Salut tout le monde ! Je poste donc ce nouveau chapitre. Il est plutôt court et rétablit un peu "les choses", parce que je veux pas dire mais c'était un peu le bordel dans le dernier chapitre ! D'ailleurs c'est juste moi ou vous m'avez boudé question reviews ? XD

Bonne Lecture !

Chapitre 9 : Je deviens infirmière officielle de Scorpius Malefoy

POV: Rose

Je me réveille le dos en compote, j'ouvre difficilement les yeux et je comprends immédiatement pourquoi. Je me suis endormie sur les galets face au lac noir. Je me retourne et remarque que Jeffrey dort à mes côtés. Il pousse un profond soupir, signe qu'il s'éveille puis il ouvre les yeux. Nous nous dévisageons un moment et la soirée de la veille nous revient rapidement en mémoire.

- Merde ! s'écrie-t-il en se relevant d'un seul coup.

Je décide à mon tour de me relever en silence, trop honteuse pour dire quoi que ce soit.

- Je suis désolé, murmure-t-il.

- Non, c'est rien, moi aussi je suis un peu … mal à l'aise, j'avoue.

- Mais, il ne s'est rien passé, n'est-ce-pas ? Je veux dire à part le baiser…

- Non, bien sûr ! Je m'exclame.

- Je suis rassuré, dit-il. Le truc c'est que je t'aime bien Rose mais en tant qu'amie tu vois, après tout on se connaît pas tant que ça.

- Exact ! J'approuve rassurée également.

Je suis heureuse que Jeffrey n'ait pas pris ce baiser au sérieux. Nous étions tous les deux un peu saoul et puis je me sens un peu coupable, c'est moi qui ai fait le premier pas mais ça n'a plus d'importance.

- On devrait rentrer, dit-il en faisant rouler un galet du pied.

Je hoche la tête et commence à marcher vers le château. C'est déjà le matin mais le soleil est couvert par une couche de nuages et un brouillard dissimule l'horizon. En silence nous rejoignons le hall et nous nous séparons en nous adressant un dernier signe de la main. Je monte les escaliers épuisée jusqu'à l'appartement de préfet. J'arrive devant le tableau et le vieux m'observe d'un regard rieur.

- « Walk of shame » dit-il en souriant.

Je soupire et lance le mot de passe, la porte s'ouvre sur le salon parfaitement rangé. Il n'y a plus aucune trace de la fête d'hier. Pendant un moment je me demande si je n'ai pas rêvé tout ce qui s'est passé mais le regard dur de Scorpius m'assure que non. Il est assis sur un fauteuil, un verre de whisky à moitié entamé dans la main.

- Tu es sûr que c'est une bonne idée, l'alcool dès le matin ? Tu n'as pas peur de tomber de ton balai cet après-midi ?

Il ne répond pas et continue de m'observer.

- Ecoute, je suis désolée pour hier. Je ne voulais pas m'énerver contre toi, mais ça me gonfle de vous voir me materner comme si j'avais dix ans.

Toujours aucune réponse.

- Je vois que tu n'as visiblement pas envie d'en parler. Mais sache que c'est toi l'enfant là ! Je m'exclame. J'ai pris sur moi pour m'excuser tu pourrais au moins avoir la décence de me répondre.

Il reste silencieux sont regard toujours plongé dans le mien

- Parfait ! Je vais prendre une douche ! Je peux entrer dans la salle de bain sans risquer de tomber sur Violette ? Je demande d'un air mauvais

- Elle est partie, il y a quelques minutes, répondit-il d'un ton froid.

- Génial, je vois que tu as retrouvé l'usage de ta langue, je persifle avant de m'enfermer dans la salle de bain.

Une fois seule dans la petite pièce d'eau, je m'effondre contre la porte. Violette a donc bien passé la nuit ici. Je ne sais même pas pourquoi ça m'étonne. Scorpius est comme ça, c'est son côté Serpentard et je ne peux pas lui en vouloir.

Après avoir pris une douche et m'être habillée, je m'étale sur mon lit. Je suis épuisée et ma tête me fait mal. Je prends une aspirine – médicament Moldu qui reste pour moi le plus efficace contre la migraine – et je m'endors sur mon lit. Quand je me réveille c'est l'heure du déjeuner mais je ne descends pas. Je n'ai pas faim et il faut absolument que je termine mon devoir de métamorphose. Alors que je rédige ma conclusion je ne peux pas m'empêcher de me demander où en est Violette. Est-ce qu'elle a terminé ou bien même pas commencé ? Ses pensées me conduisent directement à Scorpius, je revois son regard gris métal sur moi. Je ne peux pas m'empêcher de frissonner. Ses yeux peuvent me mettre tellement mal à l'aise, parfois. Une fois mon devoir terminé, je le relis attentivement pour desceller les fautes d'orthographes même si j'utilise une plume spéciale de chez « Farces et attrapes » que mon oncle nous offre chaque noël. D'un point de vu objectif mon devoir est complet, j'ai expliqué toutes les caractéristiques d'un monde parallèle et mon développement répond bien à ma problématique : En quoi la création d'un monde parallèle est-il un procédé compliqué et dangereux pour les sorciers ?

Je glisse alors mon parchemin dans mon sac de cours et je sors de ma chambre. Scorpius n'est pas là, il a dû quitter l'appartement une heure avant pour se préparer pour le match. Je me penche à la fenêtre qui donne sur le terrain de Quidditch et je vois une troupe d'élèves qui se dirige vers les tribunes. Le ciel est toujours couvert, il semblerait qu'un orage approche. J'enfile ma cape posée sur le porte-manteau et je m'apprête à sortir quand je pense à prendre mon écharpe. Je fais un pas vers ma chambre quand je vois celle de Scorpius posée sur le fauteuil. J'hésite pendant une demie seconde puis je noue l'écharpe vert et argent autour de mon cou.

Les couloirs sont vides, tous sont déjà partit pour le terrain de Quidditch, je me mets à courir, espérant qu'il me reste une place en arrivant. Soudain à la croisée d'un couloir, je heurte un élève que je n'avais pas vu.

- Désolée, je bafouille

Je lève les yeux pour voir de qui il s'agit et le visage de Jeffrey m'apparaît. Décidément je ne fais que m'humilier devant lui.

- C'est rien, dit-il en souriant, tu ne t'es pas fait mal ?

- Euh… non, je murmure.

- Tu vas au match ?

- Oui, je suis un peu en retard.

- Moi aussi, tu peux venir dans la tribune des Serdaigle avec moi. Ça m'étonnerait que tes camarades de Gryffondor t'acceptent avec ça autour du cou ! déclare-t-il.

- C'est vrai, dis-je en souriant. Je n'y avais même pas pensé.

Ainsi nous faisons le reste du chemin ensemble jusqu'au terrain puis nous montons dans la tribune bleu et bronze. Nous réussissons à nous trouver une place tout en haut si bien que nous pouvons apercevoir tout le terrain d'un seul coup d'œil. Le vent fouette les drapeaux des quatre maisons, McGonagall frappe des mains pour donner le départ, Madame Bibine, toujours professeur de Quidditch siffle et les joueurs s'élèvent dans les airs. Je prends quelques minutes à trouver Scorpius et lorsque je reconnais ses cheveux blonds, je ne le lâche plus des yeux. Il fait des tours de terrain, attendant que le vif d'or se montre. Pendant ce temps, les Serpentards prennent de l'avance. Les poursuiveurs vert et argent sont plutôt doués, William Nott, le capitaine est de loin le plus doué. Une demi-heure passe et le score est de 110-60 en défaveur des Poufsouffles.

- Il semblerait que les Serpents soient bien partis pour gagner ! s'écrie la voix de Marcus Corner, un septième année à Serdaigle chargé de commenter le match.

- Savez-vous que les Poufsouffles n'ont pas gagné contre les Serpentards depuis bientôt 12 ans, certains s'accordent à dire que c'est en raison de …

- Corner, concentrez-vous sur le match ! Le coupe la voix de Mr Blanchard

- Oui, bien sûr Professeur… Serpentard marque dix points supplémentaires… 120-60

Le score continue d'augmenter jusqu'à atteindre 170-80, à ce moment je vois l'attention de Scorpius se dévier. Il se met à accélérer et traverse le terrain de part en part évitant les cognards et les joueurs par la même occasion. L'attrapeur de Poufsouffle se lance derrière lui, Scorpius descend en piqué vers le bas et lorsqu'il n'est plus qu'à deux mètres sur sol il abandonne son balai et saute pour atterrir sur le sable. Je retiens un moment ma respiration, puis je le vois se lever et brandir le vif d'or au-dessus de sa tête. Des cris de joie se font entendre et je me surprends moi-même à hurler en riant. La tribune des Serpentards et des Serdaigles applaudissent le sourire aux lèvres. Tandis que les deux maisons restantes peinent à frapper des mains. Le match terminé, les joueurs sortent du terrain et les élèves commencent à redescendre. Tout le monde se dirige vers le château, je m'arrête devant les vestiaires et explique doucement à Jeffrey:

- J'attends Scorpius, il va sortir d'une minute à l'autre.

- D'accord, dit-il, félicite-le pour moi.

Il s'éloigne avec ses camarades et j'attends seule le retour de mon meilleur ami.

Une file d'élèves passe devant moi, discutant du match qui vient de se dérouler. Les minutes passent et tous les élèves ont rejoint le château. On n'entend plus que le bruit de vents dans les branches des arbres. Je ressers ma cape contre moi pour empêcher le froid de s'y engouffrer. Quelques joueurs sortent des vestiaires mais Scorpius se laisse toujours désirer. Je commence à croire qu'il est passé sans que je l'aperçoive quand sa voix se fait entendre dans le vestiaire. Il sort accompagné de Nott avec qui il parle avec entrain. Lorsqu'ils se rendent compte de ma présence, tous deux se stoppent net.

- Bon, je te laisse, encore bravo Scor' ! C'était du bon boulot !

Le capitaine s'éloigne tandis que nous restons face à face interdits. Ses cheveux blonds sont encore mouillés par la douche qu'il vient de prendre. Ce qui lui donne un air de chat ébouriffé.

- Scor' ? Je finis par demander en souriant.

- C'est vrai que ce n'est pas terrible comme surnom, convint-il un sourire aux lèvres.

Finalement peut-être qu'il ne m'en veut pas. Je cherche quelque chose à dire mais Scorpius déclare en désignant son écharpe :

- Je comprends pourquoi je ne t'ai pas vu à la tribune des Gryffondors !

L'idée qu'il ait pu me chercher parmi les élèves me rend soudainement heureuse.

- J'étais en retard et je ne retrouvais plus la mienne, mentis-je. Félicitation pour tout à l'heure, c'était impressionnant, tu ne t'es pas fait mal ?

- Non, c'est bon, je suis résistant.

Il balance son sac sur son épaule gauche et nous marchons en silence jusqu'au château. Dans les couloirs nous croisons le professeur Blanchard en pleine discussion avec un portrait. Son visage s'illumine lorsqu'il nous voit.

- Ah tiens ! Weasley, Malefoy. Ça tombe bien, je voulais vous féliciter Scorpius pour votre … « prestation ». Sinon le Professeur McGonagall m'a demandé de vous dire qu'elle souhaiterait vous toucher deux mots à tous les deux.

- A propos de quoi ? je demande en tripotant nerveusement le bas de ma cape.

- Euh… je ne sais plus très bien, je discutais avec Mr Binns alors … il me semble que des élèves se seraient plaints … oh ah oui ! Il y a aussi une histoire de fête. Je ne me rappelle plus vraiment le lien entre les deux. Enfin bref ! Vous verrez là-bas.

Il s'éloigne tandis que j'essaye de reprendre en main ma respiration. Scorpius et moi échangeons un regard inquiet et nous nous dirigeons vers le bureau de la directrice.

- Rose, ne t'en fait pas, je prends toute la responsabilité, me souffle-t-il devant la statue. Tu n'auras qu'à dire que je t'ai forcée, que je te fais du chantage pour que tu acceptes et que …

- Non ! Je m'exclame effrayée. Il est hors de question que je te laisse tout seul. Si jamais, dans le pire des cas, elle décidait de nous renvoyer, alors nous seront renvoyés tous les DEUX, compris ?

Il hoche la tête puis la statue se met à tourner toute seule, laissant apparaître quelques marches. Nous les montons et la porte du bureau s'ouvrit toute seule.

Le Professeur McGonagall est à son bureau et signe des documents. J'espère qu'il ne s'agit pas de notre renvoi. Qui donc a pu nous dénoncer ?

- Bonjour, asseyez-vous, dit-elle sans quitter des yeux sa paperasse. Finalement elle pose son stylo, ôte ses lunettes pour nous fixer de ses yeux de chat.

- J'ai reçu quelques plaintes d'élèves, dit-elle d'un ton las.

- A quel propos ? Je demande d'une voix que je veux calme.

- C'est la première fois que je reçois ce genre de plainte, dit-elle d'un ton pincé ignorant ma question. Il s'agit du devoir de métamorphose que je vous ai donné à faire pour mercredi. Quelques élèves de la classe sont venus se plaindre durant le week-end de la difficulté de ce que je vous ai demandé. J'ai donc réfléchit et j'ai décidé de le supprimer. Nous verrons cette notion tous ensemble en classe puisque vous avez autant de difficulté à faire des recherches sur ce sujet.

J'échange un regard étonné avec Scorpius. On ne se s'attendait surement pas à ça et je ne sais pas quoi répondre.

- Merci, souffle Scorpius.

- Eh bien de rien Mr Malefoy, répond durement la directrice.

- Professeur ? Et pour ceux qui ont réussi à terminer leur devoir ? Je demande dégoutée par la vision de mon parchemin dans une poubelle.

- Cela m'étonnerait que quiconque l'ait terminé, rétorque-t-elle en replaçant ses lunettes sur son nez.

- C'est le cas de Rose, s'écrie Scorpius avant même que j'ai pu ouvrir la bouche.

J'ignore comment il sait ça mais il en paraît intimement persuadé.

La veille femme me considère à travers ses lunettes et instant elle parait impressionnée.

- Eh bien Rose, si vous êtes sûre de vous, vous pouvez toujours me rendre votre devoir lundi, je le corrigerai rapidement.

-Très bien professeur.

Je m'apprête à me lever de ma chaise mais la directrice m'arrête d'un geste de la main.

- Je n'ai pas fini, dit-elle. J'ai discuté avec le Professeur Longdubat l'autre jour et nous avons remarqué que le château manquait un peu de vie. C'est pourquoi nous avons eu l'idée d'organiser un bal d'hiver. La date est déjà fixée, il aura lieu une semaine avant le départ des vacances de Noël, ainsi même les élèves qui repartent chez eux durant les deux semaines de congés pourront y participer. Bien sûr le professeur Longdubat et moi sommes surchargés de travail, voilà pourquoi je vous confie l'organisation de cette soirée. Vous pouvez demander aux autres élèves toute l'aide qui vous est nécessaire. Pour cela, il serait bienvenu que vous restiez au château durant les vacances de la Toussaint. Je vous fournirai un budget pour l'achat des décorations ect … Mais vous pouvez aller fouiller dans la salle sur demande, je suis sûre que vous trouverez de quoi faire. Je compte sur vous. C'est tout, vous pouvez disposer.

Nous sortons du bureau de la directrice ahurit. Ni l'un ni l'autre n'osons prendre la parole. Je n'ai jamais organisé quoi que ce soit. Je ne suis vraiment pas douée pour ce genre de truc. Scorpius lui m'a déjà prouvé le contraire mais au vu de son expression, il n'a pas non plus l'air enchanté.

- Pourquoi c'est nous qui nous y collons ? Rouspète-t-il. Elle ne pouvait pas afficher un papier dans les salles communes pour que ceux qui n'ont rien à faire s'inscrive ? Non, bien sûr, elle nous refile ça à nous !

- Elle nous fait confiance, c'est pour ça.

- Je m'en fout de sa confiance, je n'ai pas envie d'organiser ce stupide bal, encore moins de rester ici pour les vacances.

- Je te remercie, ça fait plaisir de voir que tu aimes passer du temps en ma compagnie, je marmonne vexée.

- C'est pas ça ! s'écrie-t-il en rentrant dans l'appartement. C'est juste que c'est triste comme endroit pour passer des vacances et mon père voulait prendre quelques jours de congés pour les passer avec moi.

- Moi non plus ça ne m'enchante pas, dis-je en m'affalant sur un siège, mais on n'a pas le choix.

Scorpius bougonne encore quelques minutes puis nous décidons de réviser l'histoire de la magie. Nous venons à peine de commencer le chapitre sur la grande guerre. Celle à laquelle nos parents ont participé. J'avoue que ce sujet me passionne, j'ai dû mal à imaginer que ma mère, à mon âge est partie à la chasse aux Horcruxes avec mon père et oncle Harry. Ils étaient si jeunes et ils ont vu des proches mourir de la main de Mangemorts. Ce mot me glace le sang. Je jette un regard à Scorpius qui lit attentivement son cours. Je sais que lui au contraire déteste qu'on parle de cette guerre en cours d'Histoire et je le comprends. Même s'il n'a rien à se reprocher, il ne peut pas s'empêcher de se sentir mal pour tous ceux qui sont morts dans cette guerre.

- Bon, j'en ai marre, dit-il en balançant son bouquin deux mètres plus loin, évitant de peu la cheminée. On sait tous ce qui s'est passé, je ne vois pas pourquoi on a besoin de nous l'enseigner. On sait tous qu'un fou a voulu prendre le pouvoir et semer la terreur en imposant son idée de la pureté du sang et toutes ces conneries.

- Tu le sais parce que ton père t'en a parlé, dis-je doucement. Mais certains parents n'ont pas évoqué ce sujet avec leur enfant et les nés-moldus non plus ne savent pas ce qui s'est passé. Je suis sûre que nous-mêmes on ignore des détails qui ont leur importance. Je pense que c'est essentiel de connaître cette partie de l'Histoire, surtout quand elle est si proche de nous, pour éviter que cela se reproduise tout simplement.

Scorpius m'observe silencieux, à court d'arguments.

- Je vais me coucher, marmonne-t-il toujours pas convaincu.

Il se lève, je le suis et tente de l'arrêter en lui prenant le bras. Il grimace quand ma main touche son bras droit. Je le regarde d'un air sévère et je déclare :

- Enlève ta chemise !

Son visage passe de l'étonnement à l'amusement. Il se met à rire alors que je demeure sérieuse.

- Ce serait un plaisir, mais ça m'étonnerait que tu résistes à la vue de mon torse et je n'ai pas la force de te porter jusqu'à l'infirmerie.

- Tu vas l'enlever cette chemise ou je te l'arrache de force, Malefoy !

- Je suis tout à toi, réplique-t-il en ouvrant les bras.

Quel goujat, il veut vraiment jouer à ça ? J'ignore le rouge qui me monte aux joues, je m'avance vers lui et commence à déboutonner sa chemise. Mes mains tremblent légèrement rendant la tache bien plus difficile que je ne le pensais, si bien qu'au bout d'un moment, trop énervée, je tire sur le tissu d'un seul coup pour faire sauter tous les boutons. Tant pis pour la chemise.

- Mais c'est que t'es violente toi ! s'exclame Scorpius en riant. J'aime bien ça !

- Tais-toi ! Je lui ordonne la tête baissée pour ne pas croiser son regard.

Finalement je fais glisser sa chemise à terre. J'évite à tout prix de regarder son torse – parce qu'il a raison, je ne résisterais pas – et je découvre son bras droit couvert de bleus qui s'étendent de son épaule à son coude. Je retiens un hoquet de surprise.

- C'est pas joli à voir, commente Scorpius toujours en souriant.

- Scorpius, ce n'est pas drôle ! Je savais que tu t'étais fait mal en tombant. Tu peux bouger le bras ?

- Bien sûr ! S'exclame-t-il.

Il lève le bras – non sans grimacer – puis l'abaisse. Je regarde sa blessure, impuissante. Son épaule à l'air enflée.

- Ton muscle a dû prendre un coup. Le mieux serait un massage, mais au vu de tes nombreux bleus…

Je me lève pour me rendre dans ma chambre. Je récupère deux crèmes dans ma table de nuit et je reviens vers le salon.

- Je vais t'appliquer cette crème contre tes hématomes, elle est super efficace, dans deux jours tu n'auras plus rien, puis il faudra te masser avec celle-ci, pour la douleur musculaire.

Scorpius se contente de hocher la tête et j'entreprends donc de lui appliquer la fameuse crème. C'est un mélange verdâtre qui - aussi étrange que cela puisse paraître - n'a aucune odeur. C'est un remède sorcier que l'on trouve partout chez les apothicaires. Je finis de lui étaler le mélange puis je l'envoie se coucher.

- Merci Rosie ! dit-il en souriant. Je te désigne infirmière officielle de Scorpius Malefoy !

- Quelle titre ! Je m'exclame avec ironie.

Il sourit, m'embrasse sur le front et rentre dans sa chambre. Je range mes affaires puis je décide d'aller me coucher. Je m'endors en pensant que je vais passer toutes mes vacances avec Scorpius et ce pour mon plus grand bonheur !

Et voilà ! Le prochain chapitre sera mercredi prochain ( ne remerciez pas ) ;). J'ai fait ce choix pour que vendredi prochain le chapitre corresponde aux vacances de la Toussaint. Comme ça vous verrez "en direct" comment Scorpius et Rose passent leur semaines de vacances !

Voici donc les indices pour mercredi :

- Un nouveau professeur de métamorphose

- Une rivale tenace

- Des plumes volantes

J'attends avec impatience vos reviews et si vous avez des idées pour le prochain chapitre !

Bon week-end, bonnes vacances (pour ceux qui en bénéficient) et MERCI ( je le dis jamais assez)

SunPotion