Désolée pour les retards considérables mais voilà, la rentrée me prend malheureusment beaucoup de mon temps! =(

Désolée aussi de ne pas répondre aux reviews cette fois T_T (Honte à moi!)

J'aimerai vraiment avoir votre avis pour ce chapitre...J'ai l'impression que je me ramolit un peu ^^'

A vous de voir...

Chapitre 8: Frictions

Evidemment lorsque je me réveillai, j'étais seule dans mon lit. Non pas que ça me dérange dans ce cas. Je trouvais que le fait de se réveiller les cheveux en bataille, cernée, sans parler de l'haleine, à côté de quelqu'un était véritablement gênant. Je me levai tant bien que mal, un peu étourdie. Je croisai mon reflet dans le miroir en pied, dans un coin de ma chambre. Je m'y arrêtai.

Les hématomes suite à mon agression avaient complètement disparu. Plus de courbatures, pas de mal de tête. En fait, je ne m'étais pas sentie aussi bien depuis... depuis environ 4 mois. J'étais dans une forme olympique, le teint clair, le blanc des yeux brillant.

Je ne suis pas née de la dernière pluie. Eric m'avait certainement donné de son sang lorsque j'étais inconsciente.

– Bien ! Une bonne chose de faite !

En effet, c'était surement ce qu'entendait le viking blond par « Lien de Sang ». Eh bien, nous étions quittes maintenant !

Je pris une douche rapide, m'habillai et nouai mes cheveux en une queue de cheval haut perchée. Une journée normale commençait... J'ouvris la porte et avançai dans la lumière avec un léger pincement au coeur. Autant l'ignorer.

-oOo-

Il était 15h quand je rentrai chez moi. J'avais passé une journée pour le moins excellente. Les compliments avaient fusés de toutes parts. Des « Tu es ravissante Sookie », « Notre petite serveuse de BonTemps pète la forme on dirait ! », « Tu as bien fait de larguer ce malade de vampire, ça te va bien au teint », j'en passe et des meilleures.

Après ce qu'il s'était passé avec Bill, j'avais officiellement annoncé notre rupture. Peu de personnes en étaient peinées, vous pouvez me croire !

Sans pour autant prendre la grosse tête, de pareilles attentions, ça vous remonte une femme. Même Therry avait semblé de bonne humeur.

Je soupirai en allant prendre un essuie de bain qui était resté dans le séchoir. Le soleil rayonnait encore assez pour me permettre mon péché mignon : une petite séance de bronzage. Un quart d'heure plus tard j'étais allongée sur le transat, dans mon petit maillot deux pièces rouge à pois blancs, huilée et lunettes de soleil sur le nez.

Comment font les vampires pour garder le moral sans un bon bain de soleil ?

Sur cette pensée complètement stupide, je m'endormis.

-oOo-

Un hurlement me réveilla en sursaut. La première chose que je remarquai c'est que la pénombre avait remplacé la lumière au-dessus des arbres. La deuxième, c'était deux masses se battant à mort dans mon jardin.

Je me relevai tel un ressort, enlevai mes lunettes, les yeux ouverts comme des soucoupes. J'eus l'impression qu'ils sortaient de leurs orbites quand je reconnus Bill et Bubba.

– Qu'est-ce que... QU'EST-CE QUE VOUS FAITES ? explosai-je pour les arrêter et aussi parce que j'étais dans une colère folle.

C'est bien les hommes ça ! Quand vous trouvez un moment de détente et que vous êtes enfin relaxée, ils fichent tout en l'air !

Le combat s'arrêta, Bill tourné vers moi. Le King en profita pour lui foncer dessus et le coincer sous lui.

– Vous n'frez plus d'mal à Mam'zelle Sookie ! tonitrua celui-ci.

– Sookie, grimaça faiblement mon « ex »-vampire.

Je voyais déjà la plupart de ses blessures se refermer. Moi, j'étais toujours dans mon maillot, pratique pour converser avec quelqu'un qui avait tenté de vous agresser sexuellement...

– Que fais-tu ici ? demandai-je avec le plus de froideur dont je fus capable. Ton shérif de zone ne t'as pas interdit de remettre les pieds chez moi ?

Connaissant Le Blond, il avait probablement mis en garde Compton.

A cette phrase, il reprit soudain de la vigueur et se débattit comme un beau diable. S'il continuait comme ça, il n'allait pas tarder à pouvoir se jeter sur moi ! Du moins, c'était comme ça que j'interprétais la lueur de rage dans ses yeux. Dans sa folie, je finis par distinguer ce qu'il disait.

– Eric se sert de toi ! Tu ne peux ni lui accorder ta confiance, ni sortir avec lui !

Là, la moutarde me monta tout de suite au nez.

– Ce ne sont pas tes affaires Bill Compton ! Il m'a protégée jusque maintenant ! ... Ce qui n'est pas le cas de certains ! Accorder ma confiance ? Qui parle de confiance ici ? braillai-je alors que des larmes de rage me sortaient par les yeux. Va au diable !

La dernière réplique me valut un beau brun, tout crocs dehors, qui se jetait sur moi. Par réflexe je fermai les yeux, levant les bras pour me protéger. Je n'avais pas plus bougé. Inutile : que faire contre un vampire enragé ? ... Bon alors... Cette boucherie, c'est pour aujourd'hui ou pour demain ?

Je rouvris les yeux.

– Je ne te permets pas de toucher mon amante. Encore moins de la faire pleurer.

Je reconnu à peine sa voix, terriblement hachée par l'accent de sa colère. J'étais un peu sonnée après ce qu'il s'était passé. Mais je vis que Bill l'était à présent tout autant que moi, le cou entre les mains d'un vampire millénaire. Après avoir compris ce qu'il s'était passé, le brun se débattit de plus belle. J'étais bien heureuse qu'en ce moment, Eric fasse barrage entre lui et moi.

– Tu n'es nullement son amant, cracha Compton, elle m'appartient !

– Plus maintenant. L'échange pour un Lien de Sang a déjà commencé.

Je vis Bill passer par toutes les couleurs : blanc, vert, rouge, bleu, violet, ... un vrai arc-en-ciel ambulant ! Mais franchement, je ne comprenais pas pourquoi il se mettait dans de tel état pour si peu. J'en avais fini moi maintenant avec cette histoire de contrat !

– Tu lui as promis un « Lien » ? s'exclama-t-il en s'adressant directement à ma personne.

– Ca n'engage que moi. Ce n'est pas si grave.

N'est ce pas ? Ca ne pouvait pas être si grave...

– Tu es complètement folle... souffla-t-il abasourdi.

Le blond relâcha soudainement son étreinte et l'autre s'affaissa sur le sol. Je regardai Eric sans comprendre. Celui-ci haussa les épaules. Il s'approcha de Bill et s'accroupit avec un sourire en coin.

– Tu vas devoir finir par admettre ta défaite… Compton.

Celui-ci eut le regard le plus mauvais que je ne lui ai jamais connu.

« Elle » ne va pas être contente.

– Je ne crois pas être assez stupide pour me dresser contre « Elle » si c'est ce que tu sous-entends... du moins, pas encore. Répondit-il en penchant la tête sur le côté.

Je ne comprenais pas un traitre mot de ce qu'ils se racontaient mais... Seigneur, Eric avait-il été toujours aussi… craquant ? Je me bottai le derrière mentalement. Sookie, ma fille ! Tu parles d'un mec qui est un ex-barbare (sans doute à ça qu'il doit ses muscles de rêves), qui a tué plus que l'attentat du WallTread Center (un détail, un détail)... qui est mort (ah ! s'il n'était que mort !) et pourvu de crocs ! (non, non, pas plantés dans ton cou... pas encore !).

« C'est à cause de l'échange de sang, c'est à cause de l'échange de sang », me répétai-je dans ma tête. « Ca, et rien d'autre. »

– Sookie, sais-tu seulement à quoi tu t'es engagée ?

– Je me suis engagée à savoir la vérité, rétorquai-je du tac au tac.

– Tu t'es engagée aussi à devenir vampire ?

L'air me manqua. Une massue serait tombée sur ma tête, l'effet eut été moins douloureux. Pendant un instant, aucun mot n'arriva à sortir de ma poitrine. Je me tournai vers Eric qui s'était déjà relevé.

– Quoi ?

– Tu m'as donné ta parole. Tu es mon amante.

Je vis l'espoir traverser les yeux de Bill, l'espoir fou que je ne veuille plus jamais revoir le Blond.

...

C'en était assez. Marre. Stop, fini, basta y tutti quanti. C'en était trop pour moi. Autant faire comme si tout ça n'existait pas ou sinon, mon cerveau allait exploser.

– Bubba, je te remercie.

Le brave garçon arbora un air fier.

– A vot' service Mam'zelle !

Je me retournai et dardai du regard les deux autres vampires, plantés là, dans mon jardin.

– Du balais ! m'écriai-je en battant des mains.

Je n'attendis même pas qu'ils s'en aillent. Je me dirigeai vers ma maison d'un pas résolu. Je sentis qu'Eric m'avait emboité le pas alors que Bill avait déjà surement disparu. Arrivée à la porte de la véranda, je lui fis face.

– Qu'est-ce que tu fais encore là ?

– Penses-tu vraiment que je ferais de toi une vampire sans ton consentement ? Douterais-tu que je veuille ce qu'il y a de mieux pour toi ?

– Je ne doute pas que tu veuilles ce que tu « penses » être le mieux pour moi, répliquai-je. Et je ne doute pas non plus que ça corresponde au millimètre près, à ce qui se trouve être le mieux pour « Toi ».

L'apollon soupira et baissa les yeux. Surement qu'être le patron d'une grosse boîte comme le Fangtasia devait être épuisant. Et si j'avais bien compris, il avait également d'autres problèmes : Bill pour commencer et puis ma sécurité. Je me rendis alors compte, en examinant son visage d'homme, que même un vampire pouvait avoirs l'air exténué. A part la présence de Pam, il n'avait personne d'autre de proche. Personne d'autre pour le soutenir. Il avait vu son créateur mourir, ainsi que sa famille avant lui. Il avait traversé les époques et il était là, devant moi, se souciant –de quelques manières que ce fut– de ma personne. Une simple humaine. Comment ne pas déduire logiquement que même, ne serait-ce qu'un peu, il m'aimait ?

C'était surement ce maudit échange de sang qui me faisait parler, mais était-ce seulement ça ?

Alors, je fis une chose que je ne pensais jamais faire. Je posai ma main délicatement contre sa joue, il releva ses yeux bleu surpris. Je m'approchai timidement et déposai un chaste baiser sur ses lèvres froides. Il continua de me regarder avec étonnement. Puis saisit avec douceur ma main et embrassa légèrement celle-ci. Il s'avança vers moi alors que je me sentais reculer jusqu'à ce que je m'appuie sur la vitre de la véranda. Il se pencha et ses lèvres pour la deuxièmes fois de la soirée, rencontrèrent les miennes. Ses mains glissèrent dans mon dos alors que sa langue caressait mes lèvres. Il finit par s'immiscer et rencontra la mienne. J'eus l'envie folle d'aller nicher mes mains derrière sa nuque, remonter et ébouriffer ses cheveux blonds comme le soleil. Blonds comme les miens. Il resserra un peu plus son étreinte, quitta ma bouche pour remonter le long de ma mâchoire. Il arriva juste en-dessous de mon oreille, à la naissance de mon cou. Je frissonnai.

– Ne pense pas que je t'excuse de quoi que ce soit. Quand ton sang ne faira plus effet...,commençai-je.

Il s'écarta paisiblement de moi. Ses yeux se plongèrent dans les miens. Et pendant une seconde, je crus percer le bleu glace hypnotisant de son regard. Il finit par s'écarter totalement.

– Et toi, ne penses pas t'en être tirée à si bon compte, dit-il, les prunelles railleuses. Tu as honoré un tiers de ta dette.

Je fis la moue.

– Arnacoeur.

Il eut un bref sourire en coin.

– A bientôt Sookie Stackhouse.

Et il disparut.