Salut à tous !
Désolée du retard de cette publication, mais je n'arrivais plus à contacter ma bêta... Devil, si tu m'entends, reviens ! J'ai besoin de toi !
Du coup ce chapitre n'a pas été corrigé, et je m'en excuse d'avance...
Pour répondre aux très nombreux anonymes qui ont laissé des review (créez-vous un compte, c'est gratuit et c'est plus simple^^), merci d'avoir partagé vos avis sur cette fanfic ! Et oui je compte publié certaines des fics qui sont sur le skyblog, quand j'aurais fini triangle du moins.
Merci à toutes et à tous d'être là en tout cas, et bonne lecture pour ce chapitre 9 !
Yume u_u
Chapitre 9 :
Dès que Cédric eut fini son petit déjeuner, sa directrice de Maison vint le chercher et lui demanda de la suivre, tout comme Harry.
Du coin de l'œil, Cédric vit que tous les autres champions étaient appelés par leurs directeurs. Il se rappela qu'on lui avait dit que les champions avaient le droit de voir leur famille avant la dernière épreuve.
Il fut donc très heureux de voir son père, et alla saluer la tutrice de Harry, qui sembla ravie de voir que son fils adoptif avait des amis plus âgés.
Son père et Mrs Figg semblaient très bien s'entendre dès les premiers mots échangés. Elle leur présenta les parents des championnes de beauxbâton mais revinrent bien vite à leur conversation à tous les deux. Ils s'assirent même à côté lors du repas de midi, entre leurs deux enfants.
Ce qui n'empêcha pas à Cédric de garder un œil inquiet sur Harry.
Ce dernier semblait vraiment ailleurs, morne... Le sixième année n'avait pas peur que Harry échoue à la dernière épreuve : il était doué et puissant, après tout. Cependant, il ne pouvait s'empêcher de se dire que Harry devait avoir un mauvais pressentiment pour être dans la lune comme ça. Ou alors il était malade. Ou alors il avait mal dormi. Ou alors Cédric se prenait encore la tête pour rien.
Il se força à détourner le regard afin de ne pas mettre Harry en colère, et soupira en regardant son assiette.
Il était définitivement trop papa-poule avec quelqu'un qui n'avait visiblement pas besoin de lui...
Quelle déception.
.
Tom s'installa confortablement sur la tombe de son père, observant les mangemorts silencieux qui l'entouraient.
Il aurait aimé que François soit lui-aussi à ses côtés. Assister à un combat entre soldats de Fierz allait être impressionnant, en plus d'être un événement particulièrement rare. Hélas, l'alchimiste avait refuser de venir. Il n'aimait pas les duels, ni la violence en général : il l'avait trop souvent connu le mauvais côté de la baguette.
Tom était donc seulement accompagné de ses premiers lieutenants, Severus en moins (vu qu'il était sous couverture à Poudlard) et s'ennuyait à mourir à force d'attendre.
Il espérait que son allié secret allait rapidement lui envoyer Figg, histoire que Tom puisse s'amuser un peu avec quelqu'un à sa hauteur...
.
L'heure de la troisième épreuve était arrivée, et Harry était... comment dire... Absolument pas motivé.
Il bailla, se frotta l'oreille qui bourdonnait désagréablement depuis le matin, et se demandait s'il n'était pas en train de tomber malade... Enfin, tant qu'il n'avait plus besoin d'aller se baigner en plein hiver dans le lac, tout allait bien.
Il fini donc d'enfiler sa tenue de champion et entra dans le stade de Quidditch, redécoré pour l'occasion en... en labyrinthe ?
Le public criait et jouait de la musique dans les gradins, encourageant les uns ou les autres à grands renforts de chants. Mais ce qui intéressait vraiment Harry, c'était les immenses haies qui lui faisaient face, percées d'une entrée par champion. Harry se positionna donc devant la sienne, et attendit que l'on finisse le discours barbant de chaque début d'épreuve.
Le but était simple : attraper la coupe se trouvant au milieu du labyrinthe avant les autres malgré les pièges disséminés dans le labyrinthe.
C'était toujours plus facile que d'aller nager dans une eau glacée pendant une heure...
.
Les premières minutes de la troisième tâche furent décisive pour les champions.
Krum, qui était sous imperium de Selwyn (qui n'avait pas abandonné l'idée de se faire pardonner par son maître), subit un doloris de la part de Daniel, un puissant sortilège de confusion de celle de Gabrielle, et l'accumulation des sorts lui fit perdre connaissance, le laissant inconscient sur le sol, tout près de l'entrée du labyrinthe.
Fleur se fit battre par un Scroutt à pétard (qu'elle découvrait pour la première fois Hagrid étant à l'origine de leur création, et donc qu'elle ne savait pas combattre) dès le deuxième virage.
Cédric, lui, se retrouva avec une jambe ensanglanté à cause d'une araignée géante. Il rejoignit cependant Harry assez rapidement et chemina à ses côté, baguette à la main, boitant légèrement.
- On fait comme à la deuxième épreuve, dit Cédric en surveillant les alentours.
- C'est-à-dire ? Demanda Harry qui n'avait pas encore sorti la sienne.
- Je t'aide et au bout tu passes devant.
Harry ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel. Cédric était tellement... Poufsouffle ! La loyauté avait tout de même une limite, non ?
- On va faire autrement, dit-il en s'immobilisant, stoppant Cédric d'une main sur son bras.
Cédric le regarda d'un air surpris.
- Le premier arrivé gagne, que je sois là ou pas tu prendras la coupe.
- Mais je ne veux pas te blesser.
Harry leva à nouveau les yeux au ciel devant de tels mots. Ce n'était plus un gentleman, c'était un larbin à ce niveau là !
- Dans ce cas, aucun n'attaque l'autre, mais on ne s'aide pas non plus, et ce, jusqu'à la coupe. La victoire de Poudlard passe en priorité, OK ?
- OK, répondit Cédric.
Et intérieurement, Cédric jouait sur les mots : il ne l'aiderait pas jusqu'à la coupe, mais à ce moment là, il l'aiderait.
Il sourit gentiment au quatrième année et reprit son chemin.
.
Gabrielle pestait, coincée dans une brume anti-gravitationnelle dont elle n'arrivait pas à sortir. Elle avait été distraite par les étincelles rouges lancées dans le ciel, dont elle reconnu la magie de sa sœur, et n'avait pas vu la brume dorée ramper à toute allure vers elle.
Contrairement à Harry et Daniel, elle n'avait pas la même perception aigüe du danger, pas la même sensibilité, elle s'était donc retrouvé dans les airs à se débattre contre la gravité inversée qui tentait de la rendre folle.
Soudain, elle sentit la brume se dissiper d'un coup et elle tomba violemment sur le sol, se rattrapant de justesse pour ne rien se casser. Mais à peine fut-elle sur ses deux pieds que d'énormes cordes s'enroulèrent autour d'elle, comme mues d'une propre vie. Elle glapit mais ne tenta pas de se débattre : elle connaissait ce sort, elle savait que les cordes l'étoufferaient si elle le faisait.
La contrainte la fit tomber au sol et elle gémie de douleur.
Elle dut donc se contenter de tourner les yeux et vit avec horreur une silhouette s'approcher d'elle, un sourire moqueur aux lèvres.
Un sourire cruel.
- Non…
Il n'avait rien fait de plus grave que n'importe quel champion durant une épreuve. Il n'avait rien dit de compromettant non plus, mais elle voyait dans ses yeux ce qu'elle n'avait pas voulu voir plus tôt. Et en voyant le visage défait de Gabrielle, il sourit d'autant plus.
- Et si, ma tendre amie... Tu m'excusera pour t'avoir attaqué, n'est-ce pas ? Mais ce n'est rien face à ce que je m'apprête à faire pire.
Il ne dit rien de ses plans, mais Gabrielle avait compris.
Alors, sans pouvoir s'en empêcher, elle se mit à pleurer, tandis que l'autre reprenait son chemin, si près de la coupe... Trop près.
.
Ils avaient tous courus à en perdre leur souffle. Même les soldats ne pouvaient pas tenir une telle cadence éternellement, et les feuillages des haies étaient devenus fous, cherchant à les attraper, à les immobiliser, à les dévorer, mobilisant toute leur énergie.
Le premier champion à toucher la coupe deviendrait le vainqueur du Tournoi, c'était l'objectif final. Harry et Cédric arrivèrent quasiment ensemble auprès de la Coupe, presque en même temps que Daniel.
Ils s'échangèrent un regard sans s'arrêter, puis accélérèrent, tendirent les bras, leurs mains à l'exact distance de la coupe.
Lorsqu'ils la touchèrent, tous trois en même temps, ils sentirent un crochet leur agripper le nombril sans délicatesse, les tirant hors du labyrinthe mais aussi de Poudlard.
Ce n'était pas ce qui était prévu par les jurys mais par un tout petit nombre de personnes... Qui n'avaient pas du tout de bonnes intentions.
.
Daniel s'écrasa sur le sol sans chercher à se réceptionner avec grâce.
Il avait sentit la température chuter lors de son voyage, et lorsqu'il leva les yeux, il put voir les pierres lugubres qui formaient les tombes d'un cimetière pittoresque, apparemment loin de toute civilisation s'il se fiait au silence qui régnait sur les lieux, seulement troublé par leurs respirations haletantes.
Puis un autre bruit retentit, amenant les trois garçons à s'immobiliser : un bruit d'applaudissement, tellement lent qu'il ne pouvait qu'être ironique.
- Ah, je suis si heureux de vous voir... fit une voix sifflante. Alors, Harry Figg, tu ne viens pas saluer une vieille connaissance ?
Harry, à ses côtés, se redressa brusquement, les yeux écarquillés. Daniel le regarda faire, observa ses sourcils se froncer, ses lèvres découvrirent ses dents, ses muscles saillirent sur sa gorge.
Il avait connu toutes ses expressions faciales.
À une époque, il était même le seul à les voir.
- Voldemort ! S'exclama Diggory en se redressant, apparemment inconscient que la plupart des anglais ne parvenaient même pas à bégayer ce nom. Comment nous as-tu trouvé ?
Il ne l'avait pas insulté, mais sa voix exprimait parfaitement toutes les vulgarités qu'il pensait.
C'est à ce moment là que Daniel se redressa, s'époussetant sommairement avant de lever les yeux vers les silhouettes, encapuchonnées pour la plupart, qui leur faisait face.
Au centre, assis sur une tombe plus imposante que les autres, un garçon semblant avoir dix-huit ans à peine, souriait tranquillement, une baguette à la main.
- Qui est ce petit impertinent osant s'adresser à moi de cette manière... Un de tes amis, Harry ?
D'un geste presque négligent, il lança un sort dont l'incantation retentit dans tout le cimetière :
- Avada kedavra.
Daniel ne sursauta même pas. Il savait parfaitement que Harry s'interposerait, il n'était pas assez bête pour ne pas le faire alors qu'il repoussait la magie noire. C'était effectivement ce qu'il se passa, Harry sauta devant Diggory et bloqua l'impardonnable mortel de son bras, comme s'il se protégeait simplement le visage du vent.
- C'est toi l'impertinent, à penser pouvoir tuer un de mes amis avec ma propre baguette...
- Vraiment ? S'amusa le seigneur des ténèbres en descendant enfin de son ''trône'', s'approchant d'eux d'un pas léger en continuant de jouer avec le bout de bois entre ses mains. Je ne pense pas avoir de leçon a retenir d'un gamin qui refuse de mourir quand on lui demande.
Daniel ne put que sourire à la réponse de Harry :
- Je te retourne la remarque, Tom.
Le seigneur des ténèbres, ignorant la réponse de Harry, posa ses yeux sur lui, et Daniel perdit son sourire au profit d'une expression de marbre, n'ayant plus la volonté de s'amuser de cette situation catastrophique.
Mais bon, il s'était lui-même mis dedans...
- Rejoint-moi, Daniel, il est temps d'assumer ta véritable allégeance...
Alors Daniel marcha vers les mangemorts en silence, contournant Harry sans croiser son regard.
Allégeance, hein… ?
Peu importe. Ce n'était peut-être pas si loin de la réalité.
.
Harry était incrédule, enragé, déçu... Il aurait pu hurler tant cette débandade de sentiments remuant dans sa tête lui faisaient mal, mais il ne le fit pas. Il grogna simplement sourdement, se retenant de montrer ses dents, son souffle saccadé par la colère.
Il savait que Daniel avait changé, il le savait... Mais à ce point ? Au point de s'allier avec son ennemi mortel ?
« Regarde moi Harry ! Je ne veux pas mourir ! »
Il se calma d'un coup, sa rage remplacée par une colère froide et sourde.
Daniel avait le droit de se retourner contre lui, Harry ne pouvait pas le blâmer pour ça. Sa réaction était même normale.
Néanmoins, il n'allait pas se laisser lyncher pour autant, surtout que Cédric n'avait pas à être mêlé à cela. Il n'était pas soldat, et n'était pas non plus impliqué dans la guerre idiote que semblait vouloir lancer l'ectoplasme.
Il posa une une main sur le bras de Cédric qui lui jeta un coup d'œil rapide, mais qui devint plus surpris lorsque Harry le fit passer derrière lui. Le plus jeune leva lentement sa baguette pour la pointer vers l'ectoplasme puis sortit le poignard que lui avait offert le petit poufsouffle.
Il aurait bien lancé une phrase classe que disent les héros des films avant de commencer à se battre, comme « ta dernière heure a sonnée ! »… Mais il n'était pas vraiment doué pour ce genre de répartie, il se sentirait idiot à les dire. Et puis de toute manière, Hermione n'était même pas là pour profiter...
Alors il commença directement le duel en lançant le premier sortilège lui venant à l'esprit, bien entendu bloqué aussi sec par son adversaire.
Laisse-le moi
Il avait confiance maintenant, il pouvait laisser la Voix faire, si ça permettait de mettre l'ectoplasme hors d'état de nuire, il n'allait pas faire la fine bouche sur la manière de le faire.
Harry s'effaça donc et laissa la place à la Voix.
.
Hermione était installée comme tout le monde dans les gradins, mais elle ne se sentait pas à l'aise, comme si elle avait un pré-sentiment...
Pourtant, autour d'elle, il y avait la même ambiance que lors des deux autres épreuves, un peu d'impatiente en plus... La fébrilité était relativement similaire au dernier match de Quidditch de l'année.
Et pourtant, quelque chose la dérangeait.
Elle passa son regard sur les gradins, à la recherche d'une personne suspecte, mais ne vit rien qui ne l'alerta particulièrement. Elle reposa alors son regard sur le terrain de Quidditch transformé en gigantesque labyrinthe.
C'est alors qu'elle les vit, les dizaines de serpents s'agitant, allant et sortant des haies, perturbés par elle ne savait quoi.
- Il se passe un truc bizarre, marmonna-t-elle en se redressant, les sourcils froncés.
Jamais elle n'avait vu les serpents se comporter ainsi, ils avaient toujours été soit invisibles, soit calmes auprès de Harry.
Elle se tourna vers Wellan, assis un peu plus loin d'elle, et le vit froncer les sourcils, portant une main à sa tête comme s'il avait la migraine. Elle dirigea ensuite son regard vers le coin des juges, où tous semblaient s'inquiéter de quelque chose, surtout madame Maxime et Dumbledore qui discutaient à voix basse.
Leur réactions ne pouvaient vouloir dire qu'une seule chose : Harry et les autres avaient des problèmes.
.
Cédric essayait tant bien que mal de se battre contre l'ami de Harry qui n'était apparemment pas son ami, mais il avait bien du mal à se concentrer. Et il n'était pas le seul : Daniel aussi avait l'air perturbé, comme tous les mangemorts d'ailleurs. Il était difficile de faire autrement face aux flux magiques intenses à quelques mètres à peine d'eux.
Harry et Voldemort avaient lancé peut-être... deux sorts offensifs d'une puissance déjà impressionnante, et d'un coup, tout avait dérapé : leur magie avait comme doublée, les sorts qui les rataient creusaient des sillons impressionnants dans le sol ou faisaient exploser les tombes, et ceux qui ne les rataient pas déchiquetaient leurs vêtements sans même égratigner leurs peaux.
Mais, bien qu'impressionnants, ce n'étaient pas les sorts utilisés qui perturbaient les autres combattants, mais plutôt l'aura oppressante de leur magie, qui les empêchait presque d'utiliser la leur.
Daniel devait déployer beaucoup d'énergie pour se battre contre lui. Cédric avait beau ne pas avoir de supers-pouvoirs comme Harry ou lui, il n'était quand même plus un élève de premier cycle et avait été choisi par la coupe comme étant le meilleur de toute son école ! Même avec une jambe blessée, il était toujours de taille à affronter un quatrième année.
Quant aux mangemorts, ils tentaient vainement de passer le bouclier qui était apparu autour d'eux quatre au tout début des hostilités.
Eux non plus n'étaient plus des élèves de premier cycle, mais apparemment, Voldemort n'avait pas pris ses meilleurs combattants... Ou alors, il n'avait aucune chance de conquérir le monde, même avec sa super puissance personnelle.
Et Cédric se disait que c'était tant mieux.
.
Tous les jurés avaient sentit le portoloin s'activer, mais malgré le temps passé, le champion ou la championne n'était toujours pas apparu à la sortie du labyrinthe.
Ludo Verpey commençait à s'agiter, et regardait sa montre toutes les deux secondes tandis que les trois directeurs restaient tendus, scrutant le labyrinthe dont quelques éclairs indiquaient qu'il y en avait encore à l'intérieur qui se battaient.
- Ce n'est pas ce qui était prévu, s'inquiétait-il. Ce n'est pas du tout ce qui était prévu... Que se passe-t-il donc ? Dumbledore, vous savez ? Et vous madame Maxime ? Enfin mademoiselle Maxime, il me semble, vous n'êtes pas mariée n'est-ce pas ? Vous comprenez pourquoi ils ne sont toujours pas apparus en bas du labyrinthe ? Ce n'était pas prévu n'est-ce pas ?
Dumbledore l'ignora, madame Maxime le fusilla du regard et les autres firent mine de n'avoir rien entendus. Ils étaient tous suffisamment inquiets sans avoir à s'occuper d'un employé ministériel un peu trop nerveux...
Puis quelqu'un sortit du labyrinthe, boitant légèrement, le visage effrayé. Gabrielle Delacour.
Sa sœur, qui avait été rapatriée plus tôt et qui venait de reprendre connaissance, se précipita vers elle.
- Que s'est-il passé ? Demanda l'aînée Delacour.
Le silence relatif qui s'était installé permit aux jurés, au premier rang, d'entendre la réponse :
- Daniel est un traître, il m'a piégé !
- C'est une compétition, tenta de répondre Fleur en passant son bras autour de ses épaules pour la soutenir. C'est normal de...
- Non, Fleur... Il veut tuer Harry, il va le tuer !
.
Tom avait le visage dévoré par son sourire, ses yeux entièrement rouges bougeaient dans tous les sens, suivant chaque mouvement et sort que lui envoyait son adversaire.
C'était violent, brusque, les sorts étaient imprécis mais dévastateurs, envoyés en rafales, il était impossible de tous les éviter ou les contrer. Leurs boucliers avaient finis par disparaître et ils s'étaient rapidement tous deux couverts de blessures, brûlures, et autres joyeusetés.
Mais Tom s'en fichait. Il ne s'était pas battu ainsi depuis tellement longtemps !
À présent qu'il avait réintégré presque tous ses horcruxes, sa puissance était incomparable, son esprit plus éclairé, plus lucide que lorsqu'il était obsédé par la conquête du monde et la destruction des moldus.
À présent, il voulait détruire ce garçon, ce soldat raté qui osait lui tenir tête, cet idiot arrogant qui se croyait tellement supérieur à lui alors qu'il n'était rien ! Rien face à sa puissance, son intelligence. Comment pouvait-il croire qu'un enfant pouvait faire quoi que ce soit contre un grand mage noir tel que lui ?
C'était une farce grotesque, et le voir se déplacer mollement, traînant cet idiot de poufsouffle derrière lui comme s'il pouvait être sa cible... C'était ce genre de comportement qui l'énervait le plus !
Il lança de plus en plus de sorts, de plus en plus puissants, se fichant bien de ce que ce soldat raté pouvait bien faire à parler durant un duel.
Et là il la vit, la faille dans sa garde, il tournait la tête, et Diggory lui tenait le bras, il n'allait pas pouvoir se défendre !
- Crucio !
Mais le temps que le sort atteigne le soldat raté, la coupe de feu avait été attiré par un accio de Diggory, et ils disparurent tout deux.
Le sort, privé de sa cible, s'écrasa misérablement sur une tombe qu'il craquela sans la briser.
Fou de rage, Tom se contint pourtant de le montrer devant ses hommes. Ses hommes si inutiles, bloqués derrière un minable bouclier qu'ils n'avaient pas su briser.
Les doloris allaient pleuvoir, ce soir...
.
Harry protégeait Cédric de la vue de Tom, lui disant que dès qu'il y aurait une ouverture, il devait lancé un accio sur la coupe, puisqu'elle était censé être un portoloin, histoire qu'ils rentrent en un seul morceau le plus vite possible.
Il avait été franchement impressionné de voir que Cédric était capable de tenir tête à Daniel. Il savait que Daniel était vulnérable à la magie blanche, et celle de Cédric était très pure, peut-être trop pour lui. Cependant, n'importe qui n'avait pas les capacités d'affronter un soldat, pas même en jouant avec sa faiblesse.
Harry se reprit. Il ne pouvait pas trop perdre de temps à être impressionné, il avait déjà bien du mal à tenir tête à l'ectoplasme. Il avait réussi ne pas être trop blessé jusqu'à présent, et sans le talisman que lui avait offert son frère à son anniversaire, il n'aurai sûrement pas eu suffisamment d'énergie pour continuer le duel aussi longtemps...
D'un coup, il sentit Cédric lui prendre le bras, le faisant sursauter, et un crochet bien désagréable lui agrippa le nombril.
Ils disparurent juste avant qu'un sort ne l'atteigne.
.
Wellan avait mal à la tête et puis il se sentait nerveux, bien plus nerveux que lors des épreuves précédentes, comme s'il se vidait de son énergie, son corps tout entier lui criait qu'il allait se passait un truc pas cool, de sa peau qui se couvrait de frissons jusqu'à ses mains cherchant à se creuser les cuisses avec les ongles.
Il avait un mauvais pressentiment, un très mauvais pressentiment… Si ça se trouvait, Harry allait être blessé, ça se trouvait, il allait mourir ! Non non non, ça ne pouvait pas arriver, si ça arrivait, il ne pourrait...
D'un seul coup, toute sa nervosité disparut.
Plus de frisson, plus de griffures, plus d'hypothèses morbides, il se sentit extrêmement soulagé. Et tout cela avant même de voir la coupe de feu apparaître devant le labyrinthe, Diggory et Harry accrochée à elle.
Il soupira de soulagement et sembla fondre dans son siège tant il se détendit brusquement.
Son frère allait bien, il était en vie, il avait gagné…
Il ferma les yeux.
Il détestait les compétitions où Harry devait participer...
.
- Vous-Savez-Qui ? Couina Ludo Verpey en saisissant son chapeau nerveusement. Enfin mon enfant, que racontez-vous donc là...
- Je vous dis que je l'ai vu ! Il était avec ses mangemorts, et d'ailleurs le petit champion de Dumstrang était un mangemort !
- Vous avez gagné, déjà. Inutile de chercher à vous faire mieux voir…
- Ce n'est pas une question de se faire bien voir, je vous dis que Voldemort était là dans l'apparence d'un jeune homme et qu'il a essayé de tuer Harry avec...
- Un jeune homme, bien sûr. Mon garçon, je crois que la victoire vous a fait perdre la tête...
- Mais pas du tout ! Cria Cédric à bout de nerf. Si vous ne...
Il se tut quand le jeune Potter lui prit le bras.
- Laisse tomber, c'est fini.
- Mais Harry !
- Laisse tomber je te dis.
Et il le tira derrière lui, l'emportant loin du ministre des jeux magiques.
Celui-ci remit son chapeau sur la tête, anxieux au possible.
Les paroles qu'avait prononcé cet enfant était réellement problématiques, s'il commençait à répandre des rumeurs, il pourrait semer la panique. Il en avait le pouvoir grâce à sa renommée, maintenant qu'il était champion du célèbre tournois des Trois Sorciers. Ces deux garçons pouvaient mettre le ministère en mauvaise position.
Il devait en parler à Fudge, avant que quelque chose de mauvais ne se produise.
.
- Oh Harry ! Cria Arabella qui le serra fortement dans ses bras quand il arriva vers sa famille.
Elle sursauta en l'entendant geindre de douleur et le repoussa légèrement, l'observant sous toutes les coutures. Elle manqua de pleurer en voyant toutes les coutures et brûlures qui recouvraient son corps, ses vêtements déchirés ne dissimulant rien de son mauvais état.
- Tu es blessé... dit-elle d'une voix neutre qui cachait mal son horreur.
- Oui, j'irais à l'infirmerie après. Papa est là ?
Elle hocha la tête et l'amena un peu plus loin, jusqu'à ce qu'ils arrivent à une petite plate-forme où James se tenait debout, sur la pointe des pieds, le cherchant sûrement parmi la foule. Remus et Sirius était à ses côtés, mais moins nerveux que lui, ainsi que Peter sous sa forme animale, perché sur le haut de la tête de James, pour avoir une meilleure vue encore.
Arabella les appela, et en quelque secondes, les maraudeurs étaient à ses côtés. James n'osait pas le toucher mais faisant voyager ses mains à quelques centimètres de ses blessures avec une mine angoissée.
- Viens, on va à l'écart. Peter est doué en médicomagie, il va t'arranger ça.
Harry hocha la tête et il le suivit, Arabella le suivant à la trace. La douleur pulsant à peu près partout dans son corps, le sang coulant abondamment de sa joue, comme d'habitude. Il espérait qu'il n'aurait pas à se faire brûler le visage cette fois encore pour arrêter le saignement.
Du regard, il chercha Wellan des yeux, mais ne parvint pas à le trouver… Par contre, il trouva Cédric écrasé dans les bras de son père, et eut un petit sourire à cette vue.
Au moins, cette histoire s'était bien finie, même si ça n'était pas passée loin...
.
Lily observait la frénésie de la victoire embraser la foule, hurlant leur joie et chantant des chansons de bonheur.
Ils fêtaient la victoire d'un monstre. Ils étaient tous inconscients de ce qu'il était, ils ne savaient rien, ne comprenaient rien... Mais quand il gâchera leur vie comme il a gâché la sienne, il sera trop tard. S'ils en attendaient trop de lui, il s'en servira, comme il s'était servi de James et de Wellan, il brisera des familles…
Elle ne pouvait pas laissé faire cela, elle l'avait trop longtemps ignoré déjà. Si elle ne l'avait pas fait, Harry ne serait pas devenu champion de la Coupe de Feu, il n'aurait pas eu de notoriété, ni le pouvoir de faire le mal, comme ce qu'il allait faire...
Elle devait agir.
Sa main se resserra sur sa baguette.
Pas tout de suite, pas en public...
Mais elle agira.
.
Wellan et les championnes de Beaux-bâtons avaient un peu discuté de Daniel et de sa trahison au profit du seigneur des ténèbres.
Gabrielle tremblait encore un peu. Elle n'avait pas beaucoup quitté les bras de sa sœur, et de toute manière, Fleur n'avait pas vraiment l'air d'avoir l'intention de la lâcher de sitôt elle non plus. La benjamine leur avait dit que Daniel l'avait attaqué alors qu'elle était coincé dans un brouillard anti-gravitationnel, qu'il était du côté du seigneur des ténèbres, que c'était lui qui avait mis le nom de Harry dans la coupe, qu'il s'était arrangé pour que les autres champions ne puisse pas atteindre le centre du labyrinthe, et que Harry se retrouve face à Voldemort, si Daniel ne tentait pas de tuer Harry lui-même. Elle avait été terrorisée jusqu'à ce que Harry et Cédric n'apparaissent enfin.
Au bout d'un moment, Wellan se sépara d'elles et partit à la recherche de son frère. Il avait beau avoir été rassuré de le voir revenir, il n'avait pas l'air dans son meilleur état, et il était inquiet de voir à quel point Harry avait été blessé par Voldemort.
Son attention fut attirée par son nom crié par la voix de Sirius, et il se précipita vers lui, un peu à l'écart de la foule, et accepta avec reconnaissance la main sur son épaule.
- Il était un peu blessé, Queudver est en train de le soigner.
Wellan hocha la tête et le suivit en silence. Ils entrèrent dans la forêt interdite (elle ne l'était pas pour les maraudeurs), et quelques mètres plus loin, bien dissimulés derrières de grands arbres, se tenait Arabella, Dudley, les trois autres maraudeurs et Harry.
Manquant de se planter la baguette de Peter dans l'œil, Wellan sauta dans les bras de Harry pour le serrer fortement contre lui, le visage enfouie dans sa gorge.
- Hey… grogna Harry en lui posant une main sur la tête.
- J'ai parlé à Gabrielle, elle m'a dit que Daniel est un traitre, qu'il t'a envoyé à Voldemort. C'est vraiment ce qu'il est passé ?
- Oui. D'ailleurs, j'ai utilisé ton cadeau pour m'en sortir, désolé...
- Peu importe, soupira Wellan. Tu as bien fait, même si ça n'a pas suffit à vraiment te protéger...
- Je vais bien.
- Menteur, tu saignes de la joue. Tu vas encore te la brûler.
- La brûler ? S'exclama James quelque part dans le dos de Wellan.
- J'étais en train de la soigner, en fait.
Wellan se recula un peu pour regarder Peter.
- L'infirmière elle pouvait pas.
- L'infirmière n'utilise pas le même genre de magie que moi.
Il faillit s'exclamer « Tu utilises la magie noire » avec horreur, avant de se rappeler que ce n'était pas possible vu que Harry y était insensible.
- C'est quel genre de magie ?
- Tu le sauras plus tard, Wellan, on t'expliquera, lui dit doucement Remus.
- Je pourrais essayer de t'apprendre aussi, peut-être que tu y arriveras. Lily le pouvait elle aussi, c'est souvent un don héréditaire.
Wellan leva les yeux vers les adultes. D'habitude, on ne parlait pas de sa mère, c'était comme un sujet tabou, et vu la tête de son père en ce moment, il aurait probablement préféré que ça continue comme ça.
- On en reparlera plus tard, lâcha James. Fini de soigner Harry, s'il te plaît Peter.
Peter hocha la tête et fini de cicatriser la joue avant de s'attaquer aux multiples blessures qui recouvrait le torse mis à nu de Harry.
Wellan se fit attirer par les bras de son père et se laissa aller contre lui, se calmant enfin après tout ce temps de stress. Le tournoi était fini, Harry était en vie, Poudlard avait gagné, et les vacances allaient bientôt arriver. Ils pourront tous rentrer ensemble sur l'île, et surtout : avoir la paix.
Enfin...
.
