Les personnages ne m'appartiennent pas, sauf Camille. Je n'écris que l'histoire.
Comme je pars en vacance j'ai décidé de poster un chapitre étant donné que je ne sais pas quand j'aurai la possibilité d'en poster un à nouveau. Je vais essayer d'en poster encore un mais cela va dépendre du temps que je vais mettre à le corriger.
En espérant que ce chapitre vous plaise. :)

Megane: Voilà deux chapitres ;) Dis moi ce que tu en penses... Oui je vais écrire des lemons :)

Chapitre 9 :

Je me dirigeai vers le salon lorsque je me stoppai.
Quelque chose cloche... Me dis-je sans savoir ce que ça pouvait être.
Lorsque je fus dans le salon, la vérité me sauta aux yeux, tous les vampires s'étaient tus et regardaient dans la même direction.
Je scrutais autour de moi et aperçus Sookie au côté d'Éric, elle semblait inquiète.

Je me retiens de justesse de sortir une insulte qui avait fleuri dans mon esprit arrivant certainement jusque-là télépathe.
Là, dans l'entrée du salon se trouvait un garçon de la confrérie du soleil.
Je l'avais déjà vu, un garçon plutôt réservé qui était en adoration devant Newlin. Il c'était encore plus renfermé lorsqu'un nouveau (apparemment le frère de Sookie) était arrivé.
Lui qui voulait plus que tout être remarqué par les Newlin était anéanti par une nouvelle recrue qui ne connaissait rien à leurs idéologies.
Si pendant un certain temps il m'avait fait de la peine, ce n'était plus le cas.
Il arborait un visage froid et haineux, pas seulement envers les vampires mais également envers moi.
Il me regardait comme-ci j'étais le diable en personne.
J'avais eu l'idée d'aller à sa rencontre et lui demander ce qui l'amenait dans le coin, avec sarcasme évidemment, mais avant même que je fasse un pas je sentis une main sur ma hanche.
Je laissais faire pensant que c'était Godric, la main prenait doucement plus d'assurance et me maintenait de plus en plus fermement.
J'esquissais un sourire, après tout, sentir le Shériff aussi tendu était splendide. Mais je cessai de sourire immédiatement lorsque je vis Godric près d'Éric regardant l'homme de façon neutre.
Mon corps se tendit et je me tournais vers l'inconnu qui n'était autre que Raphaël. Lorsque je le regardais, je croisais son regard, un regard qui voulait dire "si tu bouges, tu es mortes".
J'avais peur, je faisais la forte tête devant les gens, mais à ce moment-là, j'avais peur à en mourir.
C'était le genre de peur qui paralyse et empêche de réfléchir de manière sensée. Je restais donc là sans bouger, à regarder Godric du coin de l'œil espérant qu'il allait réagir...
Le temps passé, je n'écoutais rien, je restais à regarder soit dans le vide soit Godric, analysant les moindres gestes de Raphaël comme une souris dans les griffes d'un chat, une souris qui sait qu'elle n'a aucune chance mais qui reste en alerte espérant une occasion de s'échapper.

"...Camille..."
Je relevais les yeux vers l'humain et sentis la main de Raphaël s'enlever rapidement.
Tous les vampires me regardaient attendant que je réponde. Godric semblait anxieux.

"Je n'ai pas écouté." Lui dis-je tranquillement attirant un petit rire de Godric.
Le garçon, lui ne semblait pas très amusé, il serait ses poings lui attirant des regards froids.

"Guillaume veut te parler." Soufflait-il froidement. "Tu te souviens? Ton fiancé..."
Lorsqu'il eut fini sa phrase, de nombreux murmures se firent entendre.
"Je me souviens... L'homme à qui les Newlin m'ont fiancé sans même m'en parler." Lui dis-je calmement sans aucune émotion.
Je ne voulais pas que Godric pense qu'il y avait quoique ce soit avec Guillaume. Idée puérile mais je ne voulais pas le retrouver encore une fois avec une fille.

Les murmures s'étaient arrêtés, tous me regardaient attendant ma décision.
"Où est-il?"
Il semblait surpris, il ne devait pas s'attendre à ce que j'accepte.
Je me tournai vers Godric et lui souris.
"Je vais aller le voir, je n'aimerais pas qu'il vienne me chercher un jour pour m'emmener à l'église." Soufflais-je rieuse.

Le Shériff me fit un magnifique sourire avant de me dire calmement:
"Tu peux toujours accepter sa proposition."
Je ne pus m'en empêcher, je me mis à rigoler en pensant à nos discutions à la confrérie, rire bientôt suivit pas Godric sous le regard plein d'incompréhension des autres. C'est pour ça que je n'avais aucune envie de partir. Godric me comprenait mieux que quiconque bien que l'on ne se connaissait pratiquement pas.
Je me dirigeais vers lui et l'embrasser sur la joue avant qui passe sa main tendrement sur la mienne.
Je ne pus m'empêcher de me demander à ce moment-là qu'elle était notre relation.
"Là on est quoi?" Dis-je doucement plus pour moi.
"Je dirais paternel..." Renchérit Godric après quelques secondes d'hésitation.
On se sourit quelques secondes avant que j'aille vers l'humain.
M'imaginer sur les genoux de Godric l'appelant Papa est vraiment flippant... Pensais-je à l'attention de la télépathe qui rigolait doucement.
"Dehors." Dis simplement le garçon montrant du doigt la sortie sans m'adresser un seul regard.

Lorsque je fus dehors, Guillaume était debout un peu plus loin, regardant le ciel.
"Tu voulais me parler?"
Il se retournait et je vis qu'il souriait de toutes ses dents.
"En fait je viens te récupérer."
Je me mis à rigoler, il semblait si sur de lui.
"Allons un peu plus loin." Me dit-il regardant la maison.
On marchait quelques pas avant de s'arrêter.
"Je ne viendrais pas avec toi."
"Tu n'auras pas le choix..."
Je voulais rigoler mais il semblait si confiant, si calme alors qu'il savait que les vampires l'en empêcheraient.
"Vraiment?" Lui dis-je calmement lançant un regard vers la bâtisse.
"Qu'est-ce que tu leur trouves? Ils sont vils, cruels..." Il s'arrêtait quelques secondes, serrant ses poings.
"Je passerais ma vie à te rendre heureuse."
Maintenant il était mélancolique.
"Tu es quelqu'un de bien." Soufflais-je doucement.
"Si c'est le cas, que dois-je faire de plus? Qu'est-ce que je peux faire pour que tu m'appreçis comme tu appreçis ce vieux?"
Il était de nouveau énervé.
"Rien." Lâchais-je plus durement que je ne l'aurais voulu.
Lorsque je le regardais, il n'y avait que de la haine dans son regard.
"Tu n'auras pas le choix, tu m'aimeras que tu le veuilles ou non."
J'allais répliquer mais un bruit assourdissant m'en empêcha.

Je mis quelques secondes pour comprendre la situation. Une explosion, petite mais suffisamment forte pour blesser mortellement un humain venait d'avoir lieu dans la maison.
Instinctivement je voulus courir vers celle-ci mais Guillaume m'attrapait le bras.
Sans réfléchir, je me retournai et le frappais de toutes mes forces. C'était un geste irréfléchi, de ceux qu'on fait lorsqu'on est pris de panique. Je savais que j'allais le regretter, pour lui ça n'avait été qu'une simple gifle et maintenant il me regardait avec haine et rancoeur.
"Sa tu vas le payer Salope." Crâchait-il calmement.
Un bruit se fit entendre, je sentais le sol sur ma joue. Les yeux fermés, j'étais sonnée. Tout c'était passé très vite mais il ne fallait pas être devin pour comprendre qu'il m'avait rendu ma gifle mais nettement plus fort.
Je n'arrivais plus à penser à rien, j'étais comme perdu dans une sorte de nuage, mais pas un nuage doux où l'on se sent bien. J'avais l'impression d'être compressé, j'avais envie de vomir sachant que je n'en serais pas capable.

« Réveille-toi. »
J'essayai d'ouvrir les yeux mais une douleur flagrante envahit ma tête.
« Réveille-toi ma puce. »
C'était Guillaume. Sa voix était douce mais je ne pouvais m'empêcher de trembler.
j'ouvrais doucement les yeux, petit à petit, essayant de m'habituer à la lumière qui semblait me transpercer le cerveau.
Je me faisais doucement à la lumière et essayais d'analyser le lieu où je me trouvais.
J'étais assise sur une chaise dans une salle sombre et humide.
« Tu es enfin réveillé. »
Guillaume était en face de moi. J'essayai de me lever mais mes mains étaient maintenues par des cordes.
« Laisse moi partir. » Soufflais-je énervé.
Il eut un rire franc, il s'approchait de moi et passait sa main sur ma joue.
« Je te laisserais lorsque tu seras guérie. »

Mon cœur loupa un battement, j'étais complètement perdue.
Je me demandai comment un garçon aussi calme et gentil que Guillaume pouvait devenir un tel cinglé.
« Guérie ? » Murmurais-je abasourdie.
Il s'éloigna quelques secondes avant de revenir avec une chaise et de s'asseoir en face de moi.
« Ce vampire t'a envoûté. »
Je ne pus m'empêcher de sourire, oui... Godric m'avait littéralement envoûté.
« Réfléchis... Tu étais un peu perdu, à la Confrérie loin de tes amis, de ta famille. » Me dit-il avec tendresse.
« Tu as rencontré ce vampire, gentil, attentionné et attirant... Il était là, pouvait t'aider à changer de vie, te permettre de ne plus te sentir oppressé et piégé. » Il était calme et semblait triste pour moi.
Je n'étais plus en colère, je l'écoutais. Après tout, il n'avait pas totalement tort.
« On ne t'as pas laissé le choix, on t'a fiancé à moi sans même te demander ton avis. »

Je sursautai.
« Comment tu... » Commançais-je.
« Tu crois vraiment que je ne le savais pas ? » Me coupait-il.
« Je l'ai su dès le début... Mais je pensais qu'en faisant tout mon possible pour te rendre heureuse, tu aurais fini par l'être. »
Je respirais un grand coup, essayant de mettre de l'ordre à mes idées.
« Si tu le savais, pourquoi avoir accepté sans m'en parler ? Tu aurais pu venir me voir et m'expliquer. » Lui dis-je tristement.
« Par égoïsme. » Dit-il simplement.
J'étais complètement abasourdie, par égoïsme ?! Il m'avait piégé juste parce qu'il était égoïste ?
« J'avais peur que tu me rejettes, c'est nul de ma part mais je ne voulais pas qu'un autre homme t'épouse... »
Je sentis une pointe de colère, on aurait dit que pour lui je n'étais qu'un objet, un morceau de viande que l'on donne en pâture.
« Et mon bonheur, tu y as pensé ? »
Son regard s'assombrit et je ressentis une douleur à la joue droite.
« Je t'interdis de me parler sur ce ton ! Je suis ton fiancé et tu me dois le respect. On va se marier et tu seras heureuse que tu le veuilles ou non. »
Je sentais les larmes monter mais ne voulais pas pleurer devant lui. Je sentis la fatigue me prendre et commençais à m'endormir. Sans un regard il sortit de la pièce me laissant attaché.

Je me réveillai doucement, je n'arrivais pas à savoir combien de temps j'avais dormi, une heure, un jour... Il n'y avait ni fenêtre, ni horloge et j'avais perdu la notion du temps.
Je me mis à penser à Godric et aux autres personnes qui étaient dans la maison. Cette fois-ci je laissai mes larmes couler à leurs guises, j'avais peur, j'étais terrifié pour eux.
j'espérais que Godric allait bien, qu'il n'était pas blessé.
J'avais la gorge sèche mais je n'avais pas soif, j'ai tout simplement terrifié à l'idée qu'on ait pu lui faire du mal. Entre deux sanglots, je pensai à ce que Guillaume m'avait dit, ces paroles tournaient inlassablement dans ma tête. Plus j'essayai de les oublier et plus elles m'obséder...
Une partie de moi voulait croire Guillaume, penser que ce vampire m'avait effectivement hypnotisé. Je n'arrivais pas à comprendre comment je pouvais m'être tant rapproché d'un homme que je ne connaissais pratiquement pas. C'est vrai, je ne lui avais pratiquement jamais parlé et il était déjà devenu indispensable à mes yeux. D'un autre côté, Godric était si gentil, patient et tellement attentionné envers moi, je ne pouvais pas l'imaginer se servir de moi de cette façon.
Nerveusement, je me mis à rigoler décidant d'arrêter de me prendre la tête.

« Je suis piégé... »