Rafikis : Oui, c'est vraie le « encore » aurait peut-être été plus approprié lol Merci pour ton com et j'espère que cette suite te plaira tout autant
Nana : Oui, c'est exact, mais je ne l'ai jamais fini sur ce forum
Ticoeur : Barbaaaaaaaaaare !!Sinon : une vervaines ?? Euh… je pense que cette suite va te rendre plus zen, enfin j'espère lol Merci d'être si… passionnée Oo
Alexiel974 : Mais de rien Oo. Pour prendre la défense d'Elizabeth…. Non ben non je la prendrais pas tiens Oo. De toute façon elle va s'expliquer dans ce chapitre, enfin un peu. Sinon… non ok je répondrais pas Oo On me brime ! En tout cas merci !!
G33k : En effet tout se joue sur les tensions, et elles ne sont pas finies : rapports fraternels conflictuels, rapportes amicaux conflictuels, rapports amoureux conflictuels… que du conflictuel Oo Et merci de « t'étaler » !!
MEL : Oui en effet, James c'est John moins le côté compliqué et le côté hiérarchique ! Et je suis d'accord, c'est Sam le plus grand cerveau. Mais bon Rodney… c'est Rodney hein ! merci pour ton com
Jojo : xdrxdr Mais je t'en prie, lâche toi ! Tout le monde aime Teyla Sinon : arrêtez de vouloir me dégommer James, c'est pas des manières Oo PS : Nous crame pas un fusible Oo. ventile !
J'espère que cette suite vous plaira Soyez sans pitié dans les com Oo
Les trois hommes firent face à la leader qui s'approcha vivement de James. Elle ne voulait pas laisser ses sentiments prendre le dessus, mais son cœur avait fait un bond lorsqu'elle avait vu James en sang.
« Pourquoi vous a-t-il attaqué ?
- On a parlé et ça s'est envenimé.
- C'est ma faute, soupira Elizabeth.
- Non, c'était un mal nécessaire dit James. Et puis ce n'est rien.
- Vous permettez, c'est à moi d'en juger, intervint Carson. Installez vous sur ce lit. »
James obtempéra. La dirigeante le regarda un instant avant de sortit de la pièce pour se calmer les nerfs. Rodney la suivit et la retint par le bras.
« Elizabeth, il faut que vous parliez à John. Je ne sais pas ce qu'il serait arrivé si nous n'étions par intervenu.
- Ne vous en faites pas, je vais lui parler ! répondit-elle les yeux brillants de colère.
- Il est dans le hangar, informa le scientifique d'une petite voix.
- Je sais, rétorqua la jeune femme en passant l'angle du couloir. »
Rodney soupira. Tout allait de mal en pis en ce moment. Pour une fois il aurait tout donné pour que ce soit lui qui soit de mauvaise humeur.
Elizabeth arriva d'un pas décidé dans le hangar. Les hommes qui s'y trouvaient préférèrent s'éclipser.
« Sheppard, sortez du jumper ! ordonna-t-elle »
Le ton de la jeune femme était autoritaire et sec. Lorsque le militaire apparut, il avait le visage fermé.
« Il est déjà allé se plaindre ? »
La leader ne prit même pas la peine de répondre.
« Vous êtes relevé de vos fonctions jusqu'à nouvel ordre et vous irez voir le docteur Heightmeyer jusqu'à ce que le problème avec votre frère soit résolu ! »
Et elle laissa John planté là, les yeux exorbités de stupeur et de colère.
Il se reprit avant qu'elle n'ait eu le temps de franchir la porte.
Le colonel la retint fermement par le bras et la força à se retourner.
« Vous ne pouvez pas me priver de mission, c'est tout ce qui me reste ! »
Elizabeth ne savait pas comment réagir. Les yeux de l'homme en face d'elle brillaiten de colère, mais aussi de… tristesse et peut-être même de … désespoir. Il la suppliait du regard de ne pas le priver de ce qui faisait sa vie. Mais elle tint bond.
« Colonel, lâchez moi ! »
John desserra son emprise, mais continua à la fixer. La jeune femme sentit son cœur se serrer.
« Je suis désolée John, mais je ne peux plus vous laisser continuer dans cet état. Il faut que je prenne des mesures ! Plus tôt vous aurez réglé votre problème, plus tôt vous repartirez en mission.
-Vous ne savez pas ce qu'il m'a dit !
- Je ne veux pas le savoir ! Il a essayé de faire la paix avec vous, mais vous n'avez pas fait d'effort !
- Pourquoi c'est moi qui devrais faire un effort ?!
- Parce que c'est vous qui avez refusé de discuter avec James alors qu'il voulait avoir l'occasion de vous parler. Le problème c'est vous John ! »
La dirigeante avait presque les larmes aux yeux et décida de mettre fin à cette discussion avant qu'elle ne perde le contrôle. Elle tourna les talons et s'engouffra dans le couloir menant à ses quartiers. John regarda un moment la porte du hangar, furieux, puis repartit dans le jumper qu'il fit décoller, direction le continent. Pourquoi lui faisait-elle ça ?! Pourquoi était-elle aussi dure avec lui ? Parce qu'elle voulait lui faire payer sa lâcheté ? Il se disait que même si elle ne lui avait pas dit expressément, elle lui en voulait…mais de quoi ? De s'être rétracté ou de s'être déclaré ?? De s'être rétracté ! Enfin, selon Teyla. Teyla… il avait été odieux avec elle, enfin envers Ronon, mais envers elle aussi. Ronon, Teyla, Elizabeth, et peut-être même Rodney. Il les perdait un à un. Il soupira et poussa les moteurs. Il fallait qu'il fasse le point. Qu'il réfléchisse à tout ça au calme, loin de tous ceux avec qui il était en froid. Il fallait qu'il décide ce qu'il allait faire.
Le Docteur Weir marchait dans les couloirs de la cité en rage. En rage contre lui d'être aussi… lui et en rage contre elle-même de ce qu'elle lui faisait subir. Elle avait été trop dure avec lui. Elle n'aurait jamais dû le priver de mission ! Elle savait que c'était sa raison de vivre. Même si secrètement elle aurait voulu que ça soit elle. Cette pensée la fit stopper net. La colère peut vous faire dire des choses idiotes, mais aussi être révélatrice de sentiments enfouis, que l'on veut refouler. La jeune femme réfléchit un moment. John, elle avait des sentiments pour lui. Mais il y avait aussi James. Celui qui lui avait fait retrouver le sourire, celui qui était là pour elle, celui qui l'avait faite frissonner en l'embrassant. Elle secoua la tête. John avait eu sa chance, c'était au tour de James de tenter la sienne. Elle sentait qu'elle pouvait l'aimer autant voire plus que John. Et ce soir serait un bon test pour ses sentiments, leurs sentiments. Mais pour l'instant elle devait aller informer la psychologue de sa décision et demander à Ronon de lui apporter son aide en cas de mauvaise volonté de la part du colonel. A peine eut-elle décidé ça que son oreillette se mit en marche.
« Docteur Weir, avez-vous autorisé des déplacements en Jumper ? demanda Chuck. »
John !Pensa aussitôt la jeune femme.
« Non, pourquoi cette question ?
- Le colonel Sheppard vient de sortir avec Jumper1.
- Quelle est sa position ?
- Il se dirige vers le continent.
- Bien, je vous remercie. »
La leader continua sa progression dans le couloir en espérant que son chef militaire revienne. Elle était allée trop loin, elle le savait, mais comment revenir sur sa décision sans perdre sa crédibilité de dirigeante et surtout sans en avoir l'air ? Elle secoua la tête. Elle y réfléchirait plus tard. Elle respira un grand coup, se recomposa un visage neutre et entra dans le bureau de la psychologue.
Pendant ce temps, James était retourné dans ses quartiers et pensait. Il pensait qu'il y était allé un peu fort mais que ça avait été nécessaire. Il fallait que John se lâche enfin !! Mais il se demandait si cela suffirait. Il ferma les yeux et poussa un soupir. Ils avaient été si proches, comme les doigts de la main et maintenant son frère le haïssait. C'était en partie de sa faute, il le savait, mais pas uniquement. Et John devait aussi s'en rendre compte pour que leur relation redevienne à peu près correcte. Ce ne serait plus jamais comme avant mais il fallait qu'ils puissent cohabiter sur cette base. Ses idées s'embrouillaient… Il décida d'arrêter de penser à ça et se concentra sur la soirée qu'il devait passer avec Elizabeth. Cette simple idée lui redonna le sourire. Il fallait qu'il l'impressionne mais sans en faire trop. Il fallait qu'il lui montre combien elle comptait pour lui.
Elizabeth ressortit de chez Kate et se dirigea vers les quartiers de Ronon. Elle frappa et attendit. Mais aucun mouvement de l'autre côté de la paroi ne lui permit de savoir s'il était là ou non. La jeune femme se dirigea alors vers le seul autre endroit où elle pensait le trouver : la salle d'entraînement. Pour s'y rendre, elle passa devant les quartiers de Teyla. Ils étaient ouverts et elle constata que Ronon et son amie bavardaient. Elle se présenta donc à l'entrée et toussota pour signaler sa présence.
« Elizabeth ?
- Excusez-moi Teyla, je vous dérange ?
- Non, pas du tout, entrez, je vous en prie. Vous vouliez me voir ?
- En fait, c'est Ronon que je cherchais.
- Ah ? fut la réaction du Satédien… surpris.
- Oui, c'est à propos de John. »
Les deux visages en face d'elle s'assombrir.
« Il faut qu'on parle de lui., reprit Elizabeth.
- Je suis d'accord, approuva Teyla. »
L'Athosienne présenta une chaise à la leader et celle-ci s'y installa.
« Je m'inquiète pour lui, soupira Elizabeth.
- Nous aussi. »
Le dirigrante porta son regard vers Ronon qui lui fit un bref signe de tête. Même s'ils étaient en froid, c'était son ami et il savait qu'il avait besoin d'aide plutôt que de réprimandes.
« Ronon, je voulais vous demander de l'aide. »
Le satédien commençait à en avoir un peu assez que tout le monde lui demande de l'aide pour Sheppard. Cane se terminait jamais bien.
« Vous savez Docteur Weir, je ne suis pas très doué pour aider, Teyla pourra vous le confirmer »
Devant le regard interrogateur de la dirigeante, la pégasienne entreprit de lui raconter l'altercation ayant eu lieu entre John et Ronon le jour même. A la fin du récit, Elizabeth ferma les yeux et soupira. Mais qu'est-ce qui lui arrivait ? Qu'est-ce qui leur arrivait ?
« Je suis désolée.
- Vous n'avez pas à l'être, ce n'est pas de votre faute,
- Je ne sais pas Teyla. Je ne sais plus. »
Devant l'air perdu d'Elizabeth, Ronon ressentit un peu de culpabilité d'avoir refusé de l'aider quelques instants plus tôt.
« Qu'est-ce que vous voulez que je fasse ? »
La leader releva la tête. Et lui adressa un faible sourire.
« J'ai fortement conseillé à John d'aller voir le Docteur Heightmeyer. Mais j'ai peur qu'il n'y aille pas. En plus….
-En plus ? demanda Teyla.
- En plus il est parti en jumper sur le continent.
- C'est le fait que vous lui ayez ordonné d'aller voir Kate qui l'a mis dans cet état ?
- Non, répondit Elizabeth en baissant la tête. Je… je l'ai privé de mission jusqu'à ce qu'il règle ses problèmes. »
Teyla et Ronon échangèrent un regard. La leader n'avait peut-être pas choisi la bonne méthode, mais ils se garderaient bien de lui en faire la remarque, elle semblait déjà assez mal comme ça.
« J'ai eu tort, je le sais, confessa Elizabeth. »
Teyla soupira et posa une main sur son bras.
« Je peux peut-être aller lui parler ?
- Je ne sais pas Teyla. Je ne voudrais pas vous mettre dans une position encore plus délicate.
- Surtout que dans son état, il risque pas d'écouter qui que ce soit, fit remarquer Ronon.
- Qui ne tente rien n'a rien, c'est bien ce que vous dites sur Terre.
- Oui, c'est une de nos expressions…, sourit faiblement Elizabeth.
- Alors, c'est décidé, je vais sur le continent.
- Je viens avec vous, décida la Satédien.»
Les deux jeunes femmes observèrent l'ex runner, qui se sentit soudain rougir.
« Oui… au cas où… il ne serait pas calmer.
- Très bien Ronon, le remercia silencieusement Teyla.
- Il vous faut un porteur du gène.
- Le major Lorne ? proposa l'Athosienne.
- Il est parti en mission. Il ne reste que…
- Non, pas McKay ! ronchonna Ronon.
- Euh… si Ronon ,je suis désolée, mais les autres porteurs sont soit en mission soit surchargés de travail. »
ll poussa un profond soupir. C'était pas sa journée !
Le groupe se dirigea vers le laboratoire du canadien . Lorsque Rodney vit débarquer en force tout ce petit monde, la première chose qu'il pensa fut : « Mon dieu, c'est la fin !! le Dédale ne nous ravitaillera plus jamais en barres chocolatées ! ».
« Rodney, bonjour , commença Elizabeth. »
- Oui, c'est ça !C'est la fin des haricots !!
« Vous voudriez bien nous emmener sur le continent ? demanda Teyla. »
Et là, un large sourire « barra » le visage du scientifique.
« Le continent !! Le continent ?? Pas de problème, tout le monde en route. »
Et le canadien de sortir, ultra joyeux. Comparé au drame qu'il s'était imaginé, ce petit tour en jumper était comme une conférence sur le naqquadah : fun !
ooooooooooooooooooo
Le jumper transportant Rodney, Teyla et Ronon apparut devant la porte.
« Bon vol, dit Elizabeth par oreillette alors que Rodney s'apprêtait à faire décoller le vaisseau.
- Merci Elizabeth, sourit Rodney, avant de reprendre à l'attention du reste de l'équipe : Ok, accrochez vos ceintures tout le monde. Le vol Atlantis en direction du continent va…
- McKay ! le coupa Ronon, déjà excédé.
- C'est bon, c'est bon, je voulais juste faire un peu d'humour pour détendre l'atmosphère. »
C'est la mine renfrognée que le canadien fit décoller le jumper.
Le vol durait depuis 5 minutes déjà lorsque Rodney posa une question. LA question
« Au fait, pourquoi on va sur le continent ?
- Pour chercher John, répondit Teyla. »
Le jumper piqua du nez.
« Oh, McKay ! gronda Ronon. »
Le vaisseau se redressa quelques secondes plus tard.
« Désolé, désolé, mais vous auriez pu me le dire avant !
- Pourquoi, vous ne seriez pas venu ? demanda l'Athosienne.
- Ben...si, mais j'aurais négocié ! »
Teyla esquissa un sourire et Ronon secoua la tête. Pourquoi était –il venu déjà ? Sa tête se tourna d'elle-même vers sa coéquipière : ah oui, pour elle. Teyla tourna au même instant la tête vers lui mais détourna bien vite les face au regard plus qu'amical de Ronon.
« Et pourquoi il est parti sur le continent ? demanda Rodney. »
L'Athosienne lui expliqua qu' Elizabeth lui avait ordonné d'aller suivre des séances chez Kate et qu'elle l'avait privé de mission le temps que son problème avec son frère soit réglé.
« Ca va rien donner de bon tout ça…, constata le scientifique. »
Rodney n'avait pas pris son air sarcastique habituel pour prononcer cette phrase. Il avait vraiment l'air inquiet.
Pendant ce temps, Elizabeth avait regagné ses quartiers. Il était 18H. Dans deux heures et demie elle devait dîner avec James. Mais elle n'avait pas la tête à s'amuser. Ses pensées, toutes ses pensées, étaient tournées vers John. Elle était aussi inquiète que s'il était parti en mission. Il lui manquait. Cette évidence lui était tombée dessus tout d'un coup ! Elle se prit la tête entre ses mains et s'assit sur son lit. Il lui manquait. Leur amitié lui manquait, leurs moments de complicité lui manquaient, leur balcon lui manquait. Cela faisait si peu de temps qu'ils étaient en froid et il lui manquait déjà tellement !! Peut-être avait-elle mal interprété son comportement ? Peut-être voulait-il juste se faire pardonner sa phrase malencontreuse ? Sa phrase, cette phrase qui la hantait: « Il m'avait déjà pris la femme que j'aime. ». Le sous entendu de cette phrase, elle avait rêvé de l'entendre depuis des mois. Et il lui avait enfin dit… puis il s'était rétracté. Il avait vraiment l'air gêné quand il s'était excusé. Il ne l'aimait pas comme elle, elle en était sûre. Mais à présent elle voyait les choses clairement, comme si la peur de le perdre, de perdre son amitié et sa complicité, lui avait ouvert les yeux. Les choses étaient claires : il l'aimait en tant qu'amie, elle l'aimait plus, mais elle devrait se contenter de son amitié. Elle soupira. Il lui restait une interrogation : pourquoi avait-il tant insisté pour dîner avec elle ce soir, rien qu'avec elle ? Un sourire apparut sur son visage. Il voulait s'excuser de ce mal entendu et il avait voulu se rattraper de la seule manière qu'il connaissait : le charme. Mais s'il croyait que ça l'aidait !! Elle soupira. Elle s'était comportée comme une enfant qui voulait se venger : il ne l'aimait pas comme elle alors elle l'avait puni en le privant de mission. Mais elle n'avait pas entièrement tort : il fallait qu'il résolve le problème qu'il avait avec son frère et qui le rendait différent du John Sheppard qu'elle aimait et qui était son meilleur ami. Cependant ce n'est pas en le rejetant comme elle était en train de le faire qu'elle allait l'aider. Elle devait être là pour lui et si ce n'était qu'en tant qu'amie et bien qu'importait, c'était déjà cela. La jeune femme se leva et se dirigea vers son armoire, le cœur plus léger par sa nouvelle résolution : dès qu'il reviendrait, ils s'expliqueraient.
Teyla, Rondney et Ronon venaient d'atterrir sur le continent. Le scientifique « ferma » le jumper et suivit ses amis, au moins quelques mètres.
« Je vais vous attendre ici si ça ne vous fait rien. Je garde la voiture et vous allez affronter tous seuls le fou furieux. »
Ronon ne dit rien. Pour la première fois de sa vie, il était sur la même longueur d'onde avec le canadien.
« Rodney ! le réprimanda Teyla.
- Bon, allez-y, j'ai pas que ça à faire. »
Les deux pégasiens soupirèrent et entamèrent leur marche à la recherche de John.
Le militaire courait dans la forêt, il courait, il courait encore, tentant de chasser ses pensées, tentant de faire le vide dans son esprit. Elle l'avait fait. Elle avait fini par le rejeter, elle aussi Celle qu'il aimait l'avait fait souffrir, elle lui avait retiré la seule autre chose qui le fasse encore tenir après l'avoir perdue. Les larmes coulaient à présent sur ses joues. Elle ne l'aimait pas, c'était un fait. Il était aussi certain d'avoir perdu son amitié qu'il était sûr de n'avoir jamais eu son amour. Ses larmes brouillaient sa vision et il ne vit pas une racine qui dépassait du sol. Il tomba lourdement sur la terre humide de la journée pluvieuse. Lorsqu'il se releva, il était couvert de boue.
Ronon s'arrêta.
« Teyla, regardez. »
La jeune femme leva les yeux dans la direction qu'indiquait le regard du satédien et aperçut un jumper, celui de John.
« Il ne doit plus être loin à présent. »
L'athosienne reprit sa marche mais se foula la cheville sur le sol gadouilleux. Ronon la retint avant qu'elle ne chute et la releva vivement vers lui par la même occasion. Leurs visages étaient très proches. Leurs respirations s'accélérèrent.
« Merci, souffla Teyla.
- Je vous en prie, répondit Ronon sur le même ton.
- Nous… nous devrions continuer.
- Vous avez raison, mais pas comme ça. »
La jeune femme le regarda un instant sans comprendre. Ronon ne lui laissa pas le temps de s'interroger davantage et lui passa une main dans le dos et l'autre au creux des genoux. Puis, d' un geste souple, il la souleva. Teyla, surprise, trouva cependant rapidement ses marques en passant ses brase autour du cou du jeune homme, au plus grand plaisir de celui-ci. Le couple cheminait depuis bientôt 15 minutes lorsqu'il croisa un John Sheppard tout boueux qui marchait la tête basse.
« John ! s'exclama Teyla. »
Le militaire leva la tête et stoppa net, tout comme Ronon. »
« S'il vous plait Ronon, reposez-moi. »
L'ex runner s'exécuta de mauvaise grâce. Teyla se détacha de lui et claudiqua vers John. Ronon savait qu'elle ne voulait pas qu'il la suive mais il se dit que si le terrien avait le moindre geste ou la moindre parole déplacée envers elle, il ne le louperait pas !
Le colonel avait de nouveau baissé les yeux. Il ne savait pas quoi dire. S'excuser, oui, mais comment ? Il n'avait jamais été doué pour ça et avec Ronon qui lui jetait un regard noir, cela n'allait pas être facile. Au moindre faux pas il lui tomberait dessus. Le mieux était encore de laisser parler Teyla.
La jeune femme approchait du colonel. Elle souffrait de ne plus avoir de pilier mais n'en laissait rien paraître. Le plus urgent étant de rétablir la situation entre ses amis. Elle allait enfin atteindre John lorsqu'elle glissa. Elle serait tombée si Sheppard ne l'avait pas retenue à temps. Il la releva.
« Ca va ?
- Oui, je vais bien, merci John, lui sourit-elle.
- Pardon Teyla. »
La jeune femme lui adressa un autre sourire, elle ne lui en voulait pas.
« Si nous discutions vous et moi ? proposa-t-elle.
- D'accord. Venez, on va s'asseoir sur ce tronc là bas. »
Les deux atlantes s'assirent sur leur siège de fortune, sous le regard de Ronon.
« Teyla, je suis désolé de m'être emporté contre Ronon et contre vous aussi.
Non, c'est à moi de m'excuser. Je ne veux pas que vous vous sentiez trahi par moi. Si j'en ai parlé à Ronon c'est que j'ai confiance en lui et que je voulais qu'il m'aide…à vous aider.
- Je comprends. Je suis tellement compliqué qu'il faut s'y mettre à plusieurs pour m'aider. Mais je crois que je n'ai pas besoin d'aide, reprit-il plus sérieusement.
- Pourquoi dites-vous ça ?
- Parce qu'elle ne m'aime pas. Je suis désolé de vous dire ça Teyla, mais vous vous êtes trompée sur ses sentiments.
- Je suis certaine que non.
- Et moi certain du contraire. »
Le militaire essuya rapidement les traces de larmes qui se mêlaient à la boue sur ses joues. L'athosienne se sentait impuissante.
« Je suis triste que vous pensiez cela John.
- Je ne sais plus quoi penser Teyla. Tout ce qui compte maintenant, c'est de retrouver son amitié. »
Le colonel baissa la tête.
Que dire pour lui faire changer d'avis ? Rien. L'athosienne espérait juste que les choses se feraient d'elles-mêmes et qu'ils ouvriraient les yeux pour se rendre copte de leur amour respectif.
« Je crois aussi qu'Elizabeth souhaite vous retrouver…
- Elizabeth ?
- Oui, c'est elle qui nous a envoyé. »
Le visage du militaire reprit des couleurs et l'Athosienne crut même y déceler un petit sourire.
« On rentre à la maison ? proposa Teyla.
- : On rentre, acquiesça John en un sourire. »
Il se leva et l'aida à faire de même. Mais sitôt debout, Ronon prit le bras de Teyla. Un regard et John comprit qu'il avait intérêt à lui laisser le privilège de la soutenir. Il laissa donc son amie dans les bras du satédien.
Le groupe rejoignit le jumper de John, premier vaisseau en vue.
« Vous êtes en état de rentrer John ? s'inquiéta la jeune femme.
- Je suis triste pas ivre.
- Très bien. Dans ce cas, nous vous suivrons.
- Vous avez peur que je ne rentre pas ?
- Non, mais vous connaissant, je ne veux pas prendre de risque.
- Très bien. »
Le militraire regarda ses amis s'éloigner. Ses amis. Il en avait récupéré un, restait à s'excuser auprès de Ronon et … Rodney. Il soupira et entra dans le vaisseau. Il s'assit sur le siège du pilote. Elizabeth… elle les avait envoyés pour lui. Comment avait-elle réussi à persuader Rodney ? Mais se posait-il vraiment la question ? Non, il ne serait pas surpris si le mess était subitement privé de la moitié de ses réserves de chocolat. Il sourit à cette pensée, mais son esprit se redirigea tout de suite vers sa leader. Elle s'inquiétait pour lui. Cela prouvait qu'elle tenait encore à lui, au moins en tant qu'ami et ça, c'est plus qu'il n'espérait. Il fallait qu'il s'excuse auprès d'elle. Et si James avait raison ? John secoua la tête. Mais il ne put s'empêcher de se poser la question : et si James avait raison ? Si c'était de sa faute s'il perdait ceux qu'il aimait un à un ? Il ne savait plus. Il lui fallait une bonne douche pour réfléchir correctement. Il fut tiré de ses pensées par sa radio.
« Oh Sheppard, vous roupillez?
- Ca va Rodney, si on a même plus le droit de réfléchir !
- Vous ? Ré…
- Un conseil : taisez-vous. Je peux encore vous exploser en plein ciel. »
Sur ce, John décolla et entra dans le ciel lantien, bientôt suivi par jumper 2. Pendant le vol, il avait laissé sa radio branchée et il entendit les conversations de ses amis, celles dont il était privé depuis si peu de temps mais qui lui manquaient déjà tellement. Celles dont il serait privées pendant un bon bout de temps, jusqu'à ce qu'il règle le problème avec son frère. John sourit. Rodney venait une fois de plus de se faire frapper le sommet de la tête par Ronon parce qu'il ne parvenait pas à garder un cap droit. Le militaire était assez fier de ça vu que c'est lui qui avait enseigné à Ronon comment frapper l'instrument de travail de Rodney sans trop l'esquinter.
« Et Ronon, allez-y doucement, ne nous l'abimez pas trop.
- Ben dis donc, vous devait être drôlement chamboulé pour être sympa avec moi… Aïe !
- Bien joué Teyla.
- Merci Ronon. »
John ne put s'empêcher de rire.
« Et, je conduis ! Arrêtez ! s'exclama Rodney, outré. »
Cette complicité avait manqué au colonel.
« McKay ?
- Quoi ?!
- Désolé. »
Le silence s'abattit sur l'équipe pendant un moment. Il fut brisé par le canadien.
« C'est oublié John. »
Le militaire soupira, soulagé.
« Mais bon que ça devienne pas une habitude, parce que la prochaine fois je ne serais pas aussi magnanime.
- Je tâcherais de m'en souvenir. »
Le reste du trajet se fait dans les rires et la complicité. John avait retrouvé un semblant de moral et ses amis. Enfin, presque tous… Restait Ronon et Elizabeth.
ooooooooooooooooooo
Elizabeth était dans ses quartiers, allongée sur le lit, regardant sans cesse sa montre. Il était 19h30. Mais que faisaient-ils ? Le ramèneraient-ils ?
Ne dit pas de bêtise Elizabeth ! Evidemment qu'il va revenir ! Il a tout ici : ses affaires, ses amis, enfin ce qu'il en reste. Bien sûr qu'il va revenir ?!
La jeune femme en était là dans ses réflexions, lorsqu'elle fut dérangée par des coups frappés à la porte. Elle soupira mais ne bougea pas. L'importun s'en irait de lui-même. Mais non ! Les coups reprirent. Elle soupira de nouveau, exaspérée, et alla ouvrir. Mais son énervement s'évanouit instantanément. James…
« Bonsoir Elizabeth. »
La jeune femme consulta brièvement sa montre.
« Non, non, vous n'êtes pas en retard. Je venais vous voir pour savoir si vous aviez des nouvelles de John. »
Elizabeth le regarda, étonnée.
« La nouvelle s'est répandue dans la cité.
- Entrez, je vous en prie. »
Le jeune homme s'exécuta. La dirigeante s'approcha de sa porte vitrée et baissa la tête.
« Elizabeth… ?
- Je ne sais pas. Je n'ai pas de nouvelles. J'ai envoyé Teyla, Ronon et Rodney le chercher. »
Elle releva alors rapidement la tête vers lui.
« Vous croyez qu'il va revenir ? »
James s'approcha d'elle et lui posa une main sur l'épaule. Elle la lui prit et se retourna.
« Il reviendra. Il a tous ceux qu'il aime ici. »
Elizabeth ferma les yeux et sourit. Elle se retourna entièrement vers James et le regarda dans les yeux. Puis, lentement, vint dans ses bras. Il fut surpris mais n'hésita pas longtemps avant de la serrer dans ses bras. Il lui caressa un moment les cheveux avant de poser sa tête sur la sienne. Cet instant ne dura pas. La radio d'Elizabeth grésilla.
« Madame ? »
Elle se retira à contre cœur des bras forts et réconfortant de James et répondit :
« Oui Chuck ?
- Les jumpers sont de retour. »
Le cœur de la jeune femme battit plus fort. Les jumpers. Il était rentré avec eux. Elle fit part de la nouvelle à James qui soupira, soulagé tout comme elle.
« Allez le voir. Il faudrait que vous parliez.
- J'y vais ! »
Elle se précipita vers la porte de ses quartiers, mais, au moment de la franchir, se retourna vers James :
« A toute à l'heure.
- A toute à l'heure Elizabeth. »
La jeune femme partit dans un dernier sourire.
John sortit de son jumper et se dirigea vers celui de ses amis. Ronon et Teyla sortirent les premiers, rapidement suivis de Rodney.
« Vous vous êtes bien débrouillé avec le jumper, remarqua le militaire.
- Oui, je trouve aussi, approuva Rodney.
- Vous dites ça parce que vous n'étiez pas à bord ! grogna Ronon.
- Eh ! s'offusqua le scientifique avant de se tourner vers John Ca veut dire que je pourrais piloter Jumper1 ?
- Euh… non. »
Le regard de Sheppard se reporta vers Ronon.
« Rodney, vous pourriez me ramener à mes quartiers s'il vous plait ?
- Je vais le faire ! intervint le Satédien.
- Non, ça va aller, je vous remercie. »
Venez Teyla, dit Rodney en passant le bras de la jeune femme sur son épaule, vous allez attraper froid dans ce hangar plein de courants d'air. »
Une fois seuls, les deux hommes ne surent quoi dire. John était gêné et ne savait pas comment s'y prendre pour s'excuser de son comportement exécrable. Il décida donc d'y aller à l'instinct.
« Je n'aurais jamais dû vous dire toutes ces choses, que je ne pensais pas. Vous êtes mon ami et je n'ai pas d'excuse. »
Ronon ne dit rien. Le colonel l'observa un moment et, sans qu'il s'y attende, le pégasien lui donna une frappe sur l'épaule. Le militaire hésita un moment sur l'interprétation à donner à ce coup. Etait-ce un signe d'amitié, ou les prémices d'une nouvelle bagarre ? Mais son incertitude ne dura pas lorsqu'il vit un petit sourire se dessiner sur le visage du satédien.
« C'est bon Sheppard, je vous pardonne mais...
- Je sais, que ça ne devienne pas une habitude. »
Ronon lui sourit. Les deux hommes furent surpris par la brusque arrivée d'une tierce personne.
TBC
