Un petit FrUk parce que je les adore ! Attention, Fluff en vue !
9. Décembre : Une rose de Noël
Arthur fut plus qu'étonné lorsqu'il rentra chez lui de découvrir sa maison illuminée de bougies et décorée de roses de Noël au sol et sur les meubles. Il le fut davantage encore lorsqu'il découvrit, dans le salon, son amant, Francis, installé en une position aguicheuse, un simple caleçon en guise de vêtement sur un matelas qui n'était, le matin-même, pas là.
- Francis ? Tu peux m'expliquer le délire, là ? Je crois que j'ai pas trop bien compris.
- Mais enfin, mon lapin ! C'est pourtant clair !
Il se pencha un peu en avant et dit d'une voix suave :
-Je te veux !
L'anglais prit une jolie teinte rouge alors qu'il s'insurgeait du manque de pudeur dont faisait preuve son amant.
- Va crever, bloody frog ! S'exclama Arthur, gêné au possible.
Cependant, contrairement à ce qu'il aurait pu croire, Francis ne s'amusa pas le moins du monde de sa réplique pourtant devenue habituelle. Une espèce de tristesse vint ternir ses beaux yeux d'un bleu azur, bien vite remplacée par un mélange de colère et de désespoir. Arthur fut stupéfait par cet étrange comportement de la part de son petit-ami, qu'en général, rien ne pouvait entacher la bonne humeur.
Le français se contenta de se lever et de partir en direction de leur chambre. Le blond aux épais sourcils ne réagit pas tout de suite, trop étonné pour bouger.
Que venait-il de se passer ?
Il se baissa et ramassa une feuille rouge éclatante au sol qu'il mit dans sa poche. Quand il comprit qu'il venait de faire une grosse erreur, il partit à la poursuite de son aimé. Il le trouva dans leur chambre, couché sur le ventre et la tête dans l'oreiller. Arthur s'approcha et s'assit juste aux côtés du français.
- Francis ? Est-ce que… ça va ?
Il n'obtint d'abord pas de réponse, mais il reçu à la place le plus noir des regards. Cela l'attrista profondément. Qu'avait-il bien pu dire pour que Francis en vienne à le regarder comme il ne l'avait fait depuis la guerre de cent ans ? Il se mit à lui caresser les cheveux pour l'apaiser. Il était si triste de voir son amant ainsi.
- Darling, je… j'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas ? Je ne voulais pas… t'offenser.
Encore une fois, aucune réponse.
- Tu sais… si… si c'est pour ce que j'ai dit…. je… je ne le pensais pas ! Mais ça… ça tu le sais, non ? Non ?
Il y avait une espèce de peur dans sa voix, celle de perdre son aimé pour une chose aussi futile qu'une dispute de tous les jours. De sa poche, il ressortit la rose d'hiver, la posa doucement sur la peau chaude de Francis et la fit voyager sur celle-ci. Des frissons parcouru le dos nu et Arthur se pencha dessus pour pouvoir, tout comme la feuille, parcourir de ses lèvres la peau douce. Il remonta lentement et déposa un baiser délicat sur l'épaule.
- Francis, please, I love you ! Look at me, honey !
Il rencontra un regard d'un bleu profond. Avec autant de douceur possible, il positionna son corps vêtu par-dessus celui, nu du français, et commença à murmurer, comme une litanie, à son oreille :
- I love you… I love you… I love you… I love you… I love you…
Et Francis lui répondait.
- Moi aussi… Moi aussi… Moi aussi… Moi aussi…. Moi aussi…
Ils s'embrassèrent ensuite, et firent l'amour dans le salon au milieu des bougies et des roses de Noël.
Oui, ça n'a aucun sens mais j'aime bien faire du Angst qui se fini avec pleins de petits cœurs partout ! Et puis, vous noterez que ce drabble est un peu plus long que les précédents !
