CHAPITRE 9 Les sources chaudes

Le lendemain matin, Harry était de très bonne humeur, il finissait de se préparer, lorsque l'on frappa à la porte.

- Entrez, cria Harry en mettant son sporran.

Duncan entra sans la pièce, suivie par Snape, Harry haussa les sourcils avec perplexité. Snape referma la porte derrière lui.

- Harry, Sévérus s'est lié au clan MacDonald, et a demandé à rejoindre tes prétendants, ce que j'ai accepté. Comme il n'a pu te faire sa cour depuis le début, j'ai annulé tous tes rendez-vous d'aujourd'hui, car tu passeras ta journée avec lui. Il faut laisser une chance égale à tous, n'est ce pas ? Demanda Duncan.

- Si vous pensez que c'est nécessaire Duncan, je passerais la journée avec Monsieur Snape, répondit Harry.

Duncan hocha la tête et sortit, Harry prit son plaid et commença à poser ses crest. Il n'avait pas regardé Snape.

- Harry, tu vois c'est moi qui fait le premier pas, je voulais m'excuser pour ma réaction, et ce que je t'ai dit le jour ou tu m'as libéré. Je sais que ce n'est pas une excuse, mais je venais de passer deux mois réduit en esclavage, je m'étais rendu compte que Dumbledore m'avait trahit, et tu te retrouvais coincé ici…Mais surtout j'avais peur de ce que je ressentais pour toi, et je ne comprenais pas ce que je découvrais en moi. Je n'ai pas l'habitude de parler de mes émotions, cela m'est difficile, voir impossible. Je suis peut être bien, un handicapé des sentiments, tes paroles m'ont fait mal, mais elle recèle un fond de vérité. Sache que je ne t'ai jamais considéré comme un coup d'une nuit, ni une réserve de sang. Si il n'est pas trop tard je te demande de me laisser une chance, termina Snape.

Harry avait relevé la tête, surpris par le discours de Snape, il n'attendait plus de telles paroles, même si il les espérait. Il lu dans ses yeux de la sincérité, il avait l'air épuisé, Snape attendait sa réponse avec appréhension

- Je ne te fais pas vraiment confiance, tu as toujours aimé me blesser, mes années à Poudelard en sont la preuve, je veux pouvoir compter sur mon compagnon et je ne sais pas si tu serras capable de restreindre ton hostilité envers moi. Mais, je vais te laisser une chance, convainc moi de te choisir, mais si tu te devais encore tout gâcher et me rejeter sache qu'il n'y aura pas de prochaine fois. Je dois donner ma réponse dans deux jours, sur mon choix, je n'ai malheureusement pas beaucoup de temps pour choisir mon vampire, dit Harry.

Snape laissa échapper un soupire de soulagement. Ses lèvres s'étirèrent en un léger sourire. Ce n'était pas gagné, mais il ferait tout pour le convaincre, il n'avait que trop laisser passer sa chance.

- C'est moi que tu choisiras, je deviendrais ton vampire. Nul autres ne pourra t'apporter ce que je te donnerais. Je veux passer mon éternité près de toi, viens des chevaux nous attendent, il n'y a pas de démons à l'ouest, nous pouvons donc aller de ce coté, pour nous promener.

Sévérus tendit sa main vers Harry, qui glissa doucement sa main dans la sienne. Sévérus la serra avec douceur. Il ne pensais pas pouvoir le toucher si tôt, même ce bref contacte le troublait, il compris alors qu'il avait pris la bonne décision.

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Harry et Sévérus galopaient dans le paysage volcanique, Sévérus avait une idée en tête, car il semblait le diriger vers une destination bien précise. Ils arrivèrent près de sources chaudes, dont la vapeur s'élevait au dessus d'une eau cristalline reposant dans un écrin de sable noir. Ici, la pierre volcanique était remplacée par un fin sable noir, un ensemble de petites cuvettes émergées remplit d'une eau turquoise, une légère brume flottait au dessus des différents bassins. Un peu plus loin une cascade coulait doucement de plusieurs rochers empilés les uns sur les autres. D'étranges plantes grasse d'un rouge profond bordées l'ensemble des bassins. Harry était soufflé par la beauté de l'endroit. Snape eu un sourire satisfait en voyant son expression. Il descendit de selle et admira Harry, il rassemblait tout ce qu'il aimait chez un homme. Le charisme, la virilité, un corps magnifique, le courage, la fierté et la passion. Snape se sentit brûler à ces derniers mots. Harry sauta de sa selle et le rejoignit. Il le regarda intrigué par la lueur qui brillait dans ses yeux.

- J'ai amené un pique-nique, ainsi nous pourront rester ici, j'aimerais apprendre à te connaître, tu avais raison nous n'avons jamais beaucoup discuté, dit Snape.

- Hmm, si tu veux, mais tu aurais du me dire que nous allions à des sources chaudes…j'aurais amené un slip de bain, tu n'es pas sans savoir que l'on ne porte rien sous un kilt, demanda Harry taquin. Harry trempa le bout des doigts dans le bassin, l'eau était divinement chaude.

Sévérus s'enflamma à ces mots, il se tourna pour laisser à Harry l'intimité nécessaire pour qu'il se déshabille, mais surtout pour éviter de lui sauter dessus, il n'en pouvait déjà plus de contenir son désir. Il en profita pour poser sur le sol la couverture du pique-nique, et transfigura quelques pierres en coussins moelleux, Duncan lui avait donné une nouvelle baguette. Sévérus entendit peu après Harry entrer dans l'eau, et pousser un soupire de satisfaction, qui le fit sourire. Il commença à se déshabiller, puis rejoignit Harry complètement nu. Celui-ci avait rougit, mais ne l'avait pas quitté des yeux, son regard parcourait son corps et son visage reflétait un désir brûlant, Sévérus s'assit rapidement à coté de lui, afin de tenter de dissimuler son érection, mais lorsqu'il le regarda, il remarqua qu'Harry était dans le même état que lui.

- Harry nous devons parler, dit Sévérus d'un ton réprobateur.

- Je n'aime pas quand tu commence les conversations comme ça, dit Harry avec une moue boudeuse.

- Je me suis excusé pour ce qui s'est passé ce jour là….dit Snape avec un soupire exaspéré.

- Dites, si vous voulez me séduire, ce n'est pas en soupirant que vous y arriverez, avec vous, je ne fais jamais rien qui convienne. J'ai l'impression que tout ce que je dis ou fait vous énerve. Je pense que nous perdons notre temps ensemble. Mais, allez y parlez …je vous écoute, s'énerva Harry, faisant clairement la tête.

Snape secoua la tête en se massant les tempes. Il ne savait décidément pas s'y prendre. Harry était si tendu, qu'il semblait prêt à jaillir du bain pour s'enfuir. Snape sentit le découragement l'envahir.

- Harry c'est pour cela qu'il est important que nous parlions, ne vois tu pas que nous avons du mal à nous comprendre, tu interprètes tout mal. Vais-je devoir surveiller la moindre de mes paroles, de mes gestes en permanence ? Tu te comportes comme un gamin.

- Oh mais rien ne vous y force, et moi je ne suis pas obligé de supporter vos réflexions. Je serais bien mieux avec Kenneth, lui au moins ne me traite pas de gamin. Vous savez quoi j'en ai marre, dit Harry en se levant pour partir.

Sévérus se jeta sur lui, et arracha le médaillon de Serpendard, qu'il jeta sur le rebord. Il serra son corps contre celui du sorcier et prit ses lèvres, Harry essaya de le repousser mais Snape avait trop de force pour lui. Il le porta sur le bord du bassin ou il avait installé une couverture et s'allongea sur lui. Harry était atterré par le comportement de Snape.

- Puisqu'il n'y a que cela que tu comprennes, je vais te faire mien, ensuite nous discuterons, dit Snape avant de lui ravir les lèvres.

Le cœur de Harry s'arrêta pour reprendre un rythme lourd et saccadé. Une bouche recouvrit la sienne et son cœur s'accéléra. Ne bougeant pas sous l'effet de surprise, il se mit à se débattre lorsqu'il sentit une langue voulant franchir la barrière de ses lèvres, les taquinant. Harry se raidit, voulu repousser son agresseur mais Sévérus le tenait fermement par la taille, l'écrasant de son poids, lui empêchait toute fuite. Les grandes mains qui parcouraient son torse, ses fesses, laissant un chemin de feu après leurs passages, elles commençaient à le rendre fou de désir. Un frisson traversa Harry lorsque la bouche se fit plus tendre, la langue de Sévérus cherchait la sienne, il la suça, aspirant son souffle, ce corps dur qui le plaquait contre le sol... Il le désirait. Harry ne voulait pas que cela cesse, il avait besoin de plus. Les dents de Sévérus à présent mordillaient lentement et délicatement le lobe de l'oreille du jeune homme, dont le cœur allait lâcher sous ses intentions si sensuelles. Harry gémit de plaisir quand il sentit les mains de son futur amant parcourir son corps, il se mordit violemment les lèvres. Sévérus ne se contrôlait plus, il rendait Harry fou de volupté et cela lui plaisait. Il sentit contre lui son érection et ne pu retenir un sourire de joie, mais il en voulait plus, beaucoup plus.

- Laisse toi allez Harry, je veux entendre tes cris…murmura Sévérus.

Sévérus descendit dans le cou parsemant la peau de baisers et de morsures, léchant la clavicule, il continua sa progression jusqu'au téton percé d'un anneau en forme de serpent il l'aspira, jouant à passer sa langue dedans effleurant ainsi la chair sensible, l'anneau cognait contre ses dents, faisant ressentir des vibrations divines à Harry qui remontaient jusqu'à son aine. Pendant ce temps, son autre main, triturait l'autre téton, le pinçant doucement et le faisait rouler entre ses doigts.

Harry n'était plus que gémissement sous lui, son corps souple ondulant. Sévérus se délectait de ses sons, de son odeur, du goût de sa peau. Il continua sa progression vers le ventre s'arrêtant dans le nombril, puis il descendit jusqu'à la verge raidie de désir ou perlait une goutte de son essence qu'il lécha avec délectation, en grognant. Harry émis un cri, et plongea ses mains dans la chevelure de Sévérus pour qu'il continue ses attentions. Sévérus tourna autour de la zone que désirait Harry, résistant à la pression de ses mains, il le voulait suppliant.

- Suce moi, supplia Harry. Snape retint un sourire de contentement.

Harry sentit les mains effleurer ses bourses pour les serrer puis relâcher la pression, avant de glisser sur son sexe tendu et douloureux, il étrangla un gémissement. Puis un second, quand la main puis la bouche de l'homme qui s'était penché vers lui commencèrent à le lécher pour finalement entreprendre un mouvement de va-et-vient de plus en plus prononcé. Sous le plaisir soudain, il s'arqua brutalement contre la tête de l'homme, mais Sévérus le relâcha, avant sa délivrance. Harry feula de frustration. Sévérus lui présenta deux doigts devant la bouche, qu'Harry se mit à sucer avec délectation, faisant gémir son vampire. Sévérus se pencha alors et lécha l'anus sensible, enfonçant sa langue, la sortant, faisant des cercles autour de l'anneau de chair. Harry n'en pouvait plus, c'était si bon, si doux. Snape sortit ses doigts de la bouche gloutonne et commença à insérer un doigt, Harry était si préparé qu'il pu rapidement en mettre un deuxième, élargissant doucement l'entrée. Son jeune amant n'arrêtait plus de gémir, levant le bassin afin de s'enfoncer plus profondément sur eux. Mais Sévérus ne voulait pas le satisfaire encore. Harry haletait.

- Sévérus pr….prends moi…gémit Harry.

Sévérus se plaça au dessus de lui, se positionna et enfonça doucement sa verge en lui en grognant de plaisir, Harry était si étroit et si chaud. Il marmonna « Harry cela faisait si longtemps que je rêvais de te posséder ainsi » dit Sévérus ivre de volupté.

Lorsque Harry sentit la pénétration, il eu mal. Il se crispa sous la vague de souffrance brûlante. Elle était très grosse, et cela faisait longtemps qu'il n'avait pas eu de rapports. Celui-ci s'immobilisa au dessus de lui, haletant, attendant de pouvoir continuer. Il l'embrassa avec passion, et caressa doucement sa verge en de doux mouvement de va et vient. Harry reprit sa respiration, se détendant pour accepter l'organe en lui, les tiraillements disparurent. Il enroula ses jambes autour des hanches de Sévérus, et ses bras autour de son cou pour le rapprocher de lui. Snape s'était redressé et le regardait avec un désir brûlant. Harry était à présent complètement détendu, il donna un mouvement de hanche pour qu'il continue. Mais Sévérus continuait d'attendre.

- Sévérus, continue je t'en prie, dit Harry en geignant, tout en se tordant sous lui.

- Je te veux pour calice, laisse moi te mordre, répondit Sévérus.

Celui-ci continuait ses doux mouvement de va et vient sur la verge de son amant, s'arrêtant lorsqu'il le sentait se tendre.

- D'accord, oui…. fais de moi ton calice, mais va y prends moi, cria Harry.

La morsure a peine commencée, Harry commença à gémir de plaisir, Sévérus bu longuement savourant le nectar qui lui avait tant manqué, pour le récompenser il lui donna un coup de hanche, qui arracha un cri d'extase à Harry. Puis il lécha la plaie pour la refermer, et se mordit le poignet qu'il présenta devant la bouche de Harry, tout en commençant un mouvement lent et ample. Celui-ci bu le sang de son vampire sans le quitter des yeux, gémissant de voluptés. Le liquide était chaud épais, avec un goût de fer, c'était le sang de l'homme qu'il aimait. Sévérus eu un sourire satisfait devant son absence de dégoût, son acceptation, il retira son poignet qu'il lécha, puis reprit les lèvres de Harry en un baiser dévastateur. Il reprit ses lentes poussées allant buter directement dans la prostate de Harry qui criait le prénom de son amant, soumis à des vagues de plaisir de plus en plus forte.

Finalement, après quelques poussées, il sentit monter en lui un plaisir comme il n'en avait jamais connu, jamais imaginé non plus. Il ne savait pas comment cela pouvait être possible. Il gémit et ses soupirs se transformèrent en râles. Harry empoigna les épaules au-dessus de lui et s'arqua quand son corps se libéra de toute la tension. Sévérus le rejoignit rapidement en hurlant de bonheur, mais continua à donner quelques coups de rein pour faire durer sa jouissance.

Sévérus se glissa ensuite sur le coté, encore émerveillé par la puissance de leur orgasme, il prit Harry dans ses bras et murmura à son oreille.

- Ne m'en veux pas Harry, mais je ne pouvais pas accepter de te perdre, nous sommes unis à jamais maintenant, je te rendrais heureux, je te le promet. Dors maintenant.

- Sévérus, il n'y a jamais eu que toi, et uniquement toi depuis toujours, lui répondit Harry avant de sombrer dans le sommeil.

Sévérus partit chercher un livre et son plaid, dans la sacoche de son cheval, puis revint vite vers Harry, il le reprit dans ses bras, les couvrant de la douce étoffe, installant les coussins pour un maximum de confort. Il poussa alors un soupire de soulagement. Harry était dorénavant son calice le lien était parfait.

Sévérus sentit une vague de tendresse éclater en lui, et il déposa un doux baiser sur les lèvres de son amour. Il resta à ses cotés surveillant les transformations sur son calice. Le sang de Sévérus permettait aux organes de durcir pour le protéger du passage du temps lui accordant l'immortalité. D'autres organes changèrent pour s'adapter à sa nouvelle nature. En effet, Harry devait fournir régulièrement du sang en grande quantité à son vampire. Son corps s'adapta pour que le calice accepte de fréquents rapports sexuels sans le blesser. Harry gagna quelques centimètres, et sa force augmenta. Sa magie l'entoura se mélangeant avec la magie du vampire, pour passer dans chacun de ses membres et cellules de son corps, afin de lui permettre de se régénérer plus vite. Sévérus sentit le lien mental se faire plus fort, se développer, s'apaiser, il sentirait les besoins de Harry, mais aussi ses émotions, il ne serait plus jamais seul, et Sévérus se sentit soulager de cet état de fait.

Harry dormit trois jours, durant lesquels Sévérus ne la quitta pas. Durant ce laps de temps Sévérus avait pu observer tout à loisir son calice. Il ne pouvait plus le traiter de gamin, c'était un homme jeune soit mais magnifique, il voulait tout de lui, l'éternité n'était pas concevable si il n'était pas à ses cotés. Il ne regrettait pas sa méthode un peu déloyal pour le changer en calice, ce choix il ne pouvait pas le laisser le faire, mais il le rendrait heureux, et jamais il ne le regretterais. Il avait planifié son enlèvement avec Duncan, ce dernier avait réalisé un sortilège très ancien isolant les sources dans une bulle de protection, le temps qu'ils y resteraient.

Au matin du quatrième jour Harry se réveilla complètement courbaturé. Il essaya de se redresser, mais retint un cri de douleur, ses membres étaient ankylosés.

- Doucement Harry, tu as dormit trois jours pour ta transformation, dit Sévérus.

- Transformation ? La voix d'Harry était rauque et plus basse.

- Tu es devenu mon calice, dit Sévérus en l'aidant à s'assoire, l'installant contre les coussins, il partit chercher le panier de pique nique, et servit à Harry un grand verre de bière au beurre, qu'Harry bu avec délectation. Ton corps s'est transformé, ainsi que tes organes, cela te donnera l'immortalité, tu pourras me nourrir sans t'affaiblir, et tu pourras répondre sans douleur à mes désirs sexuels.

- Tu n'as pas parlé du lien que nous allons développer…dis Harry.

Sévérus lui donna une assiette contenant une entrecôte et des pâtes au gruyère, Harry attaqua aussitôt le plat.

- Oui, le lien est déjà établit, tu vas avoir beaucoup plus faim aussi, je vais te laisser terminer ton repas, dit Sévérus qui servit à Harry de quoi se rassasier. Harry repoussa enfin sa huitième assiettes, effaré devant les quantités qu'il avait mangé.

- Tu aurais pu me demander mon avis avant de faire de moi ton calice, dit Harry après un moment de silence.

- Tu as accepté Harry, tu m'as demandé de le faire, répondit Sévérus. Tu allais me quitter et je ne pouvais l'accepter. Sévérus s'était raidit prêt à la confrontation, il ne regrettait rien, si c était à refaire il le referait.

- Bon, je ne vais pas me plaindre du meilleur orgasme de ma vie, mais essaye de me demander mon avis en dehors de ces moments là, dit Harry. Sévérus se détendit légèrement, il avait aimé faire l'amour avec lui, il sentait son excitation et la plénitude d'après l'amour dans le lien.

- Si te faire l'amour, te rends si conciliant, j'aurais peut être du l'y mettre plus tôt, murmura Sévérus.

- Oui, cela aurait été vraiment bien, je t'autorise à recommence aussi souvent que tu veux et même plus…. dit Harry avec un grand sourire en s'étirant avec volupté.

Sévérus était fasciné par son calice si sensuel, si beau, et il semblait bien l'accepter, l'encouragé à recommencer.

- Je vais te coûter une fortune en nourriture, reprit Harry.

- Ce n'est pas un problème j'ai de grosses économies, tu sais je dépensais peu à Poudelard, répondit Sévérus.

- Oh je voulais te dire, il y a quelques mois j'ai fait une cérémonie du cercle des ombres avec Jason et Draco. Sévérus se tendit en entendant le nom de ces deux anciens rivaux. Harry posa sa main sur son bras pour l'apaiser. Ne sois pas jaloux je ne ressent plus rien pour eux, alors qu'avec toi … Et ils sont ensemble à présent. Avec Jason c'était clair dés le début, c'était juste pour le sexe, et pour Draco c'est parce que je t'en voulais de m'avoir repoussé et surtout après t'avoir vu dans ce bar.

- J'ai fait des erreurs avec toi, et je suis désolé de t'avoir fait souffrir. Et Théodore Nott ? Se rappela soudainement Snape.

- On faisait juste semblant, j'étais légèrement harcelé à Poudelard, j'étais plus tranquille ainsi, cela écartait les gêneurs, je ne voulais personne d'autres, seulement toi, répondit Harry.

- Vraiment ? J'ai cru que vous étiez ensemble dit Sévérus encore très jaloux, mais soulagé par les paroles de Harry.

Harry approcha de Sévérus posant sa main sur sa joue et lui déposa un baiser langoureux sur les lèvres, il s'écarta un peu et le regarda dans les yeux. « Sévérus après ce qui s'était passé entre nous dans la piscine, je ne suis plus sorti avec personne, j'ai mis du temps pour m'en rendre compte, mais c'est toi que je voulais ». Et moi dois je être jaloux de tes anciens amants ? Car je le suis vraiment, beaucoup.

- Non tu ne dois être jaloux de personne, il n'y a que toi qui comptes, je ne suis pas doué avec les mots, mais sache que je tiens à toi plus que tout, dit Sévérus ébranlé.

- Alors embrasse moi, dit Harry.

Sévérus se pencha au dessus d'Harry encore allongé, il admira l'ombre de ces cils sur ses orbes vertes brillant de désir, il perçu son halètement, les lèvres pulpeuse légèrement entrouverte d'où s'échappaient un souffle brûlant. Sévérus était hypnotisé par l'ourlet pulpeux de sa bouche entrouverte. Ce n'était pas possible d'être aussi sexy. Il se pencha et l'embrassa, la caresse était douce il glissa sa langue entre ses lèvres, qui s'enroula avec passion autour de la sienne, ses mains fines encerclaient le visage de son calice, son odeur boisé et sucré l'étourdissait. Ses sens s'affolaient. Il se recula haletant, Harry le regarda avec lascivité. Sévérus passa une main tremblante sur son visage.

- Si tu savais l'effet que tu me fais….tu es vraiment fait pour moi, chuchota Sévérus.

- Oui, je serais le calice le plus soumis à son vampire, assouvissant tous ses besoins, dit Harry avec une lueur espiègle au fond des yeux.

Sévérus émis un petit rire, avec un « j'en doute, mais est ce moi qui ai crée cet créature lubrique ? », avant de se redresser. Harry poussa un petit soupire en répondant « c'est toi qui me rends ainsi », ils échangèrent un regard lourd de promesses.

- Sév tu t'es lié au clan MacDonald pour moi ? Demanda Harry.

- Oui, tu es l'unique raison, même si Duncan à des arguments convainquant. Il s'était allongé près de lui un bras soutenant sa tête, pendant que son autre main caressait doucement son calice.

- Mais dis moi comment es tu devenu vampire ?

- Quand je suis partie ce jour là de chez Malefoy, j'étais assez énervé et contrarié. Je suis allé dans l'Allée des Embrumes, ou j'ai été attaqué par un vampire, alors que je sortais assez éméché d'un bar. Bref, c'est pour cela que je ne suis pas retourné à l'école, et lorsque j'ai appris que tu sortais avec Nott, je n'avais plus de raisons de revenir, j'en ai profité pour développer mes capacités de vampires, puis j'ai apprit que tu avais quitté l'école, tes résultats ont-ils été bons ? Demanda Sévérus.

- Oui excellent même, je te montrerais, j'ai commencé alors à travaillé au Département du Mystère comme enquêteur et briseur de sorts, j'ai passé beaucoup de temps à l'étranger je revenais d'une longue mission en Chine, lorsque j'ai apprit ce qui se passait à Poudelard. Pour ne rien te cacher, j'ai accepté cette mission car j'espérais te revoir et pouvoir commencer une histoire sérieuse avec toi. Je m'étais rendu compte que je ne cessais de penser à toi, et que tu me manquais. Tu imagines ma déception et mon inquiétude, lorsque j'ai apprit que tu avais disparu…lui dit Harry ému.

Sévérus sentit par le lien la sincérité d'Harry, mais surtout une vague d'amour, qui le réchauffa et le bouleversa au plus profond de lui. Il prit Harry dans ses bras et l'embrassa passionnément, Harry ouvrit la bouche et savoura la langue si entreprenante qui avait envahit l'intimité de la caverne chaude et humide.

Sévérus passa une main derrière le dos de Harry et de son autre bras resserra l'étreinte pour que l'espace entre eux soit restreint au maximum. Harry gémit et finit par enrouler ses bras autour du cou de Sévérus. Il finit par plonger une main dans ses cheveux noirs si doux. Les longs doigts de Sévérus caressaient doucement, les muscles de son dos. Sa main descendait, descendait... pour arriver sur ses fesses. Harry gémi dans la bouche de son vampire, il enroula ses jambes autour de ses hanches, et se frotta contre le ventre de Sévérus, mettant en contacte les deux érections. Sévérus étouffa son gémissement en mordant Harry dans le cou. Harry avait perdu ses repères sous les vagues de voluptés qu'il ressentait à chaque fois que Sévérus asspirait son sang. Un flot d'émotions s'emparaient de son corps ne lui permettait plus de réfléchir. Il poussait des petits cris rauques. Sévérus lécha les deux petits trous dans le cou de son calice, et le releva en le tenant par la taille, Harry l'aidait en prenant appui sur ses épaules, Sévérus murmura un sort de lubrification.

Lorsque Harry sentit un liquide froid contre son entré, qui déclencha en lui un merveilleux frisson d'anticipation, il saisit d'une main la verge de son vampire et la positionna pour qu'elle pénètre en lui, puis il se laissa redescendre doucement, appréciant sentir Sévérus le remplir si pleinement, cela tirait un peu, mais Harry prit d'amples respirations pour se détendre. Celui-ci ne perdait pas une expression d'Harry perdu dans la recherche du plaisir, et se mordit les lèvres pour retenir son soupir de félicité en se sentant comprimé par l'antre brûlante de son calice. Quand il le sentit parfaitement détendu, Sévérus entreprit de commencer des lents mouvements de va et vient, le tenant par la taille, guidant ses gestes, il était ivre de ce qu'il percevait dans le lien et qui se mélangeait à son propre plaisir, il ne cessait de gémir. C'était une expérience extraordinaire, sentir son excitation et ses pointes de plaisirs se mélangeant aux sensations qu'il ressentait.

- Tu es à moi Harry, à moi…

- Oui Sévérus rien qu'a toi…oui comme ça ….ah c'est bon …je te sens bien….ah…encore…plus vite.

- Tu me rends fou Harry.

Sévérus agrippa le bassin devant lui et se mit à le pilonner plus rapidement, ses mouvements se firent plus rapides et amples au fur et à mesure que leurs plaisirs augmentaient. Il fit glisser une de ses mains entre leurs deux ventres et attrapa le sexe de Harry. Il entreprit de le caresser en même temps sur toute sa longueur. Son amant émit un râle de plaisir et se mit à trembler...

- Sévérus, je vais...ouiiiiiiii

- Moi aussi...Harrryyyy

Les deux amants se tendirent en même temps, tous les deux se laissant aller aux mêmes sensations de plaisir intense.

Harry et Sévérus se laissèrent tomber sur la couverture, haletant. Sévérus lui faisait face... une grande tendresse brillait au fond de ses yeux. Lentement, la main de Harry attrapa les longs cheveux ébène de son amant et les plaça sur le côté avec douceur. Il s'approcha lentement de son visage. Son regard était grave, il se pencha et embrassa tendrement ses lèvres en lui murmurant « Je t'aime Sévérus ». Sévérus resta immobile le regardant fixement, puis le serra fort dans ses bras bouleversé par ses mots, que jamais personne ne lui avait dit. Le lien l'emplie d'un sentiment d'amour si fort, qu'il en trembla, une larme coula le long de sa joue.

- Harry qu'aimes tu en moi ? Je ne suis pas beau, je suis froid et parfois cruel, murmura Sévérus intrigué.

- Sév, tu as beaucoup de charme, un corps superbe, tu as tout ce qu'il faut ou il faut pour me combler, dit Harry avec un air grivois, qui fit rougir son vampire. Maintenant tes qualités : tu es loyal, courageux, fort, intelligent, je te respecte énormément. Et tu es une bombe au lit, jamais je n'ai connu des orgasmes aussi fort, je vais être accro à toi, dit Harry avec un petit air gêné devant l'air grave de Sévérus.

- Et Kenneth ? Je croyais que tu étais attiré par lui, demanda Sévérus.

- En faite, tu ne peux pas savoir ce que cela a été dur quand tu m'as rejeté lorsque je t'ai libéré. Quand je suis resté enfermé trois jours dans ma chambre, tu te souviens que Sheena venait me voir ? Et bien nous avons préparé un plan, je savais que tu tenais à moi mais que tu me repoussais pour de mauvaises raisons. Donc elle a demandé à son ami Kenneth de jouer le rôle d'amoureux….mais c'était un coup monté, il n'y a jamais rien eu entre nous. Quand j'ai chanté cet chanson c'était pour toi, et je ne la destiné qu'a toi. Je voulais te faire réagir, dit Harry.

- Et bien tu as réussit au-delà de tout, après ce que tu m'as avoué, plus jamais je ne te laisserais t'éloigner. Tu vas comprendre ce qu'est un vampire possessif.

Sévérus embrassa passionnément son calice, puis le caressa doucement afin de l'apaiser, celui-ci ne tarda pas à sombrer de nouveau dans le sommeil, il le garda contre lui repensant aux mots d'Harry, il avait manœuvré comme un Serpendard pour le récupérer, mais il ne pouvait lui reprocher car il en avait fait autant. Mais surtout Harry lui avait dit qu'il l'aimait, ils avaient fait deux fois l'amour, et cela avait été meilleur à chaque fois. Sévérus s'endormit comblé et heureux, bercé par le sentiment de sécurité dans le lien, pour la première fois de sa vie, il envisageais l'avenir avec optimisme.

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Quand ils se réveillèrent le lendemain matin, ils allèrent se laver, puis prirent leurs petit déjeuné. Le panier de pique nique était astucieusement relié aux cuisines de la forteresse, ce qui permettait d'avoir des provisions toujours fraîches. Sévérus semblait pensif, et ne répondait que par monosyllabe, Harry ne percevait rien de particulier par le lien, pourtant il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter. Sévérus redressa la tête et le fixa soudainement.

- Que se passe-t-il Harry ?

- J'aimerais savoir pour quoi tu es aussi pensif, je n'aime pas te voir ainsi.

- Je réfléchissais à Dumbledore, je sais à présent qu'il m'a trahis en m'envoyant ici. Car il n'y avait aucun moyen pour que je puisse en repartir, d'abord la porte ne fonctionnait que dans un sens, ensuite il devait se douter que j'aurais des difficultés avec le clan Douglas. J'ai heureusement pu lui cacher ma condition, lui racontant que je souffrais d'une maladie du sang, qui me laissait assez affaiblit. Mais ce que je ne comprends pas c'est ses motivations.

- Il a demandé de l'aide à Ovide, et a semblé stupéfait lorsqu'il m'a vu, mais cela pourrait être encore une de ses manipulations, si je ne m'étais pas méfié en préparant mon retour, et lié à Minerva, j'aurais été bloqué ici tout comme toi. Donc il voulait se débarrasser de nous deux, et tout cela est lié à ce maudit Grimoire.

- Oui c'est une certitude, quel intérêt de se débarrasser de nous deux ? Sévérus était pensif.

- Hmm, il y a un truc que je trouve bizarre… c'est l'agressivités des meubles de Poudelard envers les élèves, car d'après ce que j'ai vu le mal se répand que sur une partie des terres des Fraser, mais pourquoi Poudelard est il atteint ?

- Tu as raisons, surtout que les meubles ont commencés a attaqués il y a deux mois, donc bien trop vite, pour que le mal se répande si loin, dit Snape.

- Les Fraser m'ont donné une description de celui qui aurait tout déclenché il y a deux mois, et il ressemble furieusement à Dumbledore. Mais il y a pire Ovide m'a raconté l'histoire du grimoire. Au IXe siècle dans le nord de l'Allemagne, une sorcière Ahriman a été reconnue coupable, jugée, condamnée, brûlée. Brûlée en partie seulement, car un autre sorcier, s'est approché après le supplice du bûcher auquel les restes de la sorcière, noircis par les flammes, pendaient encore. Cette personne décroche le corps de la femme martyrisée et emporte le cadavre. Il l'emmène chez lui. Des années plus tard apparaît sur le marché un livre d'aspect sinistre, noirci comme par les flammes d'un bûcher. Quand on l'ouvre, on lit sur les premières pages parcheminées : Grimoire d'Ahriman. Les caractères sont gothiques et le texte est tout entier consacré à des recettes de magie noire. Certains disent que le livre, feuillets et couverture, est entièrement fait de peau humaine : la peau de la sorcière suppliciée.

Sévérus sembla surpris, puis se mit à réfléchir intensément.

- Harry j'ignorais cet histoire, vois tu toutes les familles de sang pur ont une passion pour la généalogie, j'a moi-même fait des recherches sur Albus et je suis sur que l'une des ses ancêtres se nommait Ahriman, cela m'avait marqué car à coté de la date de sa mort il était marqué condamné aux bûcher pour actes de magie noirs, j'avais trouvé cela étrange surtout venant de la famille de Dumbledore.

- Sévérus sais tu si le livre est toujours dans ce monde ? Demanda soudainement Harry.

- Non, mais je suis d'avis que nous le vérifions au plus vite.

Ils mirent quelques heures pour retourner à la forteresse, Duncan les attendait avec impatience, car dés leurs arrivés ils furent conduit auprès de lui.

- Bien je suis heureux que tout soit réglé entre vous deux, et je vous félicite. Sévérus je dois te dire que trois de mes vampires m'en veulent beaucoup pour ma petite machination, ils estimaient avoir le droit d'avoir une chance avec Harry, dit Duncan.

- Je les aurais tués, ils peuvent cesser de ^rever Harry est à moi a jamais, dit Sévérus fermement.

- Bien, ceci dit je suis content de vous voir, il y a de plus en plus de démons, il va falloir intervenir rapidement, dit Duncan.

- Savez vous si le grimoire est toujours dans sa prison ? Demanda Harry.

- Non je l'ignore, tout ce que je peux vous dire c'est que les barrières le retenant prisonnier ont été détruite.

- Dans ce cas il faut vérifier avant tout, dit Sévérus.

- Je suis de cette avis, il nous faudra l'aide de Harry, car seul un calice peut entrer dans la prison accompagné de son vampire, je vous guiderais avec certains de mes vampires, dit Duncan.

Harry et Sévérus approuvèrent d'un hochement de tête.

Réponse aux reviews

J'espère que ce chapitre vous a plu. Moi j'ai adoré l'écrire Merci pour vos messages, j'ai eu un peu de mal pour faire ce chapitre, j'ai eu des trous d'inspirations….