Chapitre 9 : La cité du Crépuscule, premier passage

Quelqu'un me tapotait gentiment la joue. Mes yeux engourdis étaient encore fermés. Mais lorsque j'entendis la voix qui m'appelait, ils s'ouvrirent en grand et je me redressais.

-Roxas ? m'exclamais-je.

Mais je me trouvais en face d'un Sora, d'un Donald et d'un Dingo ébahis. Puis Dingo sourit.

-Bonjour ! dit-il. Je m'appelle Dingo…

-… moi c'est Donald… sourit Donald.

-… et moi Sora ! finit le désigné.

Je regardais autour de moi.

-Et toi ? demanda amicalement Dingo. C'est quoi ton nom ?

Je pouvais regarder partout, Hayner, Pence, Olette et Roxas n'allaient pas bondir d'un buisson et crier :

« Poisson d'Avril ! »

Il fallait que je sois la plus aimable possible pour qu'ils acceptent de me prendre avec eux. Je souris à mon tour.

-Moi, c'est Gabrielle. Mais… mes amis m'appellent Gaby.

La dernière phrase m'avait arraché les entrailles. Ils rirent tous les trois devant mon air qu'ils jugeaient comique.

-Et bien Gabrielle, tu peux nous dire où nous sommes ?

Je me redressais. Ils suivirent mon geste.

-Nous sommes dans la Cité du Crépuscule. C'est… c'est tout ce que je sais.

-Et… demanda Donald. Tu sais pourquoi tu étais évanouie devant nous ?

Mes joues prirent une teinte rosée. Je ne pouvais pas leur expliquer.

-Je… où ? Evanouie où ? La dernière chose dont je me souviens, c'est de m'être réveillée ici.

-C'est… la dernière chose dont tu te souviens ? commença Sora.

Poser mes yeux sur lui était très douloureux. Le visage de Roxas ne cessait de se superposer au sien sans que je puisse contrôler.

-Tu veux dire que tu as perdu la mémoire ?

-Je… je oui, c'est ça.

-Mais tu nous a donné ton prénom, dit Donald d'un air suspicieux.

Je fis semblant d'être étonnée.

-En effet.

Ils me dévisagèrent tous les trois. Je ne pouvais pas les arrêter. C'était trop tard. Des larmes perlèrent à nouveau au coin de mes yeux et roulèrent le long de mes joues. Ils furent tous les trois touchés par ce qu'ils croyaient être de la confusion.

-Je… je suis désolée… murmurais-je en tentant de les essuyer.

Mais plus j'en enlevais et plus elles apparaissaient.

-Ecoute… si tu dis ne rien savoir, moi je te crois, sourit Dingo en posant sa « main » sur mon épaule.

-Oui, approuva Sora. Moi aussi. Ne t'inquiètes pas, Gabrielle. On ne te questionnera plus.

Seul Donald semblait éprouver des doutes.

-Tu veux explorer cette ville avec nous ? demanda gentiment Sora.

-Je… euh… oui…

-On va peut-être rencontrer des gens qui te connaissent ! s'exclama joyeusement Dingo.

Donald me jeta des regards méfiants alors qu'il suivaient Dingo. Sora, comme le faisait Roxas, restait à l'écart avec moi, en silence, simplement alors qu'apparaissait le centre-ville et le tram de la Cité du Crépuscule.

-Alors ? demanda Sora en scrutant avec curiosité mon visage. Tu ne te rappelles toujours rien ?

-Euh… non.

Dingo et Donald se disputèrent sur la direction à prendre.

-Et toi ? questionnais-je. Et vous ? rajoutais-je en rougissant légèrement. Qui êtes-vous ?

Ils se jetèrent un regard alors que nous montions la rue de la gare.

-Je suis pas sûr que tu veuilles vraiment savoir qui nous sommes.

Je m'arrêtais et croisais les bras. Je respirais un grand coup. L'actrice Gabrielle entrait en jeu.

-Eh, dois-je vous rappeler que la dernière chose dont je me souviennes, c'est vos trois têtes ? Qu'est-ce que vous fichiez là ? Comment m'avez-vous trouvée ? Et où ?

Sora fit mine de me prendre doucement le bras pour me faire avancer mais je me défendis.

-Il est hors de question que je vous suive si je ne sais pas qui vous êtes !

Dingo et Donald observèrent Sora comme s'ils sentaient qu'il était le plus approprié à me répondre. Sora soupira.

-Ecoute, cherchons ensemble des personnes pour nous aider à répondre à tes questions.

-Quoi ? demandais-je innocemment. Vous aussi vous avez perdu la mémoire ?

-Nous verrons comment les choses évoluent, s'exclama sèchement Donald.

Il ne me faisait pas confiance, contrairement à Dingo et Sora.

-Remettons-nous en route, murmura Dingo. Chaque seconde dans cette ville m'angoisse.

Nous arrivâmes aux abords du repaire. Alors que Dingo et Donald s'y engouffrèrent, Sora s'arrêta. Il regarda, perplexe, autour de lui.

-Dites, s'exclama-t-il, j'ai l'impression d'être déjà venu dans cette ville.

-La Cité du Crépuscule, murmura Dingo. Elle s'appelle comme ça, n'est-ce pas, Gabrielle ?

J'affirmais.

-Ca, j'en suis sure.

Sora réfléchissait toujours.

-Ou alors, je l'ai simplement rêvé.

Un sentiment d'infinie tristesse me submergea. Mais je savais que je n'étais pas au bout de mes peines.

Car le trio, suivi de près par moi, pénétra dans la petite pièce jadis pleine de fous-rire entre Roxas, Hayner, Pence et Olette. Mais ce jour-là, ils étaient à trois, seuls, silencieux à contempler fixement devant eux. Peut-être avaient-ils ressenti le désespoir de leurs doubles virtuels. Sora, Donald et Dingo regardèrent autour d'eux, ébahis.

-Qu'est-ce que vous voulez ? demanda Hayner d'un air grincheux.

-Euh… rien. On se demandait juste ce qu'il y avait ici, répondit précipitamment Sora.

-Maintenant, tu sais. C'est notre repaire, s'exclama-t-il en désignant la petite tanière.

Pence s'approcha de nous. Je rêvais qu'il me dise : « Ca alors ! Gaby ! », surtout que c'était lui qui m'avait appelé pour la première fois comme ça. Et aussi parce qu'ils s'étaient montrés si gentils et aimables avec moi et que je m'étais aussi attachée à eux, et vice-versa. Mais il se contenta de sourire.

-Vous êtes nouveaux dans le coin, pas vrai ? Je m'appelle Pence.

-Et moi, Hayner. Désolé, mais j'ai des choses à faire… à plus tard, murmura-t-il en partant.

Je m'étais toujours demandée pourquoi il avait agis ainsi. Je le regardais sortir du repaire en traînant des pieds.

-Moi, c'est Olette, dit l'adolescente aux yeux verts émeraudes. Dites, vous avez terminé vos devoirs de vacances ? Moi, je trouve que les sujets libres, y'a pas pire, non ?

Il fallait que je reste brave et que je joues mon rôle jusqu'au bout.

-Nos devoirs ? s'exclama Sora d'un air ébahi.

Il se tourna vers nous trois et il croisa mon regard.

-Connaissez-vous cette fille ? demanda-t-il soudainement. L'avez-vous déjà croisée quelque part ?

Olette et Pence me dévisagèrent. Mon cœur battit à la chamade.

-Non, dit Pence. Non, vraiment pas.

Je fis mine de garder le sourire mais mille couteaux venaient de transpercer mes membres.

-Hé, comment vous vous appelez ? demanda Pence.

-Oh, pardon. Voici Sora, lui c'est Donald, elle c'est Gabrielle et moi c'est Dingo.

-Gabrielle ? s'étonna alors Pence en me contemplant de plus près.

Puis il sourit.

-C'est trop long comme nom ! Vous devriez l'appeler Gaby !

Ils se retournèrent tous les trois vers moi.

-Tu nous avais pas dit que tes amis t'appelaient Gaby ? demanda Donald.

-C'est fort probable, souris-je.

Mais les larmes me montèrent aux yeux : je les ravalais aussitôt.

Olette réfléchit.

-Sora, Donald, Gabrielle et Dingo ? questionna-t-elle. On vient de rencontrer quelqu'un qui vous cherchait !

-Il avait l'air très pressé, continua Pence. Il portait un grand manteau noir et on ne voyait pas son visage, mais il avait de grandes oreilles rondes.

Les trois garçons réfléchirent.

-Le roi, murmurais-je.

Ils se retournèrent vers moi une seconde fois.

-Le roi ? s'étonna Donald. Tu sais qui c'est ? Décidément, tu as l'air d'en savoir plus que ce que tu veux bien nous dire !

Mais Dingo le rappela à l'ordre, le souvenir de mes véritables larmes à mon réveil planant toujours.

-Où est-il ? demanda Sora.

-A la gare, répondit Pence.

-A la gare ? Merci ! s'exclama Sora.

-Bon, soupira Olette, je dois aller finir mes devoirs.

Et elle s'en alla, souriante.

-A plus ! rit Pence d'un air enjoué.

-Oh chouette ! s'écria Donald lorsqu'il ne fut plus là. Le roi essaie de nous retrouver !

-Oui, allons vite à la gare !

Donald et Dingo affirmèrent. Lorsqu'ils passèrent à coté de moi, Donald et Dingo ne m'accordèrent pas un regard. Ils n'avaient plus confiance. « Génial », pensais-je, « le départ approche et je ne serai même pas fichue de monter avec eux dans le train ! »

Seul Sora continuait de marcher à mes cotés. Alors que l'on montais la rue de la gare, je soupirais.

-Pourquoi fais-tu ça ?

-Faire quoi ? s'étonna-t-il.

-Pourquoi est-ce que tu me fais confiance ? Pourquoi est-ce que tu ne me laisses pas seule ?

-Parce que, premièrement, ce n'est pas dans ma nature, sourit-il, et deuxièmement, je crois que tu pourrais nous être utile.

Je ne compris toujours pas ces paroles alors que nous arrivions devant la gare. Mon regard se perdit vers le sommet, là où j'avais dormi ces 5 dernières nuits et des larmes roulèrent à nouveau le long de mes joues.

-Ca ne va pas ? demanda Dingo en s'approchant de moi.

Soudain, trois Similis apparurent. Ils étaient toujours aussi monstrueux qu'avec Roxas : filiformes, blancs, se déplaçant tels des araignées…

Sora pensait que je ne savais pas me battre. Il me poussa violemment à l'abris, près des portes en verre.

-Reste à l'écart ! demanda-t-il en esquivant une attaque.

J'affirmais. Dans quelques minutes, je ferais mes preuves. Mon cœur recommença à battre très vite. Et si ma Keyblade ne venait pas ? Il ne fallait pas que je doute… il fallait que je me concentre sur mon objectif.

Sora se battait fièrement avec Chaîne Royale. C'était étrange de voir quelqu'un d'autre se battre avec cette Keyblade : mais après tout, Roxas et Sora n'étaient-ils pas la même personne ? Je devais me mettre ça en tête. Il était très doué mais ça ne faisait qu'une ou deux heure qu'il s'était réveillé d'un sommeil d'un an. Donald et Dingo furent les premiers à tomber, épuisés. Sora tenta de faire de même.

Le moment était venu.

Alors que Sora commencer à s'écrouler en arrière, je courus au milieu du cercle de Similis et lui attrapais la main. Dans un dérapage de ma part, il fut debout.

-Gabrielle… ça ne sert à rien… murmura-t-il.

Je le redressais malgré tout.

-Sora, tout sert toujours à quelque chose ! Si il y a une chose que tu m'as appris, c'est de ne jamais abandonner, Rox…

Heureusement, un Simili se jeta sur moi avant que je ne puisse finir ma phrase. Sora était lui-meme prit avec des Similis plus gros.

-Gabrielle ! cria-t-il.

Mon but… mes amis… mon arme… comme Riku ma l'avait appris. Aussitôt, il y eut une lumière dorée et ma Keyblade rouge et or apparut dans ma main. Sora poussa une exclamation.

-Une Keyblade ? s'écria-t-il.

-C'est vraiment le moment pour ce genre de questions ? soupirais-je en détruisant d'un seul coup un gros Simili.

Il était ébahi.

-Concentre-toi ! lui demandais-je.

Mais il tomba en arrière. Il était beaucoup trop épuisé pour pouvoir se battre.

Et puis c'était dans l'ordre du jeu.

J'étais seule et tentais vainement de protéger les trois personnes à moitié évanouies. Je me battais comme je ne m'étais jamais battue, en y mettant toute la rage et la haine que je pouvais ressentir vis-à-vis de ces créatures. Je savais aussi que Mickey, du haut de la tour, surveillait mes faits et gestes. D'un coup, un monstre capitula. Dans une pirouette, un autre succomba. Un Simili me toucha cependant à la poitrine et je chancelais pendant quelques secondes, reprenant mes esprits.

C'est alors qu'apparut Mickey. Il atterrit avec la grâce d'un félin sur le sol et, en quelques sauts périlleux et peu de coups de Keyblade, les Similis disparurent. Je m'approchais de lui et il me jeta un coup d'œil. Nous avions tous les deux nos Keyblade encore en main. Celle de Sora avait disparut. Celui-ci ouvrit un œil et il poussa une exclamation de surprise en détaillant nos armes respectives. Mais Donald et Dingo prirent le dessus et Donald s'exclama :

-Votre Majesté ?

-Chut ! ordonna le roi. Vous devez monter dans le train et quitter la ville. Il vous mènera là où il faut. Tenez.

Il me tendit un petit sac. Le sac avec, à l'intérieur, l'argent destiné à notre sortie à la plage.

-Comment… mais… moi aussi ? demandais-je, éberluée.

-Elle ne peut pas venir avec nous ! s'indigna Donald.

Dingo paraissait partagé.

-C'est qu'elle a l'air de nous mentir…

Le roi sembla agacé par ces propos.

-Nous avons besoin de l'aide de tout le monde possible avec la guerre qui se prépare. Aussi Gabrielle vous sera-t'elle d'une grande aide.

-Et puis elle porte la Keyblade, rajouta Sora qui semblait de mon coté. Cela devrait vous suffire.

-Non, je regrettes, répliqua Donald. Cette fille est mystérieuse et n'est pas sincère… je ne le veux pas dans…

-C'est d'accord, coupais-je. J'irais avec vous.

Un sourire illumina le visage de Sora.

« Merci Roxas », pensais-je.

Dingo sourit à son tour.

-Bon, eh bien, voilà qui est réglé.

Mais déjà Mickey avait disparut.

-Au moins, il va bien… murmura Dingo.

-Mais le roi était enfermé dans le domaine des ténèbres, non ? murmura Sora.

J'étais heureuse qu'il change de sujet.

-Mais pourtant, on vient de le voir… et si le roi est là… ça veut dire que Riku est là aussi ! s'exclama-t-il.

-Mais oui, affirma Donald.

-Alors, je pars à sa recherche, dit Sora sur un ton catégorique. Pour qu'on puisse retourner sur l'île ensemble. Kairi nous y attend. Et vous, qu'est-ce que vous allez faire ?

Donald me jeta un regard suspicieux alors que Dingo répondait vivement qu'ils allaient le suivre.

-Alors, en route, m'exclamais-je.

-C'est reparti pour de nouvelles aventures ! s'écria Sora.

Dingo et Donald étaient méfiants à mon égard et me bousculèrent légèrement en entrant dans la gare.

-Attendez ! dit une voix.

Hayner, Pence et Olette débarquèrent, haletants, dans la bâtisse en haut de laquelle nous avions tant parlé.

-Dis, Sora… murmura Hayner.

-Quoi ? demanda Sora.

-Rien… mais… marmonna-t-il.

-On est venu vous dire au revoir, continua Pence d'une voix douce alors que son regard se posa sur moi. On s'est dit que ce serait plus sympa.

-Oh, c'est vrai ? s'étonna Sora.

-Merci, murmurais-je la gorge serrée de nostalgie.

Une alarme retentit.

-Dépêchez-vous de prendre vos billets, conseilla Olette, toujours maternelle.

-Oui, affirma Sora.

Il sortit le sac rouge et s'approcha du guichet.

-Hein ? s'écria Olette.

-Qu'est-ce qui se passe? demanda gentiment Donald.

Si seulement il pouvait me parler comme ça, celui-là !

Olette sortit de sa poche le même sac.

-Ce sont les mêmes, constata Dingo.

-Oui, affirma la jeune fille.

Sora haussa les épaules.

-Quatre billets, s'il vous plait, demanda-t-il.

La canard me jeta un regard se rapprochant de la colère, lourd de sous-entendus.

Sora se redressa et fit quelques pas en direction des marches mais il s'arrêta, son regard saphir étonnamment triste.

-J'ai comme l'impression qu'on ne reverra jamais cette ville, murmura-t-il pour lui-même.

Hayner, Pence et Olette le dévisagèrent gravement.

-Pourquoi ? questionna Donald.

-Pense pas des choses comme ça, dit doucement le chien noir.

-Ouais, t'as raison, sourit tristement Sora.

Nous nous approchâmes ensemble du train. Je ne voulais pas quitter cette ville. Mais je devais respecter la promesse faite à Roxas. Je devais protéger Sora. Quoi qu'il arrive.

-Allez, on route ! s'exclama Sora.

Donald et Dingo montèrent dans le train tandis que Sora et moi nous nous retournâmes vers les trois amis.

-Au revoir ! s'exclama Sora.

Mes yeux étaient embués de larmes et je ne dis rien.

-Hé, Sora, Gaby, vous êtes surs que nous nous sommes jamais rencontrés ?

Sora réfléchit et je fis mine d'en faire de même.

-Certain, répondis le jeune homme. Pourquoi ?

Hayner secoua la tête en souriant.

-Oh, pour rien.

Sora sourit et cette expression joyeuse se transforma en profonde tristesse. Une larme coula le long de sa joue. Hayner, Pence et Olette furent tous les trois très étonnés. Sora toucha du bout des doigts sa larme et se rendant compte qu'il pleurait, il tenta de l'arrêter.

-Ca va ? demanda Olette sans se moquer.

-Oui… murmura Sora, la voix gorgée d'émotion. Je ne sais pas ce qui m'arrive.

-Remets-toi, dit Hayner, un peu gêné.

Je n'y tins plus. En pleurant, je sautais dans les bras d'Hayner. Il sursauta. Tout le monde fut surpris. Les larmes inondaient mon visage. Moi qui, dans la vraie vie, était si peu émotive, je pleurais abondamment.

-Merci… murmurais-je au creux de son oreille. Merci à tous les trois, rajoutais-je plus fort en sanglotant. Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans vous…

Ils ne comprirent pas pourquoi je disais ça mais ils sourirent et Hayner me caressa les cheveux en tentant de me calmer. Sora m'agrippa doucement le bras et m'entraîna hors de l'étreinte d'Hayner.

-A bientôt, s'exclama-t-il.

-A plus, murmurais-je en secouant vivement la main à travers la vitre de la porte qui s'était refermée.

Le train s'emballa et bientôt mes trois premiers meilleurs amis disparurent de mon champ de vision.