DISCLAMER : Non non. Tout cela ne m'appartient pas – enfin si, l'histoire ! -. Les persos appartiennent aux gens qui les ont crée.
NOTE ( A LIRE ) : • Merci à la génialisime Chewre pour la correction qu'elle a fait super rapidement... Lucky Chewre, celle qui corrige plus vite que son ombre !
• Pour la réponse aux reviews, en MP. Pour les guest, comme la dernière fois, rendez-vous en bas.
POUR LE CHAPITRE : Raiting T
• POV STILES
• Family/General
Voilà enfin la conclusion de cette longue partie qui,
je vous rappelle, devais faire un seul et même chapitre.
BONNE LECTURE.
- CHAPITRE HUIT – CRISE – PARTIE 2
LAUREL - Shells
Quand il rouvrit les yeux en ce jeudi 25 novembre, il était nauséeux. L'air hagard, le cœur battant lentement, peut-être trop, il avait l'impression d'être perdu. Enfin, à dire vrai... Non, ce n'était pas qu'une impression : Son esprit était perdu. Son corps se mouvait sans qu'il ne le réalise. Il n'était plus qu'une coquille vide, un automate sans volonté aucune. Les picotements de sa maladie, les ronronnements de son esprit qui l'accompagnaient depuis sa plus tendre enfance et qui avaient perduré jusqu'alors, toute l'énergie qu'il avait toujours eue en plus, au grand dam de tous ; Tout semblait l'avoir quitté, s'être écoulé par le même chemin que ses larmes avaient dévalé. Quand sa tête rencontra son oreiller le soir venu, il ferma les yeux. Il n'avait rien compris à ce qui venait de se passer. Scott avait fait de la soupe et lui en avait servi un bol mais Stiles ne l'avait même pas regardé.
Si cette journée fut courte, la nuit le fut plus encore, ainsi que la journée qui suivit. Comme la veille... rien. Strictement rien.
A seize heures, il était déjà de retour dans son appartement et de nouveau enroulé dans sa couette. Par automatisme, son bras crocheta Prince pour le coller tout contre lui et il resta là, à fixer le plafond, la tête vide et le cœur lourd.
Qu'avait-il foiré exactement ?
Qu'est-ce qui l'avait amené à foiré tout ça, hein ?
Et là, ça lui sauta au visage, tellement brutalement qu'il se redressa dans son lit.
La vraie question, ce n'était pas de savoir ce qu'il avait foiré.
C'était plutôt, quand avait-il abandonné ?
Quand avait-il baissé les bras ?
Depuis quand il se laissait abattre aussi facilement et rapidement ?!
C'était pas lui !
C'était pas le Stiles qu'il était, ce n'était pas le Stiles qu'il avait mis vingt ans à construire et dont il était désormais fier.
Ses yeux s'écarquillèrent puis ses sourcils se froncèrent alors qu'il pestait violemment, sautant sur ses pieds. Non, ce n'était définitivement pas lui. Et comme si tout son corps s'était mis en veille en même temps que son esprit, son estomac exprima son mécontentement peu discrètement. D'un autre côté, deux jours sans manger, ce n'était vraiment pas la meilleure chose à faire.
Avant tout chose, ravitaillement d'urgence !
.*.
Cinq beignets et deux grands cafés plus tard, il était de retour à l'appartement de Hale. Ou plutôt, devant l'appartement. Il avait peut-être eu une bonne idée en apparence, mais maintenant qu'il y était, pour de vrai, il était terrorisé. L'angoisse le tiraillait de toute part, ses membres se crispaient et son souffle se faisait court. Il n'avait que rarement été aussi stressé. Il était plus stressé encore qu'au lycée, quand la belle et sulfureuse Lydia Martin avait accepté d'être sa cavalière au bal de fin d'année. Et Lydia avait été la femme de sa vie depuis ses six ans, autant dire que niveau stress, il avait connu. Mais là... c'était tout autre chose. Si son hyperactivité s'était mise de côté deux jours durant, elle était revenue en force et il se dandinait d'un pied à l'autre, ne sachant vraiment pas comment se comporter. Toquer ? Rentrer sans toquer ? Ressortir sa clé, celle qu'il avait oublié de rendre à Hale ? Il tournait en rond, aussi bien physiquement que mentalement. Oh et puis merde, il n'avait rien à perdre. Inspirant fortement par le nez et bombant son torse d'un seul geste, il frappa brutalement trois coups.
Quelques secondes passèrent, du mouvement se fit entendre à l'intérieur et la porte s'ouvrit.
- ... Stiles ?
Le jeune homme relâcha tout son souffle, les épaules tombant, prenant l'air d'un chaton perdu.
- Victoria ? Gémit-il. Mais... mais... qu'est-ce tu fais ici ?
La grand-mère croisa les bras en souriant, s'adossant à l'encadrement de la porte.
- C'est plutôt à moi de te poser cette question. Ou plutôt, pourquoi tu n'étais pas là, ce qui a entraîné le pourquoi je suis ici.
L'étudiant la regarda en cligna des yeux quelques secondes et pencha la tête sur le côté.
- OK, même pour moi c'est un peu trop. Est-ce que-
Et hop, stress qui revient d'un seul coup sans prévenir. La gorge nouée, il se mit à se triturer un peu trop violemment les doigts.
- Est-ce que M'sieur Hale est là ? J'ai à lui parler.
Victoria le regarda un moment puis soupira, lui faisant signe d'entrer.
- Malheureusement, non. Déclara-t-elle en entrant dans le salon d'un pas léger, Stiles sur ses talons.
Le jeune homme lâcha un soupir alors que la grand-mère lui proposait quelque chose à boire.
- Non merci. Déclina-t-il d'une petite voix résignée. J'étais venu m'expliquer avec lui... mais s'il n'est pas là, je vais repartir...
- Raconte-moi ce qui s'est passé. Lui ordonna-t-elle.
Stiles s'installa sur son siège, tapotant un rythme connu de lui seul pendant quelques instants sur le comptoir du bar avant de prendre une grande inspiration et de conter les aventures désastreuses des jours précédant. La veille femme l'écouta en silence, hochant la tête quelques fois pour lui signifier qu'elle le suivait. Au terme de son discours, Stiles se sentait plus que six pieds sous terre. Il se sentait minable de n'avoir pas su réagir comme il le fallait et, après avoir poussé un soupir à s'en fendre l'âme, il laissa sa tête retomber contre le comptoir face à lui. Il se sentait merdique et les larmes pointaient le bout de leur nez. Une main douce se posa sur son épaule et Victoria s'assit à ses côtés. Il renifla.
- Hey, il ne faut pas te mettre dans des états pareils.
- Mais... Commença-t-il en relevant la tête. J'ai l'impression de ne pas savoir faire mon boulot, c'est une catastrophe. Je l'adore cette petite, et je ne pensais vraiment pas qu'elle puisse avoir ce genre de réaction... J'ai... j'ai eu très peur...
- Ça t'a surpris.
- Plus que surpris. Je comprends toutes ces baby-sitters qui ont abandonné. Je ne l'ai jamais touchée, j'ai toujours fait attention. Hale m'avait prévenu, mais je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi... aussi... violent je crois...
- Et donc, tu es venu pour...?
Stiles resta les yeux dans le vide plusieurs secondes avant de braquer son regard sur Victoria, penaud.
- J'en sais pas plus que toi.
La vieille femme eut un petit rictus.
- En tout cas, j'aimerais... Si, je sais ce que je veux. Je peux voir Sarah ?
Victoria ne prit même pas le temps de réfléchir et acquiesça, montrant d'un geste de main la porte menant au couloir, et par extension, à la chambre de Sarah. Stiles hocha la tête et prit une grande inspiration avant de prendre doucement, et craintivement, la direction de la chambre de la petite. Il resta quelques instants sans bouger avant d'inspirer fortement pour se donner du courage et ouvrit doucement la porte.
Dans la chambre de rêve se trouvait Sarah, ainsi qu'Erica. Toutes deux étaient assises par terre, entourées de jouets de toutes sortes et de tous les horizons.
- Et là, on dira que le grand roi panda, bah il va faire la guerre avec son vaisseau, parce que son amoureuse, elle a été enlevée par le dragon. Mais Moon bah c'est son chevalier, même si elle peut pas tenir une épée.
A leurs côtés, la petite Moon jappait, l'arrière-train en l'air avant de se jeter sur un jouet que Stiles reconnut sans problème, la dragonne du dessin animé Shrek qu'il avait offert à Erica pour le Noël passé.
- Et après, y a Rint Flider qui arrive pour aider Moon contre le dragon, mais le dragon il est pas d'accord, Groooooaaaa !
Stiles eut un petit rire tendre en entendant l'imagination d'Erica en plein essor. Il attira par ce fait l'attention des deux enfants. Erica lâcha le dragon qu'elle tenait dans les mains avec un cri de surprise avant de se lever très rapidement et se jeter sur Stiles en riant. Sarah, de son côté, avait baissé la tête quand elle avait reconnu le jeune homme pour continuer de jouer avec sa peluche comme s'il n'était pas là. Stiles se pencha et souleva Erica en souriant pour lui claquer un bisou sonore sur la joue.
- Stil'z ! Joue avec nous !
Le jeune homme lui sourit et hocha la tête.
- Nan ma puce. Je ne suis pas venu pour ça.
Il la reposa au sol et la petite blonde fronça les sourcils en tapant du pied en lui disant qu'il était pas marrant. Stiles ricana.
- Par contre, si tu veux, je peux rester regarder.
Erica sautilla en claquant des mains.
- Enfin, si Sarah est d'accord, bien sûr.
La petite, évitant toujours avec grande attention de le regarder, haussa les épaules. Erica rit, toute heureuse et attrapa le bras de Stiles pour l'amener près de leur camp de base. Parce que ouais, c'était un camp de base, pour l'armée du roi Panda. L'affreuse dragonne avait enlevé l'amoureuse du roi panda parce qu'elle voulait une couronne comme elle. La vaillante Moon, fidèle chevalier du roi Panda, était partie chercher la princesse licorne tandis que Rint Flider faisait diversion auprès de la dragonne. Stiles, assis sur le lit, s'émerveillait de l'imagination fertile des deux enfants. Erica lui tendit Rint Flider en lui demandant de jouer le prince qui allait tomber amoureux de la dragonne.
- Euuuh... un humain et une dragonne ?
- Mais ouiiii ! Parce qu'en fait, la dragonne, bah c'est une reine ! Qui a été transformée par Dark Vador !
Le baby-sitter explosa de rire avant de se glisser sur le tapis et de commencer à jouer avec elles. Même Sarah, qui continuait pourtant de l'éviter du regard, se prit au jeu. Après de nombreuses aventures, Stiles les regarda toutes les deux en souriant, nostalgique. Erica le remarqua et lui demanda pourquoi il avait l'air tout triste.
- Nan je ne suis pas triste, ma puce. Je me disais juste que ça me manquait de jouer comme ça.
- Pourquoi ? T'as plus de copain pour jouer avec toi ?
- Si Erica. Tu te souviens de Scott ? Je t'en avais parlé...
La petite blonde ouvrit la bouche en regardant le plafond en réfléchissant.
- Huuuuum... voui.
- Bah voilà, Scott c'était mon copain, comme Sarah c'est ta copine.
Erica offrit un superbe sourire resplendissant à Sarah.
- Comment vous êtes devenues copine, d'ailleurs ?
- Bah à l'école, la maîtresse au début, elle nous a dit qu'on devait pas toucher Sarah. Et en récréation, elle restait assise sur le côté. Sauf que je peux pas trop courir, sinon ça fait mal. Alors j'étais à côté d'elle aussi. Je lui ai demandé si elle était malade elle aussi. Sauf qu'elle voulait pas me répondre. Un jour, elle avait pas son panda et elle pleurait. Alors je lui ai prêté Dumbo. Et c'est ma copine maintenant. Et je me la suis faite toute seule ! Déclara-t-elle en bombant son petit torse, très fière.
Stiles rit un instant devant son innocence puis se pencha vers elle.
- Dis-moi, tu ne veux pas aller voir ta grand-mère pour lui demander de nous préparer du chocolat chaud ? Pour nous quatre ? Lui demanda-t-il comme un secret.
- Avec de la chanelle ? S'émerveilla Erica.
- Avec de la cannelle. Confirma le jeune homme avec un sourire.
La petite blonde poussa un cri de joie et se leva pour courir hors de la pièce, appelant Victoria pour préparer la boisson chaude, Moon sur les talons. Stiles regarda le dragon qu'il tenait dans la main et joua quelques instants avec alors que Sarah tenait contre elle sa grosse peluche panda. Il la regarda et soupira.
- Sarah... L'apella-t-il.
Elle refusait catégoriquement de le regarder, et Stiles ne pouvait que la comprendre.
- Je ne veux pas que tu crois que je suis comme les autres. Celles qui sont parties sans rien dire. Je suis désolé de ne pas être revenu hier. Et aujourd'hui. Et pour ce qui s'est passé l'autre jour...
Sarah baissa la tête un peu plus, honteuse. Stiles avait envie de la prendre dans ses bras, mais il se retint.
- Tu es une adorable petite fille, éveillée, curieuse et créative. Je ne veux pas que tu crois que je ne voulais pas revenir parce que, tu vois, bah je suis là. Mais je vais être honnête avec toi... J'ai eu peur l'autre jour. Très peur. Mais après, j'ai réfléchi. Et je me suis rendu compte qu'en fait, tu as dû avoir encore plus peur que moi. Et une petite fille, ça ne devrait pas avoir peur, tu ne crois pas ?
Toujours sans le regarder, elle desserra un peu sa prise sur la peluche et hocha doucement la tête. Stiles sourit doucement en pointant le gros panda qu'elle avait tout contre elle.
- J'ai cru comprendre que ce gros panda t'empêche d'avoir peur ?
Nouvel hochement de tête. Il se retourna pour attraper son sac et en sortit ce qu'il avait ramené. C'était une peluche usée en forme de renard, qui en avait vu de toutes les couleurs, et qui avait d'ailleurs commencé à perdre les siennes. Mais pour rien au monde il ne se serait séparé de cette dernière.
- Tu vois, moi aussi j'ai une peluche quand j'ai peur. Je t'ai dit que j'aimais tant le petit prince parce que c'était l'histoire préférée de ma maman et qu'elle me la racontait tous les soirs. Quand j'étais petit, à peu près ton âge, elle m'a offert cette peluche pour mon anniversaire, parce que je lui demandais toujours de me lire le passage du renard. Et quand ... quand elle est morte, j'étais comme toi. Je ne pouvais pas parler et j'avais tout le temps peur. Je faisais ce qu'on appelle des crises d'angoisse. Mais à chaque fois que j'en faisais une, mon papa me donnait cette peluche et je la serrais très fort contre moi et je n'avais plus peur. Même encore aujourd'hui... Parce que oui, j'ai encore peur dans le noir, alors je dors avec, je lui fais un gros câlin. Alors je me suis dis que... que si tu as peur, comme moi, et que si cette peluche m'a aidé, elle peut faire la même chose avec toi.
Il lui tendit la peluche, hésitant.
- Il s'appelle Prince... Fais-y attention, s'il te plaît.
Elle regarda la peluche sans réagir. Puis sans un bruit, elle se leva, partit farfouiller dans son sac d'école et revint avec une peluche panda bien plus petite, celle qu'elle emmenait toujours avec elle. S'arrêtant à côté de lui, elle se dandina d'abord d'un pied à l'autre, puis lui tendit son panda avant de récupérer Prince, de le regarder sous tous les angles, puis de le caresser doucement. Stiles sentit son cœur battre un peu plus fort quand elle le regarda enfin et il ne put que lui sourire.
- Tu veux bien me laisser une deuxième chance ?
Elle le regarda durant de longues secondes, qui lui parurent une éternité, avant de faire un petit sourire discret et d'hocher la tête. Stiles lâcha un bruyant " Owyeah !" en levant les bras au ciel et fredonna de contentement en jouant avec le panda. Puis il la posa sur ses genoux et la regarda. Il pencha la tête sur le côté en regardant Sarah.
- Il a un nom ?
- Stiles ?
Le jeune baby-sitter sursauta et se releva précipitamment, si précipitamment qu'il se prit les pieds dans le tapis et faillit tomber. Rougissant, il se gratta la nuque pour se donner contenance face à Derek Hale, debout dans l'encadrement de la porte. Le père le fixait, surpris de le voir ici. Toujours dans son manteau et sa sacoche sur l'épaule, toute son attitude corporelle trahissait sa surprise bien que son visage ne montrait rien.
- M'sieur Hale. Le salua Stiles.
- Qu'est-ce que... vous faites là ?
- M'sieur Hale ! Cria cette fois-ci Stiles en levant les bras au ciel.
Le jeune père haussa un sourcil.
- Pardon ?
- Stil'z ! Le cacolat il est près !
Erica les interrompit en arrivant en trombe. Elle regarda les deux adultes avant de rougir.
- Sarah... L'appela-t-elle. Tu viens ?
La petite hocha la tête et, tenant Prince étroitement serré contre elle, gambada jusqu'à Erica pour que toutes deux disparaissent dans le salon. Stiles les regarda s'éloigner en souriant puis reporta son attention sur Hale, qui le fixait toujours. L'étudiant blêmit et déglutit. Le stress l'avait quitté quand il était rentré ici et il s'était considérablement détendu en jouant avec les deux petites. Mais là, sous le regard inquisiteur de Derek Hale, tout lui revenait soudainement, et la panique et les remords lui bloquaient la gorge et compressaient sa poitrine. Hale haussa un sourcil en le regardant de pied en cape.
- Je répète : Qu'est-ce que vous faites là ? Demanda-t-il froidement.
Stiles déglutit, balbutia quelques instant avant de froncer les sourcils, serrer les poings et taper du pied, surprenant Hale.
- Voilà, j'étais venu pour m'excuser. J'ai fait une grosse connerie en laissant Jennyfer rentrer dans l'appartement. J'ai foiré, sur toute la ligne et ce n'était pas pro du tout. Je suis désolé que ça se soit passé comme ça et—
- Ne gaspillez pas votre salive, j'ai compris. Soupira Hale.
- Nan z'avez pas compris ! Contra-t-il en haussant la voix. Vous croyez savoir, parce que vous vous laissez enfermer dans un schéma dont vous êtes habitué bon gré, mal gré. Je n'ai pas su parler ce soir là parce que j'étais choqué et flippé et que je n'ai pas su réagir à temps. Mais maintenant que j'suis là, vous allez m'écouter, c'est bien clair ?!
Hale ouvrit de grands yeux surpris avant de froncer les sourcils.
- Vous vous prenez pour qui, exactement ?
Stiles frissonna sous le grognement sourd et incontestablement énervé du père.
- Pour quelqu'un de têtu qui s'obstinera à vous aider ! Lâcha Stiles en agitant les bras.
Hale ouvrit la bouche dans l'intention de répliquer quelque chose quand il sembla prendre conscience du sens de la phrase de Stiles. Il referma la mâchoire, le doute et l'incompréhension filtrant à travers son masque durant quelques instants.
- ... Comment ça ? Demanda-t-il enfin.
Stiles baissa les bras, commençant à se mordiller le pouce. Il fixa Hale et lui offrit un petit sourire hésitant.
- Je... j'aimerais bien ne pas à avoir à vous supplier pour rester son baby-sitter. Bougonna-t-il.
- Quoi ?
- Je suis venu vous demander de me reprendre.
Stiles soupira enfin en se mettant les mains dans les poches. Hale le fixait, incrédule, la bouche entrouverte. Son masque froid et indifférent était tombé et Stiles attendait patiemment une réponse sans pourtant comprendre sa réaction. Il s'attendait à quoi, exactement ?
- Mais... Commença Hale. L'autre soir, vous aviez dit...
Il se tut.
- Je n'ai rien dit du tout. Marmonna Stiles en fronçant les sourcils. Si j'suis pas venu hier, ni ce matin, c'est parce que vous m'aviez dit de prendre quelques jours de repos. Sauf que vous avez aussi dit que vous alliez trouver quelqu'un d'autre, sauf que j'veux pas.
- Parce que tous avant vous ont fui après sa première crise.
- Je ne suis pas comme tout le monde. Commenta le jeune étudiant avec un sourire éclatant.
Hale sembla hésiter un instant.
- Vous... vous voulez donc continuer ?
- Sarah semble prête à me donner une seconde chance. - un léger silence - Et vous ?
Ils se fixèrent durant quelques secondes. Sans en connaître la raison, le cœur de Stiles battait la chamade dans sa poitrine. Il appréciait vraiment Sarah. La garder était bien moins astreignant qu'on pouvait le croire et il s'était attaché à ce petit bout, même au père qu'il ne voyait que peu de temps. Il était du genre à s'attacher rapidement aux gens et eux, il n'avait pas envie de les perdre. Pas eux.
Enfin, Hale lâcha un rapide soupir et secoua la tête.
- Vous êtes incroyable. Chuchota-t-il d'une voix amusée.
Stiles sentit un sourire incontrôlable fendre son visage.
- C'est ma marque de fabrique.
- Erica, attends !
La porte s'ouvrit sur la petite blondinette qui déboula dans la pièce. Elle se jeta dans les jambes de Stiles avec un sourire. Accroché à son genou, elle leva son petit nez en trompette vers le jeune homme et fit la moue.
- Stil'z ! Mamie, elle sait pas faire le cacolat comme toi !
Victoria passa la tête dans l'entrebâillement de la porte avec une grimace désolée.
- Je n'ai pas réussi à la retenir.
Stiles baissa la tête vers Erica qui boudait toujours.
- Il n'y a que moi qui sait bien faire un chocolat chaud, hein ?
Un superbe sourire édenté lui répondit et elle hocha vivement la tête. Il se pencha alors, l'attrapant sous les aisselles pour la caler sur sa hanche. Elle enroula ses petits bras autour de son cou, l'air heureuse. Stiles pencha la tête sur le côté avec un petit sourire malicieux.
- Dis-moi, tu crois que le papa de Sarah va aimer mon chocolat chaud ?
- Tout monde aime le cacolat saud.
- Chocolat chaud, ma belle. Chocolat. Rit Stiles.
Hale les fixait tous les deux, les sourcils haussés et l'air dépassé par les événements. Stiles soupira amusé en levant les yeux au ciel.
- Bougonnez pas, allez venez !
Il réinstalla Erica tout contre lui pour éviter qu'elle ne glisse et se dirigea vers le salon. Avant de franchir la porte, constatant que Hale restait sans bouger, il l'attrapa par le poignet et le tira derrière lui avec un ricanement.
Quelques minutes après, ils étaient tous installés autour du bar de la cuisine, Stiles babillant sur ses cours en préparant son chocolat chaud secret. Erica et Sarah l'écoutaient avec grande attention, Victoria participant à la conversation quand Stiles reprenait son souffle - enfin... s'il le reprenait bien sûr. - Quant à Hale... et bien Hale semblait totalement déconnecté de ce qui était en train de se passer dans sa cuisine. Le baby-sitter lui lançait de temps en temps des regards et constatait bien qu'il était complètement perdu. Ce fait le fit sourire.
Malgré toutes les angoisses qui l'avaient enserré quelques minutes plus tôt, alors qu'il hésitait encore à toquer à la porte de l'appartement, il se sentait calme. Ou tout du moins, de retour dans ses chaussettes. Et ça lui faisait beaucoup de bien. Son TDAH lui avait pourri la vie durant son enfance et même encore aujourd'hui, ce n'était pas tous les jours joyeux. Mais depuis qu'il s'occupait d'enfants, et notamment depuis qu'il s'occupait de Sarah, il s'était calmé et arrivait enfin à se concentrer sur quelque chose plus de dix minutes. La présence d'enfants le calmait indéniablement. Et s'il était sincère avec lui même, celle de Hale aussi. Alors que Victoria amenait les filles jusqu'à la table basse pour qu'elles boivent leurs chocolats chauds avec quelques gâteaux tout en dessinant, Stiles s'accouda contre le comptoir et glissa une grande tasse de cacao brûlant vers Hale, dont le regard semblait toujours éteint. Il cligna des yeux et releva la tête vers le baby-sitter en haussant un sourcil en une question silencieuse. Stiles fit la moue.
- J'étais sûr que ça ne vous conviendrait pas. Trop basique, hein ?
Il se retourna pour se pencher, là où il avait déposé son sac pour un sortir un sachet de bonbons.
- Heureusement que j'avais tout prévu ! Ricana-t-il en sortant un marshmallow du sac.
Il le fixa quelques instants puis en prit deux autres qu'il enfourna dans sa bouche - ce qui le fit ressembler à un hamster et même qu'il adorait ça - avant de retourner face à Hale. Il déposa le marshmallow à côté de la tasse, farfouilla dans le frigo, en sortit une cuillère à soupe de crème fraîche, de la chantilly ainsi que deux carrés de chocolat noir qu'il avait sorti du placard - à croire qu'il y avait vraiment tout dans cet appartement ! -. Avec quelques gestes experts, il recouvrit la boisson de crème chantilly, planta le marshmallow, râpa le chocolat noir pour le transformer en copeaux au-dessus du tout. Concentré, il tirait la langue sous le regard effaré de Hale. Content de lui, il sortit son briquet, tenta deux, trois fois de faire fondre le la friandise sans y parvenir. Après s'être brûlé à chaque tentative, il pesta, puis regarda Hale l'air désolé.
- Il s'ra pas grillé.
Le père le regardait comme s'il était un alien.
- Faites pas cette tête, j'suis sûr que vous n'avez pas de chalumeau dans cette cuisine.
- ... En effet...
- Donc il s'ra pas grillé. CQFD.
Hale le fixa quelques instants sans réagir. Stiles grogna en levant les yeux au ciel, exaspéré.
- Oui, je suis bizarre. Mais goûtez, je suis sûr que ça va vous plaire !
Il cligna lentement des yeux, jeta un regard par-dessus son épaule pour y trouver sa fille et Erica se léchant les babines en finissant leurs propres chocolats chauds, puis il soupira.
- Je préfère le café...
- Non mais moi aussi, mais ça ne change rien. Arrêtez de bouder et goûter-y !
Se réinstallant face à Stiles, il fit tourner la tasse dans ses mains quelques instants.
- ... Et la crème fraîche dans tout ça ?
Stiles se réinstalla accoudé face à lui et lui sourit.
- Ah non, mais aucun rapport avec le chocolat chaud, c'pour moi ça.
Illustrant ses propos, il commença à lécher la cuillère, l'air gourmand.
- Je ne me demanderai plus où disparaît ma crème fraîche alors. Je dois la retirer sur votre paye ? Déclara Hale en bridant un sourire.
- Vous n'oseriez pas ! S'insurgea le baby-sitter.
- Ne me tentez pas, Stiles.
- OK, alors voilà c'qu'on va faire : Si mon choco vous plaît, vous fermez les yeux sur ce petit écart de gourmandise. Sinon, vous prenez sur ma paye pour vous rembourser la crème fraîche. - il engloutit ce qui restait dans la cuillère - En tout cas, pour chelle là, ch'est trop cht-
- Stiles, ne parle pas la bouche pleine ! Le réprimanda Victoria du canapé.
Stiles gonfla ses joues, avala précipitamment et tira la langue à la grand-mère qui ricanait avant de retourner à son magazine. Elle avait bien compris qu'il valait mieux laisser les deux garçons un peu seuls mais elle veillait sur eux d'un œil attentif, purement maternel, et Stiles la remercia en son for intérieur. Puis le jeune homme reporta son attention sur le père toujours face à lui qui ne faisait pas mine de vouloir goûter à sa préparation. Stiles lui lança un regard qui ne laissait aucune place à la discussion. Hale prit un air résigné - Stiles était sûr qu'il ne se laissait que très rarement dicter sa conduite et que son comportement ne devait pas forcement lui plaire - avant d'enfin porter la boisson jusqu'à ses lèvres. Le baby-sitter se retourna pour faire la vaisselle, souriant de toutes ses dents. Il n'avait pas besoin de regarder la réaction de Hale pour savoir qu'il avait fait mouche. Fredonnant de contentement, il lava la casserole, l'essuya puis la rangea.
- Alors ?
- ... Je prendrais l'habitude d'acheter plus de crème fraîche à l'avenir.
Il n'eut aucun scrupule à lever son poing avec un bruyant " YES ! " qui fit sursauter Erica, qui lui reprocha d'ailleurs. Ouais, il visait toujours juste.
Et le sourire discret sur les lèvres de Derek Hale valait bien plus que toutes les tasses de chocolat chaud du monde, même si le chocolat chaud, c'est la vie.
REPONSES AUX REVIEWS
Wm : Meurchiii /o/
elaelle : Disons que c'est... Un peu plus compliqué que ça ^^"
lucie33 : Derek arreter de pleurer ? Dans cette fanfiction ? Euuuuh... Nope *part se cacher*
Guest : ( Dois-je en déduire Sasunaruchan ? 8D ) Et oui, on ne se refait pas, huhuhu~ Il me fallait une gourdasse. La voilà toute trouvée :D Ne t'inquiète pas, on ne la reverra pas !
Tu as réussit à ne pas pleurer ! Moi par contre, j'me suis pas retenue *renifle élégament*
Ce chapitre répond à ta question ? ;D
POUTOUUUUUX /O/
Marion : NOOOON ! JACK! COME BACK ! COME BAAAAAACK ! ... Euuuuuuuuuh... Non, c'est faux, j'ai pas dit ça *se cache*
... Je suis désolé, mais il fallait que je le fasse *lui tend des mouchoirs* Désoulé... Merci beaucoup, merci merci meeeerciiiiiii T'inquiète, Laura va tout gerer sa môman ! J'espère que cette suite t'a plus ! Disons que Chewre a eu du mal avec les cris de Sarah... Quoique moi aussi, j'étais toute déprimée après... .x.
POUTOUX POUTOOOOOUX !
P.S : Prends le temps qu'il te faut pour lire les chapitres voyons ! Tu laisses une review à chaques fois déjà, tu es adorable
Voilà voilà. Erica n'est-elle pas adorable ? Stiles n'est-il pas sweet ? Derek n'est-il pas totalement OCC ? Si ? Bah ouais, bah j'assume. Je sais que ça peut rebuter mais... Il n'a pas la culpabilité du survivant, ni la culpabilité d'avoir provoqué la mort de sa famille. Il est moins aigrit, Laura est toujours vivante et il est papa. Comme dans la série, il a du mûrir rapidement mais ne se sens coupable que de peu de choses. Donc... C'est normal que sa psycho' soit différente.
Bref, rassurez ? Stiles reste le baby-sitter, MOUAHAHAHAHA ! Jennyfer n'est plus dans le paysage et Sarah commence à sourire. Tout doucement. Tout gentiment.
Je suis un peu déçut de ne pas être dans les temps, le chapitre 11, 12 et 13 se passent pendant la période de Nawel qui, même si je n'aime pas cette période de l'année, donne des chapitres teeeellement sweeet grand dieu ! Bref, avec moi, je fais durer la période de Nawel jusque... Jusqueeeeeee... 26 janvier ! Loooouuuul !
AH ET UNE DERNIERE CHOSE ! Hier, je suis allée voir le troisième volet du Hobbit – Non, je ne donnerais pas mon avis sur cette trilogie, il en est hors de question – et pendant les bande annonces, que vois-je ? ….. NOVEMBRE 2015, PETIT PRINCE ! C'EST UN SIIIIIIIIIIIIIIGNE MOTHERF*CKER ! *sautille partoooooooout*
*kofkof* Bref. Tout ça pour dire que … A Lundi prochain ? Avec le chapitre 9, nom AQUARELLE, un Derek OCC et une Laura remontée à bloc !
Je vous aime, Licorne, Paillettes et PANDAAAAA /O/
xoxo, 'Win
