Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Masashi Kishimoto.
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Je n'ai pas publié dimanche dernier : j'étais clouée au lit avec une fièvre de cheval ! Toutes mes excuses ! Ce chapitre est très court, donc ça ne compense pas vraiment, mais j'espère que vous m'excuserez quand même.
Il semblerait que mon histoire ait été publiée sous un autre nom. Je répète que cette histoire est la mienne, et que je ne l'ai encore jamais publiée en entier sur le site. Il est possible que certaines personnes aient déjà lu ces quelques chapitres puisque, comme je l'ai écrit sur le prologue, je ne fais pour l'instant que re-publier les chapitres corrigés. Les chapitres inédits sont à partir du 10ème. S'il vous est possible de me donner l'autre nom qui a été donné à ma fic, je vous en serait réellement reconnaissante.
Sur ce, bonne lecture !
Chapitre VIII
Je tentais de reprendre mon souffle quand je me figeai brusquement. Quelqu'un était debout dans l'obscurité de ma chambre et me fixait avec deux prunelles enflammées.
En moins d'une seconde, j'étais debout, en boxer, un kunai à la main, tous mes sens en alertes. Je fixai les deux yeux dans l'obscurité.
-Calme-toi, je suis juste venu discuter.
Je tressaillis. Neiji. Je me détendais un peu. Un peu seulement. Neiji n'était pas une personne que j'avais particulièrement envie de voir en ce moment. D'ailleurs il n'y avait personne que j'avais très envie de voir. Et puis, si Neiji était ici et que je ne m'en étais pas rendu compte, c'est que j'allais devoir sérieusement revoir mon système de protection…
-Qu'est-ce que tu fiche ici ?
-Je viens de te le dire, répliqua-t-il sèchement.
Un peu trop sèchement à mon goût, Neiji était du genre plutôt calme, voire impassible.
-Et de quoi tu veux discuter, au juste ? Il est 4 heures du mat' !
-Je sais.
-Et alors quoi ?
-Tu me fuis le jour. Il n'y a que quand tu es dans ton lit que je peux t'approcher.
-Et alors ? J'ai une bonne raison, de ne plus vouloir t'approcher, non ?
-Justement non, je ne crois pas.
-Qu… Qu'est-ce que tu veux dire ? Que je devrais fermer les yeux sur ce que tu as fait avec Sasuke ?
-Peut-être pas. Mais tu ne peux pas me le reprocher et tu le sais très bien. Mieux que moi, je pense.
-Qu…
Des larmes apparurent au coin des yeux de Neiji. J'étais sous le choc. Il était très rare qu'il pleure. Mais ce qui me préoccupait le plus, c'était : comment avait-il su ?
-Tu n'a plus rien à répondre ?
-Ecoute…
-Tu n'as pas d'excuse, hein ? Evidemment, c'est beaucoup plus simple de faire des reproches aux autres. Mais est-ce que tu te regardes, parfois, Naruto ?
Les mots ne voulaient plus franchir mes lèvres. J'aurais voulu me défendre. Lui dire que de toute façon lui aussi était tombé dans les filets de Sasuke. Lui dire qu'il ne devait pas m'aimer tant que ça. Lui faire des reproches. M'excuser. Mais je ne pouvais plus parler. Les larmes qui coulaient à présent des yeux de l'Hyuuga m'empêchaient de prononcer le moindre mot.
Neiji secoua la tête et sorti par la fenêtre. Son geste eu l'effet d'une douche froide, et je me précipitai au rebord.
-Neiji ! Attend ! Neiji !
Trop tard. Je voyais sa silhouette s'éloigner rapidement dans les ruelles. Je me laissais tomber à terre le long du mur, sous la fenêtre. J'avais tout gâché, je le savais très bien. Finalement, c'était peut-être mieux comme ça. Je n'aurais plus à faire semblant d'être amoureux, plus à cacher ma tristesse, que je pourrais toujours mettre sur le compte de ma rupture. Même si je n'étais pas le compagnon officiel de Neiji, tout Konoha était au courant. Néanmoins, le voir s'éloigner comme ça, en larmes, sans un regard pour moi, ça faisait mal. Plus mal encore que je ne l'aurais imaginé. Je pensais que Neiji n'était là que pour que je puisse assouvir mes envies, et lui les siennes avec moi. Visiblement, je m'étais trompé. Quelque chose venait de se briser, et je ne me rendais compte que j'y tenais qu'après l'avoir perdu. J'étais lamentable.
Une question me restait, cependant : comment avait-il su ? Il n'y avait qu'une seule possibilité, et elle me dégoutait autant que je me dégoutais moi-même.
Sans savoir pourquoi, je repensais au loup de mon rêve, qui s'était transformé en Sasuke. Il m'intriguait. Vraiment. Pour moi, un animal n'avait pas un intérêt particulier. C'était un être vivant, utile pour la planète et pour l'homme, mais je ne m'y étais jamais intéressé. J'avais déjà vu des loups, des loups vivants. Mais celui-ci était spécial, et j'étais incapable d'expliquer pourquoi. Je sursautai et secouai la tête. Je venais de m'engueuler avec le mec qui comptait le plus pour moi et je pensais à un putain de loup même pas réel, que je n'avais vu que sur un dessin et dans un rêve. J'étais pathétique. Je m'allongeais sur mon lit et essayait de me rendormir, en vain.
Je passai la nuit à me tourner et me retourner sur mon matelas, mon esprit voguant entre Neiji et le loup, sans réussir à retrouver le sommeil. Mon réveil fut une libération. Je ressemblais un peu à un zombie. Deux-trois signes me donnèrent une apparence normale et une douche froide me remit plus ou moins les idées en place et, après un petit déjeuner bâclé, je me retrouvai à marcher dans la rue vers le pont. Si tôt le matin et la chaleur était déjà accablante. Le pont était vide, comme à mon habitude, je m'installai à ma place machinalement. La journée se déroula comme les précédentes. Moi fuyant, Sakura me cherchant et Sasuke se moquant. Cette situation me fatiguait. Et le fait de n'avoir pas dormi n'arrangeait pas les choses. Comme la veille et l'avant-veille, je fuis dès la fin de l'entrainement. Enfin, je tentai. Car cette fois, Sasuke ne me laissa pas faire. Il me rattrapa et s'accrocha à mon pas, visiblement décidé à ne pas se laisser distancer. Sakura, elle n'avait pas essayé, et n'était donc pas dans les parages. Je m'arrêtais brusquement et Sasuke, qui n'avait visiblement pas prévu ma réaction s'arrêta un mètre plus loin.
-Qu'est-ce que tu veux ?
Il n'était pas le moins du monde impressionné par mon ton ouvertement hostile, et n'en fut pas du tout affecté.
-Discuter. On est coéquipiers, on peut, non ?
-Si tu le dis. De quoi tu veux parler au juste ?
-Tu viens boire un verre ? On sera plus tranquille. Et plus personne ne t'attends, maintenant, non ?
-Qu…
J'étais blessé. Réellement. Et cette simple phrase ne faisait que confirmer ma crainte.
-En quoi ça te regarde ?
-En rien, c'est vrai. Mais ça ne change rien, tu as le temps. Tu viens ?
J'étais soufflé par son absence absolue de gêne et de sympathie. C'était peut-être ça, un bon ninja, au fond. Quelqu'un capable d'un détachement absolu de tout sentiment. Ne rien éprouver que la force et le pouvoir. Je le regardais un instant en gardant le silence. Même en cet instant, alors que je le haïssais de tout mon être, je le trouvais beau. Magnifique, même. Etait-ce une de ses techniques secrètes pour amadouer ses adversaires ? Je repoussais de toutes mes forces mon esprit de la contemplation de son visage avant de répondre.
-Je ne viendrai pas boire un verre avec toi, Sasuke.
-Et pourquoi pas ? Qu'est-ce qui t'en empêche ?
-Peut-être le fait que la dernière fois que tu m'as fait cette proposition, j'ai fini dans ton lit et que c'était une des plus graves erreurs de ma vie ?
-Bien sûr que non, ce n'était pas si grave que ça. Tu as pris ton pied et ça t'a libéré de Neiji.
-Pardon ? Ce n'était pas si grave que ça ?
Je me mis à hurler.
-Tu te fous de ma gueule ?
-C'était juste une partie de jambes en l'air! Et ça a cassé ton couple, j'y peux rien, t'avais qu'à être plus discret!
-Qu...
Je ne trouvais rien à répondre. C'était moi qui avait cassé mon couple? Je l'avais mis en péril, ok. Mais ce n'était pas moi qui était allé tout raconter à Neiji. Et ça ne pouvait être que lui, d'ailleurs, car personne d'autre n'était au courant, pas même Hinata. Mais je sentais bien qu'il était inutile de discuter. Il tenait à avoir le dernier mot, visiblement. Et il tenait aussi à tout nier en bloc. Tant pis, je ne voulais plus me battre. Je haussais les épaules.
-Pense ce que tu veux, je m'en fous. Simplement ne vient pas me saouler avec tes histoires.
Je m'éloignais de lui. Je ne voulais plus le voir, l'entendre mentir. L'entendre me mentir.
-Mais qu'est-ce que j'ai fait?
Je me stoppais brutalement. Quoi? Lui, il demandait ce qu'il avait fait? C'en était trop. Je partis comme une flèche avant qu'il ait eu le temps de réagir. Courir, se défouler, toujours être en mouvement, ne jamais s'arrêter pour ne pas laisser la douleur me rattraper. Je finis dans la grotte, où je continuai de m'agiter, toujours, toujours, sans jamais m'arrêter. La fatigue finirait bien par avoir le dessus, et alors je m'endormirai sans même penser à toutes ces choses qui me percent l'âme et le coeur. Les coups fusaient et le chakra se diffusait par tous les pores de ma peau en un flot continu violet sombre et soutenu. Je n'avais plus le moindre contrôle sur Kyuubi et n'essayait même pas de reprendre ce contrôle. Seul comptait le mouvement et l'effort perpétuel. Je perdis toute notion du temps et j'aurais perdu celle de l'espace si je n'avais pas été dans un endroit clos. Je finis par m'effondrer contre le sol dur de la grotte.
C'est la fin de ce chapitre très très court, pardon. C'était l'endroit le plus approprié pour couper. J'espère que ça vous aura plus quand même ! Encore désolée pour l'absence de chapitre dimanche dernier. Je ne devrais pas être de nouveau malade dimanche prochain, donc vous devriez pouvoir attendre le prochain chapitre pour ce jour-là.
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A bientôt !
