Hello ! Comment allez-vous ? Je vous ai bien surpris avec la révélation du père d'Hannah, j'en suis bien contente ! Je vous laisse à l'explication…
Juls : merci beaucoup ; ce n'est pas grave, tu me diras si c'est que c'est pas très clair pour le lien Severus / Salvia ! Oui j'aime bien faire un Ron mature xD
Guest : et oui Sirius Black, les explications arrivent ! J'espère que la suite te plaira !
Merci à Emilie & Aude
Bonne lecture
Chapitre 7
-Layla et Sirius, murmura doucement Hannah
Ron la laissa s'imprégner de ses deux noms jusque là inconnus pour elle. Il savait bien ce que cela faisait de ne pas connaitre ses parents, à l'instar de son meilleur ami. Apprendre à les connaitre par d'autres était douloureux et parfois, le meilleur des cadeaux. Le seul possible.
-Que sais-tu sur eux ? Vous, pardon.
-Tu peux me tutoyer, je ne suis pas si vieux.
-Quel âge ?
-24 ans.
-Oh, tu fais plus.
-La guerre.
-Pardon. Alors?
-J'ai rencontré ton père il y a dix ans, il est le parrain de mon meilleur ami;... que sais-tu sur la guerre?
-Rien.
Après une minute d'hésitation, Ron lui fit un court topo sur la guerre, Voldemort, Dumbledore, l'Ordre et Harry Potter. Hannah le regardait, à la fois impressionnée et inquiète.
-Et c'est ce sorcier qui veut me... tuer?
-Tuer, pas sûr. T'avoir en tout cas, ce qui est presque pire.
-Pire que de mourir?
-Bref, ton père a été fait prisonnier et c'est, selon mes calculs, là qu'il aurait rencontré ta mère. Il y a très peu d'humain là bas, quelques gardiens, ceux qui amènent à manger puisque les détraqueurs ne peuvent pas le faire.
-Les quoi ?
-Laisse tomber. Donc tu as été conçu là-bas.
-En prison ? Cool, dit-elle, un peu ironique.
-Ensuite ton père s'est échappé, on était en troisième année à Poudlard et... c'est l'école où on apprend la magie et il voulait se venger de celui qui l'avait envoyé en prison et qui avait fait tuer ses meilleurs amis. Mais il était recherché et il a du fuir. Harry pourrait t'en parler mieux que moi.
-Mais moi, il ne m'a pas cherché?
-Je ne sais pas s'il connaissait ton existence. Je suis désolé.
-Et après ?
-Il protégeait Harry comme il pouvait, il a fini par revenir quand Qui-Tu-Sais est revenu et il a aidé comme il a pu mais il a fini par se faire tuer.
-Et ma mère ?
-Elle... elle est morte aussi, peu de temps après ta naissance, c'est pour ça que tu as été confiée à ta grand-mère, sur ordre de Dumbledore. Je n'en sais pas plus. Dumbledore est mort il y a six ans maintenant et j'ai repris les choses en main qu'il y a deux ans et on a fini par me parler de toi et je n'ai pas grand chose de concret à te donner.
-Mais si, fit Hannah, bouleversée, tu m'as donné beaucoup. Tu ne vas pas engueuler Quentin, dis ?
-C'est ce qu'il t'a dit ?
-Non, enfin il a peur de te décevoir je crois.
Ron sembla touché et Hannah se demanda si elle avait bien fait de lui dire ça. Touché, Ron l'était. Il ne pensait jamais qu'il pouvait avoir de l'importance pour les jeunes, il était parfois dur avec eux.
-Mais non, c'est normal de tenir à la personne qu'on doit défendre. Il y a juste des limites à ne pas dépasser mais dans l'intérêt de vous deux. A trop te regarder, il pourrait oublier de regarder ce qu'il faut voir : pas toi mais ce qu'il y a autour de toi, tu comprends ?
-Bien sûr. Je peux te poser une question ? Pourquoi je peux pas venir à Poudlard, ce serait plus simple non?
-On y a pensé mais... il a des agents doubles tu sais, on ne peut jamais être certain d'une personne. Si un des agents double est en fait à la solde de Tu-Sais-Qui, il ira lui dire où tu es. On va attendre d'en savoir plus sur toi avant. Et je vais voir pour que tu puisses avoir une baguette. Quentin pourra t'enseigner les rudiments de la magie.
-C'est vrai ? Oh merci beaucoup Ron !
-Il faudra bien l'écouter.
-Promis!
-Et ne plus jamais rentrer toute seule, compris?
-Oui!
Elle se serait écoutée, Hannah aurait dansé sur place mais elle était sûre que niveau maturité, elle en prendrait un coup ; aussi, elle resta assise en souriant. Ron allait ajouter quelque chose, amusé par la spontanéité d'Hannah, quand Quentin réapparut. Ron regarda sa montre, sceptique :
-Je ne t'avais pas donné la permission de minuit?
-Il est onze heures et tout le monde était crevé. Ca va? Ajouta-t-il en regardant Hannah
-Oui, oui.
-Tu as profité de tes amis ?
-Je suis allé voir Max, il est dans un sale état.
-Ouais, Liza a fait du bon boulot.
-Ouais.
-Tu l'as vu ?
-Ouais, on a parlé, elle était choquée. Et vous?
-Elle peut pas tout te dire non plus, tu sais. Au cas où... je vais essayer de faire venir Ollivander. J'ai pas trop confiance en lui alors peut-être dans un autre lieu.
-Cool. Des nouvelles d'Hermione sinon ? Demanda Quentin en s'asseyant.
-Non, le contact a été coupé. On s'inquiète.
-On peut pas intervenir?
-On y pense mais si elle est presque au terme de sa mission ou autre... on ne peut pas tout mettre en jeu comme ça. On va trouver une solution, ne t'inquiète pas.
-Je ne m'inquiète pas, elle est la meilleure. Et Harry ?
-Ca va.
-J'ai vu que Parkinson s'occupait des potions maintenant...
-Elle est douée.
-Ouais, c'est ce que Lilas m'a dit. Et que tu fricotes avec la blonde.
-Je... fricote avec personne.
-Ni la blonde, ni la brune?
-Ce qui veut dire? Lilas parle trop.
-Elle vous a vu, Parkinson et toi.
-N'en parle à personne.
-A qui tu veux que j'en parle? Lilas me l'a dit parce qu'elle savait que je ne dirais rien et qu'elle n'en pouvait plus de garder le secret, tu la connais. Juste, tu sais, je me disais, sans Harry, Hermione et puis Gin' qui...
-Justement, pas le temps de penser à tout ça.
-C'est sur que Parkinson est jolie, tenta Quentin avec un sourire moqueur.
-Ta gueule, Quentin. Ah les femmes, bordel.
Hannah haussa les sourcils, surprise. Lui qui avait été calme, serein toute leur soirée, il avait l'air maintenant de se dévoiler un peu plus avec Quentin et des problèmes de filles. Elle alla faire du thé.
-Allez raconte, je suis coincé là moi.
-Y a rien à dire.
-Sauf que tu surveilles drôlement la blonde.
-C'est Daphné. Comment tu sais ça ?
-C'est Tally qui me l'a dit.
-On te parle beaucoup trop à toi.
-J'ai regroupé les informations sans le vouloir vraiment. Comment elle est cette Daphné?
-Trop fragile pour un maladroit comme moi si tu veux mon avis.
-Ouais, elle a l'air accroché, non? Désolé. C'est ce qui se dit.
-Et merde, si tout Poudlard en parle maintenant.
-Elle est jolie, ce sera pas bien difficile, se moqua Quentin. Après c'est le combat, la blonde contre la brune.
-Bref, je suis sûr qu'on barbe Hannah.
-Pas du tout ! J'adore, quelle est l'histoire?
-Y a pas d'histoires. Je pensais que tu serais de mon côté.
-Désolée, les triangles amoureux, c'est passiiiionnant.
-Quoi ? Amoureux ? Et y a pas de triangles.
-Pourquoi ?
-Parce que. C'est la guerre, pas...
-On peut pas tomber amoureux pendant une guerre?
-Si, mon frère a très bien réussi ça, moi non.
-Pourquoi ?
-Je suis trop maladroit, j'ai pas de temps pour une fille, surtout pas Daphné.
-Et la brune? Pourquoi tu ris?
-Parce que. Parkinson, ok elle est canon mais c'est tout à fait inenvisageable, c'est qu'une peste.
-Mais avec Daphné, ça l'est ? Envisageable.
-Non. C'est différent. Elle ne m'agresse pas quand je lui parle, au moins.
-Ouais, sauf qu'elle te plait beaucoup moins au final. Quand y a pas d'enjeux...
-Ce n'est pas une histoire d'enjeu.
-Nan ? Et ce baiser, c'était comment?
-Pourquoi je parle à des gamins comme vous?
-Parce que t'as que nous ? Se moqua Quentin.
-Parce qu'on est extérieur à tout ça et ça fait du bien de parler, rectifia Hannah en lui lançant un regard noir. Alors ce baiser ? Passionné je suis sûre. En tant qu'adepte de séries télés moldues qui font plein de triangles amoureux, j'en conclus que...
Le téléphone d'Hannah vibra et Ron se leva brusquement, baguette dégainée. Hannah lui expliqua.
-Oh, je connais, j'en ai quand je vais en mission, on a intégré ça mais je m'y attendais pas. J'y vais. Je ne veux rien savoir de tes conclusions. Prends soin d'elle et n'oublie pas, Quentin... ajouta Ron avant un regard sérieux vers elle.
-Je sais.
-Merci Ron! Lança alors Hannah.
-Prends soin de toi aussi Hannah.
Ron parti, Hannah se leva tout sourire vers Quentin.
-Tu veux mes conclusions, toi ?
-Vas-y, dit-il en posant ses mains sur ses hanches.
-Il va sortir avec la blonde parce qu'elle est plus facile mais il va crever d'amour pour la brune. C'est un mec qui a besoin de challenge.
-Tu crois ça ?
-Ouep, dit-elle en se haussant sur la pointe des pieds pour l'embrasser rapidement. Maintenant, reprit-elle avec un regard sévère, dis-moi qui est Hermione, Tally, Lilas et compagnie ? T'as que des copines ? Ne rigole pas.
-Tu veux qu'on parle de Simon peut être? D'ailleurs, tu devrais aller te coucher, il est presque minuit et tu as cours demain. Ta grand-mère va rentrer et vaut mieux pas l'énerver un peu plus.
-Tu ne perds rien pour attendre, dit-elle en partant vers sa chambre.
Mais Quentin la rattrapa par le bras et la tira vers lui pour lui donner un baiser qui la laissa pantelante.
-Bonne nuit.
Elle lui jeta une œillade assassine mais avec un sourire qui démentait son humeur. Quentin la regarda jusqu'à ce qu'elle disparaisse dans sa chambre, lui aussi avec le sourire avant de faire sa ronde le plus minutieusement possible. Ensuite, il attendit le retour de Susan qui ne lui parla pas et le fusilla du regard. Mais Quentin n'en avait cure. Il avait eu ce qu'il voulait : Hannah en savait plus sur sa famille. De plus, il avait pu parler à Ron de ses sentiments pour elle et il avait bien réagi, en le mettant en garde le temps de sa mission. Quentin comptait bien suivre ses conseils à la lettre. Ron n'était pas là par hasard, il savait faire les bons choix.
.
Ron sortit de la cheminée, crevé, avec une seule hâte : se coucher. Pourtant, une myriade de notes fleurissait sur le sol de son bureau. Toutes se mirent en branle et se jetèrent sur lui. D'un sort, il les arrêta et en attrapa une : Parkinson. Elle le sommait de venir de suite dans le cachot n°3. Il fit disparaitre les notes et se traina jusqu'au cachot. Dommage de finir la soirée comme ça, il devait avouer qu'il avait passé un bon moment à parler avec Hannah, à se replonger dans des souvenirs puis ensuite avec Quentin, toujours aussi drôle. Voir Hannah si spontanée et joyeuse le rassurait, cela faisait du bien de voir quelqu'un à peu près heureux, non concerné par cette guerre. Il espérait que les épreuves qui l'attendaient n'allaient pas remettre en cause cette joie de vivre. Des cris le firent presser le pas : Parkinson et Lilas semblaient être en pleine dispute. Quand il rentra, les deux filles se tournèrent vers lui.
-C'est pas trop tôt ! Lâcha Pansy, ça fait des heures qu'on t'appelle !
-J'étais occupé.
-Et si c'était quelque chose de plus grave.
Ron soupira. Comme s'il n'avait prévenu personne, qu'est-ce qu'elle était agaçante.
-Qu'est-ce qu'il se passe ?
-Pansy me dispute parce que j'ai pris une pause trop longue parce que j'ai parlé à Quentin et…
-Sans me le dire ni donner d'instructions à moi et Gabin ! La potion a failli...
-A failli rien du tout, s'énerva Lilas. Je suis revenue pile à l'heure pour ajouter ce qu'il fallait !
-Ok, on se calme les filles. Il faut faire autre chose à cette potion ? Lilas?
-Non. J'ai rajouté ce qu'il fallait, Gabin doit se lever dans deux heures pour venir la tourner.
-Bien, va te coucher alors Lilas.
Pansy fulmina en voyant la jeune fille lui jeta un regard mi-noir, mi-moqueur puis elle se tourna vers Ron :
-T'es vraiment...
-Quoi ? Lilas est très consciencieuse en potion.
-Peut-être mais...
-Pas de mais Parkinson, rien de grave est arrivé et je suis crevé!
-T'étais où d'ailleurs, ça fait bien une heure que je t'envoie des notes et aucune réponse.
-J'étais là où je devais être.
-Quelle réponse et si quelque chose de grave était arrivé?
-Il y aurait eu quelqu'un pour me remplacer. Kinglsey était là et au courant de mon absence, la prochaine fois, je penserais à te prévenir, ajouta-t-il, sarcastique.
-Me parle pas comme ça, grogna Pansy, je me fiche bien où tu peux être!
-On dirait pas.
-Qu'est-ce que ça veut dire?
-Ce que ça veut dire.
Pansy réfléchit un instant, un peu surprise de ce changement de ton.
-Tu veux parler de ce stupide baiser?
-Pas du tout.
-Ok que si mais comprends moi bien Weasley, c'était une grosse erreur et ça ne se reproduira jamais ok ?
Elle était en train de paniquer, elle le sentait et elle espérait qu'il ne le voit pas. N'avait-il pas la capacité émotionnelle d'une petite cuillère ? Dixit sa meilleure amie? Pourtant, il semblait bien avoir changé depuis cette époque parce qu'une petite étincelle s'alluma dans son regard.
-Ne jamais dire jamais, se moqua Ron.
-Oh mais si, ça, JAMAIS !
-Pourtant, tu as eu l'air d'apprécier, s'amusa Ron, la sachant sur le point de paniquer.
-Alors là, tu rêves! Et l'explication est simple deux ans qu'un mec ne s'est pas autant approché de moi, ça n'avait rien de personnel. Arrête de t'approcher! Weasley !
Pansy ne pouvait plus bouger, elle se sentait vulnérable comme jamais. Ron avait posé ses mains sur la table derrière elle et il la dominait de sa grandeur, bien dix cm de plus qu'elle, c'était humiliant. Il plongea son regard dans le sien et elle ne cessait de se répéter de ne rien faire, ne pas bouger, ne pas ressentir. Il fallait qu'elle pense à Daphné, Daphné. Daphné. Elle tenta d'oublier son regard qui la brûlait, qui descendait vers ses lèvres comme une promesse de quelque chose. Ok, le baiser n'avait pas été aussi insignifiant que ça mais Daphné l'aimait et elle ne se permettrait pas de faire quoique ce soit avec ce rouquin débile. Bizarrement, c'est lui qui se recula en soupirant. Il lui souhaita bonne nuit et sortit du cachot en claquant la porte, laissant Pansy toute tremblante. Elle passa une main sur son visage, troublée de toutes ses émotions qu'il avait fait naître en elle et alla, elle aussi, se coucher, oubliant tout ça et se forçant à croire que ces émotions étaient du à l'absence d'homme dans sa vie - et son lit - depuis des mois.
.
Harry sentit l'excitation monter en lui ; depuis deux heures, il lisait avec attention le livre que lui avait prêté son professeur. Légendes très intéressantes mais aucune ne réveillant vraiment son attention. Mais celle-là, il la relut de nombreuses fois. Les prophéties étaient parfois alambiquées mais il était sûr que c'était celle-ci, quelque chose, un frissonnement en lui le lui disait et tout ou presque correspondait. Cachés, protégés... importants. Il n'aurait pas été en plein milieu de la bibliothèque, il en aurait pleuré. Il allait pouvoir rentrer. Bien sûr, il allait devoir prendre quelques précautions avant et commencer à y réfléchir. Déjà, ils étaient quatre dans la prophétie alors que lui n'en connaissait que 3 : Charlotte, Hannah et Salvia. De plus, le premier, celui qu'il ne connaissait pas, était apparemment un garçon. Il s'en occuperait plus tard, quand il serait entré. Il fallait qu'il voie son professeur, qu'il lui demande où elle avait trouvé ça, comment et toutes les informations possibles et inimaginables. Frustré, il fut renvoyé de la salle des profs : elle n'était pas là. Il allait devoir attendre deux jours pour la revoir lors de son cours. Il rentra chez lui et son cœur se serra. Il allait devoir quitter Lizzie, quitter ses nouveaux amis. Comment leur expliquer ? Il ne pouvait pas partir comme ça, si ? Comment leur expliquer ? Il avait deux jours pour le faire et après, il rentrait chez lui.
Impatient, il relut encore et encore la prophétie :
Les uns après les autres,
Années après années
Chacun avec une force autre,
Tous avec une force décuplée
Cachés ils seront
Protégés les premières années
Pourchassés ils seront
Recherchés pour leurs pouvoirs gagnés
Mal ou bien,
Bien ou mal
A eux de choisir
Ce qu'ils désirent
L'un sera l'ombre de lui
L'autre la joie et la force
Un troisième le délivrera
Et la dernière les réunira
Rassemblés devront l'être
Avant que tout ne trépasse
Avant que l'ombre ne se fasse
Pour une nouvelle ère
Il eut du mal à se contenir et Lizzie le vit bien quand elle arriva chez lui.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-Rien, je, je me sens bien aujourd'hui et ça fait tellement longtemps que ça ne m'était pas arrivé, tu sais et c'est en grande partie grâce à toi, tu sais. Jamais je ne pourrais te remercier pour ça.
-Oh Harry!
Lizzie se coula dans ses bras et Harry en profita. Que faire ? Rien que de penser à la quitter lui faisait mal mais il ne pouvait tout lui déballer et l'emmener avec lui ? Peut-être qu'après la guerre, il pourrait la retrouver et alors tout lui dire, il n'y aurait aucun danger pour elle et lui, il pourrait être totalement heureux.
La découverte de la prophétie, parce qu'il savait que c'était elle, lui donnait de l'espoir, ils allaient y arriver. Hermione serait probablement rentrée, tout allait s'arranger. Oui, il devait y croire.
-Je t'emmène au resto, rien que nous deux, déclara-t-il soudain en se dégageant, on va fêter ça.
-Fêter quoi ? S'interrogea Lizzie.
-Fêter que je suis heureux et amoureux, laissa-t-il échapper.
Lizzie baissa la tête, gênée mais lui répondit par un de ses sourires qui illuminaient toute sa vie.
.
Ginny retint un gémissement de plaisir en mangeant ce succulent pain que Théo lui avait fait amener. Il pouvait bien la torturer un peu, il prenait soin d'elle, c'était indéniable. Il ne lui apportait qu'un plateau repas par jour mais c'était un délice à chaque fois. Elle savait bien qu'il ne pouvait la laisser mourir ainsi et cela lui mettait du baume au cœur. Il était venu la chercher il y a deux jours et il ne lui avait toujours rien demandé et elle se taisait. Elle n'avait pas envie de revire sa terreur du premier jour quand elle avait failli s'étouffer. Elle attendait qu'il parle, il finirait bien par perdre patience, non? Mais c'était mal le connaitre, elle le savait bien. La patience était sa plus grande qualité. Et Ginny n'en avait aucune. Elle sentait qu'elle allait finir par craquer.
-Pourquoi tu fais ça ? Lui demanda-t-elle le troisième jour.
Il sourit légèrement, moqueur. Il savait bien qu'elle craquerait. Ils ne s'étaient pas côtoyés longtemps mais assez pour bien se connaitre.
-C'est pas comme si tu me torturais.
-Tu veux que je te torture, Ginny ?
-Non, je veux que tu me laisses partir.
-Tu sais ce qu'ils me feraient si je faisais ça ?
-Alors pars, toi aussi.
-Avec toi ?
-Si tu veux, l'Ordre pourrait t'aider si tu voulais changer de côté.
-Mais je ne le veux pas.
-Alors quoi ?
-Alors rien, je veux te voir souffrir, tu comprends.
Ginny allait répliquer quand il sorti sa baguette. Étonnée, elle le regarda faire.
-Tu ne veux pas me faire du mal, je le sais.
-Tu crois me connaitre parce qu'on a couché ensemble trois fois à Poudlard ? Je ne suis plus le petit garçon que tu as connu, de l'eau a coulé sous les ponts, tu sais. Je te hais pour ce que tu m'as fait, mais encore plus parce que tu es une traître à ton sang.
Ginny frémit. Qu'il était difficile d'entendre ses mots dans sa bouche.
-Je crois pas que me dire je t'aime est synonyme de coucher trois fois ensemble, tenta-t-elle, moqueuse.
Il frémit à son tour, furieux.
-Tu crois vraiment que je peux t'aimer ?
-Peut être plus maintenant, mais à l'époque, tu m'aimais, tu ne peux le nier. Moi aussi je t'aimais.
Une gifle plus violente que la précédente la fit valser de l'autre côté du lit.
-Comment oses-tu me dire ça ? C'est pour ça que tu as sauté dans les bras de Potter dès qu'il est rentré?
-Je l'aimais aussi, c'est possible d'aimer plusieurs personnes, tu sais.
-Et il est où ton précieux Potter ? Pas là pour te sauver! A l'article de la mort, il parait!
-Il survivra. Et on n'est plus ensemble depuis longtemps lui et moi.
-Pourquoi ?
-Je l'ai trompé, on a eu du mal à s'en remettre et puis la guerre, la lassitude. On ne s'aimait surement pas assez.
-Ma pauvre, tu es pitoyable.
-Je ne vois pas en quoi.
-Tu l'aimes encore.
-Peut-être. D'une certaine façon, je l'aimerais toujours. Ce qui fait une différence entre toi et moi. Toi la guerre te tue à petit feu, supprimant toutes les émotions que tu as pu avoir. Alors que moi je les garde toute et je n'en ressors que meilleure.
-Tu te crois meilleure que les autres ?
-Pas que les autres. Que toi, oui.
Elle se baissa à temps pour éviter la gifle et il lui lança un sort paralysant et douloureux.
-Ne joue pas avec moi, tu n'es pas de taille.
Ginny ne put retenir un hurlement de douleur et finit par tomber dans l'inconscience, sans se rendre compte que c'est Théo qui lui avait fait perdre conscience pour éviter de lui faire du mal plus longtemps. Il reprit son souffle, se passa une main dans ses cheveux avant de lui caresser le visage déformé par la douleur, en espérant l'apaiser un peu. Qu'il était difficile de lui faire subir ça. Mais il le devait, pour la protéger. Et ses attaques et tortures seraient toujours moins douloureuses que celles qu'elle avait subies ses dernières semaines.
.
Hermione s'étonna quand un garde la fit appeler. Malefoy n'était parti qu'il y a deux jours seulement et c'était rare qu'il revienne si vite. Un peu inquiète, elle n'eut d'autres choix que de le suivre et commença à paniquer quand elle passa devant la chambre que Malefoy utilisait habituellement sans s'y arrêter. On l'emmena au bout du couloir et on la fit entrer sans ménagement. Elle tomba sur un Mangemort plus vieux qu'elle : la trentaine. Il avait un sourire froid et mordant. Elle trembla. Que lui voulait-il ? La connaissait-il ? Il ne lui disait rien mais on ne savait jamais.
-Alors c'est toi que Malefoy vient voir si souvent?
Hermione se détendit une demi-seconde : il ne la reconnaissait pas. Néanmoins, le ton sur lequel il avait dit ça ne pouvait que l'inquiéter. S'il commençait à se poser des questions, d'autres le feraient et viendraient la voir et quelqu'un finirait bien par la reconnaître. Et ce sourire... presque pervers. Pitié, qu'il ne lui fasse rien.
-Réponds.
-Je ne crois pas que je suis la principale raison à sa venue. Il est en mission, non?
-Douce enfant, je dois dire qu'il a bon goût, dit-il en lui caressant le visage, même si je suis étonné qu'il s'abaisse à ça.
Hermione se recula vivement et l'homme éclata de rire.
-Ne crois pas que tu puisses m'échapper.
-Je, vous pouvez pas.
-Pourquoi donc?
-Je le dirais à Malefoy!
-Et vous croyez que ça va m'arrêter? Bien au contraire ma douce!
En un pas, il fut près d'elle et l'attira dans ses bras. Hermione se mit à crier en se débattant. Pas ça. Ok elle avait couché avec Malefoy et elle en avait un peu honte mais au moins, elle le connaissait et elle en avait eu envie, elle voulait bien l'avouer maintenant mais plutôt mourir que de subir un viol par un Mangemort.
-Non! Cria-t-elle, arrêtez! Au secours!
-Tu penses vraiment que quelqu'un va venir pour te sauver petite moins que rien ?
-Je suis à Malefoy ! Lâchez-moi !
Elle le frappa comme elle pouvait et il finit par la jeter par terre. Elle gémit de douleur et allait se relever quand quelqu'un ouvrit la porte.
-Un problème ?
Hermione leva les yeux vers le nouveau venu et la tête lui tourna, à la fois par le coup, l'émotion et la peur. Parce qu'elle connaissait très bien cette personne. Trop bien.
Elle était foutue.
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Voili voilou, alors? Comment ça c'est sadique ? Un peu, j'avoue ! A vous de deviner qui c'est ! Sinon, vous avez quelques infos sur Sirius & Layla, j'aime assez la conversation Ron / Hannah / Quentin ! Et puis Pansy qui pète un plomb, comme d'hab... et puis la prophétie quand même! J'attends vos avis avec impatience!
Bisouuuuuuuus
