Bonjour à tous ! Me revoilà avec un nouveau chapitre ! Celui – ci s'annonce…Et bien vous verrez ! J'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire. J'espère que vous l'apprécierez à sa juste valeur ! J'ai eu récemment des questions vis-à-vis des lecteurs ! Si vous avez besoin de poser des questions à propos de l'histoire je me ferais une joie de vous y répondre ! Alors n'hésitez pas ! Réponses aux reviews ?
- Réponse à felynx : ahahaha oui oui je sais c'est affreux de couper à un tel moment ! Mais c'est ce qui rend l'histoire plus intéressante non ? Je te souhaite une très bonne lecture !
- Réponse à Salom Eloha : Cela me touche beaucoup que la romance entre Elendil et Legolas te plaise à ce point ! Et oui j'aime bien vous faire peur ! J'espère que la suite te plaira encore plus !
- Réponse à Kvin : Chapitre préféré vraiment ? C'est super gratifiant merci à toi de suivre Elendil à travers cette épopée magique ! Régale-toi avec la suite ! Bonne lecture !
- Réponse à haseyo : Oui je sais je crois que c'était fait exprès que je coupe à ce moment précis ! La suite est enfin là ! Bonne lecture !
- Réponse à Rachel Rekha : Merci beaucoup pour ce commentaire encourageant ! Cela me motive à donner le meilleur de moi-même par la suite ! Je te souhaite une bonne lecture !
Place aux musiques ! :
The Lord of the Rings: The Two Towers CR - 09. Refuge Of Helm's Deep (De « C'était un ciel » à « En Isengard »)
The Lord of the Rings: The Two Towers CR - 10. The Voice of Saruman (De « En Isengard » à « Très loin d'ici »)
For Thine Is the Kingdom, Power and the Glory - The Tudors Season 3 Soundtrack (De « Très loin d'ici » à « Elendil se réveilla »)
The Lord of the Rings: The Two Towers CR - 11. Arwen's Fate (De « Elendil se réveilla » à « En Ithilien »)
The Lord of the Rings: The Two Towers CR - 15. Faramir's Good Council (De « En Ithilien » à « Elendil veillait »)
The Lord of the Rings: The Two Towers CR - 01. Aragorn's Return (De « Elendil veillait » à « Le Roi Théoden était »)
The Lord of the Rings: The Two Towers CR - 03. Where Is The Horse And Rider? (De « Le Roi Théoden était » à « Soudain » )
The Lord of the Rings: The Two Towers CR - 04. The Host Of The Eldar (De « Soudain » à « Les elfes se rangèrent »)
The Lord of the Rings: The Two Towers Soundtrack - 15. The Hornburg (De « Les elfes se rangèrent » jusqu'à la fin)
Voilà pour la petite tracklist ! Je vous souhaite à tous une très bonne lecture !
Baka Saru
UNE NOUVELLE LUEUR D'ESPOIR
Chapitre 9 : A travers l'ombre, jusqu'à la fin de la nuit
C'était un ciel pâle d'orage qui s'annonçait sur le Royaume du Rohan. Des pas sourds et rythmés résonnaient tels des tambours dans les vastes plaines de l'Isengard. Les traces de pas se mélangeaient entre elles. Une armée… Une armée d'Orques. Celle-ci n'avait qu'un seul et unique but : détruire le monde des hommes.
Le Gouffre de Helm était une forteresse bâti dans la roche. Un long chemin fortifié montait jusqu'à la porte principale du fort. Dans cette dernière se trouvaient des étables et une armurerie, ainsi qu'une grande salle à l'arrière qui était creusée dans la montagne et une grande tour. Le Gouffre était protégé par le long Mur encerclant l'édifice, un solide mur de pierre, percé afin de laisser passer les eaux de la Rivière qui permettait de s'approvisionner en eau douce en situation de siège. Le mur mesurait environ une vingtaine de mètre de haut, ce qui pouvait représenter un atout pour les Rohirrims. Il y avait aussi une grande tour "Le Hornburg" au sommet de laquelle est fixé le grand cor de Helm Hammerhand.
La mission d'Eowyn avait été accomplie avec succès. Le peuple d'Edoras serait en sécurité ici… Du moins Eowyn l'espérait. Les villageois pénétrèrent dans la forteresse où déjà d'autres peuples du Rohan s'étaient réfugiés. Une mère qui reconnut immédiatement ses enfants se précipita vers eux des larmes de joie coulant sur ces joues. La petite Freda reconnu sa mère : - Maman !
- Eothain ! Freda !
Ils s'étreignirent, heureux d'être enfin réunis.
Eowyn inspecta les lieux. Les réserves étaient maigres et insuffisantes pour subvenir aux besoins des villageois.
- Où est le reste ?
Un des réfugiés lui répondit la mine inquiétante et fatiguée : - C'est tout ce que nous avons Gente Dame…
- Rangez cela dans les cavernes.
Soudain des bruits sourds de sabots retentirent sur le pont menant au fort. Un des gardes annonça :
- Laissez-passer le Roi Théoden ! Laissez-passer le Roi !
Éowyn se rendit à la porte principale de la forteresse afin de prendre en charge les blessés. Elle put apercevoir que de nombreuses pertes avaient été causées par les gobelins et leur Wargs. Elle s'empressa d'aider son oncle tout en ajoutant :
- Si peu… Si peu d'entre vous sont de retour…
- Notre peuple est sauf. Nous avons payé cela par de nombreuses vies.
Gimli arriva le visage grave la hache à la main : Gente Dame...
La jeune femme se rendit compte que quelque chose clochait, elle interrogea le nain la gorge nouée :
- Et le Seigneur Aragorn, où …est-il ?
Le nain baissa la tête : - Il est tombé...
Eowyn vit que le Dunedain n'était pas le seul absent : - Et Dame Elen…
Elle croisa le regard de son oncle, ce qui la stoppa dans son interrogation. Mais le Roi n'était pas le seul à être dévasté par la disparition d'Aragorn et d'Elendil. L'expression de Legolas laissait deviner le désarroi et l'affliction, abattu par la perte de ces fidèles amis.
Le Roi Théoden ordonna : - Rassemblez toutes nos forces derrière le mur. Barrez la porte. Instaurez un tour de garde.
Gamelin qui avait survécu à l'attaque des Wargs, s'exécuta : - Que faire de ceux qui ne peuvent pas se battre, mon Seigneur ? Les femmes et les enfants?
- Emmenez-les dans les cavernes. Le bras de Saroumane aurait bien grandit s'il croit pouvoir nous atteindre ici.
En Isengard ,
A travers son Palentir le sorcier Saroumane surveillait les moindres faits et gestes du Roi Théoden et de ses compagnons. Accompagné de Grima, l'ex conseiller du Roi, il bénéficiait de précieuses informations concernant le Gouffre de Helm. A travers le Palentir Grima resta sceptique :
- Le Gouffre de Helm a une faiblesse. Son mur d'enceinte est gravé dans la roche, hormis un petit caniveau à sa base, un peu plus grand qu'un égout. Comment ? Comment le feu pourrait-il défaire la roche ? Quel genre de machine pourrait abattre le mur ?
Le sorcier était confiant... : - Si on fait une brèche dans le mur, le Gouffre de Helm tombera.
… Mais l'ex conseiller du Roi l'était beaucoup moins : - Même en cas de brèche, il faudrait être un très grand nombre, des milliers, pour prendre d'assaut la forteresse.
- Des centaines de milliers.
- Mais, mon Seigneur, il n'existe pas une telle armée.
Ils se dirigèrent au sommet de la Tour. A ce moment précis, des hurlements primitifs s'échappèrent dans le vent. Les Orques avaient soif de pouvoir et de mort ! Quiconque se mettrait en travers de leur chemin le paierait amèrement. Saroumane leur fit signe de se taire et commença son bref discours.
- Un nouveau pouvoir s'élève. La victoire est imminente ! Cette nuit, la terre sera souillée par le sang du Rohan ! En avant au Gouffre de Helm ! Pas de quartier ! A la guerre ! Il n'y aura pas d'aube pour les Hommes.
La forêt de Fangorn entourait la Tour de l'Isengard. Merry et Pippin avaient trouvés refuge à travers ces vastes étendus d'arbres. La particularité de cette forêt reposait sur la vie qui animait ces arbres. Les deux hobbits firent la connaissance de Sylvebarbe. Il était le gardien de la forêt de Fangorn et l'Ent le plus âgé vivant en Terre du Milieu. Ami de Gandalf, il avait pour mission de protéger les hobbits. Perchés en haut de ses branches Merry et Pippin remarquèrent une épaisse fumée surplombant l'Isrengard.
- Regardez ! Il y a de la fumée au sud !
Sylvebarbe parla d'une voix forte et lente : - Il y a toujours quelque fumée qui s'élève de l'Isengard ces temps-ci.
Merry ne comprenait pas les paroles de l'Ent : - De l'Isengard ?
- Il fut un temps où Saroumane se promenait dans mes forêts. Mais à présent il a un esprit de métal et de rouages. Et ne se soucie plus des choses qui poussent…
Pippin entendit les pas sourds des Orques: - Qu'est-ce que c'est ?
Son cousin comprit alors ce qui se tramait : C'est l'armée de Saroumane ! La guerre a commencé.
Très loin d'ici, une femme elfe dérivait sur l'eau jusqu'à s'échouer sur une plage de galets. Complètement inconsciente, des images défilèrent au sein de son esprit.
Il y a 60 ans, le Dragon Smaug fut déniché de la Montagne Solitaire par les nains de la Compagnie de Thorin Écu de Chêne. Son courroux fut sans appel. La ville sur le Lac du nom de Lacville demeura la proie des flammes de la grande créature. Une fois abattu par Bard, le Dragon alla s'écraser sur le flan de la montagne. Ravagée, la ville n'était plus que cendres et poussières. Les derniers vivres des villageois flottaient sur le Lac sans vie et gelée. Les rescapés pleuraient la perte de leur maison et de leurs proches. Bard cherchait son fils : Bain. Celui-ci avait été sauvée par Elendil , en sautant de la tour pour atterrir dans l'eau glacée du Lac.
- BAINNNNNNNNN !
Il ne parvenait pas à le distinguer à travers la foule. Soudain il put discerner à travers les plaintes et les pleurs, les cris d'appel à l'aide d'un enfant.
- PERRRRREEEEEEE ! PERRRRRREEEEE !
Bard couru au son de cette voix et trouva son fils. Il était trempé et tremblait jusqu'aux os. Des larmes d'inquiétudes ruisselaient sur ces joues, il essayait de porter la femme elfe qui visiblement était gravement blessée. Son dos écorché, fut la victime de la fureur du Dragon. Elle hurlait et haletait de douleur. Le garçon culpabilisait et suppliait son père de l'aider :
- C'est de ma faute ! C'est à cause de moi si elle est dans cet état ! Il faut la sauver père ! Il nous faut la sauver ! Je vous en prie !
Bard alla porter Elendil pour la ramener à la plage tout en quémandant de l'aide : - Il faut sauver cette femme ! Trouver de l'athélas ! Vite !
Les villageois s'exécutèrent. Legolas qui aperçut Elendil vint à son chevet. Il put observer avec effroi son dos meurtri. Il regarda Bard dans les yeux afin de connaître l'auteur de ces lacérations. L'elfe se promis de faire payer cet acte à son agresseur.
- Qui ?
- Le Dragon.
Elendil serrait les dents et gémissait, Legolas lui donna la main afin que celle-ci puisse la saisir.
Un des rescapés revint avec la plante médicinale elfique et la tandis à Bard. Legolas observa la mauvaise herbe et s'acquitta de soigner Elendil. Bard essayait tant bien que mal de rassurer la femme elfe :
- Nous allons vous soigner Elendil, gardez courage.
Legolas ordonna à ce qu'elle soit maintenue. Elendil le regarda suppliant de faire vite. Il serra les poings, l'état dans lequel se trouvait son amie d'enfance le mit dans un état de profonde colère :
- Ánin apsanë. (Pardonnez-moi)
Legolas broya la plante, et commença à l'appliquer sur le dos d'Elendil
- ARRRRRGGGGGHHHHHHHH !
Bard exigea : Maintenez-la !
Elle se débattait et sanglotait de douleur,. Un nom s'échappa de sa gorge :
- ARRRRRRGGGHHHHH, GNNNN, Tho….rin…. Thorin… ARRRGGGHHHHH…THOOOORRRRRRRIIIIINNNNNNNNNNN !
Elendil se réveilla sur une plage de galet. Elle était épuisée, son corps lui faisait mal. Ses yeux à peine entrouverts voyaient le ciel gris d'orage. Son souffle demeurait irrégulier. Ses vêtements étaient trempés à cause de la chute dans l'étang. L'elfe tourna sa tête trop faible pour pouvoir bouger. L'image était floue mais elle put deviner la silhouette d'Aragorn. Lui aussi avait échoué ici. Malgré elle, Elendil essaya de se lever, mais sa jambe la faisait souffrir. Elle se trouvait légèrement entaillée au niveau de la cuisse, sans doute à cause de la chute. Une fois sa vue retrouvée progressivement , elle rampa jusqu'au Dunedain. Elendil essaya de le secouer pour que celui-ci recouvre ses esprits.
- Aragorn… Aragorn ?
Elendil trouva son pouls très faible. La situation était donc très risquée. Elendil savait que le sort de la Terre du Milieu dépendait également de cet homme. Elle déposa une main sur son front et sur son cœur et elle prononça des paroles elfiques visant à le soigner.
- Puisse la grâce des Valars vous protéger…
Quand elle sentit son cœur battre normalement, elle stoppa son incantation. Aragorn demeurait encore inconscient mais il commençait à bouger légèrement. Elendil voulut vérifier l'énergie qui lui restait, mais elle remarqua que son collier : l'étoile de l'Aube ne figurait plus autour de son cou… Malheureusement elle n'avait pas le temps de le chercher… Il pouvait être n'importe où…
Alors malgré le peu de force à sa disposition elle essaya de se mettre debout. Elle se fit un garrot pour éviter une perte trop importante de sang et elle tenta de porter Aragorn. Soudain elle entendit des bruits de sabot … Erresëa et Arod se dirigeaient vers eux. Elendil se laissa tomber sur son étalon, heureuse que celui-ci aille bien :
- Erresëa…
Le cheval posa sa tête sur le front de sa maîtresse. Lui aussi était soulagé de voir sa cavalière en vie.
- Aide-moi à hisser Aragorn sur Arod. Je me servirais de ma corde pour les garder près de nous.
Ils portèrent Aragorn sur Arod. Elendil enroula une corde autour du coup de l'étalon afin de pouvoir le guider tout en restant près d'eux :
- Au gouffre de Helm Eressëa.
En Lothlorien Galadriel s'adressait indirectement aux Rois Elfes, elle présentait un danger qui ne faisait que croître :
- I amar prestar aen... han mathon ne nen, han mathon ne chae, a han nostan ned gwilith.(Le monde a changé... je le vois dans l'eau, je le sens dans la terre, je le sens dans l'air)Le pouvoir de l'ennemi grandit. Sauron va se servir de son pantin, Saroumane, pour détruire le peuple du Rohan. L'Isengard s'est déchaîné. L'Oeil de Sauron est à présent tourné vers le Gondor, dernier royaume libre des Hommes. Sa guerre dans cette contrée viendra promptement. Il sent que l'Anneau est proche. La force du porteur de l'anneau faiblit. Dans son cœur, Frodon commence à s'apercevoir que la quête lui coûtera la vie. Vous le savez… Vous l'avez pressentit… C'est le risque que nous avons tous pris. Dans les ténèbres grandissantes, la volonté de l'Anneau se renforce. Dorénavant il s'emploie à retrouver le chemin de la main des Hommes. Hommes si aisément séduits par son pouvoir. Le jeune Capitaine du Gondor n'a qu'à tendre la main, s'emparer de l'Anneau et le monde s'effondrera. Aujourd'hui il est si près, si près d'atteindre son but. Car Sauron dominera toute vie sur cette Terre, même si cela conduit à la fin du monde. Le temps des Elfes est ré -nous abandonner la Terre du Milieu à son destin ? Laisserons-nous ces peuples se défendre seuls ?
En Ithilien, Frodon et Sam se firent capturer par Faramir , le jeune frère de Boromir, plus sage que son ainé. Celui –ci annonça la mort de Boromir aux deux hobbits qui visiblement ne s'attendaient pas à une telle nouvelle. Gollum, fourbe et malin échappa à leur filet.
Bien avant cela à Emyn Muil (zone montagneuse située non loin du Mordor) passant dans une zone très rocailleuse, les deux Hobbits avaient surpris Gollum qui les suivait depuis la Moria. Ils le capturèrent et le prirent pour guide. Celui-ci apprit grâce à Frodon que son allure n'était pas si différente d'un hobbit , il y a bien des années … et que son véritable nom était Sméagol. Gollum les amena à la Porte Noire. Mais ils décidèrent de prendre un chemin plus secret, détourné, pour atteindre la Montagne du Destin.
Un soir dans un des repères de l'armée du Gondor , Faramir alla quérir Frodon et Sam.
- Veillez venir avec moi, messieurs (ils sortirent de la grotte situé au creux d'une falaise. Plus bas s'écoulait une cascade avec un coin d'eau. ) Là, en bas. Entrer dans le lac interdit est punit de mort. Ils attendent mon commandement. Dois-je donner l'ordre ?
Faramir faisait mention de Gollum, celui-ci savourait son poisson…fraichement pêché, il chantait heureux de son… festin :
- Le lac est beau,
Fraîche est son eau,
Si délicieux !
C'que nous voulons,
C'est du poisson,
Fort bien goûteux !
Alors que Faramir abaissa légèrement le bras Frodon l'interrompit :
- Attendez ! Cette créature est liée à moi. Et moi à elle. C'est notre guide. Pitié, laissez-moi aller le rejoindre.
Il descendit rejoindre la créature : - Sméagol. Le Maître est là ! Approchez, Sméagol. Faites-moi confiance. Approchez !
- Il faut que nous partions ?
- Sméagol, faites confiance au Maître. Suivez-moi, dépêchez-vous. Allez venez. Oui c'est bien. Gentil Sméagol. Gentil. Allez venez.
Tout d'un coup les hommes de Faramir se jetèrent sur Gollum afin qu'il ne puisse pas se débattre. Frodon leur cria alors :
- Ne lui faites pas de mal ! Sméagol ne lutter pas ! Sméagol écoutez-moi !
- Maître !
Ils ramenèrent la créature à l'intérieur de la grotte où Faramir procéda à un interrogatoire :
- Où est ce que tu les emmenais ? Réponds-moi !
Gollum pleurait sur lui-même, le dos tourné au jeune capitaine du Gondor. Quand une voix moqueuse et perfide sortit de sa bouche :
- Sméééagol... Pourquoi il pleure, Sméagol ?
Une autre voix dont le ton était très différent répondit à la première :
- Les méchants Hommes nous ont fait du mal. Le Maître s'est joué de nous.
- Je te l'avais bien dit. Je t'avais dit qu'il était perfide. Je t'avais dit qu'il était faux.
- Le Maître est notre ami... notre ami.
- Le Maître nous a trahis.
- Non, ce n'est pas tes affaires. Laisse-moi tranquille !
- Sales petits Hobbits. Ils nous l'ont volé.
- Non... Non !
Faramir profita alors de cette situation pour poser sa question : - Qu'ont-ils volé ?
Gollum se retourna alors et cracha : Moooooooon précieux !
Faramir: se tourna alors vers les hobbits en scrutant l'Anneau autour du cou de Frodon :
- Alors... voici donc la réponse à toutes les énigmes. Je vous tiens dans cette région déserte. Deux semi-hommes et une armée d'Hommes à mes ordres l'Anneau de pouvoir qui est à portée de main. L'occasion pour Faramir, capitaine du Gondor, de prouver sa valeur.
L'Anneau envouta de plus en plus l'homme et Frodon le ressentit. Une douleur parcouru sa poitrine :
- Non !
Sam s'interposa : - Ça suffit ! Laissez-le donc ! Vous ne comprenez rien ? Il doit le détruire. C'est ce que nous comptons faire. En allant en Mordor. A la Montagne de feu.
Un des hommes de Faramir vint le quérir :
- Osgiliath vient d'être attaquée. Ils ont besoin de renforts.
Sam insista : Je vous en prie. C'est un tel fardeau. Ne l'aiderez-vous donc pas ?
- Capitaine ?
Faramir se tourna vers le soldat : - Préparez-vous au départ. L'Anneau va aller au Gondor.
Elendil veillait à ce qu'Aragorn ne chute pas de son cheval. Alors qu'ils chevauchaient en direction du Gouffre, ils tombèrent sur une armée d'Orques se dirigeant dans la même direction qu'eux. L'elfe prit conscience du danger :
- Il faut prévenir Théoden
Ils reprirent leur chemin, et après une journée entière de route ils arrivèrent enfin à destination. Elendil souriait de fatigue, elle sentit alors une présence sur son épaule. Aragorn semblait aller beaucoup mieux. Il inclina sa tête et la remercia :
- Hantanyë, Elen síla lyenna! (je vous remercie, une étoile brille sur vous)
Ils pénétrèrent au sein du fort où l'on pouvait entendre « ils sont vivants ! »
Aragorn aidait Elendil à descendre de son cheval, sa jambe la faisant moins souffrir. Elle parvenait à se tenir debout mais cela ne l'empêchait pas de boiter. La fatigue se lisait sur leur visage. Gimli essaya de se frayer un chemin :
- Où sont-ils ? Laissez-moi passer. Je vais les tuer ! (il arriva face à eux et alla les étreindre) Vous êtes l'Homme et l'Elfe les plus chanceux, les plus malins et les plus imprudents que j'aie jamais connu ! Soyez béni!
Aragorn lui demanda alors : - Gimli. Où est le Roi ?
Il courru jusqu'aux porte menant à la salle ou se trouvait le Roi quand il tomba nez à nez avec Legolas.
- Le abdollen (Vous arrivez tard)
Aragorn le regarda interrogatif, et rigola. Il étreignit son épaule, signe qu'il était ravi de retrouver son ami, et alla rejoindre le Roi. Eowyn remarqua alors sa présence et fut tout à la fois heureuse et soulagée de le savoir en vie ainsi qu'Elendil. Celle –ci boitait et marchait doucement. Lorsqu'elle vit Legolas, elle se mit à marcher plus vite. Mais il fut plus rapide qu'elle et il vint l'étreindre avec douceur afin de ne pas accentuer la douleur de son corps endolori, la soulevant presque du sol. Elle lui rendit son étreinte, ses bras et son corps émanaient une certaine chaleur et Elendil s'y sentit bien. Lorsqu'il se desserra d'elle, il la scruta. Elle avait le visage et ses longs cheveux recouverts de boue et de sang. Et ses mains étaient ensanglantées. Legolas ne put s'empêcher en souriant :
- Vous avez une mine affreuse.
La femme elfe gloussa faiblement. Il est vrai qu'en apparence, elle ne devait pas être de « bonne conduite ». Cela lui fit penser à son talisman qu'elle avait sans doute égaré dans sa chute. Soudain Legolas lui prit délicatement la main et y déposa un objet. Elendil l'observa et une expression de soulagement s'empara d'elle. L'étoile de l'Aube était de nouveau en sa possession et celle-ci brillait… faiblement certes… mais elle brillait. Elle fixa Legolas. Le regard d'Elendil reflétait de la reconnaissance et elle inclina sa tête :
- Hannon le. (Merci)
Legolas lui sourit et la suivit jusqu'au Roi.
Le Roi Théoden était en pleine conversation avec Aragorn et ses généraux. Quand Elendil pénétra dans la pièce, il alla à sa rencontre, comblé que la femme elfe soit parmi eux.
- Nous allons vous occuper de vous, il faut impérativement vous soigner. Rendez-vous dans les cavernes avec les femmes et les enfants, elles vous administreront les soins nécessaires.
- Milles grâces mon Seigneur
Elle quitta la salle soutenue par Eowyn. Théoden se retourna en direction d'Aragorn
- Une grande armée, vous dites ?
- Oui, l'Isengard s'est vidé.
- Combien sont-ils ?
- Au moins 10 000.
Théoden cru mal entendre : - 10 000 !
- C'est une armée constituée en un seul but : détruire le monde des Hommes. Ils seront là à la tombée de la nuit.
Les paroles invraisemblables du Dunedain n'effrayèrent point le Roi, il sortit à son tour de la forteresse pour se rendre en direction des remparts afin de fixer l'horizon. L'édifice offrait un sérieux avantage sur l'armée du Rohan. Le Roi s'obstina que la guerre n'était pas perdu. Il ordonna à un de ses officiers :
- Eh bien qu'ils viennent ! J'exige que chaque homme ou jeune garçon capable de tenir une arme se tienne prêt à se battre au crépuscule.
- Oui mon Seigneur.
Il observa la chaussée afin d'y émettre une stratégie :
- On pourra couvrir la chaussée et la porte d'en haut. Aucune armée n'a pu franchir le mur du Gouffre et pénétrer dans Fort le Cor.
Le Nain n'était visiblement pas en accord avec le Roi :
- Il ne s'agit pas de ces abrutis d'Orques. Il s'agit d'Uruk-hai. Leur armure est épaisse, et large est leur bouclier.
- J'ai déjà connu maintes guerres, Maître Nain. Je sais comment défendre ma citadelle. Ils se briseront contre cette forteresse comme l'eau sur les rochers. Les hordes de Saroumane vont piller et brûler, mais cela nous l'avons déjà vu. Les récoltes peuvent être ressemées ; les maisons reconstruites. A l'intérieur de ces murs, nous leur survivrons.
Aragorn l'arrêta directement. A son goût, Théoden ne connaissait pas l'ampleur et l'enjeu de cette guerre : - Ils ne viennent pas anéantir les récoltes et les villages du Rohan. Ils viennent anéantir son peuple. Jusqu'au dernier enfant.
- Que voulez-vous que je fasse ? Regardez mes Hommes. Leur courage ne tient qu'à un fil. Si telle doit être notre fin, alors je ferais ce qui est en mon pouvoir pour qu'elle reste gravée dans les mémoires.
Aragorn lui tenait tête : - Vous avez besoin d'aide, mon Seigneur. Envoyez des cavaliers en quérir.
- Et qui viendra ? Les Elfes ? Les Nains ? Nous n'avons pas la chance d'avoir autant d'amis que vous. Les anciennes alliances sont mortes.
- Le Gondor répondra.
C'était le mot de trop. Le Roi s'emporta alors de colère :
- Le Gondor ? Où était le Gondor lorsque l'Ouestfolde est tombé ? Où était le Gondor lorsque nos ennemis nous ont encerclés ? Où était le Gon... (il se calma) Non, mon Seigneur Aragorn, nous sommes seuls. Emmenez les femmes et les enfants dans les cavernes.
Gamelin essaya de conseiller le Roi: - Pour préparer les provisions et pour tenir un siège il nous faut plus de temps...
- Nous n'en avons pas. Nous sommes en guerre! Protégez la porte !
Les femmes et les enfants se précipitèrent dans les cavernes afin d'y trouver refuge. Aragorn suivi de Legolas les guida.
- Nous placerons nos troupes de réserves le long du mur. Ils viendront en appui aux archers par-dessus la porte.
Legolas le retint : - Aragorn ! Vous devriez vous reposer. Vous ne nous servirez à rien à moitié en vie.
Soudain une voix de femme retenti à travers la foule. Eowyn , qui visiblement était en colère se dirigea vers le Dunedain : - Mon Seigneur ! Aragorn ! On m'envoie avec les femmes dans les cavernes.
- C'est une honorable mission.
- S'occuper des enfants, trouvez de la nourriture pour nourrir les hommes à leur retour. Quelle gloire y-a-t-il à cela ?
- Gente Dame. Un jour viendra pour le courage sans gloire. Vers qui se tournera votre peuple en dernier recours ?
- Laissez-moi être à vos côtés …
- Je n'ai pas le pouvoir d'en décider.
- Ne décidez-vous pas de faire rester les autres. Et ils se battent à vos côtés parce qu'ils ne veulent pas être séparés de vous. Parce qu'ils vous aiment.
Le regard d'Eowyn était intense. Elle se rendit compte de ce qu'elle venait de dire : - je..Je suis désolée.
Une partie de la rivière entourant la forteresse s'écoulait dans les cavernes. Elendil y trempa sa jambe. Cela lui fit énormément de bien. L'entaille était assez importante mais grâce aux remèdes administrés par des femmes d'expérience du Rohan, la douleur s'atténuait au fur et à mesure.
- Vous pourrez de nouveau remarcher ma Dame.
- Comment pourrais-je vous remercier mesdames ?
- En gagnant cette guerre !
Elendil savait que les femmes de ce pays étaient fortes, elle leur sourit.
- Je vous jure qu'aussi longtemps qu'il nous restera des forces, nous combattrons.
Les femmes regardèrent Elendil avec compassion : - Maintenant laissez nous nous occuper de vous.
La nuit commençait à tomber sur la Terre du Milieu. Dans l'armurerie, les hommes se bousculaient pour avoir chacun une arme tandis que d'autres appréhendaient de devoir s'en servir. Aragorn se dirigea vers Gimli qui regardait la scène avec pitié. Le Dunedain était dans le même état d'esprit.
- Fermiers, forgerons, garçons d'écuries. Aucun n'est un soldat.
- La plupart ont déjà vu passer trop d'hivers.
Legolas quant à lui était ahuri par la scène qui se déroulait sous ses yeux : - Ou trop peu. Regardez-les. Ils sont terrifiés. Ça se lit dans leurs yeux.
Il n'eût plus aucun bruit dans la pièce. Tous s'étaient retournés sur l'elfe. Elendil venait de rentrer dans la salle. Elle pouvait de nouveau marcher grâce aux remèdes. Les femmes du Rohan l'avaient parfaitement apprêté. Même si ces vêtements étaient en lambeaux, son visage et ses cheveux furent parfaitement lavés. Ses cheveux noués en queux de cheval tressé à 6 brins, permettait de distinguer les fins traits dessinés de la jeune femme. Cependant elle n'arrivait pas à croire ce qu'elle entendait. Legolas regardait un à un les hommes. Il parla en elfique afin qu'ils ne comprennent pas de quoi il était question :
- Boe a hûn : neled herain dan caer menig ! (Il y a de quoi... A 300 contre 10 000 !)
Aragorn lui répondit tout en gardant espoir : Si beriathar hýn. Amar nâ ned Edoras. (Ils se défendront mieux ici qu'à Edoras)
- Aragorn, men i ndagor. Hýn ú-... ortheri. Natha daged aen ! (Aragorn, C'est une bataille qu'ils ne peuvent gagner. Ils mourront tous !)
S'en était trop. Elendil ne pouvait plus écouter un mot de plus. C'est irritée, qu'elle poussa un à un les hommes tout en se dirigeant vers les 3 guerriers, qui la remarquèrent une fois arriver à leur niveau. Elle lança un regard rempli de déception vers Legolas et lui lâcha ces mots :
- Alors je mourrais comme l'un d'entre eux !
Un silence de mort régnait.
- Moi qui pensais que vous aviez changé. Mais de ce fait, il n'en ait rien. Vous êtes comme votre père… Arrogant, décevant. (Ses yeux remplis de colère parlaient pour elle).
Elle tourna les talons et se dirigea vers la sortie. Legolas voulu la suivre mais Gimli l'en empêcha :
- Laissez-la, mon ami. Laissez-la.
Dans la salle principale de la forteresse, Le Roi revêtit son armure avec l'aide de Gamelin.
- Chaque villageois capable de manier une épée a été envoyé à l'armurerie. Mon Seigneur?
- Qui suis-je, Gamelin ?
- Vous êtes notre Roi, sire.
- Avez-vous confiance en votre Roi ?
- Vos hommes, mon Seigneur, vous suivront quel que soit la fin.
- : Quel que soit la fin...
Où sont le cheval et le cavalier ?
Où est le cor qui sonnait ?
Ils sont passés comme la pluie sur les montagnes.
Comme un vent dans les prairies.
Les jours sont descendus à l'ouest.
Derrière les collines, dans l'ombre.
Comment en est-on arrivé là ?
Elendil pénétra dans le hall : - Théoden, j'ai une requête à vous soumettre soumettre.
A Fangorn, La Chambre des Ents avait lieu. Elle avait pour but de définir si oui ou non les Ents rentreraient en guerre. Merry et Pippin prenaient leur mal en patience…jusqu'à ce que Merry soit à bout d'attendre :
- Ça dure depuis des heures !
Son cousin approuvait : - Ils ont bien dû décider quelque chose à présent !
Sylvebarbe se retourna : - Décider ? Non. Nous venons juste de nous dire bonjour.
- Mais c'est la nuit, plus le jour. Vous n'avez pas l'éternité !
- Ne soyez pas si hâtifs !
- Nous perdons un temps très précieux !
Il faisait nuit noir au Gouffre de Helm, des torches venaient d'être allumées. Elendil remarqua un jeune garçon assis sur des marches fixant son épée. Elle s'approcha de lui. Plus loin vers les remparts, Legolas, qui vérifiait l'état de son arc, posa par hasard ses yeux sur eux.
Arrivée à sa hauteur elle dit au jeune garçon d'une voix douce :
- Donnes-moi ton épée. Comment tu t'appelles ?
- Haleth, fils de Hamà, Ma Dame. ( Elendil vérifiait si l'épée était suffisamment aiguisée) Les hommes disent que nous ne passerons pas la nuit. Ils disent que c'est sans espoir...
Elle lui rendit son épée, et plongea se yeux verts émeraudes dans ceux du jeune homme :
- C'est une bonne épée, Haleth, fils de Hamà. (Elle lui sourit) Il y a toujours de l'espoir.
Alors qu'Aragorn finissait d'arborer son armure, Legolas lui tendit son épée :
- Vous êtes un de nos espoirs qui nous permettrons de recouvrer la paix en ce monde Pardonnez-moi. J'ai eu tort de faire preuve de pessimisme.
- Ú-moe edhored, Legolas. (Il n'y a rien à pardonner, Legolas).
Une accolade se fit entre les deux hommes, signe que leur loyauté était robuste.
Gimli essayait une côte de maille qui visiblement…était trop grande pour lui :
- Si on avait le temps, je ferais ajuster cette cotte. Elle est un peu serrée à la poitrine.
Il amusa les deux hommes. Soudain un cor résonna.
Legolas le reconnu immédiatement : - Ce n'est pas un cor d'Orque !
Un des gardes demanda à un des hommes : Va quérir le Roi. Ouvrez la porte !
Une armée d'elfe pénétra le fort. Tous arboraient une armure dorés, munis de leur arc et de leur épée. Elle était dirigée par le capitaine des elfes : Haldir
Théoden arriva en toute hâte :
- Comment est-ce possible ?
Haldir le regarda en toute humilité : - J'apporte la parole d'Elrond de Fondcombe. Autrefois une Alliance existait entre les Hommes et les Elfes. A cette époque nous avons combattu et péri ensemble. Nous sommes venus honorer cette allégeance.
Aragorn alla accoler l'elfe : - Mae govannen, Haldir. (Bienvenu Haldir) Vous êtes plus que bienvenus.
Elendil se précipita à la rencontre des siens. Ils se retournèrent au pas pour la saluer. Elle était béat face à cette arrivée inattendue.
- Haldir …
- Ceci est pour vous Ma Dame, c'est un présent de Dame Galadriel.
L'elfe lui tendit une armure en argent, dont les pièces principales étaient taillées dans les formes d'écailles de dragon. Elle était accompagnée d'une couronne en or blanc typiquement elfique. Elendil ne savait que dire, si ce n'est qu'elle voulait exprimer toute sa gratitude à la Dame de Lothlorien. Elle se rangea alors aux côtés d'Haldir, qui annonça fièrement :
- Nous sommes fiers de nous battre à nouveau aux côtés des Hommes.
Les elfes se rangèrent au niveau des remparts. Leur dextérité dans le maniement de l'arc était sans pareil et serait une aide précieuse dans la bataille. L'armée d'Orques approchait à grand pas. La pluie commença à tomber. A travers le silence de l'attente de la bataille, on pouvait entendre les râles de Gimli :
- Vous auriez pu choisir un meilleur endroit. ( Aragorn arriva derrière eux) Mon ami, quel que soit votre chance, pourvu qu'elle passe la nuit.
- Aragorn leur parla discrètement : - Nous avons un plan.
Il prit le temps de l'expliquer aux deux guerriers.
Legolas était vêtu d'une armure elfique (uniquement sur le haut du corps) en bronze finement taillé. Ses épaulettes quant à elles étaient en argent :
- Vos amis sont avec vous, Aragorn.
Gimli se répéta : - Pourvu qu'ils passent la nuit.
Elendil avait enfilé son armure qui lui donnait une allure magistrale. Elle marchait la tête haute, malgré une certaine inquiétude… Ses deux dagues avaient disparues et elle ne savait guère où elles pouvaient se trouver. Les hommes et les elfes la regardaient car elle dégageait une aura intense. Elle lança un dernier regard à Théoden avant de se rendre sur les remparts. Elle marcha d'un pas décidé vers la plus haute balustrade de la forteresse quand soudain … on lui tendit ses deux dagues. Elle tourna alors la tête sur sa gauche et y aperçu Legolas. Elle trouvait que cette armure accentuait davantage sa carrure. Il prit la parole :
- Nous avons eu raison de vous faire confiance jusqu'ici. Pardonnez-moi. J'ai eu tort de désespérer.
Un faible sourire s'afficha sur le visage d'Elendil, puis se dissipa. Elle n'avait pas été correcte elle aussi.
- Vous m'avez dit …que… je ressemblais davantage à mon père et …
Elendil le coupa, honteuse de la remarque qu'elle avait pu lui faire : - Je n'en avais pas le droit ! Je …
Legolas la coupa à son tour : - Au contraire c'était la vérité… Maintenant je me rends compte qu'il ne suffit pas de survivre… Que la vie… est précieuse. Surtout quand on est un elfe et qu'on en a qu'une seule.
Elle le fixa dans les yeux, et il lâcha ses dagues. Sa vision était fixée sur l'armée d'Orques qui se distinguait de plus en plus. Son regard se reposa sur Elendil, il était empli de sécurité et de sérénité :
- Aragorn nous a expliqué le plan que vous avez établi. (Son regard se fit sérieux). Faites atten….
Avant qu'il ne puisse terminer sa phrase, la réaction d'Elendil se fit en douceur et imminente. Elle s'avança jusqu'à son ami d'enfance et posa son front contre le sien. La pluie rebondissait sur leurs armures, et dégoulinait sur leurs visages. Mais qu'importe, les yeux fermés, Legolas pria les Valars pour qu'il n'arrive rien à l'elfe. Il sentit quelque chose de chaud se glisser dans sa main. Elendil se retira et regarda Gimli. Sa voix étant moqueuse :
- Veiller sur lui Gimli !
- AHAHA
Elle lança un dernier regard à son ami d'enfance avant de se retirer. A ce moment-là Legolas scruta ce qui pouvait se trouver dans sa main et… il n'en cru pas ses yeux : l'étoile de l'Aube.
Gimli l'air taquin : - C'est un précieux cadeau l'ami !
- Vous n'avez pas idée !
Aragorn passa à travers les rangs elfiques et donna ses directives :
- A Eruchîn, ú-dano i faelas a hyn an uben tanatha le faelas ! (N'ayez aucune pitié, car ils n'en auront aucune !)
Gimli dont la taille ne lui prédisposait pas à une très bonne vision demanda l'état des lieux :
- Qu'est-ce qu'il se passe là-bas ?
Legolas lui répondit d'un ton narquois : - Dois-je tout vous décrire ? Ou vous trouver un marche pied ?
- AHAHA
L'armée d'Orques se tenait désormais à quelques mètres de la forteresse. La bataille du Gouffre de Helm allait enfin pouvoir commencer.
Alorsss tout va bien ? Vous avez survécu jusqu'ici ? Le prochain chapitre sera dans une semaine ! Si vous avez des questions n'hésitez pas ! (y allez pas trop fort non plus hein ? !) Portez-vous bien d'ici là et à bientôt !
Baka Saru
