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Note : Meredith et Andrew vont faire leur première apparition en public en tant que couple et ce n'est pas du tout anodin pour l'un comme pour l'autre.
Chapitre 9 (Épisode 15)
Meredith venait tout juste de réciter d'une traite la tirade qu'elle avait répétée toute la journée à l'intention d'Alex pour lui annoncer qu'elle sortait avec Andrew. Elle se devait de mettre les choses au clair avant de se rendre tout à l'heure avec lui à la soirée que Jackson organisait chez lui en l'honneur de Koracic et d'Amélia pour avoir sauvé la vie de Catherine. Jusqu'à maintenant elle ne savait pas quoi penser de cette relation et elle ne savait pas comment en parler. Elle savait tout simplement qu'elle vivait quelque chose de spécial qui commençait à vraiment compter pour elle mais qu'elle ne voulait pas trop se projeter dans l'avenir parce qu'elle était du genre à toujours se préparer au pire. Comme toujours, Alex est resté égal à lui-même en lui faisant remarquer, à sa manière, que cette relation était quelque peu saugrenue mais qu'en tant qu'ami, il souhaitait que ça marche.
En se préparant dans les vestiaires, elle était encore nerveuse à l'idée de cette soirée. En effet, reconnaitre sa relation avec Andrew sur un formulaire des ressources humaines ne la rendait pas réelle pour autant. En revanche, s'afficher avec lui devant ses collègues allait la rendre vraiment réelle. Elle savait qu'après ce soir elle aurait encore plus du mal à se cacher à elle-même ce qu'elle éprouvait véritablement pour lui.
Une autre chose qui la rendait encore plus nerveuse c'est ce qui allait se passer après la fête. Andrew avait été très clair sur ses intentions de finir la soirée dans leur Tardis et elle savait ce que cela voulait dire. Certes, ils sont adultes et vaccinés et ils sortent ensemble depuis environ un mois. De plus, si elle était honnête avec elle-même, elle devait admettre que cette flamme qui les consumait maintenant couvait depuis le mariage d'Alex qui remontait à près de 5 mois. Combien de temps ils allaient pouvoir encore attendre pour l'assouvir, elle se le demandait. Toutefois, Meredith pensait que c'était un pas qu'il ne fallait pas franchir à la légère car cela marquerait un vrai tournant dans leur relation. Et, oui, ça la rendait nerveuse.
Respecter leurs fameuses règles au boulot était déjà de plus en plus difficile. Les mains d'Andrew devenaient de plus en plus baladeuses lorsqu'ils se croyaient seuls et ils ont failli se faire prendre à plusieurs reprises. Après leur opération-record il y a deux semaines de cela, ils ont continué à se voir beaucoup dans le cadre du travail et aussi en dehors. En effet, il y avait les suivis post-op très réguliers et très stricts du patient qu'ils avaient placé au service des soins intensifs qui étaient très prenants mais aussi ils avaient entrepris de revoir ensemble les notes de l'opération et de préparer un article que Meredith comptait publier. Andrew avait fait beaucoup plus que le job d'un assistant et elle avait l'intention de le mentionner dans son papier et d'y ajouter son nom. Il faisait preuve d'un tel sérieux et d'un tel dévouement dans son travail ! Meredith ne se rappelait pas avoir été aussi sage et appliquée lors de son internat, loin s'en faut.
Leurs longues journées se sont terminées à deux ou trois reprises chez Joe pour un verre car ils étaient trop éreintés pour aller ailleurs. Il n'y avait rien d'inhabituel à ce que les médecins se rencontrent là-bas et ils faisaient attention à rester discrets, en tout cas, autant qu'ils le pouvaient. En effet, même lorsqu'Andrew devenait un peu trop hardi, elle oubliait parfois de le rappeler à l'ordre, trop subjuguée par son regard pour le remarquer.
Trois jours après l'opération, ils ont enfin pu aller fêter le record chez Joe. Andrew lui avait pris les mains par-dessus la table et s'était mis à les caresser lentement.
- « Tu as des mains vraiment très petites et elles arrivent à faire de si grandes choses », remarqua-t-il d'une voix où perçait son admiration.
Elle ne put s'empêcher de remarquer à son tour combien ses mains à lui étaient belles et viriles et n'arrivait pas à dissimuler les sensations que leurs caresses éveillaient dans tout son corps.
- « Les tiennes aussi font des choses… merveilleuses » !
- « Dr Grey ! Qu'est-ce que vous insinuez » ?
Ils se souriaient comme s'ils étaient seuls au monde lorsque la voix de Jo, qui venait d'arriver avec Link, les ramena à la réalité.
- « Tiens, Meredith ! Et se tournant vers Andrew, elle ajouta : Deluca ! », comme si c'était la chose la plus naturelle de les voir ensemble tous les deux.
Link quant à lui resta un peu en retrait mais eu le temps d'évaluer la scène. Il se contenta de les saluer d'un signe de la tête et ils lui répondirent de même. Andrew ne fit pas mine de lui lâcher les mains et Link compris parfaitement le message. Meredith dirait même qu'il n'a pas du tout eu l'air surpris. Il devait déjà s'en douter lorsqu'elle lui avait présenté ses excuses pour son comportement impardonnable le soir de la Saint-Valentin, excuses qu'il avait acceptées avec fairplay et humour. Elle lui en avait été très reconnaissante pour cela. Jo et Link se dirigèrent ensuite vers le comptoir du bar et les laissèrent seuls comme s'ils étaient un vieux couple qu'ils ne voulaient pas déranger. Meredith n'irait pas jusqu'à dire qu'Andrew était jaloux mais il semblait content de lui d'avoir marqué son territoire. Meredith sourit en son for intérieur, heureuse de voir qu'il était prêt à se battre pour elle.
La dernière fois qu'ils sont allés ensemble chez Joe c'était il y a deux jours. Et comme d'habitude, ils sirotaient leur verre, chacun perdu dans le regard de l'autre.
- « Alors, tu veux vraiment que je t'accompagne à la fête chez Jackson ? Tu sais que tout l'hôpital sera là » ?
- « Oui, je sais. Et toi, cela ne semble pas trop t'enchanter ».
- « Eh bien ce sera comme un prolongement de l'hôpital avec encore plus de règles, je présume. Je me demande si on ne ferait pas mieux de rester à l'hôpital en fin de compte ».
- « Waouh ! Il est clair que tu ne veux vraiment pas y aller ».
- « Ce que je veux dire c'est que chez Jackson il y aura au moins un de nos collègues par mètre-carré alors que l'hôpital sera complètement vide ! Ce serait fou de ne pas en profiter non » !
- « Andrew, tu veux bien être sérieux pour une fois » ?
- « D'accord. Tu veux bien qu'on termine la soirée ailleurs, rien que nous deux » ?
Quand il penchait ainsi la tête de côté Meredith ne pouvait que capituler.
- « Oui, je veux bien. Cela devrait pouvoir s'arranger ».
Ils ne sont pas restés longtemps au bar car ils avaient une intervention tôt le lendemain. Quand il l'a raccompagné dans sa voiture il y est monté quelques instants pour qu'ils puissent se dire aurevoir et il s'en est fallu de peu pour que les choses aillent jusqu'au bout. Leurs baisers et leurs caresses n'ont fait que réveiller la faim qu'ils avaient l'un de l'autre les mains d'Andrew s'étaient égarées très, très loin et s'il ne s'était pas arrêté de lui-même Meredith savait qu'elle n'aurait pas eu la force de le faire.
- « Je crois qu'on ferait mieux d'attendre », lui dit-il avant de descendre de la voiture, non sans lui avoir donné un dernier baiser qui était comme une promesse de ce qui l'attendait « après » la fête.
Meredith s'était donc arrangée pour avoir la maison à elle toute seule ce soir Bailey et Zola dormaient chez des amis et Ellis était chez la Baby-sitter. Et maintenant, devant la porte de l'appartement de Jackson, Meredith se rappela cette conversation en entendant Andrew lui demander s'ils étaient vraiment obligés d'y aller après qu'elle lui eut appris la bonne nouvelle. Il l'enveloppa d'un regard de convoitise qui ne laissait aucun doute sur ce qu'il pensait lui faire dans cette maison vide. Meredith fut tentée durant quelques secondes de lui prendre la main et de redescendre par l'ascenseur mais se rappela ses obligations envers ses sœurs car l'une était l'invitée d'honneur et l'autre l'hôtesse. Elle lui répondit alors que oui ils y étaient obligés mais qu'ils n'allaient pas rester longtemps.
Andrew eu la même expression qu'un petit garçon à qui on vient de dire qu'il n'avait pas le droit de goûter au dessert posé bien en évidence devant lui avant d'avoir terminé ses légumes. Il ne pouvait pas attendre plus longtemps pour l'embrasser. Il l'arrêta alors qu'elle s'apprêtait à sonner à la porte pour lui donner un tendre baiser. Maintenant, il était prêt à y aller ! C'était un de ces petits instants de pur bonheur que rien ne pouvait vraiment expliquer et qui amena un sourire ému sur les lèvres de Meredith.
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La fête battait son plein quand ils sont arrivés. En même temps qu'il était très attentionné et veillait à ce qu'elle ne manque de rien, Andrew s'efforça de ne pas trop accaparer Meredith. Ce n'était pas facile elle était tellement radieuse ! Leur projet pour le reste de la soirée devait certainement y être pour quelque chose, se disait Andrew, lui aussi impatient. Quand elle lui apprit que leur plan était tombé à l'eau à cause de sa sœur qui traversait une mauvaise passe et qu'elle devait épauler, bien qu'il l'admirât pour son dévouement envers sa famille, il ne put cacher son désappointement et laissa échapper un soupir. Puis, jetant un coup d'œil vers la chambre d'ami, il sourit à Meredith d'un air futé, lui pris la main et l'y entraîna furtivement. Meredith semblait penser que c'était quelque peu incongru mais l'y suivi quand même, étonnée et enchantée de son effronterie.
La porte était à peine fermée qu'Andrew lui prenait les lèvres ardemment. Quand il alluma la lumière pour pouvoir mieux la contempler, l'intensité de son regard troubla Meredith a un tel point qu'elle lui demanda d'une petite voix trainante et nerveuse :
- « Quoi » ?
- « J'essaie de graver cette image dans ma tête à jamais », lui répondit-il.
Meredith comprit, à la gravité de sa voix, qu'il fallait lui rappeler les règles si elle ne voulait pas que les choses dégénèrent complètement.
- « D'accord, mais tu as conscience qu'il ne va rien se passer dans la chambre d'amis de Jackson Avery pendant que la plupart des gens avec qui on bosse sont à l'étage du dessous ? », lui dit-elle en souriant, comme pour le taquiner.
Il sourit et dit avec un soupir de résignation : « Ok ! ». Puis, il ajouta en italien : « Mais je n'ai pas encore fini de t'embrasser », avant de reprendre ses lèvres avec une grande douceur cette fois-ci. Lorsque les caresses d'Andrew se firent plus insistantes et qu'il fit mine de lui enlever sa veste, elle lui dit sur le même ton taquin :
- « Andrew, je compte bien garder tous mes vêtements, si tu vois ce que je veux dire ».
Andrew lui sourit sans s'arrêter de l'embrasser. Meredith ne saurait dire comment ils ont fini par se retrouver lui assis sur le lit et elle assise sur lui. Ses mains semblaient être partout à la fois : entourant son visage, ébouriffant ses cheveux, caressant ses seins, parcourant son dos, serrant sa taille. Ses lèvres semblaient être sur chaque parcelle de peau nue : ses joues, ses oreilles, son cou, sa nuque, sa poitrine. C'était plus qu'elle ne pouvait en supporter. Elle lui murmura alors :
- « Allez… il faut qu'on arrête maintenant » !
Avant tout soucieux de son bien-être à elle, Andrew s'arrêta immédiatement pour lui demander d'une voix douce :
- « Hum1 Pourquoi » ?
- « Eh bien parce que je vais bientôt changer d'avis ».
Il sourit, soulagé et heureux de sa réponse.
- « Ah ! c'est cool ça ! », dit Andrew, en reprenant ses lèvres, ravi de voir qu'elle lui rendait ses baisers et ses caresses.
Mais au fond de lui, il savait qu'il n'allait rien se passer. Certes, il faisait face au même dilemme qu'elle et il ne pouvait pas lui cacher à quel point il avait envie d'elle. Il avait envie de lui arracher ses vêtements, de la renverser sur le lit et de lui faire l'amour, là, maintenant, tout de suite. Mais il savait que leur première nuit d'amour se devait d'être spéciale et pour cela, il était prêt à attendre. C'était déjà tellement merveilleux de vivre dans un monde où il pouvait embrasser Meredith Grey, alors il n'allait pas s'en priver. Il allait continuer à l'embrasser encore et encore…
Mais c'était sans compter sur l'intrusion de Carina et de Webber dans leur bulle. En effet, alors qu'ils plaisantaient au sujet du coup de téléphone fort mal à propos de Carina qui venait tout juste de les déranger, ils furent surpris quelques instants après par Webber qui cherchait les toilettes.
Ils se sont sentis comme des ados pris en faute. Leur seule consolation était de voir que Webber a fait une tête encore plus drôle que les leurs. Andrew n'a pas pu se retenir de pouffer quand Webber a finalement eu le bon sens de partir et de refermer la porte de la chambre. Outrée et voulant le faire taire, Meredith s'est mise à le pousser en appuyant à plusieurs reprises ses paumes sur son torse mais cela n'eut pour effet que d'augmenter son hilarité tandis qu'il tombait à la renverse sur le lit. Voyant Meredith s'emparer de son sac pour partir, il l'attrapa et elle atterrit sur son torse.
- « Andrew, arrête ! Tu sais que la porte n'est pas verrouillée. Fichons le camp d'ici avant que quelqu'un d'autre ne rentre ».
- « D'accord, embrasse-moi et je te libère », promit-il.
Meredith s'exécuta de bon cœur en se penchant pour lui donner un tendre baiser. Mais au lieu de la relâcher, Andrew la fit basculer pour se retrouver au-dessus d'elle. Ils se mirent à rire tous les deux, d'un rire heureux et insouciant.
- « Espèce de tricheur ! », cria-t-elle.
Lorsque leurs rires s'estompèrent enfin ils restèrent quelques instants les regards rivés l'un à l'autre. Le désir brillait dans leurs yeux. Meredith était plus que consciente du poids de son corps allongé sur le sien et plus que consciente de l'effet qu'elle lui faisait. À cet instant précis, elle savait parfaitement ce qu'elle voulait qu'il se passe dans la chambre d'amis de Jackson. Elle savait qu'Andrew pouvait lire sa capitulation dans ses yeux, mais elle n'en avait cure. Elle le voulait là, maintenant, tout de suite et le lui fit savoir en commençant à bouger lentement son bassin. Il inclina la tête pour l'embrasser… Meredith ferma les yeux une seconde, attendant son baiser…
Mais à son grand dam elle le vit se redresser et il lui tendit la main pour l'aider à se remettre debout à son tour. Andrew se racla la gorge et lui dit :
- « Tu as raison. Il faut y aller ».
Tout ce qu'elle avait envie de lui dire c'était de fermer la porte et de venir la rejoindre sur le lit. Mais elle comprit vite à son expression que, lui aussi, il se livrait un combat intérieur pour ne pas venir l'y rejoindre et elle n'en admira que plus son abnégation. Elle prit la main qu'il lui tendait et se mit debout, un peu honteuse quand même d'avoir si facilement oublié ses propres règles.
Pour faire diminuer la tension entre eux, Andrew la taquina sur sa coiffure.
- « Je crois que ta coiffure est complètement fichue Mer. Elle risque de nous trahir ».
Remarquant son reflet dans le miroir, Meredith s'écria : « oh zut ! » tout en essayant tant bien que mal d'y mettre un peu d'ordre.
- « Et toi, comment se fait-il que tes boucles soient à peine défaites ? », lui dit-elle en lui ébouriffant sa lourde tignasse noire.
- « Eh ! Vilaine fille, dit-il en essayant de s'esquiver et en passant la main dans ses cheveux. Viens là. Il appuya son front sur le sien et lui dit : Je te promets que tu pourras bientôt y mettre la pagaille autant que tu veux. Et t'en fais pas pour ta coiffure, tu es tout simplement éblouissante ce soir ».
Il l'embrassa tendrement sur le nez avant de lui prendre la main pour se glisser hors de la chambre aussi subrepticement qu'ils y étaient entrés.
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En route vers l'appartement d'Andrew, ils s'évertuèrent à ne pas penser à ce qui allait s'y passer mais ne réussirent à penser qu'à ce qui allait s'y passer. Meredith essayait de se concentrer sur sa conduite en suivant les indications qu'il lui donnait au fur et à mesure mais sa voix, sans parler des regards qu'il lui lançait, la rendaient nerveuse. Il faut dire que cette nervosité ne l'avait pas quitté de toute la soirée. Rien d'étonnant à ce qu'elle ait failli mettre le feu au penthouse de Jackson justement en voulant paraître normale et éviter d'attirer l'attention sur eux. Heureusement qu'il y a eu plus de peur que de mal et qu'ils ne s'étaient pas fait prendre heureusement surtout qu'Amélia avait renoncé à son idée de dormir chez elle ce soir. Évoquant avec humour les événements de la soirée, ils se disaient tous les deux que ces derniers avaient finalement tournés à leur avantage, ne se doutant pas un seul instant que leur bulle allait littéralement voler en éclat.
En effet, après s'être garés, ils marchèrent lentement vers l'appartement en se disant qu'ils avaient perdus trop de temps ce soir. Ils avaient hâte de se retrouver seuls pour continuer ce qu'ils avaient commencé chez Jackson. Meredith était heureuse de constater qu'Andrew était aussi agité qu'elle tandis qu'il cherchait ses clés dans ses poches. Alors, elle se colla à lui, passa ses bras sous sa veste pour l'embrasser comme pour lui dire « Moi aussi je me sens nerveuse ». Son baiser surpris un peu Andrew qui ne s'y attendait pas et il le lui rendit d'une manière un peu machinale, comme si c'était une vieille habitude, en fouillant dans sa poche.
Mais, qu'est-ce … ? qu'est-ce que c'est que ces phares qui les aveuglent, se demanda Andrew, contrarié par le peu de manière du conducteur. Quelle ne fut sa surprise de découvrir… sa sœur ! Et aussi… son père ! Oh non ! Ce n'est pas possible qu'ils jouent autant de malchance ce soir ! Son père ici ? Qu'est-ce qu'il était venu faire ? se demandait-il.
Andrew vécu les minutes qui suivirent cette étrange apparition dans un état de confusion et d'embarras tel qu'il ne saurait décrire exactement ce qui s'est passé après. Il se rappelle vaguement le départ précipité de Meredith après les présentations d'usage car elle voulait les laisser seuls. Il se rappelle aussi avoir pris un verre avec ses invités-surprises en évoquant quelques souvenirs ainsi que les derniers potins survenus « à la maison » depuis sa dernière visite qui remontait « à des lustres » selon son père.
Ce dernier était resté très évasif sur la raison de sa venue, laissant seulement entendre qu'il était là pour un projet vraiment révolutionnaire qu'il voulait présenter au Grey-Sloan, tandis que Carina de son côté était très volubile sur un sujet qui parut tout à coup fort l'intéresser : son frérot sort avec la patronne ! Elle n'a pas arrêté de le taquiner en lui lançant des regards moqueurs. Quand elle s'est penchée pour lui murmurer à l'oreille « Tu ne sais pas si elle aime aussi les filles par hasard ? » il a dû lutter très fort contre l'envie de lui tordre le cou. Lorsqu'enfin ils s'en allèrent, son père préférant aller s'installer à l'hôtel, il s'est dit qu'il en était temps.
Resté seul dans son appartement, Andrew était partagé entre la joie de revoir son père et le sentiment que sa visite, on ne peut plus inopportune, n'augurait rien de bon. Une chose était sûre, il allait se perdre en conjectures ce soir à ce propos. Il espérait au moins que ce serait plus efficace qu'une douche froide et que ça allait occuper suffisamment son esprit pour lui éviter de penser au corps sublime de Meredith allongé auprès de lui.
Note : Je sais que tous les fans dignes de ce nom ont regardé l'épisode 15 au moins un millier de fois. J'espère que vous avez aimé cette version. À bientôt.
