ?... Désolé Bella.

-Pas de mal. Il est marrant. J'aimerais bien le rencontrer.

Lui et ta copine Tanya aussi…

J'ajoutais rapidement dans un souffle.

-Toi aussi tu me manques.

-Hum… Bonne nuit Bella.

-Toi aussi.

Clic. J'avais raccroché.

Je contemplais sur le lit le petit bout de papier élimé. Mes yeux accrochèrent les derniers mots « Sois sage ».

Toi aussi Cullen sois sage.

Une voix cristalline me fit sursauter.

-Toi aussi tu m'as manqué, Bellaaaa.

Alice. Elle se tenait dans l'encadrement de ma, chambre. Je commençais à paniquer. Depuis combien de temps était-elle là ? Qu'est ce qu'elle avait entendu ?

-Alice ? T'étais là ?

-Bah, je viens d'arriver… Je suis venue de chercher.

-Pourquoi ?

-Je t'invite à dîner ce soir. Entre filles. Avec Rosalie.

Bien bien bien. Un dîner avec Rosalie pour digérer le tout. Parfait…

Bon, alors, verdict ? Est ce que je l'ai massacré ?

Maintenant est ce que vous voulez voir de la jalousie, de la passion, de la colère mais surtout de l'amour ?

Voulez vous voir un Edward jaloux et doutant de lui ?

Une Bella en garçattitude ?

Une Tanya ( ben oui, à quoi vous attendiez vous ? Une petite chose éplorée ?)

Alors pour me le faire savoir, c'est le bouton en bas ( dédicace à Eneelamia, bisous ma belle )

Bonne nuit.

PS : Je vous adoooore.

Death in Vegas