PETITE NOTE :

Ça fait très très longtemps et je m'en excuse sincèrement. Plusieurs raisons bien sures, ça à commencer par reprise d'étude, j'ai une licence en écriture pour m'améliorer et c'est terminé. Par la suite, j'ai eu un problème de santé qui a était partiellement guéris, mais je vais. Le pire, c'est mon moral, j'ai appris il y a un an être atteint d'un syndrome qui ne touche que les femmes, je crois et qui compliquera mes chances d'être un jour enceinte, mais je suis optimiste et je fais tout pour relativiser.

Pour passer à quelque chose de plus gaie, je suis enfin en possession d'un ordinateur performant et tout neuf qui m'a donné la possibilité et l'envie d'écrire. Mon écriture a changé, j'en remets la cause à la licence que j'ai faite et aux ateliers d'écriture. D'ailleurs, je réfléchis à réécrire les précédents chapitres.

Je m'excuse aussi sur mes fautes de grammaire et orthographe, j'ai beaucoup travaillé dessus même si j'ai peur que ça n'est pas trop progresser, je crois, je m'habitue surtout à écrire au présent ça m'aide énormément, et si vous voyez une amélioration pour ceux qui me lise depuis le début n'hésiter à me dire merci.


RAR GUEST CHAPITRE 6/7 et 8 :

Fan : Salut,
Merci pour ta review. Oui, je suis de retour... À nouveau. Pardon de cette absence. Oh oui, mon histoire est mystérieuse et les hypothèses si j'en créer dans vos esprits à tous alors c'est génial. Dis-moi. Raconte-moi. J'adore savoir ; ) Alors oui, c'est vrai qu'Alexandre a bien précisé au directeur que les mémoires seront effacées, mais il a un but et il ne laissera personne se mettre sur son chemin. Il veut venger, il veut sauver et à la fin eh bien... Nous verrons. Tout ce que je peux assurer, c'est qu'il n'y aura pas de conséquence sur sa conception. Je pense que ce nouveau chapitre va vous faire découvrir un côté d'Alexandre plus humain ;)

Li-San : Coucou, merci beaucoup de ta sollicitude. J'aurais dû répondre, il y a un longtemps. Je suis désolé pour l'absence. J'espère que tu n'as pas abandonné et que tu apprécieras ce nouveau chapitre d'un style différent. J'espère ton avis. À bientôt.

Nesshrya : Salut, pardon que la réponse ne vient que maintenant. Je pense ce nouveau chapitre un peu intense aussi, je crois y avoir mis pour la première fois un peu de moi. Si tu as une idée, n'hésite pas à me le dire. J'espère ton avis si tu n'as pas abandonné l'idée de la venue d'un nouveau chapitre. Merci pour la review.

Luna : Coucou, alors "A quand la suite" et bien la voilà. J'espère que ça te plaira. Merci.

ftgf49 : Merci, c'est très gentil. Excuse moi de ne répondre que maintenant. En espérant que tu verras ce nouveau chapitre. Voici la suite :)


Chapitre 9 : Jekyl ou Hyde

Présent

Un couloir sombre et austère mener au grand bureau de Harry Malfoy-Potter. Un homme agité et inquiet, arborant un petit ventre rond, avance vers ce bureau. A son propre étonnement, il ouvre la porte avec délicatesse, découvrant son mari assis à son bureau écrivant avec acharnement sur un parchemin et près de lui un monticule d'autres parchemins attendant sa plume sans doute les administration et contrat pour le transfert dans la nouvelle équipe de Quidditch. La décision le travail encore.

Harry ne semble même pas l'entendre entrer, Draco s'approche de son mari silencieusement et contourne le bureau. Doucement, il passe ses bras autour des épaules de Harry, celui-ci sursaute violemment et a un geste mécanique du bras, comme pour atteindre sa baguette avant de reconnaître l'alliance si reconnaissable sur cette main pâle.

- Hey… dit Harry embrassant la main délicate.

Draco se baisse et pose ses lèvres sur celles de son époux, lui caresse la joue doucement. Draco se retire et s'installe dans le fauteuil en face du bureau.

- Harry, je crois que j'ai compris.

- A quel sujet ?

Draco arque un de ses sourcils.

- Ah. Tu fais encore référence à ta théorie ?

Draco se lève vivement, comme piquer au vif et commence un allée retour dans la pièce en lançant des regards noirs à Harry.

- Je suis sérieux Harry et parle moi encore une fois comme si je ne dis que des bêtises et je ne réponds plus de moi.

Harry veut lui répondre, mais Draco le coupe.

- C'était rhétorique. Tais-toi.

Il attend tout de même un signe de tête de son mari avant de continuer.

- Le tableau qui cache le coffre-fort dans notre chambre était légèrement déplacer. Dis-moi si je me trompe, mais je suppose bien quand je présume que ce n'est pas toi qui y a toucher, n'est-ce pas ?

Harry se contente d'acquiescer.

- Mon journal intime qui date de notre dernière année à Poudlard n'y est plus. Je pense… Non. Je sais que notre fils est derrière ça.

Draco s'arrête brusquement devant Harry, celui-ci recule son siège pour laisser son mari s'asseoir sur ses genoux et entourer son cou.

- Il sait pour moi, pour nous. Il connait notre secret. Il est au courant pour …

Harry le coup d'un baiser, dérivant sur sa joue, lèche une larme vagabonde. Ils se font face, front contre front, la mine sombre, le regard hanté par un souvenir indésirable. Le souvenir d'un acte d'une cruauté inhumaine.

- N'y pense pas Draco, je t'en prie. Bébé, si vraiment Alex a pris ce journal, alors nous en parlerons avec lui à son retour.

Draco le fixe un moment.

- Il sera trop tard à son retour.

- Où veux-tu en venir par-là ?

- Je ne sais pas.

- Draco, je ne comprends pas ce qui t'inquiète autant, tu devrais…

- Arrête ! Tu ne comprends pas ou tu ne veux pas le comprendre. Ce n'est pas parce que je porte un enfant que je suis soudain vulnérable ou incompétent. Il se passe quelque chose, je le sens Harry et j'ai peur.

Il ne laisse pas le temps à Harry de répondre et se lève rapidement pour quitter la pièce, mais avant de la franchir, il rajoute :

- Harry, je t'aime, tu le sais. Seulement, s'il arrive quoique se soit à nos enfants, je ne pourrais pas te pardonner.

La porte se referme doucement derrière lui. Un silence pesant règne dans le bureau. Harry se fustige, au fond, il le sait que Draco a sans doute raison. Il connait ses enfants et surtout son fils. Il souffle en regardant dans le vide.

- Je déteste quand il a raison.

DMHP

Draco sort d'une cheminée au manoir Weasley-Zabini, époussetant sa cape. Le salon est richement décoré, des pas approchent et Ron apparait.

- Blaise n'est pas à la maison.

- Je sais. Je vais l'attendre. Severus arrive aussi, Blaise est au courant.

Il s'installe sur le canapé de salon. Ron le fixe avec un regard sombre.

- Je vois… Encore à propager ta théorie fumeuse.

- Comment es-tu au courant ?

- Arrête un peu d'oublier que je suis le meilleur ami de Harry.

Draco ne le montre certainement pas, mais ça le blesse. Ça réponse a une intonation glaciale.

- Moque-toi si tu veux Ron. Sache une chose, ce n'est pas moi qui dois avoir honte dans cette pièce.

- Qu'est-ce que tu insinues ?

- Je n'insinue rien, c'est un fait. Il y a quelques jours, en faisant des courses, je suis allé faire un tour à votre boutique. J'ai été surpris de te voir embrasser un homme qui n'est clairement pas Blaise.

Ron impose brusquement son visage à quelques centimètres de Draco et celui-ci recule posant une main sur son ventre.

- C'était une horrible erreur. Ose seulement en parler à blaise ou quelqu'un d'autre et rien, pas même ton monstre de feotus ne pourra m'empêcher de te défigurer.

Il quitte la pièce au moment où la cheminée rugit.

- Draco ! Comment ose-t-il ? Je vais massacrer cet avorton de poil de carotte.

Draco retient Severus avant qu'il parte à la poursuite de Ron.

- D'abord, je ne sais pas d'où tu sors tes insultes, mais on ne peut pas dire que tu n'as pas d'imagination Parrain. Puis, laisse tomber, il n'en vaut pas le coup.

- Oh que si. Je vais me le faire.

- Je ne savais pas que tu avais un goût pour les rouquins. Nous devrions avoir une discussion, ça semble sérieux.

Il s'en mord les lèvres de rire.

- Draco ! Ce n'est pas drôle. As-tu entendu ce que ce petit con à oser dire ?

- Assieds-toi Parrain. Oui, j'ai entendu. Seulement, j'ai mûri et lui n'a manifestement pas encore prit ce chemin.

- Draco, soupire Severus. Tu sais que je peux parler Sirius, il peut parler à Harry du comportement de cet individu pustulant. Plus sérieusement, ça ne peut plus continuer ainsi.

La cheminée rugissante les interrompt, Blaise en sort.

- Bonjours Messieurs, surtout bienvenue chez moi, lance Blaise rieur.

- Allons-bon. Vous tombez à pic Zabini, votre…

Draco ne le laisse pas finir.

- Hey Blaise, Severus allait dire que ton futur neveu me fatigue bien trop, improvise Draco serrant fort le poigner de Severus.

Blaise les regarde bizarrement, puis hausse les épaules semblant pas avoir l'envie de chercher plus loin dans ce mensonge un peu pitoyable. Draco ne s'avoue jamais une faiblesse et encore moins à quiconque.

- J'ai eu ton hibou et je présume que Severus aussi. Nous attendons Théo ou tu peux nous dire dès maintenant le but de cette réunion ?

- Pourquoi présumer qu'il s'agit de Théo que nous attendons ?

- Bien, n'est-ce pas une sorte de réunion entre Serpentard ?

- Pas du tout, mon cher Waton !

Blaise fronce les sourcils confus et Severus se pince les lèvres amuser par l'erreur de Draco. Depuis le début de sa troisième grossesse, Draco semble avoir trouver chaussure à son pied dans les films moldus américain et anglais. Bien sûr, il campe sur sa position que c'est le bébé et pas lui.

- On dit Watson, Draco, élémentaire mon cher Watson, le corrige Blaise.

- C'est pareil…

- Non, pas du tout.

- Peu importe, s'interpose Severus. Qui doit venir encore ?

Justement la cheminée rugit à nouveau et Hermione en sort.

- Bonjour.

Souriante, habillé chic d'un ensemble blanc ivoire, Hermione semble tout droit sorti d'un magazine de mode.

- Je ne suis pas trop en retard j'espère ?

Elle rejoint Blaise sur le canapé.

- C'est bon ou nous devons aussi attendre Gandalf et Frodon ? s'agite Blaise.

- Qui ? questionne Draco et Severus.

Blaise souffle exaspérer.

- Peu importe ! grogne Draco. Il se passe quelque chose concernant nos enfants. Depuis qu'ils sont dans ce camp d'été, j'ai un étrange pressentiment. Comme si quelque chose de gigantesque est sur le point de nous frapper fort.

Hermione et Blaise le regarde perplexe, mais Severus semble en plein en réflexion les yeux dans le vide.

- Ce n'est pas la peine de me sortir que cela vient de mes hormones ou de ma surprotection de mère poule. Je sais ce que je ressens. Harry et Théo savent et ne me prenne pas au sérieux.

Hermione ne semble pas heureuse de ça. Théo n'a pas dû lui en parler.

- Il y a quelques heures, quelque chose ma fait comprendre que je ne divague pas. Alex a sans aucun doute trouvé le journal intime que je tenais durant notre dernière année à Poudlard. Ce qui implique qu'il sait pour la pire nuit de ma vie, de notre vie à Harry et moi.

- Merde, réagit Hermione. Il doit être tellement bouleversé, mais pourquoi crois-tu qu'il y ait un lien entre ton pressentiment et ce qu'il a découvert.

Il regarde Severus sachant que seul lui peut lui donner un soutient sans faille.

- Pour ma part, commence Severus. Je crois en ce que tu ressens. Je pense que ce doit être lié à la partie « mère » de ta génétique. Je le ressens aussi parfois, mais c'est presque imperceptible. Je pense que si tu ressens cet instinct aussi fort, c'est à cause du bébé que tu porte en toi. Il est lié plus que quiconque à son frère et sa sœur, je crois que c'est lui qui te donne cette impression. C'est par toi qu'il exprime sa perception de ce lien entre eux. Alors, je suis plus que près à te croire.

Draco se détend, soulager, sur le canapé. Il est très pâle, plus que d'habitude.

- Merci Parrain. J'ai vraiment cru devoir me débrouiller seul.

- Jamais, s'exclame Hermione, elle donne un coup de coude à Blaise qui se redresse aussi. Même si nous sommes septiques, nous connaissons nos gosses et si ton instinct te dit ou le bébé, qu'il y a anguille sous roche, nous sommes avec toi.

- Merci Hermione.

Il caresse son ventre en grimaçant de douleur et se lève en s'étirant.

- Je me sens mal depuis plusieurs jours, alors je suis soulagé que vous…

Il est coupé par des coups à la porte d'entrer. Les trois se tournent vers Draco interrogateurs.

- Non, personne d'autre. Je ne sais pas qui est-ce.

Blaise se lève pour aller ouvrir, mais Ron lui coupe l'herbe sous le pied descendant l'escalier.

- Laisse. Je m'en occupe.

- D'accord.

Blaise, Hermione et Severus suivent sur le palier curieux de savoir. Tout le monde est surpris de découvrir un Harry un brin essoufflé et lui étonner de ce petit comité l'accueillant.

- Harry ? demande Ron confus. Ont devaient se voir ce soir, non ?

- Euh ouais… Je suis surtout venu voir ton mari, je cherche le mien.

Il s'adresse à tout le monde.

- Je cherche Draco depuis un moment, il est parti précipitamment. Vous l'avez-vu ?

- Bien Potter êtes-vous devenu aveugle ? Severus pointe du doigt sa droite.

Harry arque un sourcil. Il n'y a personne même Severus s'étonne.

- Mais où est passé ce garçon ?

Hermione retourne dans le salon. Du palier de la porte, on peut entendre son cri. Tout le monde se précipite derrière elle.

Chacun sent grimper la panique, mais Harry est le plus terrifier. Au sol, Draco gémit de douleur, une main se retenant à la table basse et l'autre crisper sur son ventre. Il lève les yeux vers eux et accroche ceux terrifier de son époux.

- Harry… J'ai mal, ça fait mal… Le bébé…

Se fut tout ce qu'il put dire avant de perdre connaissance.

Enfants

Tous se regroupe pour le petit déjeuner de la journée et entre dans la grande salle les uns après les autres. Les conversations vont bon train entre tous les élèves confondus. Cette apparition du futur rapproche les élèves des maisons. Alexandre ne se mélange pas aux autres, la solitude lui semble le mieux. Alison de son côté ne le quitte pas un instant des yeux. Quand le groupe commence à entrer, elle retint du bras Lucien.

- Je dois parler à mon frère. Tu veux bien rester avec moi. Je pense que ta présence est bonne pour lui. S'il te plaît ?

- Bien sûr. Maintenant ?

- Oui. C'est sérieux.

Lucien et elle s'approche de Alexandre juste avant son entré en salle.

- Alexandre attend. On peut parler ?

Il regarde chacun d'eux et hoche la tête. Il a le pressentiment que rien ne va aller. Ils attendent qu'il n'y est plus personne dans le couloir.

- Je ne vais pas aller par quatre chemins. Je me souviens de ce que tu as fait. A Spencer et moi.

- Spencer ! réagit Lucien. Qu'est-ce que tu as fait à ma sœur Alexandre.

- Elle va bien. Rassure Alison. Elle ne se souvient de rien puisque mon frère nous a effacer la mémoire. Par le plus grand des hasards, j'avais sur moi quelque chose qui m'a permis de me souvenir de tout.

Alexandre acquiesce de la tête et sourit presque, il semble même un peu fier. Ça petite sœur n'est pas à sous-estimer. Pourtant, s'ils ne peuvent être de son côté alors tout change et c'est un problème. Il va devoir trouver une solution et a seule probable, c'est de précipiter les choses.

- Je t'en prie Alison. Ça peut rester entre nous, pas besoin de mettre Lucien ou les autres dans cette histoire.

- Il n'y a que Lucien qui peut te faire retrouver la raison, moi, j'ai plus le courage. Ce que tu ma fais… Tu ma trahis.

Il semble pris de tremblement, il la regarde, il se sent acculé et sans défense, son plan s'effrite petit à petit à cause d'eux.

- Va te faire voir.

D'un geste de la main négliger et un informulé, il pétrifie Lucien et Ali.

Alexandre recule contre le mur, le regard perdu, il réfléchit, il doit trouver une solution contre eux malheureusement. Perdu dans ses pensées, il sursaute en entendant la porte de la grande salle grincée légèrement. Quelqu'un approche et il est prit de court en voyant Daniel.

- Qu'est-ce que tu as fait ? demande Daniel désignant d'un signe de tête Lucien et Ali.

- Ce n'est pas tes affaires. Casse-toi. Maintenant.

- Ou sinon quoi ?

Alexandre réagit immédiatement en s'approchant de lui sans remarquer la lueur satisfaite dans les yeux de Daniel.

- Sinon, je vais te faire découvrir à quel point le seigneur des ténèbres ce n'était rien face à moi.

Daniel lève sa main et caresse la joue d'Alexandre, celui-ci fronce le visage de dégout, mais essaye de rester le plus impassible.

- J'ai hâte Alexandre. Susurre Daniel et s'éloigne jusqu'à disparaître dans un autre couloir.

- Moi aussi, sale monstre. Répond Alexandre dans le silence, puis il revient devant Lucien et Ali. C'est à cause de lui que je suis ici. Je dois l'empêcher de faire l'irréparable. Toi, plus que quiconque, tu dois me comprendre Ali. Je ne peux pas juste le laisser faire ça et si vous vous mettez en travers de mon chemin, je n'aurais d'autre choix que de faire de vous les dommages collatéraux de mon combat. Tu veux le dire au groupe Ali, alors fais-le, mais rien ni personne ne m'arrêtera.

Il retourne vers la grande salle et annule le sort juste avant de passer la grande porte. Alison ne contrôle plus les larmes et Lucien serre ses bras autour d'elle. Elle lève la tête de son torse. Lucien de ses pouces essuie ses dernières larmes.

- Nous avons besoin d'aide Lucien. Il y a quelqu'un qui est et sera toujours plus puissant qu'Alexandre. Nous allons avoir besoin de l'aide de tout le groupe pour que cette personne vienne le plus vite possible.

- Je suis avec toi. Je ne veux pas le perdre.

Alison ferme si fort ses yeux et puis les ouvres, la détermination est indéniable, mais elle ne peut dissimuler la souffrance.

- Lucien, je vais le trahir, c'est moi qu'il ne pardonnera pas, jamais. Je vais perdre mon frère, ma moitié.

Assis à table, il s'isole des autres, il pense à cette confrontation, pas Ali et Lucien, mais Daniel. Son but doit s'accélérer et son regard se tourne vers le professeur Dumbledor, il est temps que cet homme joue son rôle dans son plan. N'empêche rien ne l'énerve autant que ce vieillard qui se croit plus manipulateur que lui et pire encore, qu'il se croit bien plus puissant que lui. Nous verrons bien à la fin. Nous verrons. La vie est cruelle Dumbledor et l'amour ne résout pas tout, pourtant, le temps d'un instant, ça fait du bien d'y croire.

Alexandre se retire, sans avoir toucher grand-chose de son repas. Sans un regard pour ceux qui font attention à lui, il part. Arriver dans la chambre, il n'y a bien sure personne et pour juste un infime moment, il veut s'accorder une pause que personne ne saura jamais. De sa baguette, il transforme un livre sur table de chevet, en poste radio et met en boucle une chanson qui lui correspond et qui l'aide à rester sur pied. Un sort de silence sur la pièce. La musique retentie, le volume à fond et Alexandre se déchaine comme il ne laisse jamais personne voir cette partie de lui. De déhanchements en déhanchements, il se laisse envire par les paroles.

Carry on my wayward son
Continue ma route fils
There'll be peace when you are done
Il y aura la paix quand tu auras fini
Lay your weary head to rest
Que ta lourde tête se repose
Don't you cry no more
Ne pleure plus

Once I rose above the noise and confusion
Une fois je me suis levé au-dessus du bruit et de la confusion
Just to get a glimpse beyond this illusion
Juste pour avoir un aperçu de ce qu'il y avait derrière cette illusion
I was soaring ever higher
Je montais toujours plus haut,
But I flew too high
mais j'ai volé trop haut

Though my eyes could see I still was a blind man
Bien que mes yeux pouvaient voir, j'étais toujours aveugle
Though my mind could think I still was a mad man
Bien que mon esprit pouvait penser, j'étais toujours un fou
I hear the voices when I'm dreaming
J'entends les voix quand je rêve
I can hear them say
Je peux les entendre dire

Comme un fou, il bouge au rythme de la musique. Les bras qui balancent, la tête qu'il secoue de tous les côtés. Les yeux fermés, il se laisse porter. Son monde bascule très bientôt et il perd le contrôle le temps d'un air entrainant.

Il tourne, il sourit, il adore cette chanson. Il se cogne contre les meubles et en rit, parce que… et alors ? Personne n'est là, personne ne le juge. Juste une seconde, il n'est pas puissant. Juste une seconde, il n'est pas un sorcier épier parce qu'il est le fils de... Juste une seconde, il n'est pas un homme. Il danse, il saute, il s'amuse. Juste une seconde, comme un ados et c'est tout.

Carry on my wayward son
Continue ma route fils
There'll be peace when you are done
Il y aura la paix quand tu auras fini
Lay your weary head to rest
Que ta lourde tête se repose
Don't you cry no more
Ne pleure plus

Masquerading as a man with a reason
Défilant comme un homme avec une raison
My charade is the event of the season
Ma charade est l'événement de la saison
And if I claim to be a wise man, well
Et si je clame être un homme sage, et bien
It surely means that I don't know
Cela signifie sûrement que je ne sais pas
On a stormy sea of moving emotion
Sur une mer agitée d'émotion en mouvement
Tossed about I'm like a ship on the ocean
Jeté, je suis comme un bateau sur l'océan

I set a course for winds of fortune
Je fais une course pour le vent de la fortune
But I hear the voices say
Mais j'entends les voix dirent

Qui sont-ils pour juger un homme qui veut juste protéger. Est-ce si difficile de comprendre un être capable du pire quand la raison est légitime. Quand la justice ne peut rien, c'est juste criminel de demander d'accepter. Un jour, nous sommes heureux et le suivant, l'enfer s'abat sur l'histoire que nous construisions. Un couple ferait tout l'un pour l'autre, des frères et sœurs feraient tout l'un pour l'autre, des parents pour ses enfants et des enfants pour leurs parents, iraient au-delà de tout. Pourquoi est-ce mal de détruire le mal. Parce qu'on se met au même niveau que cette obscurité sombre, mais qui peut le prouver. Ce choix, le bien ou le mal, Alexandre ne le fait pas et personne ne veut le comprendre. Alors, il danse encore et encore sur cette chanson, c'est quelques minutes où le jugement des autres, il s'en fout.

No !
Non !
Carry on, you will always remember
Continue, tu te souviendras toujours
Carry on, nothing equals the splendor
Continue, rien n'égale la splendeur
The center lights around your vanity
Maintenant ta vie ne sera plus vide
But surely heaven waits for you
Mais le paradis t'attend sûrement
Carry on my wayward son
Continue ma route fils
There'll be peace when you are done
Il y aura la paix quand tu auras fini
Lay your weary head to rest
Que ta lourde tête se repose
Don't you cry (don't you cry no more)
Ne pleure plus (ne pleure plus)

La chanson fini, Alexandre tombe sur ses genoux, fort, imperturbable à la douleur et il supplie.

- Ne pleurs pas. Ne pleurs pas. Ne pleurs pas.

Comment peut-il être Docteur Jekyll, quand tout le monde ne jure que par M. Hyde ?

Fou. Oui. Monstre. Non. Ce sont les actes qui parlent et nous verrons.