Chapitre IX
Nos deux amis se retrouvaient au sommet de la montagne, sur les pistes noires. Hiyori s'énerva contre son compagnon, puis commença à réaliser qu'il n'y avait aucun autre moyen de descendre mis à part redescendre en ski. Elle pensa : houlà ! On en a pas fini. Puis dévisagea son prochain, qui se senti gêné.
-t'as un problème, Yori ?
-tiens, tu me donnes des petits surnoms, toi, maintenant ?
-Benh *rougis* Oui…
-bon, apparemment, nous n'avons pas d'autres choix que de descendre par cet endroit.
-Quoi ? Mais tu es folle ? Je n'ai jamais fait de ski, je te rappelle ! *se vante* Mais, le grand Shinji va se surpasser pour sauver une jeune fille en détresse !
Shinji fit un pas en avant et glissa, roula sur lui-même et Hiyori le rattrapa de justesse, puis fit semblant de tomber sous lui. Le jeune homme, qui n'avait rien vu, compris qu'il s'était arrêté de rouler sur lui-même en tombant sur Hiyori. Il se releva sens dessus dessous. Hiyori resta au sol en espérant que Shinji la relève. Il lui tendit la main.
-Tiens, ma belle, je vais te sauver !
-Att…
En essayant de la relever, Shinji tomba à son tour. Hiyori se releva alors d'elle-même pour rattraper ce pas doué. Il ne vit même pas qu'elle avait apparu comme par magie devant lui. Il s'arrêta et un court instant d'inaction des deux glaça l'atmosphère. Puis Hiyori tomba et entraîna Shinji dans sa chute. A présent, ils étaient L'un dans l'autre, en train de dévaler la piste sur les fesses.
Temari, qui était avec Gaara en retrait par rapport au professeur, les entendit crier.
-Tu as vu, Gaara ! C'est ton ami et Hiyori. Ils vont bientôt arriver. Attends, je vais les stopper, connaissant Hiyori, ils doivent être dans une drôle de position.
-…
-Regarde, mes skis sont tout à fait parallèles, de cette façon, c'est plus simple d'avancer sur la piste sans glisser vers le bas.
-…
-Je suis douée, hein ?
-comment tu sais ça ?
-Euh… c'est parce que j'ai cherché dans un livre moi aussi.
-…
-ah, ça y est, ils arrivent. Ah, je vois à peu près ce qui c'est passé. Bon.
Temari stoppa les deux idiots et les engueula
-Qu'est-ce que vous fessiez ? Nous étions morts d'inquiétude, le prof, qui a tout de suite remarqué mes talents de skieuse, m'a même demandée d'aller vous chercher. Et le pire, dans l'affaire, c'est qu'il a fallu que je me coltine Gaara !
-Mais on y est pour rien, nous, si on est pas doués.
-Vos gueules et suivez-moi, Roy et les autres nous attendent.
Effectivement, au bout d'un certain temps, nos amis croisèrent une petite auberge dans laquelle ils reconnurent leurs amis. Riza se trouvait emmitouflée dans le manteau de Roy. Ils buvaient un chocolat chaud.
-Dites-donc, vous, tranquille ? Vous vous buvez un bon chocolat chaud qui me fait penser à Ga… Bref, vous êtes en train de faire les paresseux pendant que nous, nous cherchons les abrutis.
-Au fait, prof, il y a des chasseurs dans le coin ? Questionna Riza.
-Non, pourquoi cette question, petite enfant ?
-Benh parce que tout à l'heure, Roy et moi avons entendu un cri de sanglier égorgé alors…
-Alors là, détrompes-toi, Riza, c'est juste Hiyori et Shinji qui dévalaient la pente à une vitesse faramineuse. Et le cri allait avec.
-Ah ! C'était Hiyori ?
-C'était pas moi du tout, un sanglier s'est bien fait égorger, si un jour on remonte là haut, on vous le montrera !
-C'est ça. Et comme par hasard, celui-là aussi sera parti au paradis, comme la dernière fois ?
-Non, la dernière fois, je l'ai vu de mes propres yeux, il est parti après être mort.
-bien sûr, bien sûr.
-Bon, les enfants, c'est l'heure, on repart sur les pistes.
-Quoi ? Pas question, je prends d'abord un chocolat chaud, moi !
-Dis, Temari, tu crois pas que tu nous fous un peu la honte, là ?
-Benh toi, dans le manteau de l'autre, tu te crois mieux ?
-Mais… J'ai froid, moi !
-Bon, les enfants, puisque Temari veut rester ici, elle n'a qu'à y rester toute seule. Venez, nous devons continuer notre entraînement.
Tous partirent en direction de la porte, sauf Gaara qui prit place face à Temari. Cette dernière le jeta.
-Pourquoi tu restes ici ? Tu veux vraiment te moquer de moi.
-… *s'installe*
-Ce sera quoi, messieurs dames ?
-…
-Deux chocolats chauds, s'il vous plaît.
-Gaara, tu te sens pas de te mettre ailleurs qu'en face de moi ?
-…
-Non, c'est bon, reste ici, je vais pas rechigner pour ça, finalement, de quoi j'aurais l'air ?
-…
-Tiens, voilà nos chocolats. L'addition, s'il vous plaît.
-Et tu aime quoi, d'ailleurs ? Moi, j'aime bien les gens qui causent…
-J'aime peu de choses.
-Pff ! Impossible de taper la convers' avec un type comme toi !
