Kikou à tous, encore désolée de ne pas avoir fait un chapitre plus long mais c'était aussi en partie parce que j'avais hâte de publier autre chose. Allez, bonne lecture à tous, et gros bisous !

Merci beaucoup à Phoenixgirl et à Superfan , vos reviews m'ont fait super trop plaisir.

Les cours d'Occlumancie de Harry se passaient toujours en compagnie de la jeune femme qui devait rattraper son retard dans la pratique des Potions chaque lundi soir. Avec tous ces cours particuliers et les tonnes de devoirs sous lesquels croulaient les dernière année, Elodie était chaque jour un peu plus fatiguée. Elle fit même un malaise durant un cour de Défense Contre les Forces du Mal. Le professeur Lupin lui avait donné du chocolat et l'avait envoyée à l'infirmerie, où Madame Pomfresh pestait contre les professeurs qui donnent des trop-pleins de travail au élèves au détriment même de leur santé. Elle n'était pas la seule à en avoir assez, la jeune étudiante aussi commençait à sentir ses nerfs à rude épreuve. Elle savait également qu'elle ne pouvait pas se permettre de rester tranquillement allongée sur son lit, car son travail allait encore augmenter, et son retard en l'occurrence, suivrait le même mouvement. Après avoir supplié l'infirmière de la laisser partir, cette dernière l'autorisa à quitter la salle de repos, à contrecoeur. Sur le chemin de la grande salle où elle partait déjeuner, elle croisa Hermione qui était venue la chercher.

- Que t'est-il arrivé ? s'enquit-elle.

- Rien, je crois que j'ai simplement fait un peu d'anémie.

- C'est embêtant, en plus tu ne peux pas te permettre de manquer tes cours du soir ! De toute manière, en Potions magiques, il ne t'aurait pas laissée faire.

- C'est justement à ça que je pensais ! dit Elodie d'un air absent.

- Au cours de Potions ?

- A Rogue.

- Si tu veux mon avis, il occupe un peu trop tes pensées, déclara Hermione, malicieuse.

- Mais,… mais non… voyons ! s'empressa-t-elle de balbutier. Je pensais… à… son bras! Et à Harry aussi, … ses maux de tête…

- Ne t'en fais pas pour ça, la coupa Hermione qui n'avait pas eu l'air de comprendre l'allusion, Harry a souvent mal, c'est sûrement à cause des rêves qu'il fait, tu vois de quoi je parle ? Et puis, en ce qui concerne Rogue, tu es au courant qu'il sert d'espion à Dumbledore. A chaque fois que Voldemort l'appelle, il se sert de la marque des ténèbres. Il est en constant mouvement entre Poudlard et le camps des Mangemorts.

Visiblement, Hermione n'avait pas intégré le fait que la jeune femme pouvait s'inquiéter à cause de son nouveau pouvoir.

- Mais ça peut être très dangereux ce qu'il fait ! fit justement remarquer Elodie.

- Tu t'en fais pour Rogue ? demanda la jeune fille à la chevelure fauve avec un sourire non dissimulé.

- Non, non, rougit-elle. Mais enfin, c'est quand même très dangereux !

Hermione esquissa un nouveau sourire et les deux adolescentes continuèrent leur chemin. Sur le trajet, elles s'arrêtèrent net devant une haute silhouette sombre et écrasante et levèrent la tête pour finalement rencontrer le regard furieux de Rogue.

- Miss Granger, je vous demanderais de nous laisser, je dois parler à votre camarade.

La jeune femme lança à son amie un regard désespéré qui signifiait clairement : « ne me laisse pas toute seule avec lui ! », malheureusement, Hermione n'eut pas vraiment le choix et dut quitter Elodie après lui avoir lancé un regard désolé. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle ne pensait pas que cette petite discussion avec Rogue lui soit très bénéfique. Il la regarda de haut et lui lança :

- Entre votre distraction chronique lors des cours de Potions et le fait que vous passiez de plus en plus de temps à l'infirmerie, votre retard en cette matière n'est pas prêt d'être rattrapé !

Elle s'apprêtait à lui répondre que le seul à blâmer était lui mais il ne lui en laissa pas le temps.

- Vous passerez donc vos cinq derniers week-ends de retenue avec moi, nous… essaierons de remédier à votre ignorance !

Elle ne savait si ce qui lui arrivait était une bénédiction ou une malédiction. D'un côté, elle se sentait soulagée d'un poids, néanmoins, elle ne pouvait cesser de se demander en quel honneur il lui faisait cette fleur. Ainsi, comme s'il avait lu dans ses pensées, il lui dit :

- N'allez pas penser que j'ai pris cette décision de mon propre chef ! Elle m'a généreusement été soufflée nombre de fois par le directeur. Il semblerait que le fait de passer tous vos week-ends en ma compagnie, soit déjà une punition amplement suffisante.

Elle ne savait pas ce qu'elle devait répondre : ne rien dire lui donnait raison alors que démentir ses derniers propos l'aurait faite passer pour une hypocrite. Cependant, en entendant les sarcasmes de Dumbledore et en imaginant la tête que le Maître des Potions avait dû faire en les entendant, elle ne put s'empêcher de sourire. Le professeur continua sur sa lancée en retroussant une lèvre d'un air méprisant.

- Gardez-vous de tout commentaire déplacé !

- Je n'y avais même pas pensé, dit-elle avec mauvaise foi en essayant tant bien que mal de résorber son sourire, car elle savait trop ce qu'il en coûtait de s'attirer les foudres de Severus Rogue.

Elle ne pouvait s'empêcher de se demander chaque fois qu'elle le voyait, ce qui était la cause de son retour parmi les partisans de Dumbledore. Qu'est-ce qui avait été assez fort pour déclencher ce déclic chez cet ancien Mangemort au regard si glacial ?

- L'infirmière vous a-t-elle dit ce qui vous était arrivée ? lâcha-t-il péniblement d'un ton faussement intéressé.

- Euh… oui ! répondit la jeune fille un peu mal à l'aise. Je ferais un peu d'anémie due au surmenage.

Il eut un rictus, à l'évidence il ne partageait pas l'opinion de l'infirmière. Elle se surprit à penser qu'il était peut être venu la voir mais elle fut détrompée lorsqu'elle s'aperçut qu'ils n'étaient qu'à une dizaine de mètres de la grande salle. De toute manière, il était stupide de penser une telle chose d'un homme pareil et puis, après tout, elle s'en fichait. Elle se sentait déçue sans qu'il y ait de raison valable à cela et se trouva ridicule. En fait, elle savait très bien pourquoi, seulement elle ne voulait pas l'admettre ! Et avant même qu'elle ait eu le temps de le réaliser, il venait de partir, sa longue cape virevoltent derrière lui. Elle resta un moment interdite dans le sombre couloir, ne sachant plus quoi penser. C'est à tâtons qu'elle se dirigea vers la grande salle, toujours troublée par cette apparition. Elle s'assit à côté de Ron, Hermione et Harry, qui la regardaient avec nervosité. Ron, qui ne savait véritablement pas tenir sa langue, lança :

- Qu'est-ce qu'il t'est arrivée ?

- Rien de grave, je fais juste un peu d'anémie ! répéta-t-elle pour la troisième fois de la journée avec un sourire.

- Je sais tout ça ! Hermione nous l'a déjà raconté. C'est de Rogue dont je te parle ! Il paraît qu'il t'a coincée dans un couloir.

- Je crois que le terme « coincée » n'est pas adéquat, reprit Elodie en rougissant vivement.

- Bref, s'enquit Ron, que te voulait-il ?

- Euh… rien d'important ! Il m'a juste prévenue que mes heures de retenue seraient transformées en heures de cours supplémentaires à cause de ce fichu retard ! avoua-t-elle.

Ses trois amis ouvrirent de grands yeux ronds étonnées et échangèrent des regards surpris.

- Depuis quand Rogue est-il aussi magnanime avec ses élèves et qui plus est avec toi ? demanda Harry regroupant la pensée des deux autres.

- C'est Dumbledore qui le lui a demandé, s'empressa-t-elle de répondre.

Harry eut un sourire goguenard.

- Ca n'a pas dû lui faire plaisir que Dumbledore mette le nez dans ses affaires ! rit-il.

Elodie eut un faible sourire :

- Non ! Ca n'en avait pas l'air !

Hermione, elle, ne participait pas à la conversation. Elle s'était rendu compte des changements d'attitude et se doutait de la cause qui les avait amenés.

Le week-end fut plus prompt à venir que prévu car les cours du vendredi après-midi furent annulés en raison d'une explosion de bombabouse généralisée dans tout le collège. Les élèves durent donc passer tout l'après-midi dehors, ce qui ne leur aurait pas déplu outre mesure s'il n'avait pas fait aussi froid en cette saison. Seul Hagrid pouvait continuer de dispenser son cours sur les Scroutts à Pétard, puisqu'il se déroulait en plein air, au grand désarroi des cinquième année. En les observant du coin de l'œil, la jeune femme se rendit compte que tous se faisaient brûler ou piquer par les ventouses et dards. Elle détourna son regard et se mit à chercher Rogue des yeux sans trop savoir pour quelle raison, mais ne le vit pas. Elle en fut la première surprise, mais pourtant, l'envie ne lui manquait pas. « Je dois être masochiste ! », se dit-elle en souriant. Faute de le voir, elle en conclut qu'il devait être dans son bureau ; personne n'avait dû être assez fou pour aller empester les alentours des cachots. Il l'aurait pris comme une affaire personnelle et n'aurait pas lâché prise avant d'avoir déniché le coupable et même puni quelques innocents au passage. Elle décida d'aller le voir. Mais il lui fallait une excuse. Puis, il lui vint à l'esprit qu'elle pourrait lui demander à quelle heure elle avait cour le lendemain. Ce prétexte lui sembla plus que douteux mais Rogue croyait en son cerveau-passoire et même s'il ne la croyait pas, ne manquerait pas l'occasion de lui infliger une de ses remarques cinglantes quand à sa mémoire défaillante.

Ainsi, après avoir prétexté avoir oublié quelque chose en salle de classe, elle pénétra dans le château qui avait toujours une forte odeur d'œuf pourri. Elle se souvint alors que Ron avait accusé ses frères jumeaux avant de se rappeler qu'ils avaient fini leurs études au collège depuis plus d'un an. Elle tenta de faire abstraction de l'odeur fétide en portant un pan de sa robe de sorcier sur son nez et sa bouche. En se dirigeant vers les cachots, elle comprit que son intuition était la bonne : aucune odeur pestilentielle n'embaumait les lieux, le malotru avait renoncé à pousser sa farce trop loin. Elle s'arrêta devant la porte du bureau du professeur de Potions, allait frapper, mais se ravisa lorsqu'elle entendit une voix qu'elle ne connaissait pas de l'autre côté de la porte.

- Il vous a appelé auprès de lui et m'a demandé de venir vous trouver. Vous mettiez trop de temps alors il voulait savoir si la marque n'avait pas réagi ! Il est très en colère, je vous conseille de ne pas tarder !

La jeune fille perçut comme de la peur dans la voix étrangère. Elle savait très bien de quoi il était question. Sa peur croissait en même temps que le silence qui s'installait. Puis, la voix continua :

- Il a besoin de vous, vous êtes son bras dr…….

- Endoloris ! s'écria une autre voix inconnue et tout aussi effrayante que la première.

Des hurlements déchirants parvinrent jusqu'à ses oreilles pendant quelques secondes qui semblèrent durer une éternité. Quand l'agresseur se fut un peu calmé, elle reconnut la voix déformée par la rage même sous les cris de son interlocuteur.

- Ce n'est pas à toi de me dire ce que je dois ou ne dois pas faire, siffla Rogue entre ses dents. N'oublie pas à qui tu parles !

- AAAAAAHHHHHH, pitié !

- Pitié ? siffla l'autre d'un ton dégoûté.

- AHHHHHH, non… je sais… vous êtes mon supérieur et … le… aaaaaaaaahhh , bras droit du … Seigneur des Ténèbres !

Ses cris étaient effroyables, la jeune femme resta figée de terreur par ce qu'elle venait d'entendre. Son professeur venait de lancer un sortilège impardonnable : le Doloris. Il était le bras droit de Voldemort. Il commandait aux Mangemorts. Elle savait bien sûr que c'était un espion à la solde de Dumbledore, mais là… c'était différent. Elle ne parvenait plus à penser de manière cohérente, tout se bousculait dans sa tête. N'entendant plus aucune voix, rien que des bruits de pas précipités, elle revint soudain à elle. Elle se retrouva alors devant un Rogue plus livide de rage, plus méprisant et plus menaçant que jamais. Elle sursauta et laissa échapper un cri de frayeur, elle tremblait. Elle voulut s'enfuir mais ne le put, paralysée par la terreur qui l'envahissait chaque seconde un peu plus.

- Que faîtes-vous ici ? demanda-t-il d'une voix doucereuse, les yeux pétillants de rage contenue.

Elle fut incapable d'articuler le moindre mot, incapable de détacher ses yeux du visage du professeur, qui menaçait d'exploser à tout moment. C'est à ce moment précis qu'elle pria pour qu'il garde son sang-froid légendaire. Elle aurait préféré se retrouver dix mètres sous terre. Il récidiva :

- Je vous ai posé une question ! dit-il menaçant.

Devant le silence obstiné de la fille, il la tira violemment par le bras, la faisant rentrer dans son bureau. Il claqua la porte et se tourna vers elle, le regard brillant d'une lueur délirante.

- Vous avez tout entendu ! affirma-t-il.

- Non ! s'exclama-t-elle un peu trop fort pour être crédible dans son rôle d'innocente jeune fille, prise de panique.

- Je vous savais capable de beaucoup de choses ; de la paresse la plus extrême à la bêtise la plus grande, mais je ne pensais pas que vous étiez une menteuse ! siffla-t-il toujours aussi furieux.

Elle ne répondit pas.

- Votre silence est éloquent ! dit-il dans un rictus méprisant.

Il s'avança lentement vers elle. Elle reculait maladroitement en tremblant de peur, et un mur bloqua bientôt sa progression alors qu'elle voyait l'homme se rapprocher de manière dangereuse.

- Et maintenant ? continua-t-il avec un sourire qui n'en était pas un.

- Je…

- Pour une fois dans votre vie, faîtes des phrases complètes ! cracha-t-il avec dédain. Je… Vous quoi ? interrogea-t-il se faisant de plus en plus menaçant ?

- …

- Vous le saviez depuis longtemps ! Ne jouez pas les étonnées ! Depuis que vous avez rencontré Potter et ses stupides amis !

- Je ne sais pas… de quoi… vous me parlez ! bredouilla-t-elle.

- Vous savez parfaitement de quoi je parle !

Après un long silence angoissant, elle décida de ne pas laisser l'avantage à Rogue, il devenait dangereux et il valait mieux qu'elle se montre sûre d'elle plutôt que faible et craintive.

- Que va-t-il m'arriver maintenant ? demanda-t-elle en tentant de maîtriser une panique mal dissimulée.

Sans doute pour la première fois de sa vie, Rogue ne sut que répondre. Il restait là, à la fixer impénétrable. Ses yeux vides semblaient aspirer la jeune femme, elle ne parvenait pas à en détacher son regard. C'est alors qu'il la plaqua violemment contre le mur en la tenant fermement par les épaules.

- Je vous préviens… si jamais une autre personne est mise au courant, il est fort possible… que vous ayez à subir… mon mécontentement ! murmura-t-il avec un air féroce.

- Vous… vous me faîtes mal ! gémit-elle.

Il lâcha sa prise et la jeune fille passa ses mains sur ses épaules endolories (et deux gros bleus qui marchent deux ! ). Il avait tellement serré sa proie que la robe d'Elodie en était froissée.

- Je…je…suis désolée ! De ne pas vous avoir mis au courant !

- Que savez-vous au juste ? trancha-t-il la voix plus coupante que jamais.

- Que… que vous… êtes…un… un…

- Un Mangemort ! finit-il à sa place.

Elle frissonna. Elle le savait déjà depuis longtemps, mais n'avait jamais vraiment réalisé ce que cela impliquait jusqu'à ce jour-là. Et puis, l'entendre de sa propre bouche lui faisait peur. C'était comme si on venait de valider l'information dans son cerveau. Ca devenait officiel. En voyant la réaction de son élève, il eut un sourire sardonique.

- Que se passe-t-il ? demanda-t-il de sa voix doucereuse. Je vous fais peur ?

Oui, elle avait peur, c'était incontestable, elle avait très peur de cet homme-là à l'heure actuelle. Elle ne savait plus que penser. Ses émotions, ses sentiments, se brouillaient étrangement. Il s'éloigna un peu d'elle et releva sa manche qui découvrit une marque noire et terrifiante. Elle représentait un crâne noir avec un serpent sui lui sortait de la bouche en guise de langue. Elle frémit à nouveau et se mordilla la lèvre inférieure.

- J'avais vu juste depuis le début, dit-il avec un air de satisfaction diabolique. Vous saviez ! Cela ne vous surprend pas ! Répondez ! cria-t-il.

Elle sursauta et fondit en larmes se cachant le visage dans les mains et lui dit :

- Oui ! … oui, c'est vrai ! Je savais pour votre marque, je savais que c'était pour cela que votre bras vous faisait souffrir, je savais tout ça ! Mais que vouliez-vous que je fasse ? Je n'ai pas demandé à ce qu'on me dise toutes ces choses ! sanglota-t-elle.

- Qui vous a mis au courant ? cria-t-il. Qui ? Potter n'est-ce pas ? Dîtes-le !

- Oui ! murmura-t-elle. Mais, je vous en prie, je ne dirai rien, alors ne vous en prenez pas à lui ! S'il vous plaît professeur !

Elle enfonçait frénétiquement ses ongles dans la peau de son bras gauche et avait toujours la tête baissée. Son corps était secoué de spasmes et son visage marbré de larmes.

- Qu'avez-vous entendu de ma conversation ? demanda-t-il sèchement.

- Je…je…

Elle était tellement troublée que sa mémoire ne voulait plus fonctionner. Le Maître des Potions perdit patience et s'énerva.

- Je ne vous le demanderai pas deux fois ! marmonna-t-il.

Sa mémoire se réveilla enfin en voyant Rogue triturer sa baguette magique à l'intérieur de la poche de sa robe de sorcier.

- J'ai entendu à partir du moment où il s'est mis à crier et où il vous a dit de revenir auprès de…

D'habitude, elle prononçait le nom du Seigneur des Ténèbres, mais là, elle semblait incapable de le faire. La présence de Rogue la coinçait. Elle ne pouvait plus. En ce moment, il ressemblait vraiment à un Mangemort, un Mangemort prêt à commettre un massacre.

- Avouez, dit-il avec un horrible sourire satisfait, que vous êtes morte de peur !

- …

Elle ne put répondre et se résoudre à avouer ses faiblesses à quelqu'un qui ne cherchait qu'à utiliser ses failles pour la déstabiliser. Elle se contenta de pousser un soupir maladroit tant elle avait peur.

- Vous connaissez également la fonction que j'exerce auprès de Dumbledore et qui ne se limite pas à dispenser mes cours à la bande d'imbéciles heureux que vous êtes ! N'est-ce pas ?

- Oui !

- Vous connaissez donc son importance ! Si le moindre mot à ce sujet vous échappe…

Il s'arrêta et sourit méchamment en voyant avec délectation l'effet que ses paroles produisait sur la jeune étudiante. Puis, en reprenant son air de statue de glace, il continua :

- Sortez ! siffla-t-il.

- Mais…je…

- Dehors ! s'écria-t-il. Vous viendrez ce soir pour votre cour particulier à onze heures précises !

- Bien ! …

- Votre cerveau marcherait-il au ralenti Miss Merson ? Je croyais pourtant vous avoir dit de quitter cette pièce !

- Oui, … Monsieur ! répondit-elle craintivement.

Elle se dépêcha de sortir et referma doucement la porte derrière elle. Elle soupira et regarda ses mains : elles tremblaient encore et ses yeux la piquaient. Elle venait d'avoir la peur de sa vie.

Alors ? C'était comment ? Pour le moment tout ça va un peu vite et on ne voit pas très bien le rapport entre chaque élément de l'histoire mais rassurez-vous, ça va se mettre en place rapidement ! Reviews pour ceux qui veulent ! (pitiéééééééé ! le cri qui vient du cœur !)