I WILL FOLLOW YOU
Waouuuuuw ! J'ai le plaisir de vous annoncer que cette fiction a atteint le stade des 50 reviews. Ca me comble de joie, surtout qu'en la mettant en ligne je ne me doutais pas un moment que ça plairait autant. Je ne peux que vous remercier encore et encore, lecteurs, reviewers. Continuez sur cette lancée, hihi !
On se retrouve en bas !
Chapitre 8 :
« Relevez le menton. »
.
Je me réveillai à l'aube, et m'étirai en grimaçant. Dormir contre un tronc d'arbre n'avait rien de confortable, c'était maintenant un fait avéré. Néanmoins, j'avais pu au moins relâcher la vigilance que nous avions dû maintenir pendant des mois, et enfin dormir sur mes deux oreilles, ce qui n'était pas pour me déplaire. Un regard circulaire sur notre campement de fortune m'apprit que la plupart des Marcheurs dormaient encore, exceptés Aragorn, Legolas, Boromir et moi-même. Les deux premiers étaient occupés à discuter tout bas dans leur coin, tandis que Boromir me lançait à présent un sourire, ses prunelles teintés d'amusement.
« Enfin réveillée ? me demanda-t-il.
– Il n'est pas tard, c'est l'aube, lui fis-je remarquer.
– Certes. As-tu bien dormi ? »
Je m'étirai une nouvelle fois en baillant, et décollai mon dos du tronc d'arbre, me redressant et entourant mes genoux de mes bras. Les courbatures me firent grimacer.
« J'ai connu des nuits meilleures », lui répondis-je avec un demi-sourire.
Il rit doucement, et s'approcha de moi afin de venir s'asseoir à mes cotés. Il paraissait beaucoup plus en paix avec lui-même qu'il ne l'avait été ces derniers temps. Je fus heureuse de constater cela. Pendant quelques instants, nous ne dîmes un mot, et puis après quelques minutes nous ouvrîmes la bouche au même moment. Ce fait nous fit rire, doucement et sans réel bruit, mais suffisamment pour attirer l'attention de Legolas sur nous, et donc tout naturellement d'Aragorn. Ils s'approchèrent et nous saluèrent de la même manière qu'ils le faisaient d'habitude, c'est-à-dire par de simples mots, et accompagné d'un sourire d'Aragorn. Sauf que cette fois, le si taciturne Legolas nous souriait également. Je lui rendis son geste, naturellement. C'était un fait si rare que je ne devais pas passer à côté. Néanmoins, je ne pouvais m'empêcher de me sentir troublée. C'était la première fois que j'avais le droit à un de ses sourires, un sourire véritable j'entends. En plusieurs mois d'aventures communes, jamais il n'avait été si familier avec moi. Qu'avait-il bien pu se produire pour qu'il change ainsi de comportement ? Notre conversation à propos d'Haldir et de ses propos avait-elle contribué à changer la donne entre nous ? Peut-être qu'à l'avenir, l'Elfe qui me servait de compagnon de voyage allait être moins distant avec moi, moins… Peut-être allait-il enfin reconnaître mon existence, tout simplement.
Mon trouble dut se lire sur mon visage car un raclement de gorge de Boromir me ramena au présent. Je tournai la tête vers lui. Il me fixait avec un air interrogateur, en attente d'une réponse. Je me sentis rougir, prise sur le fait.
« Excuse-moi, tu as dit quelque chose ? lui demandai-je entre mes dents, le teint cramoisi.
– En effet, je te demandais si tu voulais bien nous accompagner au terrain d'entrainement, cette après-midi.
– Qui ça, ''nous'' ?
– Et bien, Aragorn, Legolas, et moi. Et peut-être Gimli, s'il compte se réveiller un jour, enchaîna-t-il en jetant un regard exaspéré au Nain qui ronflait non loin de nous.
– Oh… Oui, d'accord.
– Bien. »
Cet entrainement pourrait m'être bénéfique, après tout. Je ne comptais pas me reposer sur mes lauriers sous prétexte que nous étions en sécurité dans la Lórien. Sortis d'ici, il nous faudrait affronter les forces de Sauron, et sûrement nous battre. Je me devais de progresser, encore et encore, afin d'avoir une chance de m'en sortir vivante. Je ne voulais pas être un poids mort pour la Communauté, je ne voulais pas les freiner, pas les gêner. Je ne voulais pas qu'ils aient pitié de moi, qu'ils disent « Pauvre petite Gadia, elle est encore si jeune et si faible, regardez-la. » Je voulais être aussi forte que Boromir, aussi douée qu'Aragorn, aussi habile que Legolas et aussi persévérante que Gimli. Je voulais qu'on soit fier de moi, que ce soit mes frères, mon père, les Hobbits, les autres Marcheurs… Je voulais montrer à Elrond qu'il avait eu raison de m'envoyer avec eux. Et pour accomplir tout cela, je me devais de progresser, car pour l'instant ma survie me semblait encore plus difficile qu'atteindre la Montagne du Destin.
Quand les Hobbits et Gimli furent enfin éveillés, Haldir nous annonça qu'il allait nous mener à nos talans respectifs. Les talans étaient en fait des cabanes dans les arbres, en beaucoup mieux aménagés. Celui qu'on me confia était largement plus grand que la passerelle sur laquelle nous avions passé notre première nuit en Lorien. Je fus émerveillée par l'intérieur.
La pièce était baignée d'une lumière douce et dorée, les rayons du soleil filtrant entre les grandes feuilles assemblées qui constituaient le toit. Le sol était fait d'un bois clair, tel l'écorce d'un peuplier. Je ne pus m'empêcher de suivre les sillons creusés dans le plancher. En me penchant un peu plus, je pouvais même remarquer d'étranges dessins gravés dans le bois. Sous mes pieds était gravée une véritable scène champêtre avec papillons et pétales de fleurs. Je restai ébahie devant ce travail minutieux, et en un instant l'admiration que j'avais pour les talents elfiques augmenta encore d'un cran. Je repris mon inspection de la pièce. Un lit aux draps blancs. Une commode foncée, un miroir accroché au-dessus. Dans un coin, tout ce qui était nécessaire pour cuisiner. Plus loin, un simple fauteuil tourné vers le fond de la pièce, où une simple porte en bois menait à un balcon avec vue sur un grand jardin. Une seconde porte à l'opposé attira mon attention. Je la poussai, et découvris avec joie une salle de bain spacieuse. Décidant de remettre à plus tard ma toilette, je vidai le contenu de mon sac sur le sol et entrepris de trier ce dont j'aurais encore besoin à l'avenir. A ce que j'avais pu comprendre, nous étions là pour un bon moment.
Une fois mes affaires triées et soigneusement rangées et un petit en-cas englouti à toute allure, j'entrepris de faire ma toilette. Je me prélassai dans l'eau jusqu'à ce soit que le bout de mes doigts soit fripé et que la température du bassin ai considérablement refroidi. Puis, je sortis, me séchai et démêlai mes cheveux non sans pousser parfois des grognements de douleur. Ils avaient beaucoup poussés, depuis notre départ de Fondcombe. Ils m'arrivaient maintenant dans le bas du dos, alors qu'ils n'en étaient qu'à la moitié lors du début de notre aventure. Je n'arriverai jamais à défaire tous les nœuds accumulés. Je les nouai en une haute queue, puis, saisissant alors une paire de ciseaux qui se trouvait dans un tiroir, je coupai d'un coup à hauteur d'épaule, sans jeter un regard dans le miroir. Enfin, je les détachai et relevai les yeux. Je n'arrivais pas à croire en ce que je venais de faire. Certes, ce n'était que des cheveux, ça repousserait, mais cela représentait tellement plus, pour moi. Je renonçais au confort et aux commodités de mon ancienne vie pour me consacrer pleinement à la tâche qui m'avait été donnée. Non, que j'avais réclamé, me corrigea une petite voix dans ma tête. J'avais demandé à en être, j'avais voulu cela. Je me détournai du miroir et enfilai une tenue de rechange, un pantalon souple, une chemise blanche et mon habituelle paire de bottes en cuir, maintenant toutes crottées et usées au bout.
Je frappai timidement à la porte du talan voisin au mien, celui de Boromir. Quelques secondes plus tard, il m'apparut, lavé, ses cheveux peignés et une tenue propre sur le dos. Je lui souris. Il ne me fit pas entrer, préférant directement sortir et fermer la porte derrière lui.
« Nous y allons ? » demanda-t-il.
J'acquiesçai d'un signe de tête tout en tâtant la dague qui pendait à mon flanc. N'ayant pas récupéré celle que j'avais fait tomber dans la Moria, je me retrouvais maintenant avec une seule arme, ce qui était loin de me rassurer. Avec un peu de chance, si je demandais à Haldir de m'en procurer une, il le ferait ? Mais je préférais encore tomber au combat plutôt que de lui être redevable d'une faveur. Je ferais avec. Soudain, mon frère s'immobilisa, m'obligeant à me retourner vers lui. J'haussai un sourcil interrogateur.
« Qu'y-a-t-il ?
– Gadia, qu'as-tu fait à tes beaux cheveux ?!
– Oh, ça, répondis-je en passant une main que je voulais désinvolte dans mes cheveux désormais courts, ne t'inquiète pas, ça repoussera. C'est juste beaucoup plus pratique pour le reste du voyage.
– Tu es complètement folle… »
J'haussai les épaules, je ne comprenais pas pourquoi ça le perturbait autant. Ce n'était pas ses cheveux, mais les miens. Cependant, il n'aborda plus le sujet et nous continuâmes notre route en silence.
Nous arrivâmes en dix minutes au terrain d'entraînement, où Legolas, Aragorn et Gimli nous attendaient déjà, tous occupés à observer des jeunes Elfes suivre les cours d'un personnage que je jugeais être un Maître d'Armes. Les enfants, car c'en étaient encore, tenaient des épées de bois – qui devaient quand même pouvoir blesser gravement si elles étaient utilisées contre quelqu'un – et répétaient des enchaînements que leur montrait leur professeur. Les trois Marcheurs se retournèrent à notre approche.
« Vous voilà enfin, ce n'est pas trop tôt, gronda Gimli.
– Mon ami, je me permets de vous rappeler que nous aurions aussi pu vous dire ça, ce matin, alors que nous attendions tous que vous ayez fini de dormir », ne pus-je m'empêcher de lui répondre, un sourire sur les lèvres.
Legolas se permit un petit sourire moqueur, et je fus alors satisfaite d'avoir répondu. Gimli, quant à lui, grommela quelque chose dans sa barbe, mais je n'arrivai pas à comprendre quoi. Notre très courte joute verbale une fois terminée, nous décidâmes de nous entraîner chacun de notre côté pour commencer, en guise d'échauffement. Nous nous dirigeâmes donc chacun vers un épouvantail fait de paille et de bois. Je détachai mon unique dague de ma ceinture et la calai dans ma main. Je respirai un grand coup, me préparant à attaquer, quand…
« Vous n'avez que cela comme arme ? »
Je me retournai au son de la voix pour apercevoir Legolas me fixer, les sourcils relevés. Je ne voyais pas pourquoi il me demandait ça.
« Oui, expliqua-je, j'ai fait tomber ma seconde dans la Moria quand… hem, quand j'ai été blessée. »
Je dus faire un effort monumental pour prononcer ces derniers mots, comme si le fait d'avouer ma faiblesse était une épreuve insurmontable. C'était d'ailleurs comme cela que je le ressentais.
« Attendez-moi un instant, je reviens. »
Il s'éloigna alors sous mon regard abasourdi, et se dirigea vers un garde, et entama le dialogue. Je vis le second Elfe lever les yeux vers moi et je regrettai soudain de ne pas être dotée d'une ouïe elfique. Il inclina finalement la tête et se dirigea vers une cabane au fond du terrain, d'où il sortit à peine quelques instants plus tard. Un éclair argenté brillait dans sa main droite. Il tendit l'objet à Legolas qui revint alors vers moi. Arrivé à ma hauteur, il me tendit alors une dague, un peu plus grande que celle que je possédais, mais infiniment plus tranchante.
Tenez, me dit-il simplement. C'est une lame elfique, vous verrez la différence. Vous pouvez la garder.
– Merci. »
Je saisis l'arme et la soupesai. Elle était plus légère que la mienne, mais avec surprise je constatai que cela ne me gênait pas, bien au contraire. J'examinai alors sa garde, sur laquelle était dessinée des motifs en spirales et arabesques. Cela me fit penser au plancher de mon talan, que j'avais si longtemps examiné le matin-même, et je souris. Devant les yeux interrogatifs de Legolas, je bredouillai.
« Elle est vraiment très belle, m'expliquai-je. Et, enfin, je vous remercie.
– Oui, vous l'avez déjà dit », répondit-il en riant.
Je grommelai nerveusement et me retourna, dirigeant mon attention vers le pantin qui se tenait devant moi. J'avais l'impression de revenir des années en arrière, alors que je tenais les armes pour la première fois sur le terrain d'entraînement à Minas Tirith. Ce souvenir fit naître un sentiment de nostalgie dans mon cœur, mais je me décidai à l'ignorer.
Legolas campé devant la cible voisine à la mienne, recula de nombreux mètres avant de se saisir de son arc et d'une flèche, achevant ainsi son entraînement avec ses dagues. J'arrêtai mes propres mouvements pour me concentrer sur les siens, le souffle entrecoupé par l'exercice. Ses mouvements étaient rapides, précis. Il ne tremblait pas, ne tressaillait pas, et sa respiration était aussi irrégulière que s'il venait de se réveiller. Difficile à croire qu'avant cela, il avait enduré deux heures interrompues d'exercice… Pour ma part, j'étais en nage. Il banda d'un geste souple la corde de son arc et la lâcha la seconde qui suivit. La flèche vola à toute allure et se ficha au centre de ce qui représentait la tête du mannequin. Il réitéra le même manège, sauf que cette fois il prit deux flèches dans son carquois. Même résultat. Trois flèches… Je ne pouvais détacher mes yeux des siens, si concentrés et à la fois si calmes, un océan insondable. Il tira plusieurs flèches avant de laisser tomber sa main et s'avancer pour les récupérer. Je ne l'avais toujours pas lâché des yeux. Il tourna la tête vers moi. Je rougis et me détestai pour cela.
« Voudriez-vous essayer ? me demanda-il soudainement.
– Moi ? m'exclamai-je, abasourdie et surprise par cette proposition.
– Oui, vous. »
Je réfléchis quelques instants, pesant la balance entre passer pour une lâche ou passer pour une incompétente, et me décidai finalement à prendre le risque. Après tout, c'était la première fois que je tirerai à l'arc, il ne fallait pas s'attendre à des résultats immédiats…
« Je veux bien, oui. »
Il sourit et se dirigea une nouvelle fois vers le garde, qui cette fois revint avec un court arc d'entraînement. Je le saisis et le remerciai, puis attendis patiemment les conseils de Legolas, le cœur gonflé d'une anxiété que je ne comprenais pas. Avant de commencer, je posai l'arc sur le sol et attachai mes cheveux en un chignon serré, ne désirant pas être gênée pendant qu'il m'initiait à son art.
« Vos cheveux… commença-t-il.
– Ne vous inquiétez pas pour cela », répondis-je en lui offrant un sourire entendu.
Il hocha la tête, mais j'eus tout de même le temps de voir briller cette lueur étrange que j'avais déjà aperçu dans son regard. Je ne m'en formalisai pas, et repris l'arc dans mes mains.
« Tout d'abord, mettez-vous de profil par rapport à la cible. Alignez vos genoux. Oui, comme cela. »
Je l'écoutai, m'appliquant pour exécuter ses conseils à la lettre. Je ne voulais pas décevoir, je voulais réussir. Je fis donc tout ce qu'il me demandait. Parfois, il se saisissait de ma main pour la mettre au bon endroit, et la sensation de sa peau sur la mienne me faisait l'effet d'une décharge électrique, j'avais l'impression qu'un feu naissait dans mon ventre et ne semblait pas vouloir s'éteindre. Mais qu'est-ce qu'y pouvait bien me prendre ?!
Enfin, au bout d'une dizaine de minutes, je fus en position, prête à tirer ma première flèche. J'ignorais qu'il fallait autant de temps pour bien se préparer, avec la bonne position, la bonne force dans le bras… Quand je le regardais faire, ça semblait si simple, si facile, comme si c'était inné chez lui. Il avait dû beaucoup s'entraîner, pour en arriver là. Je respirai un mince filet d'air et relâchai la corde. La flèche passa sous mon nez à une vitesse vertigineuse mais ne se planta pas dans la cible comme je l'attendais. Elle vola loin au dessus et se perdit dans les hautes herbes qui bordaient le terrain. Je poussai un soupir.
« Ne vous en faites pas, me dit-il. Il est rare qu'un novice parvienne à toucher la cible avant une semaine d'entraînement.
– Rare ne signifie pas impossible », répondis-je d'un ton docte.
Il sourit et me tendit une autre flèche.
« Recommencez. »
Je m'exécutai, essayant de me souvenir de tout ce qu'il m'avait dit. Tout d'abord, me mettre en position… Puis, armer mon bras d'arc… Pincer la corde sur la flèche… Tirer… Mesurer sa force… Viser… Respirer doucement… Régler sa respiration sur les battements de son cœur… Je rouvris les yeux.
« Relevez le menton », m'intima-t-il.
Je levai donc la tête, me tenant droite comme un piquet. Après une nouvelle inspiration, je relâchai de nouveau la corde. Cette fois, la flèche alla se planter au pied de la cible. C'était déjà un peu mieux, je m'approchai doucement du but. Legolas me sourit et me donna une autre flèche. Je recommençai la manœuvre. Au moment où je lâchais la corde, une bourrasque dévia la trajectoire de ma flèche qui se perdit je ne sais où. Je grognai d'agacement.
Je réitérai la manœuvre plusieurs fois, sans plus de résultat. A force, le bout de mes doigts me faisait atrocement souffrir, et j'avais l'impression de me les être brûlés. Même si Legolas m'assurait que je me débrouiller bien pour une débutante, je ne pouvais m'empêcher d'être pleine de ressentiment envers ma propre incapacité à planter une simple flèche dans une simple cible. Cela n'avait pourtant pas l'air très compliqué ! Tandis que l'Elfe m'intima d'arrêter pour aujourd'hui et de reprendre demain, je lui jetai un regard d'incompréhension. Je voulais progresser, je n'allais pas abandonner aussi facilement. Il parut lire dans mes pensées, car il s'adressa à moi avec un sourire.
« Si vous bous blessez, vous n'arriverez qu'à vous dispenser d'entraînement pendant plusieurs jours, tellement vous souffrirez. En arrêtant maintenant, vous pourrez reprendre demain. »
J'acquiesçai, néanmoins frustrée. Mais, il avait raison, je le savais. Il me débarrassa de l'arc d'entraînement, qu'il déposa contre la cible. Je jetai un regard autour de moi. Boromir se battait maintenant en duel avec Aragorn, sous les cris de Gimli qui semblait euphorique. Legolas attrapa mon bras d'un geste tendre et nous rejoignîmes Gimli, appuyé contre une clôture. Le Nain nous jeta un regard suspicieux à la vue de ma main sur l'avant-bras de l'Elfe, mais s'abstint de tout commentaire. J'exerçai une pression sur mes jambes afin de me hisser sur la palissade. Une vive douleur transperça mes mollets endoloris par l'entraînement et une grimace m'échappa.
J'observai avec attention le duel entre mon frère et le Rôdeur. Boromir possédait une force supérieure à Aragorn, qui rééquilibrait le combat grâce à sa vitesse et à sa tactique. Je devais dire que cette confrontation me rappelait étrangement celles qui se déroulaient mes deux frères, quand nous étions encore plus jeunes et que les choses étaient moins compliquées. Boromir avait le dessus grâce à sa force, mais Faramir compensait grâce à son esprit et à ses ruses. Au final, Boromir finissait toujours par l'emporter, mais il le félicitait tout de même en passant une main dans ses cheveux. Comme ce temps-là me manquait. Je revins brusquement au présent. Je tâchai d'analyser chaque mouvement des deux combattants, afin de pouvoir les réutiliser en ma faveur, chaque parade, chaque esquive, chaque coup. Mais ils allaient beaucoup trop vite pour que mon esprit puisse inscrire tout cela dans ma mémoire. J'étais complètement absorbée par le combat, si bien que quand il se termina, je mis un moment à réaliser.
Il était déjà tard, au vu de l'avancée du soleil dans le ciel, et nous décidâmes donc de nous retrouver pour manger tous ensemble avant de nous séparer. Avant cela, nous allâmes chercher les Hobbits dans leur talan. Quand Merry nous ouvra, un sourire énorme peint sur son visage, je ne pus m'empêcher de suspecter quelque chose. Je jetai un regard derrière lui afin d'apercevoir son intérieur. Ma mâchoire se décrocha. Un désordre sans nom régnait sur la petite pièce. Pippin et Sam s'étaient gavés de friandises de toutes sortes, et avaient encore les doigts poisseux de sucre, qu'ils avaient d'ailleurs essuyé sur les rideaux. Frodon était renversé dans un sofa, riant aux éclats. Cette vision me fit chaud au cœur. Je reportai mon attention sur Merry.
« Oui ? » demanda-t-il, le plus innocemment possible.
Je laissai échapper un petit rire. Le Hobbit me regarda, les yeux emplis de malice.
« Que diriez-vous de passer la soirée avec nous, à manger ? » demanda-t-il avant que nous ayons pu répondre à sa première question.
Cette fois, je ne retins pas mon rire, et il me fit entrer en me tirant par la manche. La soirée allait être bonne.
Coucou !
Comme vous l'avez remarqué, ce chapitre est beaucoup plus heureux que les précédents ! Ca fait du bien, de temps en temps. Je me suis beaucoup amusée à l'écrire, en plus. J'espère qu'il vous aura plus. (et que vous n'allez pas trop m'en vouloir de faire durer le plaisir avec Legolas mwaha.)
Nos deux futurs tourtereaux se rapprochent un peu, c'est déjà ça !
Donnez-moi vos avis : je continue sur une note un peu plus légère jusqu'à ce qu'ils aient quitté la Lórien, ou je reprends le mode dark ? A vous de choisir !
Bisous bisous,
Cecilette.
PS : La suite samedi prochain, le temps que j'écrive le chapitre !
REPONSES AUX REVIEWS ANONYMES :
Marine : Je suis contente que ça continue de te plaire ! Ahah j'ai hésité à ce qu'elle le fasse en plus, mais ça faisait un peu trop exagéré c'est pas n'importe qui le Haldir... Ne t'en fais pas, l'attirance viendra en son temps, c'est déjà un bon début qu'il essaie de se rapprocher non ? Surtout qu'il y a une grande amélioration dans ce chapitre-ci ! Ahah, Aragorn... C'est une bonne idée ! A bientôt !
Hinata : Hello ! Merci à toi de prendre le temps de me lire et de commenter, surtout ! Non, Haldir c'est pas méchant, c'est juste. J'ai juste voulu faire comprendre qu'il tient à la survie de son monde plus que tout, et que ses idéaux comme quoi une femme a sa place à la maison l'empêcher de faire confiance à Gadia pour les sauver. Pour lui, elle n'est encore qu'une enfant, au même titre que les Hobbits, sauf qu'en plus de ça, c'est une femme... Tu comprends donc sa réticence... A bientôt !
Love Joy : Merci pour cette gentille review ! Je suis contente que ça te plaise, j'espère te compter parmi les lecteurs pour le prochain chapitre (samedi prochain). J'ai essayé de faire dans l'originalité pour mon perso, ça me rassure que tu affirmes que ça l'est. Ouf. Encore merci, et à bientôt ! PS : J'aime beaucoup ton pseudo !
Imanonymous : Ahah, merci beaucoup ! Heureuse que tu sois tombée amoureuse, dans ce cas ! A bientôt ! :)
PROCHAINE UPDATE SAMEDI 3 AOÛT 2013.
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