Si Jean faisait une fixation sur Mikasa, beaucoup de ses camarades étaient plutôt intéressés par leur grande - façon de parler - madone : Christa. Beaucoup d'entre eux la souillaient déjà dans le secret de leurs rêves humides, et d'être "choisi" par le destin - nom noble ou excuse donnée au hasard - pour apaiser ses chaleurs les porterait au paradis.

Sauf que les portes du paradis étaient gardées par un redoutable dragon. Qui cherchait à aborder Christa voyait surgir Ymir, telle un terrifiant chien de garde, quand elle ne campait pas au pied de sa maîtresse, les crocs sortis. Dire que ce petit ange blond passait son temps dans les griffes de ce démon ! Mais Sainte Christa semblait avoir succombé au charme empoisonné de la grande perche impertinente, se laissant butiner chaque jour.

Aujourd'hui ne faisait pas exception comme Ymir la cueillit alors qu'elles rentraient de l'office du soir - qui ressemblait plus à un buffet à emporter, chacun se dépêchant de se servir et d'aller se trouver un coin solitaire où manger pour éviter de se retrouver mêlé aux chaleurs des autres. Les protestations de Christa fondirent comme rosée au soleil sous les caresses de son amie. Voyant sa blonde s'ouvrir comme un bouton de rose, Ymir ne perdit pas de temps à l'effeuiller avant de la plonger dans le vase de leur étreinte : le lit de Christa, dont l'ordinaire militaire avait été amélioré de draps aussi doux que des pétales de fleurs et de coussins aussi rebondis que les collines sous les mains d'Ymir.

Le doux souffle du Zéphyr qui s'échappait des lèvres de Christa s'emballa, alors qu'Ymir papillonnait de-ci de-là, goûtant sa peau de rose. Suivant le parfum divin qu'elle exhalait, Ymir s'en alla au cœur de sa fleur, titillant le pistil qui se dressait avant d'aller s'abreuver au nectar qui suintait à sa base. Elle ne laisserait personne d'autre le boire ! Ni se repaître des gémissements de plaisir de Christa que le désir faisait trembler comme un roseau en pleine tempête.

Voyant sa douce amie s'ouvrir encore davantage en réclamant qu'elle pénètre au cœur de sa corolle, Ymir s'empressa d'aller y introduire ses fines pattes pour l'aider à prendre son envol. Sa fleur n'était que pour elle et elle s'assurait d'en récolter tous les fruits pour la laisser fraîche et comblée. Les vendanges furent encore une fois fructueuses et Christa fut bientôt vidée et comblée, prête à s'endormir sous la couverture du crépuscule. Les deux fleurs refermèrent leurs corolles pour la nuit, en attendant que le soleil du matin leur donne envie de se rouvrir.

Inktober 9 : Ymir x Christa

A SUIVRE

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Iroko

Blabla : pas trop mon truc le yuri, mais c'était fun à écrire quand même.