Chapitre 9 : Suspicion

Cela faisait deux heures que Rose Weasley fixait ce maudit journal, en proie à un dilemme particulièrement important. Silencieuse, le dos collé au bois du lit, les jambes repliées et les bras autour des genoux et le journal posé sur le matelas devant elle, la rousse fixait l'ouvrage avec une curiosité non feinte.

Parfois, elle tendait la main, prête à l'attraper. Puis elle se ravissait et stoppait son geste.

Que pouvait-il bien y avoir d'écrit de toute façon ? Et pourquoi Scorpius lui avait donné son journal d'abord ? Et pourquoi « pourquoi » ? Elle en avait mal à la tête à force de réfléchir à ce stupide serpentard !

Et en plus il a entendu que j'étais amoureuse de lui… Merci papa !

Rose se redressa et, relevant fièrement la tête en prenant soin d'éviter de regarder le maudit journal de Scorpius !, elle partit prendre un bon bain pour éviter d'avoir à le lire.


Scorpius, quant à lui, avait commencé à s'éloigner en balai et avait transplané à mi-chemin, il faisait vraiment froid ce soir-là… Il posa ses affaires dans sa chambre, un peu triste que Rose ait réagit comme ça.

Tu croyais quoi ? Qu'elle allait te sauter dans les bras ? Elle a raison t'es qu'un abruti Scorp. Songea-t-il.

Il s'assit sur son lit et le chat, jusque là endormit sur le matelas, vint immédiatement se frotter contre lui.

Le blond se mit à imaginer tous les scénarios possibles :

1 : Rose lisait le journal et retombait dans ses bras : Le bonheur absolu.

2 : Rose lisait le journal et ne voulait plus entendre parler de lui, c'est vrai quoi il l'avait relu et bien souvent, il s'enorgueillissait d'effrayer tout le monde… Pire que tout.

3 : Rose ne lisait pas le journal… Et finalement, cette solution n'était peut être pas si terrible.

Mais, oui ! Ce qu'il avait été idiot ! Il aurait pu trafiquer le journal avec un sort ! Ou lui donner un cahier avec des pages blanches ! Comme ça, en tant que fière Gryffondor, elle se serait mit un point d'honneur à ne pas le lire et elle n'aurait même pas remarqué qu'il l'aurait fait ! Mais en fait, si elle ne le lisait pas, pas besoin de sort…

- Rahh ! Râla Scorpius en se prenant les cheveux des deux mains.

Soudain, une chouette le dérangea dans ses déambulations mentales, celle de ses parents, elle tapait aux carreaux et Scorpius s'empressa de lui ouvrir. Dans la lettre, il reconnu l'écriture de sa mère.

Salut Scorpi-chou

Aucun doute, c'était bien sa mère !

Le garçon, après avoir levé les yeux au ciel, reprit sa lecture.

Salut Scorpi-chou,
Ton père et moi avons finalement décidé de rentrer un jour plus tard que prévu, donc ne t'inquiète pas si tu ne nous vois pas rentrer avant demain soir. Tu nous manques. Ta grand-mère t'a encore pourri pour Noël, il faudra quand même que tu ailles la voir. J'espère que tout va bien.
A demain soir. Bisous
Maman et Papa

Le blond soupira. Comment allait-il faire croire que tout allait bien à ses propres parents ? Son père le connaissait mieux que quiconque, il remarquerait tout de suite son air triste et grincheux. Il devait se ressaisir. Le blond se leva et partit prendre une bonne douche avant de sombrer rapidement dans un sommeil réparateur.


Lorsque Rose se réveilla le lendemain matin, d'une, le journal était posé sur sa table de nuit, de deux, il était encore fermé. La rousse n'avait trouvé le sommeil que vers une heure et demi du matin à cause de ce journal ! Encore à moitié endormie, elle l'attrapa et fit ce qu'elle faisait souvent lorsqu'elle commençait à lire un ouvrage : elle lisait la dernière page. La toute dernière. La nuit porte conseil après tout...

Quelle ne fut pas sa surprise de voir que Scorpius semblait y avoir écrit récemment. Elle n'avait pas eu le temps de voir jusqu'à quelle date il était arrivé la dernière fois qu'elle l'avait lu.10/12/2032. Soit deux jours plus tôt.

Hein?

Ravagée par la curiosité, Rose se mit à lire les deux petits paragraphes en songeant avec détermination que oui, elle allait bien lire UNE PARTIE du journal mais certainement pas le journal entier.

Ses yeux s'écarquillèrent de stupeur entremêlée de joie au fur et à mesure de la lecture.

10/12/2032 : J'ai passé la journée à écrire des lettres. Des brouillons pour être précis. Je voulais envoyer une lettre à Rose…mais je ne sais pas quoi écrire. Comment je vais bien pouvoir me faire pardonner ? Ca fait quelques heures qu'elle est partie et elle me manque déjà. Merlin si je n'avais pas joué au troll elle serait encore là.

10/12/2032 : J'ai eu une idée lumineuse ! Dans quelques minutes, cher journal, je vais t'amener à Rose. Je dois être complètement fou de permettre à quelqu'un d'autre que moi de lire tout ça, toutes mes pensées intimes, toutes mes humiliations, tout le mal que j'ai souhaité faire aux autres, et puis toutes mes lamentations. J'ai tellement honte qu'elle ait pu lire ça. Je déteste qu'on me voit vulnérable, c'est d'ailleurs pour ça que j'ai finalement écrit dans ce journal, lorsque papa me l'a offert je ne pensais pas y écrire un mot mais je me suis dit que j'allais tout transcrire et ne rien montrer devant les autres, ça m'a permis de supporter James Potter et ses abrutis d'amis pendant des années et puis Weasley après… Je ne vois pas d'autre solution, Rose ne me pardonnera jamais de l'avoir traitée de sang de bourbe et je veux lui prouver que je ne l'ai jamais vue comme ça… ou peut-être il y a bien longtemps. De toute façon, elle m'a déjà vu faible, pas plus tard que l'autre jour, quel imbécile franchement. Tu n'es pas habitué à ce que je fasse tant de pataquès autour d'une fille hein, stupide journal ? Que veux-tu, je suis fou oui. Complètement fou d'elle.

Les joues de Rose se colorèrent vivement. Alors comme ça, Scorpius était… « fou d'elle » ? Humm, intéressant… Qu'est ce qu'il est choupinou !

Elle ferma le livre violemment.

Elle n'allait tout de même pas se faire avoir comme ça ! Il n'avait qu'à gribouiller trois mots dans un carnet et elle retournait ramper à ses pieds ? Pas question !

Elle ne lirait pas la suite !

Certainement pas…

Probablement pas…

Oui, oui d'ailleurs, pour se convaincre de ne pas le faire, elle allait lire le paragraphe…le petit là…juste au dessus. Il avait été écrit le jour de leur engueulade, sûrement juste après.

09/12/2032 : Bon sang ! Qu'est ce que je viens de faire ? Je viens de jeter Rose. Je crois même que je l'ai fait pleurer. Quel crétin ! C'est définitif, je suis vraiment un abruti. Tout ça pour toi, un pauvre journal sans intérêt. Rose ne me pardonnera jamais. « Sang de Bourbe » je l'ai appelée. Je crois que c'est même la première fois que je traite quelqu'un de sang de bourbe. C'est sortit tout seul, je venais de passer devant la tapisserie de l'arbre généalogique, j'ai vu le nom de Lestrange, celui qui est en prison, mon grand oncle, et je me demandais ce qu'il penserait de me voir embrasser Rose. Et…je l'ai surpris en train de te lire, ça m'a mis hors de moi. Maintenant elle est partie… Que Salazar me vienne en aide !

Rose eut un petit soupir sévère. Hum ! Quand même ! Il reconnaissait qu'il était un idiot ? Bien, très bien même…

Puisque c'était comme ça…elle allait peut-être lire quelques paragraphes en plus… juste pour voir… et puis, elle n'aurait qu'à mentir à Scorpius et dire qu'elle n'avait rien lu ! C'est avec un sourire diabolique qu'elle poursuivit sa lecture.


Scorpius était levé depuis 7h30. Ce qui, chez lui, était plutôt rare… Il était toujours seul au Manoir et malgré le fait qu'il se soit endormit à point d'heure la veille, il s'était réveillé très tôt avec l'image d'une Rose Weasley qui semblait décidément incrustée derrière ses paupières. Agacé, le garçon se leva et partit prendre son petit déjeuner. Il n'avait même pas faim. Pour se distraire, il décida d'envoyer une lettre à son ami Zabini, peut-être qu'il serait de bon conseil…ou pas. Après tout, Zabini était un peu comme lui, il jouait les dragueurs mais était incapable de garder une fille plus de 6 mois… Scorpius se plût à imaginer la tête que ferait son ami s'il lui annonçait qu'il sortait avec Rose.

Le garçon jura brusquement. Il avait oublié, il venait de gâcher toutes ses chances avec Rose. Et vu comme elle l'avait accueillit chez elle, elle n'était pas prête de lire le journal… En plus son père avait débarqué dans la pièce ! C'était moins une ! Elle aurait pu le laisser et il se serait fait avadakédavraïser sur place…c'était bien qu'elle tenait à lui non ? Si elle l'avait caché. Un tout petit peu, quand même. Et Ron Weasley avait dit : « (…) elle m'a dit que tu étais amoureuse d'un garçon et que vous vous étiez disputés (…) ». C'était bien de lui qu'il parlait ! Qui d'autre ? Si ça se trouve elle ne mentait pas quand elle disait qu'elle avait déjà embrassé un garçon, si ça se trouve ce Marc Renard n'était pas une pure invention de la rousse… Le blond trépigna sur place, Ron Weasley avait ensuite dit « C'est qui ce type qui t'a fait des misères ? Je voudrais bien lui dire deux mots à celui-là… ». Et si c'était lui, si Rose lui avouait qu'il s'agissait de lui, il ne donnait pas cher de sa peau… Finalement, peut-être que ce n'était pas si mal que ses parents rentrent dans la soirée…

Soupirant, il s'approcha de la cheminée, jeta une poignée de poudre dans le feu et passa la tête à travers les flammes verdoyantes, demandant à parler à son blond ami John Zabini.


Ron Weasley ronchonnait dans la cuisine.

- Mais qu'est ce qu'elle fait ? Elle est restée dans sa chambre toute la matinée !

- Hum ? Laisse la Ron… Elle…elle doit réviser. Murmura sa femme d'une petite voix.

- Non ! Ses affaires sont dans le bureau en bas ! C'est à cause de ce freluquet qu'elle fait la tronche ! Elle ne va pas bien enfin ! Qui c'est ce petit imbécile ? Grognait Ron en faisant les cent pas.

- Je…euh…je ne sais pas…

- Hermione. Si tu le savais. Tu me le dirais pas vrai ? Demanda-t-il en lui lançant un regard inquisiteur.

- Oui, oui enfin qu'est ce que tu vas chercher ? Répondit sa femme avec un peu plus d'assurance.

- On a traversé tellement d'épreuves ensemble... Commença Ron.

Il se lança ensuite dans un long un long monologue aucours duquel il remit en mémoire à sa femme à quel points ils étaient liés et leur couple fusionnel. Il prit soin d'ajouter qu'ils pourraient « faire face à cette nouvelle épreuve ensemble », que « la famille peut tout supporter », « on a connu bien pire »… Certes. Mais Hermione Weasley connaissait son mari, quelque fois, ils n'avaient pas la même définition de « pire », notamment lorsqu'une araignée égarée osait rentrer dans la cuisine… c'était « pire que tout » selon Ron… Alors rien que d'imaginer la tête blonde de Malefoy ici et la réaction de son mari, Hermione en avait la nausée.

Tremblotante, elle finit par se laisser tomber sur un canapé et attrapa un livre sur l'étagère du salon pour s'empêcher de dire à son mari ce qu'elle avait envie de crier depuis la veille au soir : "Rose est amoureuse du fils de la fouine bondissante !"

Effectivement, Rose n'avait pas quitté sa chambre. Et ce, pour une bonne raison : elle dévorait le journal de Scorpius. Elle ne pouvait pas dire qu'elle aimait ce qu'elle lisait. Scorpius s'était fait maltraiter pendant ses premières années à l'école et elle avait le cœur serré à chaque nouveau paragraphe. James va me le payer!
Hein ? Pourquoi je pense ça moi ? Scorpius ne me concerne pas… du moins plus maintenant.

Lorsqu'elle termina le premier quart du livre, elle remarqua que Scorpius avait grandit en maturité, et en menace… Maintenant, renversement de situation. C'était lui qui maltraitait les premières années, sous prétexte qu'il en avait bavé. Quel idiot ! Il allait l'entendre lui aussi !

Quand elle fut appelée pour manger par son père, la rousse poussa un soupir de frustration. Elle en était juste à un passage « intéressant » où Scorpius se demandait comment sortir avec cette PETASSE de Lucy Elys. Qu'à cela ne tienne, Rose descendit manger, le livre à la main et apprit le fin mot de l'histoire en lisant à table, ce qui n'échappa pas à ses parents puisqu'elle manqua de s'étouffer avec sa boulette de viande en apprenant que les nombreuses rumeurs sur la pouf et Scorpius étaient vraies : ils ont vraiment couché ensemble en haut de la tour d'astronomie ! Heureusement, Scorpius ne semblait pas en avoir retenu un souvenir mémorable, et puis, il écrivait lui-même que Lucy était une pimbêche bête comme ses pieds… Rose jeta violement sa fourchette dans son assiette, énervé contre le blondinet.

- Qu'est ce que tu lis sans arrêt ! Grommela son père, bougon.

- Moi ? Euh rien… Un livre… C'est pour les cours.

- Ah oui ? Fais voir. Demanda son père d'un ton intéressé.

Rose secoua la tête et son père s'étonna. Heureusement, sa mère sembla comprendre et lança :

- Depuis quand tu t'intéresses aux livres de cours chéri ?

- C'est ma fille qui m'intéresse. Répondit son père, vexé.

L'appétit coupé par les déboires de Scorpius, Rose se leva de table et décréta qu'elle n'avait plus faim, son père la suivit des yeux avec un air suspicieux.

Le temps s'écoula rapidement pour Rose qui lu le journal de Scorpius jusqu'à tard dans la nuit.


En attendant, le blond était fébrile. Rose ne lui avait pas donné de nouvelles et il ne savait pas du tout à quoi s'attendre avec elle. Il avait dit tout ce qu'il avait sur le cœur à Zab, ce dernier, au début surprit, avait décrété qu'en effet, Rose était plutôt mignonne… il avait ajouté quelques allusions grivoises et Scorpius l'avait engueulé comme du poisson pourri. Son ami avait finit par éclater de rire et lui souhaiter bonne chance.

En début de soirée, Mr et Mrs Malefoy arrivèrent enfin chez eux. Sa mère enlaça Scorpius comme si elle ne l'avait pas vu depuis trois mois et lui murmura avec tristesse :

- Je n'étais vraiment pas bien de t'avoir laissé ici tout seul mon pauvre chéri… Tu ne t'es pas trop ennuyé cette semaine ?

Maman, si tu savais…

Son père par contre, remarqua tout de suite que quelque chose clochait. Il avait tout juste posé leur sac par terre et embrassé son fils qu'il demanda d'un ton suspicieux :

- Quelque chose ne va pas Scorpius ?

- Si, si ça va…

- Tu as l'air triste. Je ne pense pas que c'est parce qu'on t'a laissé tout seul pendant quelques jours… Alors ?

Son père le fixa de ses yeux bleus. Ils se ressemblaient vraiment tous les deux.

- Bon… C'est rien… Je me suis pris la tête avec une fille et…

- Oh ! Ca ! S'exclama son père qui semblait rassuré.

Scorpius lui lança un regard furieux.

- Ce n'est qu'une fille Scorpius !

Non, Rose n'était pas qu'une fille à ses yeux…

Astoria Malefoy agrippa brusquement le bras de son mari et le fixa avec sévérité.

- Drago ! T'es idiot ou quoi ? Cria-t-elle presque.

Le blond baissa la tête, penaud.

- Désolé mon chéri. Dit-il à son fils, et Scorpius tordit le nez à l'entente du surnom affectueux dont son père l'avait gratifié. Alors ? C'est qui cette fille qui te plait ?

Scorpius hésita vraiment à tout lui dire. Mais il était trop agacé en cet instant.

- Vous ne la connaissez pas. Répondit-il.

- En tout cas, elle ne va pas te résister longtemps, tu es quand même pourvu du charme naturel des Malefoy ! Ahah !...

Devant le manque de réaction de sa femme et de son fils à sa blague, Drago Malefoy ajouta :

- Aehm… Bon, je vais commencer à ranger les affaires...

Bah quoi, c'est vrai non? Pensa-t-il en s'emparant du sac.


Deux jours. Pourquoi elle ne m'écrit pas ? Salazar elle aurait pu m'écrire quand même ! Si ça se trouve je suis définitivement grillé et j'attends là, j'espère, Merlin on dirait un Poufsouffle ! Si dans une semaine Rose ne vient pas, je débarque devant sa porte le soir de Noël !

Scorpius ne le savait pas encore, mais il n'aurait pas besoin d'attendre jusque là. En effet, Rose avait secrètement décidé de lui rendre une petite visite nocturne. Elle venait de terminer son journal et les battements de son cœur ne s'atténuaient pas… ses pensées contradictoires tournoyaient dans sa tête… Elle avait juste envie de le voir. Peu importe s'il avait été idiot, méchant et faible. Elle avait découvert qu'il était bien plus que ça. Mais il l'avait quand même appelée « sang de bourbe » et même s'il n'y avait aucune allusion à l'existence de sorciers inférieurs aux « sang-purs » dans son journal – ou du moins, pas après la troisième année – Rose se demandait quand même s'il pensait vraiment ce qu'il avait dit. Y'avait-il une autre solution que d'aller lui en parler ?

Elle aurait pu lui envoyer une lettre, ou le contacter par cheminée… mais c'était différent… et puis… elle avait quand même envie de le voir. Depuis deux jours, la rose placée dans un vase sur son bureau la narguait…

Rose posa le journal achevé sur son lit et partit se laver, histoire de ne pas être trop moche quand elle retrouverait Scorpius. Et il fallait qu'elle aille chercher son balai discrètement…

Ron Weasley, Auror confirmé, monta à l'étage pour parler à sa fille. La rousse avait de qui tenir, son père était aussi curieux qu'elle, voire pire… (le cirque qu'il avait fait à Hermione au début de leur relation pour savoir si elle avait vraiment embrassé Viktor Krum !). Qui était ce type qui faisait souffrir sa Rosie ? Hein ? Si c'était Frank, le fils de Neville, il transplanerait immédiatement à Pré-au-Lard pour régler ça avec lui, en personne ! Non mais !

Ron Weasley grimpa les escaliers en bois de la maison, Rose devait être dans sa chambre. Ce n'est qu'après y avoir mit un pied qu'il entendit l'eau de la douche couler, Rose semblaitêtre dans la salle de bain.

Le roux laissa son regard parcourir la chambre de sa fille et celui-ci tomba sur le balai de Rose, à coté de la fenêtre.
Rosie comptait sortir en balai ? Ce soir ?
Surement pour voir ce garçon ! Non mais en plus il lui faisait prendre des risques inconsidérés ! Sortir toute seule dehors en balai ? Par ce froid ? C'est qui cet ahuri ? Songea Ron Weasley en s'approchant du lit de Rose avec l'intention de s'y asseoir et d'attendre qu'elle revienne pour la raisonner.

Il s'allongea sur le matelas et se redressa rapidement, sentant quelque chose de dur contre son dos. Il tendit le bras en arrière et attrapa la cause de sa gêne. Tiens, ce livre dont Rose ne se séparait plus depuis deux jours.

Nonchalamment, Ron Weasley ouvrit une page, la première du livre.

Ses yeux s'exorbitèrent brusquement et il blêmit lorsqu'il lu le titre:

Journal de Scorpius Malefoy

- Her… HERMIONE ! Cria le roux avec panique, manquant de s'étouffer avec de l'air.