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Les jours avaient passé depuis leurs fiançailles, Noël et Hanoukka avaient été un gâchis cette année, l'enlèvement de Felicity par Darhk avait pesé lourd sur eux, Oliver avait passé des heures à trembler comme une feuille, seule l'adrénaline l'avait fait tenir debout.

Heureusement Felicity avait été mieux traité par ses ravisseurs que Thea et John, Darhk avait hésité quand il avait vu Felicity poser sa main sur son ventre arrondi, une émotion que Oliver n'avait pas pu identifier était passée dans ses yeux de glace et il avait spécifié à ses hommes de faire attention avec elle, Oliver s'en voulait toujours de ne rien avoir pu faire pour protéger sa famille, il avait été une poupée de chiffon dans les mains de Darhk.

Voir sa belle fiancée enceinte dans cette cellule froide l'avait glacé jusqu'aux os, la serrer dans ses bras n'avait jamais été aussi bon qu'à ce moment là, entendre sa voix lui avait donné de la force, Oliver savait qu'elle avait peur mais elle se montrait forte et sans faille et il reconnaissait bien la femme qu'il aimait. Quand les hommes de Darhk l'avait emmené loin de lui, il s'était débattu comme un diable, ses cris l'avaient presque brisé, Darhk en face de lui, grimaçait.

- C'est contre mes convictions de tuer une femme portant la vie mais malheureusement j'ai la main forcée !

- Non je vous en supplie, prenez-moi à sa place, s'ils vous plaît, non !

Avait plaidé Oliver avec désespoir.

- Lâchez-le !

Oliver avait couru vers la prison de verre et frappé ses poings de toutes ses force jusqu'au sang mais rien n'y faisait, le verre était incassable, la femme qu'il aimait et ses enfants allaient mourir juste en face de lui, la souffrance et l'impuissance avaient été aveuglantes et l'envie de se rouler en boule et sangloter aussi.

Il s'était forcé à se calmer assez pour lui articuler qu'il l'aimait, qu'il les aimait tout les trois, Felicity avait posé une main sur la vitre contre la sienne et l'autre contre son ventre, Oliver avait vu dans ses yeux la douleur, elle pensait à leurs enfants qui n'étaient même pas encore nés, ils n'avaient pas eut la chance de pouvoir les tenir dans leurs bras.

Alors que le gaz envahissait la pièce exiguë et que Felicity, Thea et John commençaient à étouffer, Oliver avait sentit les larmes couler sur ses joues, il était en train de tout perdre, toute sa famille mourrait juste sous ses yeux, il ne ferait pas long feu non plus.

Dieu merci Laurel et Malcolm étaient arrivés à temps et Oliver n'avait jamais été plus reconnaissant envers l'horrible cri qu'émettait Laurel qui brisa la vitre, Thea et John avait laissé Felicity sortir en première, la poussant vers la sortie pour qu'elle puisse respirer de l'oxygène, Oliver l'avait prise dans ses bras, la soulevant pour la serrer contre lui de toutes ses forces. Le soulagement si puissant que si il aurait put, il serait tombé à genoux mais il devait se battre, la pousser pour qu'elle aille se mettre en sécurité lui tordit l'estomac, il voulait la garder dans ses bras, car selon lui c'est dans ses bras qu'elle était le plus en sécurité.

Dans la voiture pour revenir à l'Arrow Cave, Oliver avait mit Felicity sur ses genoux et passé son bras autour de sa taille, une main sur son ventre, son autre bras autour de ses épaules, posant des petit baisers sur chaque parcelle de peau à sa disposition, pour se rassurer, elle était vivante, respirant dans ses bras.

Oliver lui avait demandé de l'épouser encore une fois, cette fois-ci devant leurs amis et proches ainsi que les journalistes, l'entendre dire oui une seconde fois l'avait fait flotter de béatitude, il lui avait rendu la bague qui était tombée lorsqu'elle s'était faite enlever.

- Je vais te dire la vérité, je me fiche de sa brillance tout ce à quoi je tiens c'est toi !

Après ça tout était allé en enfer, ça restera sans doute marqué à vie au fer blanc dans l'esprit d'Oliver la vision de Felicity inconsciente un filet de sang coulant sur sa joue pâle, son manteau remplis de sang, il savait que cette vision serait la principale vedette de ses cauchemars durant des années.

- Où est-il ? Tonnait Donna, furieuse. Où est Oliver ? Ma petite fille est sur ce lit d'hôpital toute seule, elle est morte de peur !

- Je ne sais pas Donna, je vous le jure, je suis vraiment désolée.

Sanglota Thea, sa main sur sa bouche pour essayer de faire le moins de bruit possible.

- Donna, s'ils vous plaît calmez-vous, je vais partir à la recherche d'Oliver, il doit être pétrifié dans un coin sombre, je crois qu'il pense que Felicity est... Morte. Il a entendu les médecins dire que son cœur s'était arrêté...

- Alors trouvez-le John, elle est terrifiée, elle essaye de se montrer forte mais elle est morte de peur, ma présence ne la rassure pas, elle a besoin de l'homme qu'elle aime.

- Je vais le ramener, par la peau des fesses s'il le faut !

John sortit de l'hôpital et profita un instant de l'air frais, il passa sa main sur son visage retenant le sanglot qui voulait à tout prit sortir de sa gorge, il avait gardé la face devant Donna et Thea mais maintenant qu'il était seul tout semblait vouloir sortir. Qu'est-ce qu'il ne donnerait pas pour se jeter dans les bras réconfortant de sa femme, qui devait être inquiète elle aussi, une larme traîtresse coula sur sa joue et Felicity sur son lit, si pâle, se tenant le ventre lui vient dans la tête et il craqua.

- Merci dieu ! Merci !

Il n'était pas croyant mais John était si reconnaissant qu'il se promit de faire la prière tout les soirs a partir d'aujourd'hui. Le médecin avait dit que c'était un miracle que son amie et que les bébés s'en soient sortis. Quatre balles avaient touché Felicity, deux à la cuisse, une dans le bras et la plus mortelle juste en dessous de son sein droit. L'opération avait été difficile pour les médecins qui faisaient très attention aux bébés et à leurs constantes vitale mais heureusement rien à signaler de ce coté là.

John avait vu le fameux Dr Daniel Sheldon arriver en courant blanc comme un cachet d'aspirine, il était entré dans la salle d'opération directement, des heures plus tard il était sortit couvert de sang, Donna lui avait sauté dessus le suppliant de lui donner des nouvelles de sa fille, le docteur avait posé ses mains sur les épaules de la femme plus âgée et lui avait dit que Felicity était désormais stable et que les bébés allaient très bien, juste stressés.

- Ils sont bien les enfants de Felicity, de vrai petits génies, ils ont cessé de bouger quand l'opération à commencé, c'est comme si ils avaient comprit que leur maman n'était pas bien, eux vont très bien, j'ai fais plusieurs examens pour être sur, ils en parfaite santé, il faudra juste faire quelques vérifications quand ils naîtrons mais Felicity les a bien protégé, concernant le reste je vais laisser mon collègue tout expliquer Donna, sache juste que si je pensais qu'elle n'allait pas s'en sortir je ne serais ici mais avec elle, ok ?

- Oui merci Daniel...

- Tu n'as pas besoin de me remercier, Felicity est mon amie et je l'aime malgré les années, je ferais n'importe quoi pour elle, je serais là pour vérifier les constantes des bébés toutes les heures, le Docteur Carter va venir te parler dans dix minutes.

John en arrière-plan, tenant une Thea toute tremblante dans ses bras, avait soufflé de soulagement, sa petite sœur allait bien, la culpabilité le rongeait... Si ça avait été lui qui avait conduit la limousine peut-être que... Si il... Il se força à ne pas allé dans les « si » ça ne ferait qu'empirer les choses.

La meilleur solution pour attraper Oliver c'était d'attendre à la Arrow Cave qu'il revienne chercher des munitions, John n'osait même pas compter combien de fantômes Oliver avait tué en seulement quelques heures, son acharnement pour tuer Darhk était compréhensible et John était d'accord avec Oliver, ces fils de pute devaient mourir, il ne l'arrêterait pas. Mais il devait aller voir sa fiancée d'abord et avant tout !

...

- Mon bébé boit un peu d'eau, tu dois rester hydratée.

Donna fut coupée par la sonnerie du portable de sa fille qui ne cessait de sonner depuis des heures, elle le ramassa et répondit mais encore une fois, dés qu'elle parlait la personne raccrochait tout de suite.

- Qui est C-C Felicity ? Il ou elle ne cesse d'appeler !

- Oh non, c'est un ami, donne-moi le téléphone maman je vais le rappeler, il doit être très inquiet.

- Chérie le docteur à dit...

- Je sais ce qu'a dit le docteur maman.

Claqua Felicity, méchamment.

- Je suis encore capable de parler au téléphone alors s'il te plaît mets-moi l'oreillette et compose le numéro !

Donna s'exécuta la mort dans l'âme de voir sa petite fille dans cet état, un peu de curiosité quand à qui était ce C-C à qui elle semblait si pressée de vouloir parler, elle grimaça en se tordant les mains.

- Peux-tu me laisser cinq minutes...

- Oui bien sur Felicity.

- Maman... Je suis désolée, je ne voulais pas être...

- C'est pas grave Felicity, ne t'inquiète pas, je vais attendre dehors, d'accord ?

Felicity soupira doucement, se sentant coupable d'avoir crié sur sa mère, c'était plus fort qu'elle, elle avait eu si peur que ça c'était transformé en colère, elle essaya de bouger son épaule droite mais s'arrêta tout de suite la douleur blanchissant sa vision l'espace de quelques secondes, laissant échapper un sanglot elle se mordit la lèvre.

L'injustice de sa situation pesa sur elle avec force, elle ne méritait pas ça, pas elle, pas ses enfants, ses pauvres bébés qui ne devaient pas comprendre qui se passait... Ils étaient censés être en sécurité dans son ventre, rien n'était censé leurs arriver alors qu'ils étaient à l'intérieur d'elle.

Elle inspira fortement la douleur était horrible, si elle n'avait autant de maîtrise de soi elle aurait hurlé sous les assauts de souffrance qui traversaient son corps à chaque respiration, elle n'avait pas put prendre d'anti-douleur à cause des opérations successives sinon ça pourrait causer du tort aux bébés, ses enfants passaient en premier.

Les paroles du docteur Carter lui revinrent en tête... Un fauteuil roulant... Felicity allait peut-être passer le reste de sa vie assise ou sur des béquilles, les deux balles dans sa cuisse avait touché des ligaments importants, deux autres opérations étaient prévues pour essayer de les réparer et avec plusieurs années de rééducation elle pourrait peut-être remarcher normalement mais au vu du regard septique de Carter, elle avait compris que les chances que ça réussisses étaient très minces.

Déjà que l'amputation avait à peine été évité !

- Felicity ? Appela la voix paniquée de Samantha.C'est toi ?

- Hey Sam, dit-elle de sa voix enraillée.

- Oh mon dieu Felicity, tu vas bien ?

- Ça va aller mieux bientôt.

- Et les...

- Les enfants vont bien aussi, dieu merci ils n'ont rien !

- Oh seigneur merci, j'ai eu si peur pour vous, certains médias disaient que tu étais morte d'autres que c'étaient les bébés et que Oliver à été enlevé, William est dévasté, il n'arrête pas de pleurer.

- Tu peux me le passer ?

- Oui attend je l'appelle, William ! Il y a quelqu'un au téléphone pour toi qui a vraiment envie de te parler ! Et Felicity... Je suis vraiment contente que tu ailles bien malgré les débuts rocheux je te considère comme mon amie et si tu as besoin de quoi que ce soit...

- Je te considère aussi comme mon amie et merci Samantha.

- Allô ?

Dit une petite voix remplis de pleurs.

- Salut mon chou-chou !

- Felicity ! Je savais que tu ne m'avais pas quitté, j'ai dis a maman que c'était pas possible que tu sois morte et j'avais raison ! Tu vas bien ? Et Tommy ? Et Aria ? Et papa ?

- Oui je vais bien, Aria et Tommy aussi, papa est juste sous le choc en ce moment, il ne saura pas te parler, il dort mais dès qu'il se réveille je lui dit qu'il t'appelle, il a eu très très peur.

- Moi aussi j'ai eu très très peur, parce que si tu meurs je serais trop triste...Je veux pas que tu meurs... Promets de ne jamais mourir... T'es ma maman numéro deux... Sanglota William en reniflant. Et papa aussi et les bébés !

- Oh mon petit amour, tout va bien se passer tu vas voir, c'est pas maintenant que je vais mourir, j'ai beaucoup trop de chose à faire... Comme te faire plein de blagues !

Un petit rire mélangé de reniflement lui répondit et elle sourit, Felicity discuta avec William encore quelque minutes pour bien le rassurer, la forte inquiétude de la mère et du fils lui donnant un peu de baume au cœur.

Elle profita du silence bienvenu, tant de gens avaient été avec elle dans cette horrible petite chambre, les larmes roulèrent sur ses joues blême, elle avait tellement besoin d'Oliver, qu'il la prenne dans ses bras si rassurants, l'entendre lui dire qu'il l'aimait et que tout allait bien se passer, baissant les yeux sur sa main où manquait sa bague de fiançailles... Ses pleures redoublèrent.

Son cœur lui fit mal et respirer lui parut si difficile en cet instant qu'elle cessa juste d'essayer, laissant ses poumons se battre frénétiquement pour de l'air, dans ses yeux des particules noir firent leurs apparition, le bip résonnant furieusement fut la dernière chose que Felicity entendit avant de fermer les yeux.

...

Arrivé dans l'antre John ne fit le moindre bruit et fut surprit de voir que toutes les lumières étaient éteintes, la sonnerie de son portable le sorti de sa torpeur.

- Thea qu'est-ce qu'il y a ?

- Tu dois trouver Ollie et vite ! Felicity a fait un arrêt, la douleur et le stress sont en train de la tuer, Donna a dit qu'elle disait le prénom d'Oliver avant de... Elle est stable mais...

- Je vais le ramener sur le champs Thea. Je vais le ramener par la peau du cul, ce connard !

Raccrochant sans cérémonie, il fonça vers le fond de l'antre d'où provenait du bruit, ce qu'il trouva lui fendit le cœur, Oliver prostré au sol seulement en pantalon en cuir vert serrant dans ses bras deux minuscule grenouillères bleue et rose, ses mains tremblantes maculées de sang qui ne lui appartenait pas, les yeux injecté de sang et gonflés, les larmes dévalant ses joues.

- Oh Oliver..

John s'agenouilla devant son frère et posa doucement sa main sur son épaule attirant son attention, Oliver braqua sur lui un regard cassé et vide.

- Je ne sais pas ce que tu crois mais...

- Ils sont morts par ma faute, j'aurais dû faire nos cartons et déménager dans notre maison, je ne les aient pas protégés... Ma famille... Ma petite fille et mon petit garçon... J'ai lâchement échoué...

- Stop Oliver ! Ils sont vivants, les jumeaux et Felicity, ils vont bien mais si tu ne vas pas retrouver ta fiancée elle va faire un autre arrêt cardiaque et cette fois tu pourras pleurer pour de vrai !

Oliver le regarda une expression confuse et blessée venant troubler ses traits hagards un instant.

- Pourquoi tu me fais ça ? Je ne souffre pas assez ? C'est parce que j'ai tué ces salopards ? Je n'arrêterais pas, tu m'entends ? Je les exterminerais jusqu'au dernier !

- Je sais... Et je t'aiderais, je ne te mens pas Oliver, ta famille est en vie, Felicity est... Mal en point mais elle tient pour vos enfants et pour toi cependant elle faiblit, elle a vraiment besoin de toi et de ton soutien alors lève ton cul et dépêche-toi d'aller voir ta fiancée !

- Dig... Plaida-t-il avec souffrance même si un filet d'espoir apparaissait. Les médecins ont dit...

- Elle a fait un petit arrêt mais ils ont réussi à la stabiliser, elle est vivante !

- Jure-le moi John ! Jure-moi que c'est vrai, je t'en pris !

- Regarde-moi dans les yeux ! Ordonna-t-il impatiemment. Tu crois vraiment que si Felicity, ma sœur, était morte je serais ici à débattre avec toi ? Non mec je serais... Je ne veux même pas y penser en faite...

- Oh mon dieu !

Oliver se leva en trombe, les membres tremblant et fila vers la salle de bain, John souffla de soulagement et espéra que Felicity tienne bon, qu'elle s'accroche parce que comme il avait promit, il ramenait son chiot perdu de fiancé. Hum...Un chiot... Ce ne serait pas une mauvaise idée de cadeau de mariage.

...

Oliver entra dans la chambre doucement, ses mains tremblantes, et son regard tomba sur sa fiancée endormie, sa poitrine montant et descendant au rythme de sa respiration, sa mâchoire se mit à claquer et les larmes tombèrent sur ses joues.

Sa douce et forte Felicity si blême, la souffrance écrite sur son beau visage, ses pommettes d'habitude rose étaient grises et ses lèvres pâles, elle paraissait si petite, tellement frêle... Et il l'avait abandonné.

Il avait vraiment cru qu'elle était morte, en s'enfuyant de l'hôpital il avait été paralysé par la douleur et le choc puis la rage s'était emparée de lui et l'envie si puissante de tuer tout ses salauds incroyablement saisissante, son plan déjà tout fait dans sa tête... Tuer tout les fantômes, torturer et tuer Darhk et enfin pouvoir aller rejoindre l'amour de sa vie dans la mort. Le soulagement fut si fort qu'il dû se laisser tomber contre le mur et respirer profondément.

Oh seigneur elle et ses enfants étaient en vie, un sanglot de soulagement lui échappa, il ne s'était jamais sentit plus reconnaissant qu'en ce jour bénie, dire qu'il les avaient cru mort une heure auparavant ! Oliver se releva et s'approcha d'elle sans faire de bruit n'osant pas la toucher de peur de lui faire du mal sans faire exprès.

Donna, malgré qu'elle soit furieuse contre lui, lui avait expliqué l'état de Felicity qui n'étant pas nécessairement encourageant n'était plus critique, son deuxième arrêt était dû à l'extrême stress seule sa blessure à la cuisse était grave pour le futur mais des docteurs spécialisés dans ce type de blessures pourraient mieux l'aider que ceux de cet hôpital, les jumeaux se portaient comme des charmes même si selon Sheldon ils pourraient naître très nerveux et facilement effrayés.

- Hey étranger... Le salua-t-elle un sourire un peu tremblant.

La honte le submergea d'un coup et il baissa la tête, elle n'avait même pas l'air en colère contre lui.

- Je suis désolé Felicity...

Sa respiration s'attela et l'inquiétude ainsi que la panique apparurent sur son visage, Oliver paniqua à son tour ne comprenant pas ce qu'il avait dit de mal ou peut-être que la douleur revenait ?

- Je suis vraiment désolé mon amour... de ne pas avoir été à tes cotés, si tu savais comme j'ai honte de t'avoir abandonné... Je t'ai laissée toute seule avec nos bébés...

- Je n'ai pas arrêté de penser que si tu n'étais pas là c'était parce que je... Parce que tu pensais que les jumeaux étaient morts et que c'était de ma faute... que tu m'en voulais de ne pas avoir protégé nos enfants... que tu avais su que je ne pourrais sans doute pas remarcher et qu'on ne s'était pas encore promis pour le meilleur et pour le pire... Et...

Son regard brouillé de larmes tomba sur sa main dont elle fit bouger ses doigts tremblants. Oliver, trop choqué par ce qu'elle lui disait, ne dit rien, comment par tout les dieux pouvait-elle penser une chose pareille ? S'était-elle angoissée parce qu'elle pensait qu'il la quittait ? Il resta bouche-bée et la honte revint de plein fouet... Si seulement il était resté ! Il prit la bague qu'il avait récupéré de l'infirmière et la souleva vers elle.

- L'infirmière l'a enlevé pour l'opération et n'a pas prit la peine de la ramenée... Comment a-t-elle osée ?!

Oliver lui remit la bague au doigt pour la troisième fois, une fois presque plus significative que les autres, et l'admira, il lui prit la main entre les siennes avec tendresse.

- Pour le meilleur et pour le pire mon amour ! Déclara-t-il avec force et conviction. Je t'aime Felicity Smoak future Queen, rien ni personne ne m'emperchera de t'aimer avec chaque fibre de mon être même la mort !

Felicity hocha la tête doucement, le bleu de ses yeux s'allégeant pour retrouver leur teinte habituelle.

- Pour le meilleur et pour le pire, répéta-t-elle avec autant de conviction que lui. Je t'aime aussi... Tellement Oliver !

Il se pencha et posa sa bouche sur la sienne, l'embrassant lentement mais avec passion pour lui faire ressentir la puissance de ses paroles et pour les scellés à tout jamais.

Les jours d'après furent difficiles pour eux surtout pour Felicity, ils reçurent beaucoup de visites, leurs amis de Central City, Ray au grand déplaisir d'Oliver, Walter qui fit le chemin d'Angleterre jusqu'à Star City, Roy appela et promit d'essayer de venir pour la naissance des jumeaux, Samantha et William vinrent aussi discrètement. Curtis vint avec son mari Paul qui travaillait dans la rééducation et leur donna de bon conseils et tant d'autres. Des centaines de cartes de bon rétablissement trouvèrent à peine place dans leur boite aux lettres.

Felicity avait beau montrer un front courageux, Oliver savait qu'elle déprimait et la peur qu'elle fasse une dépression post-partum revint avec force, cela pourrait être malheureusement une conséquence dû à l'attaque d'une lourde violence selon Sheldon comme le stress post-traumatique, une tristesse inconsolable, le sentiment de culpabilité, les symptômes devaient à tout prix être surveillés.

Les nuits étaient plus difficiles, les cauchemars régnants dans leur chambre à coucher, le cœur d'Oliver se brisait à chaque fois que Felicity se réveillait en criant et pleurant au milieu de la nuit, sanglotant contre lui que sa jambe lui faisait si mal, la première fois qu'il dû l'emmener aux toilettes fut terrible, Oliver ne l'avait jamais vu pleurer autant que quand il avait dû l'aider à s'essuyer, les fois suivantes avaient été mieux mais Felicity ne pouvait pas supporter de le regarder dans les yeux après, le visage serré de honte. Oliver avait beau lui dire qu'elle n'avait pas être gênée parce qu'il l'aimait et ferait tout pour elle et qu'il savait que si c'était le contraire elle s'occuperait de lui de la même manière.

La réponse restait la même.


- Vingt-quatre semaines -

Le mois de janvier avait filé à une vitesse affolante, les blessures de Felicity guérissaient bien et les jumeaux grandissaient à pas de loup, ce matin le Docteur Mark Jones, le frère d'une ancienne amie de sa mère recommandé par Walter et Paul, avait évoqué que la rééducation devait attendre la naissance mais le pire c'est que cette dernière devrait absolument être faite par césarienne pour préserver les ligaments qui guérissaient.

Mais pour lui, Felicity remarcherait normalement d'ici environ un à deux ans avec peut-être une légère boiterie. Et elle pourra retourner au travail d'ici une à deux semaines en écourtant les heures bien sûr, éviter le stress au maximum et surtout faire attention à sa jambe.

- Ne te décourage pas mon amour, ça va vite passer, je suis sûr que tu remarchera avant les enfants et pour l'accouchement tu sais qu'à la base c'était une possibilité plutôt importante qu'on doive te faire une césarienne parce que ton bassin est petit.

- Je sais mais j'avais la possibilité que non ! Tu sais à quel point ça compte pour moi d'avoir un choix même jusqu'à la dernière minute !

Oliver mit sa main sur son genou et le frotta, soupirant il regarda Felicity s'affaisser contre le siège de la voiture dans le rétroviseur, il aurait tellement voulu pouvoir faire quelque chose mais pour tout ses efforts, au final ça ne faisait pas grand chose. Encore une fois il pensa à combien il aurait voulu être à sa place, qu'elle n'ait pas à souffrir tant.

- Tout va bien se passer Felicity, tu vas voir.

Elle posa sa main sur la sienne et serra ses doigts.

- Vingt-six semaines -

Depuis les hallucinations dont elle avait été victime Felicity ne prenait plus de cachets anti-douleur, d'une certaine façon elle en était reconnaissante, si elle ne les avaient pas prit elle n'aurait pas eu le déclic de revenir dans l'équipe ni d'avoir une bonne conversation avec son fiancé, voir Oliver et John monter la rampe avait été un peu douloureux mais l'acceptation surpassait la douleur, ça serait sa vie pour le moment, Felicity se promit de tout faire pour remarcher, pour elle, pour ses enfants, pour Oliver... Elle refusait de se marier si elle ne pouvait pas marcher dans l'allée vers son futur mari.

Dans à peine trois semaines ça sera son anniversaire, cette année elle pourra fêter le vrai jour de sa naissance, vingt-sept ans... Wow... Elle se faisait vieille...

- Je dois dire quoi moi je vais avoir trente-un ans, plaisanta Oliver lui volant un baiser.

- Laisse-moi deviner j'ai encore parlé à voix haute ? Et j'ai toujours aimé les hommes plus âgé !

- Dans le mille chérie, et je sais je pense toujours a ce professeur d'espagnol... C'était ton premier ?

- Pourquoi cette question ?

- Comme ça, on n'a jamais parlé de ça, de certain de nos ex oui mais pas de ça, je suis curieux !

- Oui et la seule fois ou on a eu cette conversation tu as été fou de jalousie durant des jours.

- Quoi ? Pff non pas du tout !

- D'accord si tu insistes, c'était dans mon dortoir du MIT avec un gars que j'ai rencontré à Harvard lors d'une fête, ça ne m'a pas fait mal, dire que certaines filles se plaignaient de la douleur atroce et du peu de romantisme qu'avait fait preuve leurs petits-amis, moi je n'étais ni douillette ni romantique donc...

- Tu ne l'es toujours pas maintenant.

Marmonna-t-il tout bas mais elle l'entendit et le frappa.

- Je ne tenais pas à ma virginité comme certaines filles, c'était juste une échelle à monter pour moi et toi ?

- Dans une voiture avec une fille dont je ne me souviens plus le prénom, en fait je me souviens juste que c'était dans une voiture et que j'avais aimé ça, j'étais complètement saoul. Tu crois que si on s'était rencontrés avant...

- Je crois pas que ça aurait marché, tu m'aurais trouvé flippante tout court et moi j'aurais flippé sur ton horrible coupe de cheveux et tes polos pastel !

- Ma coupe de cheveux n'était pas si terrible ! Si ?

- Oh oui chéri, tu rassemblais à un détraqué sexuel mais je te trouvais mignon quand même.

Oliver secoua la tête de dépit, sa coupe de cheveux avait été à la mode à l'époque, visiblement elle ne comprenait rien à ça ! Lui, un détraqué sexuel ? Il avait été un sex symbole !

- Comment vont mes minis ninjas ?

Demanda-t-il en s'accroupissant devant elle. Il posa ses mains sur son ventre qui grandissait à vue d'œil, il avait tellement hâte qu'il devienne encore plus grand, il aimait tellement la sensation de son ventre rond sous ses doigts, il sourit quand trois secondes plus tard deux coups simultanés sous ses mains le saluèrent, Felicity lui avait dit que dés qu'il parlait les jumeaux devenaient fou dans son ventre, comme s'ils étaient content de le voir. La nuit il leur chantait une berceuse russe, la seule chose bonne qu'il avait ramené de Russie, son visage appuyé contre le bas-ventre de sa fiancée, il les sentait se calmer sous ses mains avec les minutes.

- Ils sont en train de me rendre complètement folle tes enfants, pourquoi ils ne dorment pas ?

- Parce que ce sont tes enfants et qu'ils sont sans aucun doute hyperactifs comme toi.

- Comme moi ? Tu n'es pas hyperactif toi peut-être ? Monsieur je ferme l'œil à peine six heures !

- Madame je ferme l'œil à peine cinq heures.

Rétorqua-t-il en penchant la tête sur coté.

- Tu es pire que moi et tu le sais mon amour !

- Donc tu vas me faire quoi comme cadeau d'anniversaire ?

- Tu change de sujet car tu sais que j'ai raison et c'est hors de question que je te le dise.

- Et pourquoi ça ? Dit-elle en faisant la moue.

- C'est une surprise, tu m'as dis ce que tu prévois pour notre première saint-valentin toi ? Non, alors tu ne saura rien.

- Si je te...

- Non je ne me ferais pas corrompre Felicity chérie, je serais dur !

- C'est sûr que tu seras dur quand j'aurais...

- Huh non non, je n'écoute plus, j'ai mis mes doigts dans mes oreilles, je n'entend rien !

- J'aurais voulu ne rien entendre moi, intervint Thea, l'air dévasté.

Le couple haussa les épaules en même temps.

- Vous êtes écœurant, j'ai jamais vu des gens aussi synchronisés que vous deux, c'est complètement fou.

- Tu vas devoir t'habituer belle-sœur.

- On compte rester comme ça jusqu'à ce que...

- La mort nous sépare.

Fini Felicity regardant son fiancé avec amour.

- Monsieur Smoak.

- Madame Queen.

- Mais vous faites quoi au juste ? Non finalement je ne veux pas savoir, vous êtes complètement dingue, ma nièce et mon neveu bougent ?

La blonde hocha la tête et lui fit signe de venir plus près, Thea s'approcha avec enthousiasme comme à chaque fois qu'elle allait poser sa main sur son ventre, Felicity lui prit la main et la posa sur le coté de son ventre, un coup lui répondit de suite la faisant rire. Oliver regarda sa sœur et sa fiancée rire ensemble, son cœur lourd d'amour pour ses deux merveilleuses femmes qui lui étaient si chères, les temps durs semblaient si lointains face à de si beaux moments de joie tel que celui-ci.

...

- Vingt-huit semaines -

- Bonjour Felicity.

- Papa ?

Elle resta bouche-bée face à l'homme devant elle, il avait vieilli, ses cheveux autrefois bruns étaient gris, des rides cernaient son visage mais c'était lui... Son père... Qu'elle n'avait pas vu depuis presque vingt ans. Il lui sourit tendrement et elle sentit son cœur de petite fille battre à tout rompre... Elle se demandait pourquoi il était revenu ? Que voulait-il ? Était-il tombé sur son attaque et voulait voir si elle allait bien ? Un petit filet d'espoir grandit à l'intérieur d'elle.

- Peut-on allez boire un café ou un thé étant donné que tu...

Il fit un geste vers son ventre avec un sourire étrange, instinctivement elle posa sa main dessus, elle ne se sentait pas en danger mais sur ses gardes quand même.

- Ça fait si bizarre de voir sa petite fille portant ses propre bébés.

- Et bien quand tu ne l'as voit pas durant vingt ans, ça peut faire cette effet, commenta-t-elle froidement. Écoute je ne vais aller par quatre chemins, pourquoi es-tu là ?

- J'avais un travail qui m'a mené à faire face à un adversaire qui m'a presque battu, presque et ça m'as intrigué, qu'elle n'était pas ma surprise... Overwatch !

Felicity blêmit, une légère panique monta en elle, déglutissant elle posa sa tasse de chocolat chaud sur la table et porta ses mains sur les roues de sa chaise roulante. La déception était cuisante, il n'avait visiblement pas été inquiet pour elle. Elle serait morte, qu'est-ce que ça lui aurait fait ? Strictement rien !

- Au revoir et à jamais !

Elle roula vers la sortie, son père la suivant prestement.

- Felicity ! Attend, ce n'est pas ce que tu crois !

- Ah bon ? Tu n'es pas un criminel prêt a laisser huit milles personnes innocentes mourir pour de l'argent ?

- Non ce n'est pas ça, pas du tout ma chérie, on fait la même chose toi et moi, ce n'est pas différent de ce que tu faisais au MIT ou maintenant avec les justiciers, tiens prend ça.

Il lui donna une clef USB et lui expliqua que si elle regardait son contenu elle comprendrait, Felicity arracha l'objet des mains de son père et s'en alla en roulant aussi vite que lui permettaient ses bras, le stress qu'elle avait éprouvé l'espace de quelques minutes fit qu'à présent sa vessie avait besoin d'être vidé en urgence et il n'y avait personne pour l'aider à aller aux toilettes, elle n'y arrivait pas toute seule malgré tout ses efforts, se soulever avec le poids supplémentaire des bébés était trop dur, un coup contre son pauvre organe sous utilisé la fit gémir de douleur, il fallait qu'elle y aille tout de suite.

- Attend papa... Je veux dire Noah... Je... J'ai besoin de ton aide...

- Oui bien sûr, dit-il en venant vite vers elle, avec inquiétude. De quoi as-tu besoin Felicity ?

- Il faut que tu m'accompagne aux toilettes, je dois faire pipi et... J'ai besoin d'aide pour me soulever... Je n'ai personne à proximité, mon chauffeur ne sera pas là avant quinze minutes sinon je ne te demanderais pas...

Son père lui fit signe de se taire et prit les poignées de son fauteuil pour l'amener aux toilettes, arrivés devant les portes, son père hésita, clairement indécis.

- Hors de question que j'aille dans ceux des hommes, je n'imagine pas la saleté, je suis enceinte je suis donc fragile aux infections alors on va dans ceux des femmes !

- D'accord, c'est bon !

En entrant dans la salle plutôt grande et assez propre, heureusement, Felicity prit les commande de son fauteuil et se dirigea vers les toilettes pour handicapés, elle entra, son père la suivant l'air maladroit.

- On fait comment ?

- Hum... Il faut que tu m'aides à me tenir debout, tu dois tenir mon poids sur toi, je ne dois absolument pas en mettre sur ma jambe, c'est important.

Noah passa ses bras sous ses aisselles et la souleva doucement, Felicity lui cria de faire attention et se tint sur sa bonne jambe, appuyée contre son père elle respira profondément, la peur et la honte lui mettant les larmes aux yeux. Elle essaya de lever sa robe mais sans sucés son ventre proéminent l'en empêchant. Pourquoi diable avait-elle mit une robe près du corps ?

- Je sais que c'est gênant mais je suis ton père, c'est moi qui t'ai appris à aller sur le pot toute seule, tu es ma fille Felicity ! Alors dis-moi comment t'aider comme il faut !

- Aide-moi à lever ma robe.

- Ok passe tes bras autour de mon cou et tiens-toi bien.

Elle s'exécuta toujours mal à l'aise, son père passa ses doigts sous la jupe de sa robe et la leva doucement de peur de lui faire mal, il resta coincé au niveau de son ventre, Felicity lui dit de remonter encore sinon elle allait faire pipi sur l'ourlet.

- Maintenant tu peux sortir !

Felicity, assise sur les toilettes, soupira de soulagement c'était presque aussi bon que de manger, en parlant de manger... Qu'est-ce qu'elle ne donnerait pas pour des lasagnes faite par Lyla. Une fois sortie d'ici elle lui téléphonera en cachette d'Oliver, elle voulait une soirée fille.

- Tu en es à combien exactement ?

- Quoi ? Répondit Felicity l'esprit embrumé par des lasagnes juteuse.

- De grossesse.

- Oh... Heu... Sept mois, j'ai presque fini, encore un mois et demi et je pourrais enfin tenir mes bébés dans mes bras !

- Je suis heureux pour toi, je vois que tu es vraiment épanouie et c'est tout ce que j'ai toujours voulu pour toi... Que tu sois heureuse dans tout les aspects de ta vie, je ne suis pas un bon père je le sais et je doute que peu importe ce que je fasse ou dise aujourd'hui change quelque chose mais pour ce que ça vaut je suis très fier de toi Felicity, de la femme incroyablement forte que tu es devenue, tu vas être une mère remarquable, tes enfants auront beaucoup de chance.

Essuyant ses joues, Felicity renifla et ne comprit pas pourquoi ça lui faisait quelque chose de si fort, son cœur semblait se briser puis se reformer et se briser à nouveau, pourquoi après tant d'années ce qu'il disait semblait compter plus qu'elle ne l'aurait cru possible, elle était une femme adulte, PDG, fiancée, bientôt mère alors pourquoi l'avis d'un père qui l'avait abandonné durant sa petite enfance la faisait pleurer comme une petite fille ?

- J'ai fini, tu peux m'aider ?

Devant sa limousine, Felicity hésita ne sachant pas si c'était une bonne idée mais son cœur lui disait de le faire et elle avait toujours écouté son cœur.

- Je pense que tu devrais quitter la ville...

Une expression peinée passa sur le visage de son père avant qu'il ne la ravale pour son sourire habituel.

- Je comprends.

- Laisse-moi finir, je veux que tu partes et que toutes affaires louches que tu as déniché ici sois annulées, je ne permettrais pas que tu fasses le mal dans ma ville... Et je veux que tu reviennes dans un mois et trois semaines pour la naissance des jumeaux, je veux qu'ils puissent connaître leur grand-père de sang mais Noah je vais être très claire tu trahies une seule fois ma confiance... Tu ne veux pas savoir ce que je te ferais ! Si par contre tu sais que tu ne pourras pas être là pour le long terme, ne reviens pas !

Le chauffeur, engagé exprès pour ses compétences en soins des paraplégiques, la fit monter sur le siège arrière avec beaucoup de délicatesse. Elle ne se retourna pas une fois.

- Où allons-nous Madame ?

- Chez moi, merci Ronald.

...

- Épouse-moi.

Demanda une nouvelle fois Oliver. Felicity leva sa main et tortilla ses doigts avec un sourire éclatant.

- J'ai déjà répondu à cette question... Plusieurs fois.

La journée avait été longue et dure, entre Thea qui se mourait, Nyssa qui voulait sa maudite bague ainsi que son obstination à appeler Oliver son époux, Malcolm qui ne voulait pas abandonner sa précieuse bague pour rien au monde même pour le rétablissement de sa fille, son père qui s'était pointé la bouche en cœur. Oliver se sentait coupable d'avoir trahi Merlyn et Felicity avait fait de son mieux pour le réconforter néanmoins à l'intérieur elle se disait que il n'aurait pas dû lui couper la main mais la tête... Mais bon... ! Après avoir raconté à Oliver la visite de son père, il lui avait dit qu'elle avait bien fait... Comme si il lui aurait dit le contraire tiens... Il n'était pas suicidaire !

- Tu l'as menacé ? Avait-il demandé ahuri.

- Ce n'était pas une menace et... C'est pour le bien des enfants, je refuse qu'ils souffrent par sa faute.

- Tu viens d'avouer que tu l'as menacé juste maintenant...

Felicity lui avait lancé son regard qui tue le faisant se ratatiner sur lui-même.

- Tu es super sexy menaçante, tu sais ça ?

- Huh.

Il s'approcha d'elle et se mit à genoux, posant sa main sur la bosse énorme de son ventre, Oliver lui fit un sourire.

- Avec tout ce qui s'est passé je me dis pourquoi attendre Felicity, Thea va mieux, la ligue est dissoute, Malcolm lèche ses plaies dans un coin sombre, H.I.V.E se fait plutôt calme ces derniers temps alors pourquoi attendre octobre ?

- Je ne sais pas... Il y a l'organisation à faire et... Je suppose que nous pourrions faire un petit mariage à la place avec juste nos amis, pas de traiteur juste un dîner et un bon gros gâteau, ça rendrait furieuse ma mère... J'aime ça !

Elle lui fit un clin d'œil taquin, il fit glisser ses mains sur ses chevilles faisant des cercles du bout de ses index, il pencha la tête sur le coté pour mieux l'observer... Elle était si belle sa future femme.

- Le vingt-quatre juin, qu'est-ce que tu en dis ? Je ne sais pas pourquoi mais cette date me reviens tout le temps en tête.

- Alors ce sera cette date là... Le jour de notre mariage...

- J'ai tellement hâte mon amour que tu devienne enfin ma femme et moi ton mari.

- Moi aussi.

Elle posa ses mains sur ses joues piquante de chaume et l'embrassa langoureusement.


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