Note: Parfois, j'aimerai vraiment que Kurogane et Fye m'appartiennent... mais bon, ça fait des années que je demande au pere noel d'exaucer mon souhait, mais ça marche pas... Désolé, quatrième matin en vue ( je veux pas me lever à 5h30 demain!) du coup, j'ai les nerfs qui lâchent. Toujours est-il que ce texte devrait davantage vous contenter que le précédent.
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Nandra:Tu fais bien de préciser "presque"!
Musique, maestro: Yuki Kajiura, Strange Games watch?v=rlYcCybxUsE&feature=share
10 février : Effroyable.
Fye se réveilla tôt le lendemain en frémissant. Le feu de la cheminée être presque éteint. Il se leva, bailla, jeta quelques buches sur les braises avant de les remuer avec un tisonnier pour les raviver. Il fronça soudain les sourcils en découvrant le sabre du kendoka posé sur la table en face du fauteuil où il s'était endormi la veille. Il l'attrapa et la soupesa. Ce n'était pas une épée ordinaire. Le pommeau était finement ouvragé et représentait la tête d'un dragon, animal légendaire qui aurait disparu il y a bien des millénaires. Intrigué, le blond sortit légèrement l'arme de son fourreau et vit de petites runes gravées à la base de la lame. Elle avait été faite pour des combattants comme le brun. Longue, faite pour l'attaque rapide et franche.
Pas de fioriture avec une telle arme, c'était trancher ou être tranché. Le brun ne l'avait presque pas quitté depuis son arrivée à FlyCastle, hormis pour aller aux bains publics. Elle avait certainement une grande valeur à ses yeux, alors pourquoi l'avoir laissé ? Et comment Fye, qui avait un sommeil relativement léger, avait-il fait pour le rater ? Le blond n'aimait décidément pas ça. Kurogane n'avait pas laissé son épée sans raison. Pour éviter de tuer ? Vu la colère qu'il avait entraperçu, il ne pouvait qu'arriver à cette conclusion.
Peu importait. Cela ne le concernait pas, et si Kurogane avait décidé de la laissé ici, et bien Fye n'avait qu'à la garder précieusement et attendre son retour. Il pourrait toujours s'en servir comme dette. Il cacha l'épée derrière son comptoir puis ouvrit les volets qui grincèrent à cause du poids de la neige qui était retombée dans la nuit. Il soupira. Il ne pouvait pas laisser l'entrée de son auberge recouverte de neige. Après avoir d'attrapé une pelle, le blond ouvrit la porte qui protesta en grinçant elle aussi, alors qu'un tas de neige pénétrait à l'intérieur. Il plissa un instant les yeux, éblouit par le réverbération du soleil sur la neige. Une fois accoutumé, il commença son ouvrage en fredonnant.
Il s'arrêta cependant au bout de quelques minutes. Quelqu'un approchait, non tout un groupe, et vu l'aura menaçante qu'il dégageait à dix kilomètres à la ronde, il ne venait certainement pas pour remplir des estomacs vides en discutant gaiement. Rapidement, il en compta une vingtaine, armée d'armes diverses. Danger. Jusque-là, Fye c'était arrangé pour être le plus discret possible et éviter ce genre de rencontre. Ces hommes ne venaient donc pas pour lui, mais certainement pour son hôte. Cela ne pouvait pas tomber plus mal. Kurogane n'était pas là de toute façon, Fye pouvait donc juste espérer que ces hommes partiraient sans faire d'histoire.
« Eh toi ! s'écria un type à l'allure louche.
- Je peux faire quelque chose pour vous ? demanda poliment le blond, sans pour autant lâcher le manche de sa pelle.
- Ouais, on recherche un grand gaillard pas d'ici, les cheveux noirs et les yeux rouges, l'air hargneux… Il ne peut être que chez toi, on a vérifié toutes les auberges de la ville ! »
Fye n'appréciait absolument pas le ton qu'employait le type à son encontre, mais il n'en laissa rien paraitre. Cela semblait très mal parti. Ces hommes étaient visiblement frustrés, et désiraient en découdre. L'ennui c'est que le blond n'aimait guère se battre, et surtout sans raison valable. Malheureusement, si ces hommes avaient soif de sang, il n'aurait pas le choix. Il garda son grand sourire qu'il savait agaçant et se tourna vers son interlocuteur, avant de poser un doigt sur ses lèvres l'air de réfléchir avant de répondre :
« Hmmm… Y a bien quelqu'un chez moi… Mais c'est un gros toutou noir que j'ai récupéré. Il était tout fatigué d'ailleurs, il a même essayé de me mordre….
- Tu me prends pour un con ?! S'écria le chef du groupe. Avant de soulever Fye par ses vêtements.
- Je dois vraiment répondre à cette question ?
- Espèce de… !
- C'est quoi ce bordel ?! Rugit une voix de l'autre côté de la ruelle, une voix qui n'appartenait à personne d'autre qu'à un Kurogane visiblement fatigué d'avoir erré dans toute la ville pour essayer de se calmer les nerfs.
« Tiens Kuro-chan, tu tombes bien, ces messieurs te cherchaient !
- Tu vas la fermer toi ! Reprit le chef du groupe en levant son poing vers Fye, bien décidé à lui envoyer dans la figure.
Le geste se passa si vite, que la première chose que Kurogane vit, ou plutôt entendit fut le bruit de la pelle qui percutait la tête de l'agresseur. Fye retomba souplement sur ses pieds, s'éloigna d'un pas, avant de prendre un air faussement désolé.
- Oh pardon, je vous ai fait mal ?
Le malfrat lui lança un regard noir, alors que du sang coulait abondamment de son nez.
Kurogane regarda le blond, les yeux ronds. Comment avait-il fait pour exécuter ce geste aussi vite ? Même lui qui était très bon combattant n'avait presque rien vu venir. Ainsi, son instinct ne c'était pas trompé… Ce type était loin d'être faible.
- Tu vas crever toi aussi ! s'écrièrent deux autre membres du groupes avant de s'élancer vers le blond. Celui –ci les esquiva d'un pas, passa entre les deux, sa pelle sur l'épaule avant de se tourner vers l'un deux qui reçut le manche de l'arme improvisé en pleine face, puis de faire un demi-tour et de faire subir le même sort à son comparse. Les deux hommes tombèrent lourdement dans la neige. Fye s'agenouilla et les tâta de sa pelle, tel un gosse découvrant une drôle de bestiole.
- Hm vraiment je suis navré. Les coups sont partis tout seul. Kuro-ro, tu les connais ces types ?dit-il en pointant du doigt les bandits.
- Pas le moins du monde, répondit le brun, qui se demandait s'il n'était pas en train d'halluciner. Ou ce type avait-il appris à se battre, à se mouvoir avec la rapidité d'un serpent ? Et surtout… Pourquoi fallait-il qui fasse l'abruti en même temps ?!
- C'est embêtant. J'ai bien essayé de leur expliquer que tout ce que j'avais récupéré c'était un gros chien noir hargneux, mais ils n'ont pas voulu m'écouter.
- Tu veux pas arrêter tes conneries cinq minutes ?! Rugit le brun qui reçut pour toute réponse l'un des grands sourires amusés dont Fye avait le secret.
Un autre malfrat, sortit des rangs et s'avança vers les deux hommes qui c'était inconsciemment rapproché. Fye c'était relevé, et positionné dos à dos avec le brun. Son sourire changea légèrement. Il s'amusait bien jusque-là, mais il allait devoir se battre sérieusement.
-Nous on te connaît ! Tu es l'enfoiré qui était chez le prêteur sur gage l'autre jour ! A cause de toi, on a perdu beaucoup d'argent ! On va te le faire payer !
- Pff. Vos gars avaient qu'à être moins nuls, répondit le brun d'un air blasé en croisant les bras.
- Tu vas voir si on est nul ! hurlèrent plusieurs bandits, avant de s'élancer vers Kurogane et Fye.
Tout se passa très vite. Les deux comparses esquivèrent les coups et ripostèrent de concert avec l'aisance de combattants habitués à se battre. Pourtant, Kurogane se moquait bien des quelques malfrats qui étaient venu leur casser les pieds. Ils ne valaient pas grand-chose, tout comme ceux qu'il avait affronté plus tôt. C'était vraiment des imbéciles. Fye en revanche c'était une toute autre histoire. Kurogane avait senti presque dès le début que le blond n'était pas n'importe qui, derrière ses sourires agaçants et ses blagues qui n'amusait que lui. Sa façon de bouger, de se mouvoir avec aisance, la manière dont ses mains empoignaient chaque objet, sans parler de son regard qui tentait de dissimuler bien des choses… Le brun ne savait pas ce qu'avait vécu le blond, ne voulait pas le savoir, mais il pouvait lire dans ses yeux bien des combats, bien des souffrances et une profonde tristesse. Il avait bien essayé de lui faire cracher le morceau, mais le blond s'était défilé.
Seulement aujourd'hui, alors qu'ils se battaient côte à côte, Fye ne pouvait se cacher. Le kendoka trouvait presque effroyable cette façon de bouger si souple, si agile et en même temps, elle le fascinait. Ses yeux ne pouvaient le quitter du regard. A chaque coup que portait le blond, le brun sentait en lui une vieille flamme se rallumer, sa combativité, son envie d'affronter quelqu'un de plus fort pour continuer, encore et encore à s'améliorer. Un jour, il affronterait le blond et il le vaincrait quoiqu'il lui en coûterait. Il s'en fit la promesse.
Une fois le ménage fait, Kurogane lâcha un soupir, tandis que Fye regardait sa pelle toute tordu.
« La prochaine fois Kuro-chan, tu ne te sens pas obligé de ramener tes amis à mon auberge, ça fait désordre.
- La ferme…. Tu vois que tu sais te battre, répondit-il du tac au tac.
- Je n'ai pas vraiment eu le choix, je n'allais pas les laisser me rouer de coups, répondit Fye d'un grand sourire.
- Mouais…
- Enfin, je suis heureux de voir que ton ventre vide te ramène toujours chez moi.
Kurogane préféra garder le silence. Il n'aurait jamais le dernier mot, et il était épuisé par-dessus le marché. Au moins, il avait obtenu ce qu'il voulait indirectement, il pourrait enfin dormir tranquillement. Tout ce qu'il voulait dans l'immédiat, c'était manger et dormir.
Fye prit la direction de l'auberge, suivit par le brun. Il s'arrêta sur le seuil, la main sur la poignée.
- Kuro-chan, pourquoi as-tu laissé ton sabre ici ? Je… J'aurais pu m'en débarrasser.
- Ce qui veut dire que tu ne l'as pas fait.
- Tu es revenu trop tôt ! A défaut, je vais la garder, d'ici que tu rembourses ta dette.
- J'ai de l'argent si c'est ce que tu veux. T'avais rien demandé jusque-là !
- Il y a une autre possibilité… Mais comme je l'aime bien ton sabre… J'hésite. Il va falloir que tu payes cher, sans parler des coups et blessures que j'ai subis aujourd'hui.
- T'as rien subi du tout oui ! C'est toi qui leur a fait mordre la poussière ! Protesta en grognant le brun.
- Vraiment ? J'ai pourtant pas fait exprès.
- T'es vraiment qu'un crétin !
- Allons, tu ne veux pas écouter ma proposition, au lieu de râler ?
- Je ne râle pas, je m'exprime. Et accouches, c'est toi qui tournes autour du pot je te signale.
Tu as trouvé du boulot ? Lui demanda le blond.
- Non… répondit le brun en grognant.
- Eh bien, que dirais-tu de protéger cette auberge en échange du couvert et d'un toit ? On ne sait jamais ce qui peut trainer dans le coin, dit-il en montrant d'un signe de tête les bandits qui se relevaient péniblement pour prendre la poudre d'escampette.
- Et tu me rendras mon sabre ?
- Tu y tiens tellement, pourquoi l'as-tu laissé alors ?
- C'est pas tes oignons. Et toi pourquoi tu te bats pas tout seul ? Tu es fort, tu aurais pu facilement te débarrasser d'eux sans mon aide.
- Je n'aime pas me battre, voilà tout. Et puis, tant qu'à faire, autant entretenir tes bras musclés non ?
- Abruti !
- Alors, tu acceptes ?
- Ouais. Mais je te préviens, ce sera temporaire, je ne compte pas rester longtemps dans le coin !
Tant mieux, moi aussi Kuro-chan… Dommage que nous ne puissions suivre le même chemin… Pensa le blond, avant d'entrer dans l'auberge.
