Bonsoir la compagnie, comment allez-vous?
Je tenais à m'excuser de ne pas avoir posté mercredi, comme je vous l'avais promis, mais en relisant ce chapitre pour le corriger, je me suis rendue compte que je n'aimais pas ce que j'avais écris, et du coup, je l'ai totalement remaniée. Le résultat ne me satisfait pas totalement, mais bon, je ne vais pas le réécrire indéfiniment non plus... J'espère malgré tout que vous aimerez quand même...
Guest (1) : mère TERESA, je ne sais pas, mais l'ancienne Regina était douce et généreuse avec les gens qui comptaient pour elle, et je voulais que cet aspect de sa personnalité resurgisse dans ses efforts pour s'ouvrir et réparer ses torts. Elle n'est pas parfaite, mais elle essaie de se racheter, et puisqu'elle avait la possibilité et les moyens de répondre à la demande de ses amies, pourquoi pas? En tout cas, merci d'avoir laissé une trace de ton passage, ça fait plaisir et ça motive à continuer d'écrire.
Guest (2) : Pourquoi il n'y a pas de photo? J'ai dû relire mon chapitre pour essayer de comprendre le sens de ta question, et j'ai mis un peu de temps avant de me demander si tu ne parlais pas du dossier d'adoption d'Henry. De toute façon, je ne vois pas d'autres possibilités... Tu auras donc la réponse à cette questoion dans ce chapitre en espérant que cela te convienne... Merci de ton message, et à bientôt j'espère.
Regina Lily Swan : Et bien cela fait environ un an que Belle et Ruby sont ensemble, même si elles ne l'ont officialisé que six mois plus tôt. De plus, de voir leurs amis heureux parents n'a fait qu'exacerber leur désir de maternité, donc pour moi c'était assez logique qu'elles viennent voir Regina à ce moment, plutôt que d'attendre et de laisser passer leur chance... J'espère que cette rapidité ne t'a pas déçue...
Pour ce qui est de l'enfant maltraité, il n'a pas de lien avec Ruby et Belle. La doctoresse ne le mentionne que pour montrer la différence entre la façon dont Regina prenait soin d'Henry, comme une bonne mère, et celle dont cet enfant était traité. Je voulais simplement appuyé sur le fait que la méchante de l'histoire n'était pas toujours celle que l'on montrait du doigt...
Mais Regina EST une bonne mère qui ferait n'importe quoi pour Henry, y compris lui passer ses caprices d'enfant gâtés là où je me serais pris une sacrée correction (méritée d'ailleurs), par mes parents... mais là je m'égare LOL... Je ne vais donc pas me gêner pour donner à Regina la relation qu'elle mérite d'avoir avec Henry.
Pour ce qui est de rendre à Blanche son argent... je n'ai qu'une chose à dire... lis ce chapitre :-) et nous en rediscuterons après...
Oui, sa vie amoureuse n'a pas été des plus réjouissantes, et je voulais qu'elle s'en remette pour pouvoir s'ouvrir à l'arrivée d'Emma dans sa vie. Quant à Robin... il ne devrait même pas apparaître dans ma fic, ou alors seulement pour prouver à Regina qu'Emma est définitivement le seul choix possible et valable pour elle... En même temps, il n'y a pas de comparaison possible non?
Voilà, j'espère que ce chapitre te plaira:-)
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture, et nous nous retrouvons en bas pour un petit retour (ou pas d'ailleurs...)
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Chapitre 8 :
Tranquillement assise dans son salon, Regina lisait paisiblement son journal en sirotant son café pendant qu'Henry jouait sagement dans son parc. Depuis qu'Henry faisait partie de sa vie, elle avait appris à lâcher prise au travail et s'accordait des journées moins longues et éreintantes. Elle n'en négligeait pas pour autant ses fonctions, rapportant du travail chez elle pour travailler tranquillement le soir après qu'Henry se soit endormi, mais pendant la journée, elle voulait profiter au maximum de son fils, refusant de le négliger au point de ne pas le voir grandir. Et elle avait conscience que c'était dès maintenant qu'elle devait prendre cette bonne habitude.
« Mama ? » appela Henry en agitant vers elle un cheval en peluche.
« Oui chéri, il est très beau ton cheval » sourit tendrement Regina, amusé de voir Henry faire voler l'animal en peluche au-dessus de sa tête.
« Teval ! Huh ! » clama Henry en riant joyeusement, faisant caracoler son jouet dans les airs.
En souriant, Regina imagina son fils dans quelques années, réclamant d'apprendre à monter, et elle était plus qu'impatiente de partager avec lui sa passion pour l'équitation. Malgré la souffrance que cela éveillait inévitablement en elle, elle aimait toujours autant chevaucher. Bien sûr elle n'avait jamais retrouvé cette complicité qu'elle avait partagée avec Rocinante, mais Chancelier était un magnifique pur-sang avec lequel elle s'entendait merveilleusement. Soudain la sonnerie de la porte la tira de ses pensées, et en fronçant les sourcils, elle se leva gracieusement, effaçant d'un geste machinal les plis de sa jupe, et gagna la porte, descendant avec élégance les deux marches qui menaient au vestibule de sa somptueuse demeure.
« Mary ? Quelle agréable surprise ! » sourit chaleureusement Regina en découvrant la présence de sa meilleure amie sur son perron « Mais entrez ! » enchaîna-t-elle en s'effaçant pour laisser Mary et Charlotte pénétrer dans le hall.
« Désolée de te déranger un mercredi, mais j'avais besoin de te parler… » soupira Mary avec un sourire d'excuses.
« Mary, tu es toujours la bienvenue, et Henry va être ravi de voir Charlotte » la rassura Regina en s'agenouillant devant la petite fille qui lui tendit les bras en gazouillant.
Sans se faire prier, Regina la détacha de sa poussette et la prit avec douceur dans ses bras avant de retourner dans son salon, invitant Mary à l'y suivre.
« Aly ! » s'écria Henry en battant joyeusement des mains en voyant la fillette dans les bras de sa mère.
« Hen'y ! » couina Charlotte en se dandinant dans les bras de Regina, faisant comprendre à la jeune femme qu'elle désirait être déposée auprès de son ami.
En riant de bon cœur, accompagnée du rire cristallin de Mary, Regina abolit la distance la séparant du vaste parc dans lequel Henry avait toute liberté de s'ébattre en toute sécurité, se pencha pour déposer délicatement la petite fille près de son fils, riant un peu plus lorsque les deux enfants basculèrent en avant pour se faire un câlin, mais pris par leur élan, se retrouvèrent à rouler par terre en gloussant de joie. Attendrie, elle se redressa sans quitter des yeux le spectacle de son fils débordant de joie et dont elle ne se lasserait jamais. Finalement, se rappelant que Mary désirait lui parler, elle se détourna des jeux innocents des deux enfants et alla prendre place près de son amie.
« Veux-tu boire quelque chose ? » finit-elle par demander alors qu'un long silence s'installait entre elles.
« Un chocolat chaud avec une pointe de cannelle ? » approuva Mary avec un sourire reconnaissant et une pointe de gourmandise.
La réponse de Mary amena un sourire amusé sur les lèvres de Regina. Voilà une chose qui n'avait jamais changée depuis toutes ces années. Déjà lorsqu'elle était enfant, Blanche adorait qu'on lui serve sa boisson préférée préparée de cette façon, et la petite princesse, en fillette gâtée qu'elle avait été à l'époque, était capable de belle colère si la cuisinière s'avisait d'oublier l'ingrédient clé. N'ayant plus sa mère pour la rappeler à l'ordre et lui expliquer que l'on ne faisait pas renvoyer une personne simplement pour avoir oublié de mettre un peu de cannelle sur de la crème fouettée, c'était Regina qui s'en était chargée.
Parce que la jeune Regina avait été une femme douce et aimante qui se souciait du bien-être des gens du peuple et qui était souvent scandalisée par l'attitude de la jeune princesse. Avec un sourire nostalgique, elle se rappela de ce moment, où le regard débordant d'amour et d'admiration, Blanche lui avait assuré qu'elle allait s'améliorer et qu'un jour, elle deviendrait une femme douce et aimante, comme elle-même l'était et comme sa mère l'avait été avant elle. En frissonnant, Regina se rappela de l'expression incrédule et attristée de Blanche lorsqu'elle avait réalisé que Regina était à l'origine de toutes ses souffrances. Blanche avait définitivement perdue ses illusions et sa confiance en elle ce jour-là, et Regina avait caché sa propre souffrance derrière sa colère et sa soif de vengeance. Quel beau gâchis.
« Et voilà » déclara-t-elle en déposant la tasse fumante devant la jeune institutrice avant de se rasseoir près d'elle « Alors que se passe-t-il ? Rien de grave j'espère… » s'inquiéta Regina devant l'expression préoccupée de Mary.
Elle sentait que pour une fois, c'était Mary qui éprouvait le besoin de s'épancher, et elle refusait de passer à côté de cette occasion d'être l'épaule rassurante sur laquelle se reposer. Elle refusait d'être le genre d'amie qui s'épanchait sans jamais rendre la pareille.
« Que se passe-t-il Mary ? Un problème avec Charlotte ? » s'inquiéta-t-elle une nouvelle fois, posant une main apaisante sur celles glacées de son amie.
« Non, Charlotte va parfaitement bien… » la rassura Mary en se dandinant légèrement, visiblement gênée et hésitante « Ce midi, Belle est venue me voir à l'école… » commença-t-elle en jouant nerveusement avec ses doigts.
Et avant même qu'elle ne lui fasse part de la raison de cette visite, Regina sût. Belle l'avait enfin trouvé. Elle ne l'espérait plus, et elle s'était souvent demandé si elle ne ferait pas mieux de changer de plans et de feindre elle-même de trouver le testament de Léopold. Après tout, lorsque Mary avait vendu les ouvrages les plus rares de son père, livres qu'il lui avait donné avant sa mort, pour épancher les dettes qu'il lui avait laissées, Regina en avait acquis un grand nombre. Cela n'aurait rien eu d'étonnant. Mais elle s'était sentie trop fébrile à l'idée de feindre ainsi devant Mary, et avait préféré opter pour la sécurité. Alors, à couvert de la nuit, elle s'était rendue dans la bibliothèque et avait fini par y retrouver un des livres préférés de son cher mari. Un ouvrage ancien, légèrement abimé par le temps.
En examinant le livre, qu'elle s'était retenue de détruire, tant il lui rappelait de mauvais souvenirs, elle s'était aperçue que la tapisserie intérieure de la couverture se détachait d'un côté. Alors avec douceur, elle avait tiré dessus jusqu'à ce qu'elle puisse glisser délicatement le faux testament entre les deux surfaces. Une fois fait, elle avait refermé le livre et l'avait remis à sa place. Elle n'avait plus eu alors qu'à demander à Belle, au détour d'une conversation innocente, si elle avait eu le temps de trier les ouvrages qui patientaient dans la réserve de la bibliothèque. Intriguée, Belle avait promis de s'y atteler le plus tôt possible. Mais sa vie de famille et l'arrivée de Ty avait grandement ralenti son travail, à tel point que Regina avait fini par croire que la jeune rousse avait finalement abandonnée cette idée.
Et elle-même n'avait pas voulu en reparler de peur que cela paraisse suspect. Regina devait également reconnaître que cette histoire avait fini par lui sortir totalement de l'esprit, et elle s'en voulait un peu à présent.
« Que te voulait-elle ? » finit-elle par demander avec un détachement feint.
« Tu te souviens lui avoir suggéré de trier les livres de la réserve ? » demanda Mary sans cesser de jouer avec ses doigts « Et bien hier, elle a commencé à répertorié les livres de mon père… » souffla-t-elle en secouant la tête d'incrédulité.
« Et alors ? En quoi cela justifie-t-il qu'elle soit venue te voir dans ta classe ? » insista Regina, en reprenant les mains de Mary entre les siennes, craignant que celle-ci ne finisse par se blesser tant elle malmenait ses doigts.
« Parce que dans un livre, elle a trouvé un… » hésita Mary, comme si elle n'arrivait toujours pas à y croire « un testament… »
« Vraiment ? Le testament égaré de ton père ? » s'enthousiasma Regina en se redressant sur sa chaise en laissant apparaître un sourire plein d'espoir sur son visage.
« Il semblerait… » approuva Mary d'une toute petite voix.
« Cela n'a pas l'air de te faire plaisir… » constata Regina en fronçant les sourcils.
« Et s'il s'agissait d'un faux ? Si tout cela n'était qu'une mauvaise plaisanterie ? » s'alarma Mary, comme si elle refusait de croire à sa bonne fortune.
« Comment cela pourrait-il en être une ? Je veux dire qui en dehors de ton père aurait pu avoir l'idée de cacher son testament dans ce livre ? » répliqua Regina d'un ton apaisant, faisant taire sa conscience.
« D'autant qu'il s'agissait de son livre préféré… » reconnut Mary en souriant légèrement en se détendant quelque peu.
« Tu vois, je suis sûre que ce testament est parfaitement en règle, mais si tu veux, je pourrais y jeter un coup d'œil… » proposa Regina, sachant que son amie n'attendait que cela.
« Cela me rassurerait oui » sourit Mary en pressant tendrement les mains de Regina.
« Alors montre-le moi ! » déclara fermement Regina d'un ton sans appel.
« Maintenant ? » protesta faiblement Mary, hésitant à obéir à son amie.
« Evidemment ! N'es-tu pas venue pour cela ? » certifia Regina avec douceur.
« Si, mais c'est ton jour de repos, cela peut attendre demain… » souffla Mary, embarrassée d'avoir ennuyée son amie avec son problème.
Après tout, son père était mort depuis de longues années, et elle avait appris à vivre avec cette blessure. Surtout qu'avant sa mort, son père et elle étaient en froid. Tout ça parce qu'elle était tombée amoureuse de David et qu'elle l'avait épousé contre l'avis de son père. Fou de colère contre ce qu'il considérait comme une mésalliance, Léopold Blanchard avait déshéritée sa fille unique, du moins l'avait-on supposé car son testament était resté introuvable. Jusqu'à ce jour. Et si celui que Belle lui avait remis était le document perdu, alors cela remettait les choses en question. Parce qu'elle hériterait de tous les biens de son père, contrairement à ce que Gold lui avait certifié avec un plaisir sadique.
« Ne sois pas bête, les amies sont là pour ça » affirma Regina en haussant gracieusement les épaules avec un tendre sourire sur les lèvres.
Sur un sourire rayonnant, Mary courut près de sa poussette pour y chercher son sac dans lequel se trouvait le précieux document. Puis tout aussi vite, elle revint se laisser tomber près de Regina qui la regardait faire avec amusement. En tentant de retrouver sa dignité perdue dans son comportement infantile, Mary lui tendit presque solennellement le Testament, une lueur anxieuse dans le regard. Prenant une expression professionnelle, Regina le déplia et l'étudia longuement pour créer l'illusion. Finalement, elle replia le document et releva les yeux vers Mary qui patientait fébrilement.
« Nous pourrions aller à la mairie pour comparer la signature présente sur ce testament à celle qui figure dans mes dossiers, mais je suis certaine qu'il ne s'agit pas d'un faux. Belle a bel et bien retrouvé le testament de ton père. Tu vas enfin pouvoir réclamer ton héritage… » sourit brillement la jeune femme avant de réceptionner une Mary plus émotive que jamais.
Elles restèrent ainsi enlacées de longues minutes, Mary pleurant à chaudes larmes dans les bras de Regina qui la berça en lui caressant doucement les cheveux, comme elle l'avait si souvent fait lorsque la petite Blanche venait se réfugier près d'elle pour qu'elle la console de ses chagrins d'enfants. Après quelques minutes, Mary finit par se redresser et essuya d'une main tremblante les quelques larmes qui perlaient encore à ses yeux, adressant un sourire reconnaissant à Regina.
« Je ne sais pas vraiment quoi faire… » souffla Mary avec une expression perdue.
« Tu vas contacter l'avocat de ton père qui authentifiera ce document et qui se chargera de toutes les démarches » répondit immédiatement Regina qui connaissait bien ce genre de situations.
« Je m'y suis habituée tu sais… » murmura pensivement Mary, une expression nostalgique sur le visage.
« A quoi ? » s'étonna Regina, sans comprendre.
« A la pauvreté… » expliqua Mary avec un sourire désabusé « J'ai eu une jeunesse dorée, j'ai même été une enfant gâtée… » s'amusa-t-elle en secouant la tête d'affliction.
« Ton père était un des notables les plus riches de la ville… » souligna Regina en se rappelant de l'enfant qu'avait été Blanche.
« C'est étrange, mais je n'arrive pas vraiment à m'en rappeler… » soupira Mary en fronçant les sourcils « Parfois je me dis que j'ai volontairement effacé mes souvenirs de cette époque pour ne pas souffrir et me faire à la vie que je mène à présent… »
« C'est possible… » murmura prudemment Regina, rendue mal-à-l'aise par la tournure que prenait cette conversation.
Encore une fois, que pouvait-elle dire ? La vérité ? Impensable. D'une, Blanche la prendrait pour une illuminée, et de deux, si ce n'était pas le cas, elle la verrait à nouveau comme un monstre, et Regina ne le supporterait pas. Pas alors que leur relation était telle qu'elle l'avait été dans le passé. En fait, c'était même mieux à présent, parce qu'elles étaient amies, et la barrière de l'âge ne les gênait plus comme cela avait été le cas. Blanche ne la voyait plus comme une mère de substitution, mais comme une grande sœur de cœur, et Regina adorait cette relation complice et amicale qu'elles partageaient.
« Mais je ne regrette rien. J'aime David, et je sais qu'il est le Grand Amour de ma vie peu importe ce que mon père en pensait… » affirma farouchement Mary, une lueur déterminée dans le regard.
Encore un faux souvenir. Léopold n'avait jamais eu le temps d'approuver ou non l'histoire d'Amour de sa fille avec le berger puisqu'il était mort avant même leur rencontre. Pourtant Regina sentait au fond de son cœur que jamais Léopold n'aurait accepté que sa fille unique, héritière du trône, n'épouse un simple garçon de ferme. Il avait beau aimé sa fille, jamais il n'aurait donné sa bénédiction à une telle mésalliance. Même si à une époque, Léopold avait vu les choses différemment, ses responsabilités de Roi l'avait changé, et Regina était bien placée pour savoir que sous ses dehors bienveillants, se cachait un homme au cœur assombri par la perte de son grand amour …
« Il n'aurait pas dû te couper les vivres… » affirma Regina, sentant la culpabilité l'envahir en songeant à la vie qu'elle avait contrainte Blanche à mener avant la Malédiction.
« Mais il ne m'a pas reniée… Il a fait de moi son unique héritière… » sourit Mary, visiblement très émue.
« Tu hérites de plusieurs milliers de dollars, cela n'effacera pas tes souffrances passées, mais cela aidera la famille que tu t'es construite à vivre sereinement… » sourit Regina en posant une main sur l'épaule délicate de son amie.
« J'ai aussi hérité de son ancienne maison, mais je n'ai pas très envie de m'y installer… J'aime la maison que tu nous as trouvée » sourit tendrement Mary.
« Tu peux la revendre, la mettre en location, ou bien la conserver et la léguer un jour à Charlotte et à ses futurs frères et sœurs » lui suggéra Regina qui connaissait parfaitement les termes de ce testament puisqu'elle l'avait elle-même rédigé.
« Je vais en discuter avec David… » soupira Mary en fronçant les sourcils de concentration « Toi, que ferais-tu ? » voulut-elle savoir avec curiosité.
« Je la conserverai. Le marché de l'immobilier est à la baisse et tu devrais la vendre bien en-deçà de sa valeur réelle. Si vous la conservée, et que vous l'entretenez, sa valeur pourrait encore augmenter, et cela fera un bel héritage pour vos enfants… » répondit immédiatement Regina, d'un ton assuré qui témoignait de son expérience dans le domaine.
« Je pense que nous suivrons tes conseils » approuva Mary en hochant gravement la tête.
Elles continuèrent à discuter durant une bonne partie de l'après-midi, puis en constatant que les deux enfants s'étaient endormis dans le parc, blottis l'un contre l'autre, Mary décida de rentrer chez elle, non sans promettre à Regina de la tenir informée de la suite de la procédure légale concernant la perception de son héritage. Une fois seule avec son fils, Regina retourna dans le salon, se plongeant dans ses pensées. Rendre ses biens à Mary était la chose à faire, et elle avait l'agréable sensation du devoir accompli. Chaque jour qui passait éloignait l'Evil Queen et la rapprochait de celle qu'elle avait toujours été, étouffée sous des couches épaisses de rancœur et de souffrance. Et même si sa douleur d'avoir perdu Daniel ne disparaîtrait jamais, elle apprenait à vivre avec et ne ressentait plus le besoin de faire souffrir autour d'elle pour apaiser son cœur meurtri.
« Que de progrès, n'est-ce pas mon petit prince ? » murmura-t-elle en souriant tendrement au petit ange paisiblement endormi sur ses jouets.
En regardant Henry dormir, elle ne put s'empêcher de s'interroger sur ses parents biologiques. Qui étaient-ils ? Comment avaient-ils pu se résoudre à abandonner un bébé aussi mignon ? Quel genre de personne pouvait faire une telle chose ? Le dossier de Gold était bien maigre en informations, et elle était restée sur sa faim. Elle s'était attendue à trouver des photos, puis après réflexion, elle s'était traitée d'imbécile. Pourquoi un dossier d'adoption aurait-il contenu des photos des parents biologiques du bébé ? Ces gens avaient visiblement souhaité conserver l'anonymat et n'avaient probablement aucune envie d'être un jour retrouvé. Et cela lui convenait parfaitement. A condition qu'ils ne se manifestent pas un jour, pris de remords, en réclamant qu'on leur rende leur fils.
« S'ils s'en avisent, ils trouveront à qui parler ! » gronda-t-elle férocement.
Cette incertitude permanente la rendait folle. Que devait-elle faire ? Prendre le taureau par les cornes et les retrouver elle-même pour s'assurer qu'ils ne pourraient jamais lui reprendre Henry, ou bien ignorer cette épée de Damoclès et feindre que tout allait bien en croisant les doigts pour que jamais ils ne se manifestent ?
« Ne cherche pas les complications Regina… » s'admonesta-t-elle en pinçant les lèvres avec humeur.
Après tout, même s'ils voulaient retrouver leur fils un jour, ils ne pourraient jamais débarquer sans crier gare à Storybrooke, alors pourquoi s'inquiéter inutilement ? Ce n'était pas comme si elle prévoyait un jour de déménager de cette ville qu'elle avait créée. Tant qu'elle vivait ici, Henry et elle seraient en sécurité. Alors inutile de faire des recherches qui risqueraient d'attirer l'attention sur elle.
« Nous sommes en sécurité ici mon petit prince, ne t'inquiètes pas… » affirma-t-elle en posant un regard débordant d'amour sur son fils toujours endormi.
Voyant Henry s'agiter et se cogner dans un jouet qui roula en faisant un bruit assourdissant aux oreilles de la Reine, elle se leva souplement, et dans des gestes d'une délicatesse infinie, ne voulant pas réveiller son fils, Regina le souleva et l'emporta à l'étage, consciente qu'il serait plus à l'aise pour finir sa sieste, allongé dans son lit plutôt que sur le fin matelas de son parc. Et pendant que son fils dormait, Regina redescendit dans son bureau, profitant du calme environnant pour se plonger dans le budget de la ville, préparant la prochaine réunion du conseil municipal qui promettait, à n'en pas douter, d'être tout aussi ennuyante que les précédentes…
*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*
Et voilà, alors verdict?
J'ai des idées de fics qui n'arrêtent pas de m'assaillirent, la dernière en date sur le thème de "Et si c'était vrai" à la sauce SQ...
Mais promis, je vais finir celle-ci avant d'en commencer une autre...
Bisous et encore merci à ceux qui me lisent...
