Journal de Bella
Vendredi, 4 janvier 2002.
23h07,
J'ai enfin terminé mes devoirs et j'ai appris toutes les leçons qui se rapportent à mes interros de la rentrée. J'ai eu un exposé en droit à rédiger, une dissert' en économie, des exercices en anglais et en italien. Il ne me manque plus qu'à réviser ma chorégraphie de fitness, nous avons le deuxième test le 11 janvier, au matin.
Emmet m'a laissée seule aujourd'hui. Il est parti à Draguignan avec Rosalie. Ca fait du bien, de temps en temps, de s'isoler un peu.
Je pense à Edward. Il n'a pas dansé une seule fois avec sa petite-amie au Réveillon. Je comprends mieux mon subconscient à présent. Pendant les slows, je n'avais qu'une envie: l'embrasser. Ce n'est peut-être qu'à cause de mes rêves que je m'intéresse à lui... De toute façon, il n'y a pas de question à se poser puisqu'il est pris et entre de bonnes mains.
Bonsoir.
Lundi, 7 janvier 2002.
22h20,
Les cours ont repris. Les amis sont rentrés les bras chargés de cadeaux et j'ai revu Edward ce matin.
En rentrant en cours de sport, il a serré la main à Emmet et m'a fait la bise, les autres filles étaient folles de jalousie, moi, j'étais toute rouge. Ca devait être la première fois que je n'étais pas aussi concentrée, je crois même que j'étais la plus nulle. Il y a de quoi être pertubée !
A la fin du cours, Emmet a invité Edward à venir boire un verre demain soir. Il a accepté et lui a dit qu'il avait des cadeaux pour nous. De ce fait, je suis partie faire les magasins après les cours. Je lui ai trouvé un très beau sweet à capuche beige, d'une grande marque de sport. Je l'ai décrit au vendeur pour ne pas me tromper de taille et, en même temps, je me suis achetée un pantacourt mauve et une brassière noire pour le test du 11 janvier. J'espère que ça me portera chance.
Bonne nuit.
Journal d'Edward
Lundi, 7 janvier 2002.
Ce matin, quand je suis arrivé en cours, je suis allé serrer la main à Emmet et j'ai fait la bise à Bella. Les autres filles m'en ont réclamé, j'ai fait semblant de ne pas entendre. Ca m'a fait bizarre de l'embrasser sur les joues devant tout le monde. Elle a dû être surprise, je ne peux même pas dire ce qui m'a poussé à agir ainsi, c'était comme une habitude, comme si je le faisais tous les jours.
Je me justifie pour une chose superficielle, j'en fais une affaire d'état, c'était une simple bise...
Je suis drôlement content de retourner à l'université. Après tout, il ne me reste qu'un mois et demi et, si Bella peut devenir une amie, faute d'autre chose, autant que j'en profite et que je consolide une amitié durable. Qui sait, peut-être qu'un jour, elle tombera amoureuse de moi ! Je peux toujours rêver. Ce n'est pas en restant les bras ballants que je vais réussir à la séduire.
Emmet m'a invité demain soir, à leur appartement, pour boire un verre. Il ne faut pas que j'oublie leurs cadeaux.
On verra bien demain !
Salut !
Mardi, 8 janvier 2002.
Quelle soirée !
Déjà la matinée fut sensationnelle parce que, cette fois, c'est Bella qui est venue me faire la bise, mais alors la petite fête, c'était du caviar.
Je suis arrivé chez eux à 19 heures et je suis resté trente minutes seul avec elle. Lorsque je lui ai offert l'ours en peluche, j'ai eu droit à deux bises supplémentaires, elle était ravie et elle m'a dit qu'elle avait eu le même comme "doudou", elle ne s'en séparait jamais jusqu'au jour où sa belle-mère l'avait mis en machine, à une température beaucoup trop élevée, et qu'il en était ressorti en miettes.
Au retour d'Emmet, qui était parti faire une course de dernière minute avec Eric, elle est allée dans sa chambre et m'a tendu un sac cadeau bleu. Je n'en revenais pas qu'elle m'avait acheté quelque chose. Quand je l'ai ouvert, j'ai été surpris. Elle m'a offert un gros sweet à capuche beige comme j'aime et, le plus difficile, sans se tromper de taille ! Ce n'est pas pour en rajouter mais elle a dû payer une petite fortune.
Elle a cassé sa tirelire pour un banal prof de sport. Ca me donne, à nouveau, de l'espoir.
Pour finir la soirée, Eric a commandé des pizzas.
N'empêche quand je les vois tous les trois, vivant ensemble et s'entendant aussi bien, je les envie. Parfois, je regrette de n'avoir pas fait plus d'études, j'ai foncé sans réfléchir vers ma passion, heureusement que j'adore ce que je fais. C'est vrai, que vivre seul, ce n'est pas toujours simple, je m'ennuie souvent. C'est peut-être pour cette raison que j'ai tout de suite accepté l'amitié de certains de mes élèves. Après tout, on a le même âge et, en amitié, il n'y a pas cette barrière 'prof/élève'.
Salut !
Journal de Bella
Mercredi, 9 janvier 2002.
02h22,
Ce matin, je me suis lancée. Quand je suis arrivée au cours de fitness, Edward était déjà là et j'ai osé. Je suis allée lui faire la bise en guise de bonjour. Je me suis dite: "Autant m'en faire un ami, sinon je ne le verrais plus au mois de mars et je ne m'en remettrai jamais."
Alors, voilà, j'ai mis ma timidité de côté et j'ai foncé !
Victoria m'a invitée au restaurant ce midi. Ca nous a fait du bien de nous retrouver rien que toutes les deux. Nous nous étions un peu perdues de vue. Elle est tombée follement amoureuse et s'est isolée avec son nouvel étalon. Dans un sens, je suis contente pour elle, à force de changer de copain, elle n'avait plus de stabilité sentimentale, mais dans un autre sens, je dois avouer que je suis jalouse. Ma meilleure amie n'avait plus de temps pour moi.
Je n'ai rien dit au sujet d'Edward, lui dire quoi ? Que nous sommes amis ou que je suis amoureuse de lui ?
Bref, tout ce qui compte c'est qu'elle soit réellement heureuse avec... Euh, c'est bête mais j'ai oublié son prénom !
Edward a sonné à la porte à 19 heures précise. j'étais seule, Emmet et Eric étaient partis faire une course rapidement, qui a duré une heure trente d'ailleurs. Lorsque j'ai ouvert, mes mains tremblaient et mon coeur battait si fort que j'avais peur qu'il ne l'entende. Il était super beau, vêtu d'un jean foncé, d'un pull couleur vert amande, d'une veste en jean assortie au pantalon et d'une belle doudoune beige, il va me faire encore rêver très longtemps...
Il a été surpris de me voir seule, il m'a même demandé s'il ne me dérangeait pas, comme si j'avais autre chose à faire !
Nous nous sommes installés dans le grand fauteuil en cuir du salon et, en attendant les garçons, je lui ai servi un jus d'orange.
En discutant de tout et de rien, j'ai appris qu'il était fils unique, qu'il ne buvait aucun alcool, qu'il ne fumait pas et qu'il avait beaucoup voyagé grâce à ses grands-parents.
Ensuite, il m'a offert mon petit cadeau. Lorsque je l'ai déballé, j'ai eu les larmes aux yeux, c'était inimaginable. Il m'a acheté un beau nounours de chez Harrod's, le même que le "doudou" inséparable de mon enfance. j'étais émue et il m'a demandée ce que j'avais. Je lui ai raconté que c'était ma marraine, actuellement décédée, qui m'avait payé l'identique pour mon premier anniversaire et que j'ai dû m'en séparer, à l'âge de 11 ans, parce que ma belle-mère l'avait lavé en machine à 60° et qu'il en était ressorti en miettes. Encore maintenant, je lui en veux, notamment quand elle met une lessive en route devant moi.
Les garçons sont rentrés à 19h40. Pas la peine de leur demander où ils étaient, Edward leur a fait remarquer qu'ils avaient encore du rouge à lèvre sur la bouche.
Il leur a offert des gadgets humoristiques et des Tee-shirts avec, comme dessin, des mecs déguisés en filles qui font du step, avec écrit: "On est des vrais hommes".
A 21h30, Eric est parti chercher des pizzas, que nous avions commandées par téléphone. Une nouvelle surprise m'attendait encore, Edward et moi aimons la même pizza et ne mangeons que celle-là: tomate, jambon, champignons et fromage.
Pour résumer la soirée, il n'a pas parlé de sa copine, il est reparti à 23h20, il a adoré mon cadeau que j'ai mis du temps à lui offrir, je lui ai donné quand les garçons sont revenus de leur petite promenade "bisous", j'avais peur que ça ne lui plaise pas mais il était très content et l'a tout de suite essayé. Le pull suit avec son beau blouson, d'ailleurs, si j'étais sa petite-amie, je le lui emprunterai tous les jours.
Donc, nous avons passé une excellente soirée et j'espère que nous nous reverrons souvent, qui sait, peut-être qu'un jour nous serons bien plus que des amis...
Bonne nuit.
