Chapitre IX
POV EVY
Je me sens légère... J'entends quelqu'un...
- Evy ?
- Maman ?
- Ah bah tu es réveillée, tu t'es endormie sur le canapé. Ta journée était comment ? Je regarde autour, c'est la réalité ? Je suis à la maison ? Evy ?
- Maman... C'est vraiment vrai ?! Je l'enlace de toute mes forces.
- Eh bien ! Tu as fait un cauchemars ?
- Oui... Enfin non, mais c'était bizarre... Tu ne vas jamais le croire !
- Qu'est ce qu'il y a ma Chérie ? Ma mère me sourit affectueusement.
- J'ai rêvée d'être revenue 2 siècles en arrière et d'avoir rencontré un démon, c'est fou non ?!
- C'est vrai tu es folle de penser que les démons existent. cette fois sa voix était plus stricte. Bizarre ma mère ne réagit pas comme ça d'habitude...
- Mais c'est seulement un rêve tu sais ?
- Rêve ou pas, n'y pense plus ! Les démons sont impurs, répugnants et odieux, je veux que tu n'y penses plus !
- Mais maman depuis quand tu as une haine contre les démons, ce n'est pas comme si tu y croyais. Étrange elle agit bizarre, elle aime pourtant le surnaturel et même les mangas. Elle est même devenu une fan de Naruto et des démons, surtout Kurama : une fan absolue. C'est surement pas réelle ! Tu n'aimes plus ton petit démon renard ? Je demande doucement.
- QU'IL CRÈVE ! TOUTE CETTE HÉRÉSIE ! Elle sort ses couteaux de cuisine. JE VAIS LES DÉTRUIRE ! AHAHAHAHAH ! Elle est malade ! Je la vois changer de forme, en une créature pas possible à décrire. C'est horrible, un cauchemars ! PAS MA MÈRE ! Elle me regarde avec plus d'intensité : TOI AUSSI TU VAS MOURIR !
- Quoi ?! ARRÊTE POURQUOI ? Je voulais pleurer, l'image de ma mère en monstre... Je sais que c'est un cauchemars pourtant...
- PARCE QUE TU ES LA PIRE, LE MAL INCARNE !
- STOP ARRÊTE ! Ce n'est qu'un cauchemars ! Ma mère s'approche pour me trancher. NNNOOONNN !
- NNNOOONNN!
J'hurle et me réveille en sueur. Je suis redressée dans un lit en sueur, ce n'était qu'un cauchemars... J'essaye de reprendre ma respiration tout en me massant la tête, je remarque que j'ai pleurée... Pas étonnant quel cauchemars, il fallait que ce soit ma mère !
- Putain de rêve à la conJe passe ma main dans mes cheveux en soufflant.
- Tout va bien Evelyne
- Aah ! Je me tourne en sursautant pour voir Sébastian près du lit. Sébastian ?! Dis-je un peu soulagée. Putain il m'a fait peur, pourquoi il est là ? Il m'a surement entendu. Qu'est-ce que tu fais dans ma chambre ?! Mais après avoir criée sur lui je me rends compte que ce n'était pas ma chambre, merde... Où suis-je ? Je demande en me redressant pour regarder autour.
- Dans ma chambre. Dit Sébastian en m'enlaçant par derrière.
- Quoi ?! Pourquoi ? Et... Je regarde soudain mes vêtements, c'est une nuisette ?! Il n'a pas fait ça ! TU...TU...tuu m'as changé ?!
- J'ai pensé que cette tenue serait plus confortable que ta tenue de travail pour dormir. Me susure-t-il à l'oreille.
- Espèce de pervers ! Je vais pour me lever du lit, mais Sébastian m'en empêche.
- Il vaut mieux rester près de quelqu'un après avoir eu un mauvais rêve, c'est meilleur pour le moral.
- Oui sûrement, mais certainement pas avec toi ! Lâche-moi ! Non mais ce salopard ! Il cherche quoi avec tout ça ? Moi ça me déstabilise, je ne sais plus quoi penser de lui : soit ce n'est qu'un démon qui prend plaisir à tourmenter les autres, soit j'ai l'impression qu'au fond il est gentil comme pour ses attentions envers moi... Mais Evy c'est un démon ! Il charme, profite, fou la merde et se casse ! C'est vrai ce n'est qu'un démon... Je suis vraiment conne de penser à lui comme... Enfin bref...
- Evelyne tu te sens bien ?
- *Soupire* Je ne sais plus quoi penser... Merde il va croire que...
- Est-ce à propos de mo...
- Mon rêve ! Dis-je d'un coup. Je... suis perdue... Je crois que je n'en peux plus, cette fois je vais sérieusement me mettre à chercher des solutions pour rentrer chez moi ! Je me retire de Sébastian et sort en direction de ma chambre, mais je m'arrête pour dire : Et Sébastian je t'ai déjà dit de ne plus m'appeler Evelyne !
- Navré Evelyne, mais j'aime ton nom, c'est une mélodie à mes oreilles. Je le regarde faire son sourire qu'il ne fait qu'à moi. Je rougis fortement.
- Arrête Sébastian.
- Je regrette EvelyneIl me donne un sourire plus grand encore.
- Crèves !
Il jouait avec mes nerfs et cela l'amusait grandement, tellement que je suis sûr ce seul plaisir le met de bonne humeur pour toute une journée avec les trois « rigolos ».
Les deux jours de repos sont passés lentement, trop lentement ! Sébastian n'a pas arrêté de me coller, pour tout et rien :
Le premier jour était tranquille, j'ai bien aimé dormir toute la matinée. J'en avais vraiment besoin ! A l'heure du repas je me suis rendue en cuisine, Sébastian m'a interpellé me disant que je ne devrais pas me lever. Mais j'avais faim et je suis assez grande pour le faire moi-même, mais pour surtout ne pas laisser Bardroy le faire... Sébastian m'a donc préparé devant mes yeux mon déjeuner. Je suis restée scotcher. Non seulement un démon me fait à manger sans être du poison, mais en plus c'est délicieux !
Avec un grand sourire je le remercie et le complimente. Je prends plusieurs bouchées en fermant les yeux. Dieux c'est délicieux ! J'ouvre les yeux pour trouver le visage de Sébastian proche du mien, je rougis immédiatement. Je lui demande ce qu'il ne va pas et sans me prévenir il me lèche près de la lèvre. Paralysée, je le regarde avec de grands yeux et il me dit que j'avais de la nourriture, puis s'en va sans rien dire de plus donner le repas à Ciel.
... ERREUR... Je secoue ma tête pour me ressaisir. Il a fait quoi... ?! Je soupire et reprends à manger. Ce n'est pas bon du tout faut que je réagisse !
L'après-midi, je fais une visite plus détaillée du manoir, contemplant les tableaux et tout ce que je vois. J'ouvre certaine porte avec une légère peur de trouver le placard à cadavre de Ciel, ou pire celui de Sébastian... Mais la majorité était des chambres ou des salles à vivres. J'ouvre encore une porte et tombe sur une bibliothèque. Je souris de toutes mes dents. Mais oui ! Il ne manquait plus qu'une bibliothèque, avec peut-être un passage secret !
Comme une gamine, je regarde un peu partout en admirant les vieux livres. Il y en a beaucoup. Je m'approche pour lire les reliures, il y a marqué le titre et l'auteur sur chacune. Des noms que je ne connais absolument pas vu mon niveau en littérature... Au XIXème siècle il y avait qui déjà... ? Victor Hugo... Zola évidemment, je me souviens très bien de lui pour le BAC... Aussi Flaubert je crois. Bon ok, faut vraiment que je m'y mette un jour.
En parcourant les livres je me rends compte que ce sont des littératures anglaises et que je ne connais vraiment, mais alors rien du tout. Sauf le fameux Shakespeare, mais ce n'est pas de ce siècle...
- *Tousse* Je peux vous aider ? Brusquement je me tourne pour trouver Ciel.
- Oh... Vous m'avez surprise... Je souffle soulagée que ce ne soit pas Sébastian.
- Vous ne deviez pas vous reposer ?
- Oui mais... J'ai voulue me dégourdir les jambes et je ne peux pas rester longtemps sans rien faire.
- Hmm.
- Et vous ?
- Je réfléchis ici.
- Oh... Je retourne contempler les livres et lui s'installe sur un fauteuil proche. Un silence de mort tombe. Qu'est-ce que je peux dire ? Faut-il que je m'en aille ? Je stress merde... Euh peut-être que je devrais vous laiss...
- Restez. Il me coupe.
- D'accord... D'habitude je sais m'y prendre avec les enfants, mais lui... Être Comte à son âge... Quelque chose de grave doit être arrivée. Ce qui pourrais expliquez la présence de Sébastian à ces côtés.
- Vous voulez dire quelque chose Evy ?
- Hein ? Non non... Le silence retombe. Allez courage lance la conversation ! T'as affronté un colosse, ce n'est pas un gamin qui va t'intimider ! J'inspire et me tourne vers lui complètement. Hum... En fait... Son regard se lève sur moi et je me sens toute petite devant lui. Putain comment il fait ?!
- Oui ?
- Est-ce qu'il serait possible que vous puissiez me tutoyer ? Juste vous bien sûr pas moi ! Non parce que... Je n'ai pas l'habitude et...
- C'est cela qui vous trouble tant ?
- Oui... Entre-autre...
- Bien. Mais seulement lorsqu'il n'y a personne, il faut tout de même garder les apparences.
- Naturellement... Merci. Il me regarde toujours et ma nervosité augmente encore.
- Pourquoi êtes-vous nerveuse ? Je ne réponds pas et détourne le regard. Voilà pourquoi ! Il a les yeux bleus et j'ai peur de regarder dans ses yeux si inquisiteur. Evy, dois-je vous... Te rappeler que tu es toujours sous mes ordres. Tricheurs... Je soupire vaincue.
- Bleu.
- Quoi ?
- Vos yeux, ils sont bleus. J'ai tellement honte.
- Et ? Je soupire et tape doucement du pied à cause du stress.
- Je suis nerveuse à cause de ça. Il ne dit rien pendant un moment.
- Viens t'asseoir. Je relève la tête et me dirige vers le fauteuil en face.
- Pourquoi ?
- Je vous l'ai dit...
- Non pourquoi bleu ? Je le regarde.
- Je... Je sais pas trop... Peut-être à cause de mon père. Quand il se fâchait, ses yeux bleus me faisaient peur quand j'étais petite. C'est idiot je sais... !
- Hmm. Il regarde ailleurs un peu dans le vide. Et ?
- Et quoi ?
- Pourquoi tu ne me parles pas ? Tu es nerveuse autant, pourquoi ? Mais il cherche quoi à la fin ?!
- Je... Je... *Soupire* Je ne sais pas quoi vous dire. Vous avez l'apparence d'un enfant, mais vous n'agissez pas comme tel. Vous êtes très mature et c'est inquiétant pour votre âge.
- Et donc ?
- Donc cela et votre statut de Comte ainsi qu'aucune autre présence adulte ici, me fais penser que vous avez traversé quelque chose. Son regard durci. Et je ne sais pas quoi vous dire parce que j'ai peur de vous dire une bêtise.
- Je n'ai pas besoin de ta pitié. Déclare t-il amèrement.
- Non je... Oh et merde ! Je lève la voix. Voilà pourquoi ! Vous allez vous emporter pour n'importe quoi comme mon père, c'est insupportable. Je ne dis rien parce que je ne veux pas prendre des pincettes dans mes paroles, c'est frustrant ! Et je ne veux vraiment pas vous froisser, ou que vous pensiez que je vous insulte ou je ne sais quoi... ! *Soupire* Je mets mes mains sur ma tête. Je ne veux pas te faire du mal... Je chuchote sans me rendre compte.
- Pourquoi tu t'en préoccupes tant ? Nous nous connaissons que depuis peu et tu ne sais rien sur moi. Je me redresse et regarde ailleurs.
- Parce que c'est comme ça... J'ai toujours été comme ça, empathique. Malheureusement...
- L'empathie... ? C'est un sentiment humain... Une faiblesse... Chuchote-t-il. Je lui souris.
- Je confirme. Mais... Les gestes de bonté, l'entre-aide, la confiance... Sont les plus sincères. Même le sacrifice...
- Sacrifice ?
- C'est un mot un peu fort c'est vrai, mais... On ferait tout pour ceux qui nous sont proches. Mais le pire c'est lorsque vous vous sentez responsable alors que vous n'y êtes pour rien...
- Culpabilité ?
- Le pire de tous... Je ferme les yeux. *Soupire*
- Tu es plus sensibles que tu ne le montres. Je rigole.
- J'ai des années d'entraînement de camouflage. Mais je dois dire que ça fait un bail que je ne me suis pas "cachée".
- Contre quoi ?
- La douleur, les regards, les moqueries... Un peu le tout à la fois.
- Pourquoi ?
- Comme vous. Je ne veux pas me montrer faible ou même affectée. Je veux avoir la tête haute quoi qu'il arrive. Je ris un peu. Plus facile à dire qu'à faire des fois. Mais question de fierté ! Je lui souris et il me souris en retour.
- C'est compréhensible... Il rapproche une boîte sur la petite table devant nous. Une partie ? Il ouvre et je vois un échiquier. Ou tu ne sais pas jouer ? Demande t-il joueur.
- Je prends les noirs. Je lui réponds avec un sourire sournoisement.
